• « Tout irait tellement mieux si la concorde régnait entre les membres de ma nouvelle famille ! Pour l'instant je ne veux voir autour de moi que des sourires... »

    De Deux Roses l'Une ; Juliette Benzoni

     

    Publié en 2014

    Editions Bartillat 

    240 pages

    Résumé :

    La guerre des deux roses...C'est sous cette appellation poétique qu'il fut convenu d'évoquer une des guerres les plus sanglantes qu'ait connues l'Angleterre de 1455 à 1485. Au cœur de cette querelle, Marguerite d'Anjou, fille de René, roi de Sicile et comte de Provence, une petite princesse française qui à l'aube de ses quatorze ans; alors qu'elle était la vie et la fraîcheur mêmes, épousa Henri VI, roi d'Angleterre, ignorant qu'elle allait se trouver au centre de la célèbre lutte fratricide des York et des Lancastre, deux clans symbolisés l'un par la rose blanche, l'autre par la rose rouge. 

    A travers les épreuves tragiques endurées par cette jeune reine, accusations d'adultère, d'espionnage au service de la France, de haine du peuple anglais, puis la folie du roi qui va la laisser seule pour défendre les intérêts de son fils, Edouard, prince de Galles, et les dernières persécutions de la fin de sa vie, Juliette Benzoni a su nous emporter au coeur du combat exceptionnel d'une femme tour à tour reine, mère, guerrière, amazone de la raison d'Etat et du droit d'aimer. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★★ 

    Mon Avis :

    Marguerite d'Anjou...le nom, en France, reste relativement méconnu et pourtant, cette reine d'Angleterre est née en France, sur les terres lorraines appartenant à sa famille. Fille d'Isabelle de Lorraine et de René d'Anjou (« le Roi René » ), duc d'Anjou, comte de Provence, roi de Sicile et de Jérusalem, Marguerite voit le jour à Pont-à-Mousson en 1430. Par son père, qui est le frère de Marie d'Anjou, mère de Louis XI, elle est également cousine germaine de ce sévère roi de France avec lequel elle partage une grand-mère, et quelle grand-mère ! La célèbre Yolande d'Aragon.

    De Deux Roses l'Une ; Juliette Benzoni

    Peinture d'Henry Payne (1908) représentant les deux factions choisissant la rose dont la couleur allait donner son nom au conflit


    L'année de ses quatorze ans, elle est mariée au jeune souverain anglais, Henri VI. Ils régneront pendant cette affreuse période qui vit l'Angleterre se déchirer en luttes intestines, entre descendants d'Edouard III. Les Lancastre, dont était issu Henri VI, le jeune époux de Marguerite, descendants de Jean de Gand, troisième fils d'Edouard III et Philippa de Hainaut et duc de Lancastre, s'opposèrent à leurs cousins York, issus, eux, de Edmond de Langley, duc d'York et dernier fils d'Edouard III. Par mariage, les York étaient également apparentés au second fils du roi, Lionel d'Anvers, duc de Clarence. Plus ou moins semblable à la lutte qui déchira, en France, Armagnacs et Bourguignons -même si, bien sûr, le contexte n'est pas le même-, ce conflit familial restera connu dans l'Histoire sous le nom de Guerre des Deux-Roses et s'achèvera en 1485, sur le champ de bataille de Bosworth par la victoire complète du dernier représentant des Lancastre, Henri Tudor, sur Richard III, le dernier York. Henri Tudor, devenu roi sous le nom d'Henri VII, en ceignant la couronne d'Angleterre, est le premier roi d'une dynastie particulièrement puissante, qui régna peu de temps mais donna au pays deux de ses plus grands souverains : Henry VIII et Elizabeth Ière.

