• « L'amour n'est pas simple gratitude [...] C'est un sentiment qui vient naturellement, sans qu'on le commande, sans qu'on puisse le contrôler. »

    Publié en 2007 au Canada ; en 2011 en France (pour la présente édition)

    Editions City (collection Poche)

    572 pages

    Deuxième tome de la saga La Fille du Pasteur Cullen

     

    Résumé :

    Après son installation à Edimbourg, Dana Cullen s'est fiancée à son fougueux cousin. Mais sa rencontre avec le docteur Seton a bouleversé à tout jamais son existence. Malgré tout ce qui les oppose, la fille de pasteur rigoriste et le médecin éclairé sont follement amoureux. 

    Mais dans les brumes de l'Ecosse du XIXème siècle naissant, les apparences se révèlent souvent trompeuses. Quels secrets dissipule le fascinant docteur ? Quel lien étrange l'unit au frère de Dana, décédé dans de mystérieuses circonstances ? Dana va tout faire pour découvrir la vérité...à ses risques et périls. 

    Un grand roman qui conduit le lecteur des cimetières d'Edimbourg aux salons de la grande bourgeoisie, des champs de bataille napoléoniens aux prémices de la médecine moderne. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    C'est le tome des épanouissements personnels, des déceptions et des révélations...la jeune Dana Cullen a succombé aux saveurs de la passion mais, pour respecter les convenances et préférant écouter sa raison plutôt que son cœur, la jeune femme de vingt-sept ans a décidé d'épouser son cousin, Timmy Nasmyth, renonçant à l'amour que lui porte le docteur Seton. Mais, comme beaucoup de femmes, la pauvre Dana découvre les désillusions de la vie conjugale...Lentement, à cause de son mari mais aussi des secrets liés au passé du docteur Seton et qui s'avèrent concerner de façon troublante la famille Cullen, la jeune femme va plonger dans un monde de cauchemars qui ne vont pas l'épargner. Sur fond de guerres napoléoniennes -ce tome s'achève après la défaite de Napoléon à Waterloo, en juin 1815-, c'est une grande fresque familiale dans la veine des grands romans anglais qui se déroule sous nos yeux.
    Après un premier tome plutôt conséquent et des longueurs difficilement supportables au début, on se plonge dans ce tome-là avec une facilité déconcertante. Déjà, l'histoire est posée, les protagonistes, installés. On retrouve la montée en puissance qui s'est opérée à la fin du premier tome et c'est avec plaisir que l'on retourne dans cet Edimbourg du XIXème et que l'on retrouve le mystérieux domaine de Weeping Willow.
    Tout s'imbrique pour donner au lecteur un sentiment de suspense et de montée en pression dramatique et finalement, on dévore les pages sans même s'en rendre compte, pressé que l'on est d'enfin comprendre, et de voir tous ces nœuds de vipères se dénouer sous nos yeux. Si certains mystères viennent spontanément à l'esprit, l'auteure se plaît aussi à brouiller les pistes et, je dois dire que certaines conclusions laissent le lecteur pantois car il aurait pu penser à tout sauf à cela. Bien que cela soit un peu cliché, on a droit à une happy end dans ce tome-ci -alors que le premier tome se finissait de façon un peu brutale-, mais, au fond, on l'attendait, cette fin heureuse et on en est presque heureux pour les personnages.
    Parlons-en, justement, des personnages...j'ai eu beaucoup de mal avec eux dans le premier tome, même avec Dana, qui me semblait parfois trop froide et hautaine pour être agréable au lecteur : pour avoir un peu d'empathie avec le personnage, il faut que celui-ci soit un tant soit peu touchant et malheureusement, ça n'était pas le cas, du moins l'ai-je ressenti comme cela. Elle était souvent butée et intolérante dans ses convictions, aussi ce qui ne force pas l'admiration. Bon, j'avoue avoir eu un petit faible pour le personnage du docteur Francis Seton ( oops ), très mystérieux, mais, pareil, au début, il y'avait quelque chose qui me dérangeait chez lui...mais, finalement, tandis que le personnage du chirurgien se bonifie page après page, le personnage plutôt sympathique de Timmy, cousin et fiancé de Dana, se transforme mais de façon pas du tout agréable et j'aurais presque fini par le détester. Quant à Dana, enfin, j'ai commencé à l'apprécier. Cette fille est finalement très humaine et a l'humilité de reconnaître ses propres limites...j'aime les personnages qui ont le courage de reconnaître leurs failles et leurs faiblesses et j'ai finalement réussi à m'attacher à elle et à palpiter dans les moments où elle se trouvait dans une mauvaise passe parce qu'au fond, ce qu'on voudrait, c'est que Dana puisse être heureuse, après la succession d'embûches qui se présentent sur sa route.
    Finalement, ce second tome m'aura beaucoup plus emballée que le premier...dommage que je n'ai pas en ma possession le tome 3 car je crois que je m'y serais plongée tout de suite. Je pense que je ne vais pas tarder pour me le procurer et enfin découvrir la suite des aventures, heureuses, espérons-le, de Dana Cullen et du docteur Seton. ^^

