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    Coucou tout le monde !

    Je reviens aujourd'hui pour un nouvel article thématique, qui tournera autour des classiques. Genre littéraire que j'affectionne tout particulièrement, les classiques font partie intégrante de ma vie de lectrice et ce, depuis très longtemps. Je crois que je peux même dire que c'est grâce à eux que j'ai opéré une réelle transition entre les lectures jeunesse du collège, par exemple, à des lectures plus adultes. Je ne les ai plus jamais quittés, même si j'en lis beaucoup moins qu'avant, il est vrai. Ils ont quand même gardé une place spéciale.
    J'ai eu l'idée de cet article parce que cet été, cela fera dix ans (déjà !) que j'ai vraiment découvert Zola, grâce à son roman L'Assommoir, dont mon prof d'Histoire de l'époque nous avait parlé. J'ai lu ce roman et j'ai eu une révélation. Je n'ai plus jamais délaissé Zola et j'ai découvert, de là, d'autres romans et d'autres auteurs.
    Un petit tour d'horizon de ces classiques qui m'ont marquée...

     

    •  Madame Bovary, Gustave Flaubert (1857)


    Madame Bovary fait partie de ces rares lectures scolaires que j'ai aimées. Il y'en a peu et ce roman se distingue tout particulièrement. Je ne peux pas expliquer ce qui m'a plu, ce qui m'a parlé mais je l'ai relu par la suite : deux fois, et j'ai ressenti la même chose. La qualité littéraire est là, bien sûr, mais il y'a autre chose.
    Tout le monde connaît l'histoire d'Emma Bovary, qui inspire encore, notamment le cinéma. Jeune normande naïve, la tête farcie des romans d'amour qu'elle lit en permanence, elle ne cessera de chercher dans sa propre vie ce romanesque qu'elle aime tant et qu'elle ne trouvera jamais, ce qui est son drame d'ailleurs. Elle va connaître une véritable descente aux enfers, jusqu'à l'irréparable. Le destin d'Emma Bovary a quelque chose de tragique et irrémédiable, qui m'a toujours plu et effrayée, quelque part.

     

    • L'Assommoir, Emile Zola (1877)


    Si j'avais su, à l'été 2008, quand j'ai acheté ce livre par hasard, que j'allais tomber amoureuse d'un auteur, d'une plume, d'un univers ! Parfois, un coup de coeur, ça tient à peu de choses. Je suis certainement l'une des rares à avoir aimé L'Assommoir...Dites-moi que je ne suis pas la seule, s'il vous plaît ! L'histoire, terrible, de Gervaise, m'avait horrifiée, parce que ce XIXème siècle miséreux et violent que décrit Zola n'est finalement pas si éloignée de nous que cela. Le roman est dur, terrifiant mais tellement dense. Une vraie claque.
    Je ne l'ai jamais relu. Cela va faire dix ans et pourtant, j'en garde un souvenir énormément précis, alors que certaines lectures plus récentes ne m'ont pas autant marquée. Cette lecture m'a donné envie de découvrir les autres romans des Rougon-Macquart, ce que j'ai fait. Je les ai lus entre 2008 et 2009...Et maintenant, je les relis. Non seulement ils me rendent nostalgique parce qu'ils me rappellent des souvenirs, mais ce sont aussi des livres tellement plaisants : un thé, un plaid, un feu de cheminée, un Zola...Pour moi, c'est un monde parfait.