    De Deux Roses l'Une ; Juliette Benzoni

    Statue de Marguerite d'Anjou (avec son fils le prince de Galles) dans la série des Femmes Illustres du Jardin du Luxembourg à Paris


    Marguerite, en butte à la haine et à la méfiance du peuple anglais, dut affronter les grands barons et les débuts du conflit qui secouait son nouveau pays. Déterminée, intelligente, elle devait composer avec le jeune souverain, son époux, qu'elle aimait tendrement mais qui préférait la vie monacale au pouvoir royal et qui développa rapidement, à l'instar de son infortuné grand-père Charles VI, des tendances à la démence qui compliquèrent d'autant plus la situation. Seule, abandonnée de tous, Marguerite se battit pourtant comme une lionne pour défendre les intérêts des Lancastre, représentés par Henri VI mais aussi par son fils, Edouard, le prince de Galles, à qui elle se dévoua complètement.
    C'est le destin de cette princesse angevine pas préparée à affronter de telles horreurs que Juliette Benzoni se propose de nous raconter dans ce petit roman, qui fait partie de l'un de ses premiers écrits. Il est d'ailleurs tout à fait différent des autres romans de l'auteure et moi qui fait partie d'un lectorat fidèle à Benzoni, je dois dire que j'ai parfois été un peu déroutée par ce petit bouquin, très intéressant, certes, mais qui, parfois, m'a paru un peu étrange. Beaucoup de passages, consacrés uniquement au rappel du contexte et à la relation d'événements divers m'a fait l'effet de lire une biographie historique lambda et je me suis parfois demandé si ce livre était bien un roman. Les fréquents bonds dans le temps et surtout, dans le futur, que l'on peut retrouver dans une biographie mais rarement dans un roman historique plus souvent basé sur un déroulement chronologique m'ont parfois surprise sans me gêner outre-mesure non plus, ceci dit.

     

    De Deux Roses l'Une ; Juliette Benzoni

    La rose rouge des Lancastre et la rose blanche des York, emblème des deux branches de la famille qui se déchirèrent de 1435 à 1485

     

    Pour les lecteurs habitués aux récits aventureux et pleins de chaleur de Benzoni, je dois dire que la froideur et la distance instaurée entre le lecteur et les personnages peut perturber un peu également -en effet, ce n'est pas ce à quoi l'auteure nous a habitués dans ses plus célèbres sagas. Je pourrais reprocher, également, mais ceci est un petit bémol, la trop grande modernité de certains dialogues, les personnages utilisant parfois des mots ou des tournures un peu trop modernes à mon avis.
    Cela dit, de part le contexte même où se déroule l'intrigue, on ne peut que se laisse prendre au jeu. Même si ce livre-là est moins aventureux que les autres, plus centré sur les événements historiques et le destin exceptionnel, bien que malheureux, de la reine Marguerite, on se laisse emporter rapidement au cœur de cette lutte fratricide et horrible qui ensanglanta l'Angleterre pendant plus de trente ans et saoula le pays de sang et d'exactions en tout genre, avant que l'avènement des Tudors n'apaise enfin la guerre civile. C'est avec fascination, un peu comme devant une scène de bataille au cinéma, que l'on suit le flux et le reflux de chaque partie et que l'on vibre, tantôt avec les York tantôt avec les Lancastre. Et même si, malheureusement, il est un peu difficile de s'attacher aux personnages, on ne peut s'empêcher de ressentir beaucoup d'admiration devant le courage et la force de cette femme qui se battit jusqu'au bout et connut de bien grands malheurs.
    Un livre qui se laisse lire et reste particulièrement intéressant malgré ses défauts.

    En Bref :

    Les + : un livre intéressant qui brosse le portrait d'une femme au caractère bien trempé ; la documentation historique est solide et le contexte bien restitué. 
    Les - : 
    du vocabulaire parfois un peu trop moderne utilisé dans les dialogues.


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  •  « Dans la vie, j’avais deux ennemis : le vocabulaire et les épinards. Maintenant j’ai la botte secrète et je bouffe plus d’épinards. Merci, de rien, au revoir messieurs-dames. » Perceval, dans l'épisode La Botte Secrète II

     

    Kaamelott, Scripts, Livre II ; Alexandre Astier

     

    Publiés en 2012

    Editions J'ai Lu

    309 et 303 pages


    Résumé :

    Prenez une brochette de chevaliers incapables, un mage notoirement incompétent, des beaux-parents pour le moins hostiles, une épouse pressante, des dieux exigeants, essayer de les mettre tous d'accord et vous aurez une vague idée de la tâche titanesque qui, chaque jour, attend Arthur, roi de Bretagne. Ou tout du moins de l'ambiance qui règne à Kaamelott...