    En Bref :

    Les + : l'intrigue et le suspense ; les personnages qui gagnent en épaisseur, en complexité et maturité.
    Les - : Eh bien...je ne crois pas en avoir trouvé dans ce tome-là ! sarcastic


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  • « Dans un pays divisé de croyances, aujourd'hui soumis à des bouleversements ethnoculturels majeurs, tout ce qui rassemble et réunit doit être privilégié. L'histoire de France en fait partie. Apprenons à la connaître pour mieux nous aimer. »

    Histoire Passionnée de la France ; Jean Sévillia

    Publié en 2013

    Editions Perrin

    531 pages 

    Résumé : 

    Jean Sévillia conjugue la profondeur de l'historien et l'esprit de synthèse du journaliste pour nous raconter la grande histoire de la France, des origines à aujourd'hui.

    A l'heure où certains semblent avoir honte de notre passé, il a fait le choix d'insister sur ce qui nous honore et ce qui nous unit, même das les pages difficiles de notre histoire, afin de souligner le caractère exceptionnel de notre pays, si riche en événements et en figures de proue, de Clovis à Charles de Gaulle, en passant par Charlemagne, Saint Louis, Henri IV, Richelieu, Louis XIV et Napoléon.

    Oscillant de crises en révolutions, la France a toujours su surmonter ses divisions pour se réinventer et inspirer le monde, que ce soit par ses idées et ses sources -les racines chrétiennes, l'humanisme de la Renaissance, les Lumières, les intellectuels du XXe siècle- ou ses modèles politiques successifs : la monarchie forte, l'Empire, les républiques parlementaire puis présidentielle. 

    La richesse et la beauté des illustrations forment l'écrin de ce grand récit, personnel, vivant, exhaustif, accessible à tous et qui comble une lacune. Le plaisir d'apprendre en élevant l'esprit insuffle la conviction de la permanence d'un destin français, et partant, les raisons d'espérer. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    L'Histoire de France...ces trois mots ont suffi à donner des boutons à des générations d'écoliers ! Il faut dire que l'enseignement de l'Histoire, au collège et au lycée, est parfois particulièrement rébarbatif et ceci explique peut-être cela. Personnellement, j'ai eu la chance d'avoir de très bons profs d'Histoire, au collège comme au lycée (sauf une) et je suppose que mon intérêt pour la discipline vient de là. Enfin, en partie, parce que j'ai toujours été plus ou moins intéressée par l'Histoire depuis que je suis petite.
    Tenez, on va prendre un exemple : en Quatrième, j'ai choisi Allemand en LV2. Au lycée, j'ai eu une prof que je détestais eh bien aujourd'hui, je crois qu'à part « Bonjour » et « Salade de Patates », je ne sais pas dire grand-chose de plus en allemand ! biggrin J'ai fait un véritable rejet de la matière alors que, à mesure que j'avançais dans ma scolarité, je me suis de plus en plus investie dans l'Histoire, notamment grâce à la façon dont les profs successifs que j'ai eus devant moi ont essayé de nous faire passer leur propre passion.
    Personnellement, je ne crois pas à l'Histoire froide et distanciée. Alors, certes l'historien doit être impartial et cela, je ne peux pas le remettre en question. Le passé est le passé, malgré tout, on n'a pas le droit de le réinventer et les spécialistes de l'Histoire doivent l'aborder de la façon la plus neutre possible. Certes. Mais je ne crois pas que l'on puisse s'investir dans cette discipline sans être passionné. Ou du moins, sérieusement intéressé, si vous trouvez que le mot passionné est un peu excessif. J'ai besoin de sentir de la passion dans le discours de la personne devant moi et, malheureusement, cet intérêt que j'avais pu percevoir chez certains profs de secondaire, je l'ai peu retrouvé à la fac, à part chez certains, mais ils n'étaient pas nombreux -même si je garderai toujours en mémoire une prof d'Histoire Médiévale et mes profs d'Histoire de l'Art.