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

     Une chose est sûre...que ce soit en série télévisée ou en livres, Kaamelott reste une valeur sûre. Les scripts sont d'ailleurs à conseiller à tous les fans de la série, non seulement parce qu'il est toujours plaisant de retrouver les personnages entre deux visionnages de la série mais aussi parce qu'on a vraiment l'impression d'y être complètement immergé, en lisant les textes bruts, sans les ajouts, improvisations et changements qui peuvent survenir durant le tournage.
    Personnellement, je suis une fan absolue de Kaamelott depuis très longtemps. Pas depuis le début, parce qu'au début, je trouvais ça particulièrement con. Oui, je l'avoue. Et encore, particulièrement con est un euphémisme ! yes Mais bon...ne dit-on pas que ce sont les histoires d'amour qui commencent mal qui sont celles qui durent le plus longtemps ?! Car finalement, après un visionnage plus sérieux et régulier des épisodes des premiers livres, eh bien je me suis finalement trouvée prise à mon propre piège et je n'ai plus jamais lâché Kaamelott ! Je pense que j'ai dû voir les premiers livres au moins une trentaine de fois -ma dernière période Kaamelott date de l'été, et j'ai fini le Livre VI il y'a à peine une semaine-, et j'ai suivi avec grand intérêt les livres V et VI, un peu plus longs, plus dramatiques aussi mais tout aussi intéressants que les premiers livres et au potentiel humoristique certain également -quand on connaît bien la série, en tous cas, on retrouve pas mal de rappels et de déjà-vu. Et si je n'ai pas sorti une dizaine de citations de Kaamelott dans ma journée -parce qu'on se rend vite compte que les dialogues s'adaptent vachement à toutes les situations du quotidien, finalement-, c'est que je suis malade. biggrin

    Kaamelott, Scripts, Livre II ; Alexandre Astier


    On est ici en présence des scripts du Livre II...pendant un temps, c'était celui-ci que j'aimais le moins, je ne sais pas trop pourquoi...peut-être parce que j'avais beaucoup vu le Livre I, que je connaissais les épisodes par coeur et que ceux-là, forcément, m'ont un peu déroutée au début. Et puis à force de le voir, eh bien je me suis laissée prendre au jeu et ce livre-là me plaît autant que les autres, au final ! Il y'a même des épisodes à crever de rire : Séli et les rongeurs (en vidéo ci-dessous, j'ai pas pu résister yes), par exemple ou La Quinte Juste. C'est donc avec un grand plaisir que je me suis plongée dans les scripts. Non seulement les couvertures des éditions J'ai Lu, avec des photos issues du Livre V, sont vraiment très jolies mais, en plus, le format poche permet d'emmener ces bouquins partout histoire de se faire un ou deux petits épisodes de temps en temps, au cours de la journée, dans les transports ou même, pourquoi pas ? Au boulot...cela dit, je n'ai pas encore osé les emmener au boulot, pour ma part...sachant que j'ai pas mal d'accueil et de contact avec le public, on va éviter d'être morte de rire tout au long de la journée ! Alors c'est ma petite pause détente du soir et, quand je rentre, je me pose cinq ou dix minutes sur mon lit, je prends le temps de lire un ou deux épisodes, je rigole bien et c'est comme si je retrouvais, pour un petit moment, la série et ses personnages hauts en couleur -dans le Livre II, on fait justement la connaissance de Kadoc, le frère de Karadoc, un peu attardé, qui est à mourir de rire wink2 !
    Bref, si vous souhaitez passer un bon moment et que vous aimez la série, jetez-vous sur les scripts, vous passerez très certainement un bon moment et vous rigolerez bien !

    En Bref :

    Les + : retrouver les scripts bruts donne une autre image à la série.
    Les - : 
    Aucun...bien sûr ! 

      

     
     
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    Kaamelott Saison 2 Episode 2 : Séli et les rongeurs - wideo
    Auteur : Alexandre Astier Réalisé par : Alexandre Astier Avec : Anne Girouard , Alexandre Astier, Nicolas Gabion, Lionel Astier, Thomas Cousseau © Calt - Dies Iræ – 

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  • « Le cadavre surgit et le désordre suit au moment exact où chaque détail ménagé visait à ce qu'il n'y en eût point... »

    Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 7, Le Cadavre Anglais ; Jean-François Parot

     

    Publié en 2012

    Editions 10/18 (collection Grands Détectives)

    432 pages

    Septième tome de la saga Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet

     

    Résumé : 

    Paris 1777, un mystérieux prisonnier meurt en tentant de s'évader de la prison du Fort-l’Évêque. Dans le même temps, la reine Marie-Antoinette, prodigue et insouciante, demande à Nicolas Le Floch de contrer des menées visant à la compromettre. Haletante et minutieuse enquête ! De Paris à Versailles, le policier des Lumières poursuit sa traversée du siècle et va de surprise en surprise. Armée de la confiance du jeune Louis XVI et du soutien de ses amis, Nicolas Le Floch parviendra-t-il, malgré périls et obstacles, à démêler les arcanes de ces affaires extraordinaires ? Dans ce septième volume, notre héros connaîtra l'exaltation d'une traque criminelle et l'amertume d'une rupture. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    En 1777, Louis XVI règne depuis trois ans, mais, déjà, la déception est là et la colère gronde. La haine du peuple se cristallise sur la reine, Marie-Antoinette, jeune femme de vingt-deux ans dont les folies, les dépenses et la frivolité déplaisent fortement. Tandis que la souveraine demande à Nicolas Le Floch d'enquêter sur une intrigante, madame Cahuet de Villers, qui n'hésite pas à utiliser son nom dans des affaires douteuses, un mystérieux cadavre est retrouvé sur le trottoir, dans la neige, devant la prison du Fort-l'Évêque, à Paris. Tout porte à croire que ce mystérieux jeune homme retrouvé dans la neige est mort à la suite d'une chute alors qu'il tentait de s'évader...une banale mort naturelle ? Et pourtant, notre commissaire va vite être convaincu du contraire et chercher à convaincre qu'on a aidé l'inconnu à mourir...une simple affaire d'évasion qui tourne mal va alors rapidement se transformer en affaire d'Etat dans laquelle des ministres vont se trouver mêlés à de sombres affaires d'espionnage...Une personne ayant eu une place privilégiée dans la vie de Nicolas pourrait bien reparaître dans ce tome-là également...
    C'est toujours avec un grand plaisir que je me plonge dans une enquête de notre cher commissaire au Châtelet...Le Cadavre Anglais est le septième tome et, pourtant, je ne m'en lasse pas. J'ai d'ailleurs vu récemment sur internet qu'une nouvelle aventure venait d'être publiée et j'en suis particulièrement ravie ! Nicolas Le Floch fait partie de ces sagas addictives qu'on a énormément de mal à lâcher une fois qu'on a mis le nez dedans ! ^^

    Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 7, Le Cadavre Anglais ; Jean-François Parot