    Histoire Passionnée de la France ; Jean Sévillia

    Saint Louis rendant la justice sous un chêne (Pierre-Narcisse Guérin, 1816)


    Et je trouve qu'il est dommage qu'aujourd'hui on se détourne de l'Histoire tout simplement parce que ça nous paraît trop élitiste ou, allez, n'ayant pas peur des mots, carrément chiant. Pourquoi l'Histoire devrait-elle rester une simple matière universitaire désincarnée ? Pourquoi tout le monde n'aurait-il pas le droit de s'intéresser à l'Histoire de son pays qui fait partie intimement de sa propre histoire ? Car s'il y'a bien quelque chose d'universel et qui nous concerne tous, c'est l'Histoire. Histoire locale, régionale, nationale, internationale. Tous les pays, tous les peuples ont une Histoire et, à mon avis, il est important que les spécialistes la fassent partager aux autres, ceux qui ne le sont pas mais qui ne demandent qu'à s'y intéresser.
    Un livre comme celui de Sévillia -que j'ai connu notamment grâce à ces chroniques dans Le Figaro Histoire- peut être une bonne introduction. Assez conséquent, il est vrai, puisqu'il court de la période préhistorique jusqu'à l'année 2012 -on passe donc en un peu plus de 500 pages de la protohistoire à l'histoire immédiate, des premiers hommes à l'élection de François Hollande-, il faut prendre son temps pour le découvrir et l'apprécier. Avantage du bouquin : ses illustrations, que l'on ne retrouve pas à chaque page mais presque. Souvent colorées, elles apportent vraiment un plus. Aux images abstraites qui peuvent naître dans notre esprit pendant la lecture se substituent ainsi de vrais moments d'Histoire, que ce soit en portraits ou en photographies, à partir du XIXème siècle. Autre avantage : l'exhaustive bibliographie que l'on peut retrouver à la fin du livre et les nombreuses références dans lesquelles on peut aller puiser pour étoffer telle ou telle connaissance sur tel ou tel sujet.

    Histoire Passionnée de la France ; Jean Sévillia

    Les Trois Glorieuses : 28-29-30 juillet 1830 (La Liberté Guidant le Peuple, tableau d'Eugène Delacroix, 1830)


    Le livre se présente de façon chronologique, ce qui est de toute façon assez logique pour une évocation de l'Histoire d'un pays. Pas mal de dates, bien sûr, d'événements et de personnages se succèdent ainsi au fil des pages. Le seul bémol que je soulèverais c'est que, parfois, l'auteur passait un peu rapidement sur des sujets qui me semblaient importants de développer mais après, à moins d'écrire des pages et des pages, des volumes et des volumes et finir avec une véritable Encyclopédie en 45 tomes, il faut forcément synthétiser, d'autant plus que l'Histoire de France est particulièrement riche et que si on voulait tout dire, on y passerait des décennies !! Disons que l'essentiel est là et que si l'on veut éventuellement approfondir, les références bibliographiques sont là.
    A part ça, deux-trois erreurs qui m'ont un petit peu gênée au cours de ma lecture, mais est-ce vraiment des erreurs ou bien des coquilles, parce que malheureusement, cela arrive souvent ? En fait, je n'ai pas réussi à me prononcer là-dessus !! Je me suis aussi un peu ennuyée sur la partie concernant le XXème siècle car là, le bouquin prend un tour politique certain mais bon, dans l'ensemble, mon intérêt a toujours été capté.
    Je dirais que je conseille ce livre à tous ceux qui aiment l'Histoire et tous ceux qui voudraient en apprendre un peu plus sans se prendre trop la tête. Rien n'empêche ensuite de se tourner vers des bouquins plus universitaires, plus scientifiques et plus thématiques si l'on s'en sent l'envie et si l'on a envie de vraiment aller à fond sur un sujet ou un autre. Ce genre de livres, à mon sens, est une bonne introduction à l'Histoire et l'on en ressort avec des connaissances certaines, ce qui, quand même, n'est pas négligeable, vous ne croyez pas ? wink2

     

     

    Histoire Passionnée de la France ; Jean Sévillia

    Un billet de Cinq Francs, avec le portrait de Victor Hugo

     

    En Bref :

    Les + : livre synthétique, intéressant, très bien illustré.
    Les - :
    quelques petites erreurs, notamment sur des noms, qui auraient pu être évitées.

     

     

     


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  • « Il y'avait un espace incertain entre ce qu'il savait et ce qu'il voulait croire, mais il n'y pouvait rien, et quand on ne peut rien, il faut vivre avec. »

    Brokeback Mountain ; Annie Proulx

     

    Publié en 1999 aux Etats-Unis ; en 2005 en France (pour la présente édition)

    Titre original : Brokeback Mountain

    Editions Grasset

     94 pages

     Résumé : 

    Brokeback Mountain : un bout de terre sauvage, hors du temps, dans les plaines du Wyoming. Ennis del Mar et Jack Twist, cow-boys, nomades du désert américain, saisonniers des ranchs, n'ont pas vingt ans. Ils se croisent le temps d'un été. La rencontre est fulgurante. Ni le temps, ni l'espace, ni les non-dits, ni la société n'auront raison de cet amour - que seule brisera la mort. Le récit déchirant d'une passion, au cœur des grands espaces américains, ces somptueuses solitudes dont Annie Proulx est sans conteste l'écrivain le plus inspiré dans la littérature américaine contemporaine. Pour Ang Lee, réalisateur du film adapté du livre, Le secret de Brokeback Mountain qui a obtenu le Lion d'or 2005 à la Mostra de Venise, c'est « une grande histoire d'amour, une complicité totale et honnête entre deux êtres ».

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

     En général, je lis toujours le livre avant, éventuellement, de voir le film qui en est adapté. Je dis éventuellement parce que je ne suis pas vraiment cinéphile et, souvent, je zappe allègrement les adaptations des bouquins que j'ai lus et aimés.
    Là, avec Brokeback Moutain -comme avec Sur la Route de Madison, une autre de mes histoires d'amour cultes-, c'est le contraire. J'ai d'abord vu le film avant de lire la nouvelle. Je l'ai vu deux fois. La première fois j'ai découvert avec un grand intérêt cette superbe histoire d'amour. La seconde fois, j'ai pleuré comme une madeleine à la fin et j'ai passé une heure et demie à fantasmer sur Jake Gyllenhaal ( oops ) -oui, je suis une fille et parfois, je suis romantique, on ne se refait pas du jour au lendemain, hein ! C'est une amie qui avait vu le film et lu la nouvelle m'a proposé de me passer la passer, nouvelle écrite par Annie Proulx et publiée en premier lieu dans The New Yorker, en 1999. Dans le cas contraire, je ne sais pas, si, honnêtement, je me serais penchée sur l'oeuvre littéraire. Je m'en serais peut-être cantonnée au film uniquement, ce qui aurait été dommage, au final
    Bon, l'histoire reste sensiblement la même que celle du film -normal, vous allez me dire-, et jusque là, je ne suis pas dépaysée. En 1963, dans le Wyoming, deux jeunes cow-boys, Ennis del Mar et Jack Twist, se retrouvent à Brokeback Mountain, où ils auront la charge d'un troupeau dans les alpages. Mais rapidement, leur complicité très masculine va se transformer en quelque chose de beaucoup plus fort, une véritable passion amoureuse contre laquelle ils ne pourront rien, malgré leurs mariages et enfants respectifs. Une passion qui va durer vingt ans avant qu'elle ne finisse par s'achever de façon des plus tragiques...car dans la société de l'Amérique profonde à cette époque-là, on ne peut pas dire que la tolérance soit forcément de mise pour les histoires homosexuelles -comme elle ne l'est toujours pas, actuellement, dans certains milieux, il faut bien le dire.