    Jérôme Robart dans l'adaptation télévisée 


    Même si cette enquête-là est peut-être un peu moins prenante et un peu moins palpitante que les autres, il est toujours plaisant de s'immerger dans ce XVIIIème siècle si bien restitué par Parot et de retrouver nos héros favoris (pour celles qui me lisent depuis un moment, vous savez combien je suis amoureuse de Nicolas...sarcastic ) !! Entre la Ville et la Cour, Nicolas nous balade des salons feutrés du Château jusqu'aux bas-fonds de la capitale et c'est avec bonheur qu'on retrouve le style bien particulier de Jean-François Parot, entre plume haute en couleur et vocabulaire truculent et imagé. Les personnages prennent de l'ampleur à mesure que les années passent...Nicolas, confronté depuis peu à ses responsabilités de père, semble plus mâture, organisé dans sa vie et réfléchi...en ce qui concerne le contexte des enquêtes, il a beaucoup changé, du fait du contexte historique relativement tendu à la fin des années 1770...la monarchie française amorce son lent déclin, qui sera effectif douze ans plus tard, avec les débuts de la Révolution Française. Le couple royal a perdu l'oreille et l'amour de son peuple et la reine est sans cesse éclaboussée par d'horribles pamphlets et libelles qui ternissent l'image royale et lui enlèvent la légitimité en même temps que le respect. Le contexte international est également particulièrement sous tension...après la désastreuse paix de 1763, la France et l'Angleterre sont à couteaux tirés, notamment en ce qui concerne les colonies d'Amérique du Nord...la France s'est engagée depuis peu auprès des Insurgents, les Américains en révolte contre leur métropole, une décision qui n'est pas pour faire l'unanimité dans le pays... Le commissaire reste pourtant, de part son histoire familiale -les aficionados ne sont pas sans savoir qu'en plus d'être commissaire au Châtelet, Nicolas est aussi le marquis de Ranreuil à la Cour-, un serviteur zélé de la Couronne...Bénéficiant dans sa jeunesse de la confiance et de l'estime du roi Louis XV, par respect à sa mémoire, il s'institue rapidement comme l'oreille attentive et respectueuse du nouveau roi, Louis XVI, petit-fils du feu roi.
    Bref, même si ce tome-là est peut-être un peu moins palpitant que les autres, il n'en reste pas moins très plaisant à lire et, en le refermant, on n'a qu'une envie : découvrir une prochaine enquête...preuve que, malgré quelques petits défauts, ce septième tome des Enquêtes de Nicolas Le Floch tient ses promesses.

    Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 7, Le Cadavre Anglais ; Jean-François Parot

    La reine Marie-Antoinette vers 1767, par Martin van Meytens 

    En Bref :

    Les + : le style, l'atmosphère, les personnages.
    Les - :
    une enquête peut-être un peu moins captivante mais qui se laisse lire ! yes


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  • « Attention, j'ai rien contre les bouseux ! D'habitude je mange pas avec, c'est tout. » Cryda de Tintagel dans l'épisode Cryda de Tintagel

     

    Kaamelott, Scripts, Livre III ; Alexandre Astier

     

     

    Publiés en 2013

    Editions J'ai Lu

    314 et 295 pages 

    Résumé :

    La décision de Lancelot de se retirer de la Table ronde pour reprendre sa carrière de chevalier errant ne semble pas troubler outre mesure la cour de Kaamelott. Pas plus, en tout cas, que le désintérêt de Léodagan pour les exécutions sanglantes, les aspirations théâtrales de Guenièvre ou les conséquences aléatoires de la proverbiale incompétence e Merlin. Imperturbable, Arthur arpente le chemin de l'amour, mais celui-ci pourrait se révéler en définitive bien glissant...

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    Il est finalement assez difficile de chroniquer les scripts de Kaamelott sans risque de se répéter. Du coup, je pense que cette chronique sera relativement courte. Non pas que je n'ai pas apprécié ces tomes-ci, loin de là ! Comme on dit : « Dans le cochon, tout est bon » et on pourrait adapter ce proverbe ancestral à la série avec quelque chose du genre : « Dans Kaamelott, tout est bon » !! Bien sûr, il y'a des épisodes meilleurs que d'autres mais, dans l'ensemble, ce Livre III est un très bon ensemble. Je me suis d'ailleurs pris pas mal de fous rires en lisant les scripts du Livre III... Je ne connais pas ce livre-là aussi bien que le premier, par exemple, alors ce fut un plaisir de retrouver certains épisodes qui avaient pu me sortir de la tête mais qui s'avèrent finalement très drôles, aussi drôles que certains du Livre I, d'ailleurs, où l'on retrouvait des épisodes cultes et franchement comiques comme Le Prodige du Fakir ou Un Bruit dans la Nuit.