    Brokeback Mountain ; Annie Proulx

    Jake Gyllenhaal (Jack Twist) et Heath Ledger (Ennis del Mar) dans l'adaptation d'Ang Lee, Le Secret de Brokeback Moutain (2005)


    Moi, avant tout, ce que je trouve de beau dans cette histoire -que ce soit dans le livre ou dans le film-, c'est cet amour pur et passionnel qui unit deux êtres. Deux êtres, pas deux hommes ou un homme et une femme. C'est autre chose, un amour qui semble si fort que les deux héros ne peuvent pas aller contre. Ils s'aiment comme si des forces supérieures à eux leur commandaient d'aimer en annihilant complètement leur capacité de réflexion. On est dans une histoire forte, belle pour ce qu'elle est, loin de la mièvrerie -carrément même : la scène de la tente est quand même particulièrement...comment dirais-je ? chaude. On est loin de l'histoire d'amour rose bonbon quand même- et de la niaiserie qui caractérisent souvent les histoires romantiques -heureusement que certaines échappent quand même à cette règle.
    Cela dit, j'ai plus vibré, je me suis sentie plus investie dans le film, qui m'a vraiment touchée, plutôt que dans la nouvelle...elle est sympa et j'ai retrouvé l'atmosphère particulière qui m'avait tant plu dans le film mais en même temps, je ne sais pas, je suis restée finalement assez distanciée, je ne me suis pas vraiment laissée entraîner dans l'intrigue, même si j'ai retrouvé à la fin, cette grande émotion qui m'avait particulièrement touchée en regardant le film -mais non, cette fois, je n'ai pas pleuré ! tongue  Je ressors de cette lecture particulièrement rapide sans avoir été carrément, carrément emballée mais contente tout de même d'avoir retrouvé, un instant, cette histoire d'amour qui, je crois, aura toujours le pouvoir de m'émouvoir fortement -Jake Gyllenhaal ou non. sarcastic
    Et elle m'a donné envie de revoir le film ! Allez, les filles...toutes à nos mouchoirs. wink2

    En Bref :

    Les + : une magnifique histoire d'amour, universelle et intemporelle, qui me donnera toujours des frissons ; j'étais ravie de retrouver les personnages dans la nouvelle après tant avoir aimé le film.
    Les - :
    parfois une certaine froideur dans l'écriture qui ne colle pas avec la passion de l'histoire.

     


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  • « Avoir une relation avec eux consiste à essayer de danser la valse avec un partenaire qui fait du cha-cha-cha. Tu tournes, jusqu'à ne plus rien voir autour, pendant que lui fait un pas en avant et deux en arrière. »

    Ce Crétin de Prince Charmant ; Agathe Hochberg

     

    Publié en 2005 

    Editions Pocket

    246 pages


    Résumé :

    Une chose est sûre : le chevalier servant n'existe pas! Beau parleur, mesquin, égoïste, obsédé, irresponsable, voire désespérément immature, le mâle du XXIème siècle pencherais plutôt du côté "odieux crapaud", avec tout ce qu'il faut de ridicule et de veulerie affichée. Et ce n'est ni Ariane, jeune Parisienne branchée, mariée « par intérim » à un jeune loup de la finance aussi agaçant qu'absent, ni Justine, charmante célibataire juive new-yorkaise adepte des cuites au saké et nevrosée de première, qui vous diront le contraire. La preuve, les innombrables et irrésistibles mails que nos deux trentenaires délaissées - et déchaînée - ont décidé de s'envoyer le temps d'un jeu de massacre trans-atlantique à la fois acerbe et drolatique.