    Kaamelott, Scripts, Livre III ; Alexandre Astier


    Dans le Livre III, je dirais que mon épisode culte et qui me fait mourir de rire à chaque fois, que ce soit en vidéo ou bien comme ici, sur papier, c'est L'Etudiant, quand Perceval décide de suivre une leçon avec les jeunes chevaliers, une leçon sur la catapulte, qui va s'avérer particulièrement laborieuse (vous pouvez retrouver la vidéo à la fin de l'article) ! Mais il y'en a pleins d'autres qui sont également très drôles et c'est un plaisir de les redécouvrir sur papier (c'est le cas de La Cassette II, par exemple). Surtout que, lorsqu'on connaît relativement bien la série, les images et les intonations des différents personnages reviennent assez vite. Pour les fans absolus, découvrir les textes bruts avant les changements qui peuvent survenir au moment du tournage est aussi très sympa. Surtout qu'on s'en rend compte rapidement et on finit par s'établir un jeu de pistes en recherchant les versions qui diffèrent, entre le scénario d'origine et la version finale et filmée.
    A part ça, quoi dire ? Ah là là, c'est vraiment difficile de chroniquer ces bouquins-là, tiens ! Eh bien je dirais seulement que les fans de Kaamelott devraient se jeter sans tarder sur ces bouquins. Moment de détente et de rigolade assurée.

    Kaamelott, Scripts, Livre III ; Alexandre Astier

     

    En Bref :

    Les + : l'esprit de la série, bien respecté et qui promet des moments de fou rire garanti
    Les - : Aucun !

     
     
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    Kaamelott - Saison 3 Episode 88 : L'etudiant - wideo
    Auteur : Alexandre Astier Réalisé par : Alexandre Astier Avec : Anne Girouard , Alexandre Astier, Nicolas Gabion, Lionel Astier, Thomas Cousseau © Calt - Dies Iræ – Shortcom Mots-clés : sketch m6 humour drôle kaamelott amusant alexandre saison 88 épisode astier

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  • « Un bonheur se gagne souvent au prix du sacrifice d'un autre. » 

    La Fille du Pasteur Cullen, tome 1 ; Sonia Marmen

     

    Publié en 2007 au Canada ; en 2011 en France (pour la présente édition)

    Editions City (collection Poche)

    700 pages

    Premier tome de la saga La Fille du Pasteur Cullen


    Résumé : 

    L'Ecosse, aux premières lueurs des années 1800. Dana Cullen, la fille d'un pasteur rigoriste, est fiancée à un garçon de son âge. Mais la rencontre de la jeune femme avec l'étrange docteur Francis Seton va bouleverser le cours d'une vie jusque-là très conventionnelle. En dépit de tout ce qui les oppose, l'amour les prend sournoisement dans ses serres. Petit à petit, des incidents tragiques exhument le trouble passé du chirurgien, de sombres secrets resurgissent et plongent Dana dans un cauchemar qui semble sans issue... Ce grand roman entraîne le lecteur des cimetières occultes d'Edimbourg aux salons feutrés de la grande bourgeoisie du XIXe siècle, des batailles napoléoniennes aux balbutiements de la médecine moderne.