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    Celles qui me lisent régulièrement savent qu'en général, je lis exclusivement des bouquins historiques -romans, policiers et chroniques historiques biographies-, seront peut-être surprises de voir une chronique de chick-lit sur mon blog. Il faut dire que c'est une amie qui m'a prêté ce bouquin...dans le cas contraire, je ne l'aurais certainement jamais acheté car bon, la chick-lit, on va dire que ce n'est carrément pas le genre littéraire vers lequel je me dirige spontanément.
    Mais il se trouve que j'avais besoin, dernièrement d'une lecture légère et sans prise de tête et je me suis dit que la lecture de Ce Crétin de Prince Charmant pouvait s'avérer...rafraîchissante. Dans la mesure où je ne lui demandais rien d'autre, je me suis dit que ce petit bouquin allait certainement l'affaire. 
    Ce livre commence comme une vraie comédie romantique. Au début des années 2000, Ariane, trentenaire parisienne, mariée à un jeune loup de la finance particulièrement ambitieux et absent la moitié du temps puisque travaillant de l'autre côté du Channel, rencontre, lors d'un mariage où elles sont toutes les deux témoins, Justine, New Yorkaise de trente-deux ans d'origine iranienne. Les deux jeunes femmes vont sympathiser et, bien que leurs deux vies soient séparées par un océan -ce qui n'est quand même pas rien-, elles vont se mettre à échanger des mails dans lesquels elles épanchent craintes, doutes et saillies parfois particulièrement drôles et...vraies, aussi parfois ! Parce que, finalement, qu'on habite la Vieille Europe ou les Jeunes Etats-Unis, eh bien on se rend vite compte que les préoccupations des jeunes femmes sont absolument les mêmes ! Et même celles qui se la jouent cyniques aimeraient bien, elles aussi, rencontrer ce prince charmant auquel, pauvres petites âmes bercées à la guimauve nous essayons de toutes nos forces de ne pas croire mais auquel nous croyons un petit peu quand même. Et tandis qu'Ariane se livre sur ses déllusions quant au mariage -même si elle ne peut s'empêcher d'admettre qu'elle aime son mari malgré tout-, Justine, elle, lui raconte ses déboires amoureux de trentenaire célibataire en proie aux doutes.
    Je pense que la chronique de ce bouquin sera relativement courte. En fait, je n'ai pas grand-chose à en dire...je n'ai pas détesté mais bon, ce n'est pas le genre de lectures dont on ressort avec des questions métaphysiques fondamentales, même si on se retrouve parfois dans les deux héroïnes, Justine et Ariane et sur lequel on pourrait écrire des pages et des pages. Disons que, dans mon cas, ce bouquin a particulièrement rempli son contrat : je voulais quelque chose qui se lise vite et qui me divertisse et, effectivement, j'ai beaucoup ri.
    Ce Crétin de Prince Charmant est un petit roman assez sympathique pour se vider la tête et bien rigoler un bon coup en se disant finalement qu'on est pas les seules à bien galérer dans le domaine amoureux ! ^^ Alors oui, d'accord, c'est une lecture superficielle au possible mais bon, parfois, ça fait du bien d'être superficielle ! biggrin

    En Bref :

    Les + : une lecture drôle et légère même si ce n'est pas de la grande littérature !
    Les - : j'allais dire, une lecture un peu superficielle...oui, mais il y'a un instant je disais que justement, ça faisait l'intérêt du bouquin...allez, n'ayons pas peur des paradoxes ! happy

     


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  • « Les tumultes des révolutions sont souvent funestes à la bonne conservation des choses. »

    Publié en 2013

    Editions Seuil 

    614 pages

    Troisième tome de la saga Les Couleurs du Feu

     

    Résumé :

    Octobre 1789. Durement éprouvée par la fuite de sa riche et princière clientèle, la manufacture de Sèvres est saisie par la fièvre patriotique qui s'est emparée de Paris et gagne la France entière. La jeune Adèle Masson, qui s'est fait une spécialité de la peinture d'oiseaux sur porcelaine, s'emploie à trouver les moyens de sauver la fabrique qui, de royale, va bien vite devenir nationale. Elle peut compter sur son père, Anselme Masson, paralysé mais dont l'intelligence est demeurée intacte. Mais sur qui d'autre s'appuyer pour parvenir à ce but ? Sur Marie-Antoinette, encore influente, et que le parrain d'Adèle, Blanchot , ira visiter jusque dans sa prison du Temple ? Sur Mirabeau, le trublion, que son accord secret avec le roi a rendu immensément riche ? Sur Roland, ministre de Louis XVI, administrateur scrupuleux ? Sur Danton, enfin, ce jouisseur effréné qui semble vouloir oublier la Terreur pour ne plus songer qu'à l'amour et à la beauté  ? 

    Ce roman, le troisième et le dernier d'une saga sur la porcelaine inaugurée par Bleu de Sèvres et poursuivie avec Jaune de Naples, nous convie à une traversée de la Révolution jusqu'à la chute de Robespierre. Ainsi sera bouclée la ronde de ceux qui, de la marquise de Pompadour aux plus sanguinaires des sans-culottes, ont été fascinés par l'éclat de l'or blanc, le kaolin, ce fruit miraculeux des richesses de la nature et du génie des hommes. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★ 

    Mon Avis :

    Octobre 1789. Les femmes de la Halle ont ramené à Paris « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » -autrement dit, Louis XVI, son épouse Marie-Antoinette et leur fils, le petit dauphin Louis. C'en est fini de la monarchie versaillaise, désormais, la famille royale sera installée aux Tuileries et, plus tard, gardée en prison au Temple.
    C'est ainsi que s'ouvre Rouge de Paris, troisième et ultime tome de la saga Les Couleurs du Feu, du romancier et historien Jean-Paul Desprat et qui traite de l'aventure porcelainière en France au XVIIIème siècle. Dans les premiers tomes, nous avons fait la connaissance d'Anselme et Mathieu Masson, deux jeunes Limousins originaires de Bort et qui montent à Paris à la suite de la mort de leur mère. Se retrouvant démunis dans leur région natale, ils décident de monter en ville, où ils pourront peut-être connaître une vie meilleure. Mathieu devient un organiste de génie malgré son handicap -il est aveugle de naissance- et son frère aîné, le beau et ténébreux Anselme, minéralogiste, est employé par la Manufacture Royale de Sèvres. C'est l'époque où l'industrie change...sans parler de révolution industrielle, les directeurs de Sèvres cherchent à concurrencer la Saxe qui est, en Europe, à l'époque, le pays qui produit une porcelaine particulièrement réputée. La découverte de kaolin, dans la région de Limoges, va révolutionner la confection de porcelaine en France, puisque, de la pâte tendre et fragile, on va passer à une pâte dure beaucoup plus résistante et qui permettra d'augmenter le rendement puisque les pertes sont minorées.

    Les Couleurs du Feu, tome 3, Rouge de Paris ; Jean-Paul Desprat

    Les journées d'octobre 1789 (illustration d'un livre scolaire)