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    Paroisse de Kirkcaldy, début du XIXème siècle. La petite Dana Cullen est la fille d'un pasteur rigoriste de la Kirk d'Ecosse. Elevée dans une éducation traditionnaliste et fortement religieuse, la jeune fille est très proche de son frère aîné, Jonat, qui, contrairement à leur père, a choisi la modernité et l'ouverture d'esprit en devenant chirurgien. A cette époque-là, la chirurgie est une science balbutiante, qui rencontre l'opposition de l'Eglise, ne tolérant pas que les médecins et les étudiants s'exercent sur les morts avant de pratiquer sur les vivants. Le pasteur Cullen prend bien évidemment le parti de l'Eglise contre son fils Jonat qui part à Londres...Il ne reviendra jamais et la jeune Dana ne se remettra pas de la disparation de ce frère chéri et qui l'avait tant aidée et soignée, dans son enfance, lorsqu'elle avait contracté une poliomyélite.
    A la mort de leur père, les filles Cullen et leur mère doivent quitter la cure pour s'installer chez l'aînée, Maisie Cullen, mariée à Scott Chalmers dont elle a eu de nombreux enfants. Janet Cullen, la mère décide alors d'envoyer la jeune Dana à Edimbourg, chez sa propre soeur, Flora, mariée au papetier Nasmyth. Flora n'a eu que des garçons et, très vite, Dana se rapproche de son cousin Logan mais c'est de Timmy, qui a son âge, qu'elle va finalement tomber amoureuse.
    Et pourtant...pourtant, Dana n'est pas au bout de ses peines. Pour réparer une erreur de son cousin et fiancé, la jeune femme, courageuse, endosse la responsabilité de la faute et devient servante dans la maison du chirurgien Seton, un médecin d'Edimbourg, d'illustre famille. La voici à Weeping Willow, le domaine de famille des Seton...entre mystères et non-dits, Dana va voir sa vie bouleversée car elle se sent vite attirée par l'étrange et taciturne docteur Seton, qui pourrait bien être plus lié qu'il n'y paraît à Jonat Cullen...
    Entre roman noir et romance historique, le premier tome de La Fille du Pasteur Cullen augure bien du reste... je me suis donc plongée dans cette lecture avec un intérêt certain. Et pourtant, le premier tiers du livre est d'une longueur...je me suis particulièrement ennuyée je dois bien le dire, et j'abandonnais souvent ma lecture au bout de quelques pages parce que je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire...et pourtant, la description de cette Ecosse sauvage et sublime et des balbutiements de la science médicale et chirurgicale, est particulièrement intéressante. Mais je n'arrivais pas forcément à m'attacher aux personnages ni même à trouver un quelconque intérêt à l'histoire.
    Et puis, tout se délie assez rapidement finalement et l'histoire prend un tour inattendu à partir du moment où Dana entre au service du docteur Seton. Le roman prend alors une autre dimension et entre mystères, chuchotements, craquements de la vieille maison, on se laisse happer...le mystère se transforme en suspense et l'on a envie de savoir ce qui va se passer, coûte que coûte. Alors la lecture devient plus fluide et les pages se tournent toutes seules. On retrouve l'ambiance de ces romans noirs et gothiques qui ont fait le succès des auteurs britanniques entre la fin du XVIIIème et le XIXème siècle...on peut penser par exemple aux Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe ou encore au Moine, de Matthew Lewis, même si l'aspect horrifique est complètement absent du roman de Sonia Marmen. En tous cas, clin d'oeil ou non à ce courant littéraire, l'auteure fait du roman de Lewis le roman de chevet de Dana.
    Rapidement, dans cette seconde partie du roman, on s'attache un peu plus à l'héroïne aux yeux vairons. Dana Cullen ne fera certainement pas partie de mes héroïnes romanesques préférées mais au moins, on finit par se sentir un peu plus proche d'elle. On la comprend et on vit ses doutes. Dana devient un personnage un peu plus humain et un peu moins intolérant et rigoureux, enfermé dans un carcan religieux et archaïque. Sous nos yeux, Dana Cullen s'éveille à l'amour et affronte les embûches semées sur sa route par la vie...avec brio, toutefois et l'on ne peut s'empêcher d'avoir quelque peu d'admiration pour elle.
    Autre bémol que je soulèverais...les « malgré que » qui reviennent assez souvent au cours du récit font particulièrement mal aux yeux ! Alors une coquille de temps en temps, ça peut passer, l'imprimerie n'étant pas infaillible...mais là, c'est une faute de grammaire qui aurait pu être évitée. Après renseignements, j'ai lu que cette tournure n'était pas forcément considérée comme une faute grammaticale, même si, personnellement, c'est ainsi qu'on me l'a enseignée, j'ai donc un peu de mal avec cette formulation...
    Ce premier tome de la saga, malgré ses longueurs en début, m'a donné envie de connaître la suite et je pense que c'est un bon point !! C'est finalement une belle description d'un pays et des débuts d'une science qui occupe aujourd'hui une place centrale dans nos vies et que l'on n'imaginerait plus, 200 ans plus tard, remettre en cause, comme cela pouvait être le cas à l'époque.

    En Bref :

    Les + : de jolies descriptions, une belle histoire en soi.
    Les - :
    des longueurs et des erreurs de grammaire récurrentes, dommage.

     


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