    En 1789, Adèle Masson, la fille aînée d'Anselme -elle est née de son mariage avec Fanny, jeune femme qui s'était travestie en garçon pour pouvoir être embauchée comme peintre à Sèvres-, travaille elle aussi à la Manufacture tandis que son jeune frère, Paul, âgé de dix-huit ans, s'investit dans la Révolution naissante. Adèle est une peintre animalière réputée, spécialisée dans la représentation des oiseaux. Elle est l'amante du jeune et beau Joseph-Marie Vien. Tout pourrait aller pour le mieux mais la Révolution va avoir des conséquences fâcheuses pour les anciennes manufactures royales. Tandis que les nouveaux dirigeants du pays installent aux différents postes stratégiques -dans les manufactures royales devenues nationales, au Garde-Meuble, où sont conservés les anciens bijoux de la Couronne comme le Régent ou le Sancy-, des hommes à leur botte, les affaires périclitent. Sèvres, fleuron de la porcelaine française, est paralysée, les ouvriers licenciés, les fours éteints...inquiète, Adèle décide qu'elle sauvera la manufacture, dans laquelle son père avant elle et le grand ami de celui-ci, l'Alsacien Pierre-Antoine Hannong ont investi leur vie. La nouvelle génération des Masson est ainsi plongée dans la tourmente révolutionnaire, au plus près de ceux qui font et défont la nouvelle politique -Mirabeau, Danton, Manon Roland, Robespierre...

    Les Couleurs du Feu, tome 3, Rouge de Paris ; Jean-Paul Desprat

    La Manufacture de Sèvres au XVIIIème siècle


    Ce roman tient ses promesses et clôt admirablement la saga. Il court des journées d'octobre 1789 jusqu'aux débuts du Directoire, après la chute de Robespierre et des siens, le 9-Thermidor. Traitant d'une période clé de notre histoire -la chute de la monarchie millénaire, l'instauration de la République, la Terreur, les massacres de septembre-, ce roman est foisonnant mais intéressant. Même si les personnages sont parfois mis au second plan -on voit à peine Mathieu et les siens dans ce tome-là-, Desprat déroule sous nos yeux une chronique exhaustive de ces temps troublés qui ont participé à la naissance de la France moderne. Toutes ces années sont peuplées de personnages grandioses, de tribuns inspirés, d'événements révolutionnaires -c'est le cas de le dire-, comme l'abolition des privilèges, la Constitution, les Droits de l'Homme, la proclamation de la République et les personnages du roman sont entraînés dans tout un tas de péripéties. Ainsi, Paul se retrouve embauché au Garde-Meuble, chargé de faire l'inventaire des anciens joyeux de la Couronne de France tandis que sa sœur, qui fréquente Mirabeau -dont elle sera le dernier amour-, Danton et tombera amoureuse d'un Girondin proscrit, s'échine malgré tout à sauver la Manufacture, ses ouvriers et ses productions, persuadée qu'on peut les adapter aux nouvelles attentes du temps, malgré leur forte empreinte royale et aristocratique. La nouvelle génération de Masson n'est pas plus -mais pas moins- passionnée que celle qui l'a précédée et chacun, selon ses croyances et ses idéaux, va tenter de surmonter comme il peut la tourmente révolutionnaire.
    Même si je déplore d'avoir un peu moins vu les personnages dans ce tome-là, Desprat se consacrant beaucoup au déroulement -très exhaustif-, de la chronique révolutionnaire, j'ai trouvé ce roman passionnant et je crois que j'aurais aimé poursuivre l'aventure dans d'autres tomes même si celui-ci se termine admirablement et, comme je le disais plus haut, clôt parfaitement bien la trilogie qui nous a amené de Sèvres à Capodimonte en passant par les carrières limousines de kaolin. Ce n'est pas un coup de cœur, contrairement aux deux premiers tomes, Bleu de Sèvres et Jaune de Naples mais j'ai trouvé ce livre particulièrement plaisant et je le recommande complètement, ne serait-ce que pour la rigueur historique alliée à la chaleur d'une plume de romancier. 
    A conseiller à tous ceux qui ont aimé Bleu de Sèvres et Jaune de Naples. Et une saga à conseiller toute entière aux amoureux du XVIIIème siècle : vous ne serez pas déçus.

    Les Couleurs du Feu, tome 3, Rouge de Paris ; Jean-Paul Desprat

     

    Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau

    En Bref :

    Les + : roman dense et foisonnant qui termine admirablement la saga.
    Les - :
    les personnages principaux sont parfois absents pendant de longs chapitres ; j'aurais aimé les voir plus.


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