     

    •  La Faute de l'Abbé Mouret, Emile Zola (1875)


    Voilà certainement, sur les vingt romans qui composent la saga Les Rougon-Macquart, celui qui m'a le plus touchée, qui a fait le plus écho en moi. Pastiche de l'Eden ou de Roméo et Juliette, au choix, La Faute de l'Abbé Mouret m'avait émerveillée et fait vibrer. L'histoire d'amour, bien que tragique, qui est au centre du récit, est certainement l'une des plus belles de la littérature française. Je ne me suis jamais autant attachée à un duo : j'ai une affection toute particulière pour Serge, jeune abbé torturé par un amour instinctif qu'il voue à la Vierge Marie et par sa conscience religieuse et pour Albine, la jeune sauvageonne qui vit comme dans un jardin d'éden immaculé, au sein du domaine du Paradou. Comme pour L'Assommoir, je garde de ce roman un souvenir extrêmement fort et que je retrouve chaque fois que je le relis. Je crois que je l'ai relu déjà trois fois. Et je le relirai très certainement, dans un avenir plus ou moins proche.

     

     

    • Les Misérables, Victor Hugo (1862)


    Une autre émotion d'été... L'été 2007, cette fois. J'étais encore au lycée, j'aimais lire, mais beaucoup moins qu'aujourd'hui. Je crois que j'avais à l'époque perdu énormément de plaisir à la lecture parce que je me consacrais surtout à des lectures imposées et ça n'a franchement pas la même charme. Je n'ai jamais lu Les Misérables au collège ou au lycée et je remercie mes professeurs de n'en avoir jamais eu l'idée ! J'ai ainsi pu découvrir ses romans toute seule, quand j'en ai eu envie. Et ce fut une véritable révélation. J'ai lu les quatre tomes en un mois. Cette histoire est magistrale, tant sur le fond que sur la forme : une somme de personnages extraordinaires, qu'on ne présente plus et qui est aboutie et ciselée juste ce qu'il faut, un contexte qui, pour nous, est historique et nous apparaît dans toute sa grandeur, sa violence et sa beauté. J'avoue m'être un peu ennuyée au début du deuxième tome : cents pages pour décrire la bataille de Waterloo, c'est un peu long, quand même...mais une vague impulsion m'a toujours poussée à aller plus loin et j'ai bien fait. En plus, je crois que je suis un peu tombée amoureuse de Marius, au cours de ma lecture ! En général, quand on me demande quels sont mes classiques préférés, Les Misérables me viennent tout de suite en tête. Ils ne font pas naître la même émotion chez moi que les Zola, donc en général, je les classe ex-aequo, mais il est vrai que cette saga est magistrale. 

     

    •  Germinal, Emile Zola (1885)


    Impossible de ne pas citer ce roman. Celui-là, je l'ai découvert en Seconde, mais d'abord en version abrégée. Ca m'avait plu mais très vite, j'ai eu envie de lire le roman intégral. Et quelle claque ! Zola est magistral dès qu'il s'agit de décrire la société de son époque : il n'est pas naturaliste pour rien. Et je crois qu'il est particulièrement doué pour décrire les plus déshérités, les ouvriers, les paysans...Ici, au travers des yeux d'Etienne Lantier, l'un des fils de Gervaise, c'est le monde terrible des mines de charbon qui est décrit au lecteur. Ce roman industriel, dans lequel est abordé la lutte des classes mais aussi beaucoup d'autres sujets, est pour moi l'un des meilleurs de notre littérature et il est à lire, ne serait-ce que pour se rappeler ces mineurs de fond qui souvent ont laissé leur vie dans les galeries souterraines et ont permis à l'industrialisation de perdurer et de se développer. 

    •  La Terre, Emile Zola (1887)


    Quelle appréhension j'avais en démarrant cette lecture. J'avais cherché des infos dessus un peu avant et je savais que cette lecture serait extrêmement violente : la vie des paysans à l'époque, avant la mécanisation, était encore extrêmement difficile. Mais c'est aussi toute la violence d'une communauté, fruste, sans éducation, mal dégrossie, en somme. Zola ne fait pas dans le bon sentiment et on le lyncherait aujourd'hui pour avoir décrit de cette manière le monde de la terre ! Et pourtant... ce qu'il décrit n'était peut-être pas si éloigné de certains villages isolés. A travers le personnage de Jean Macquart, frère de Gervaise et qu'on retrouvera ensuite dans La Débâcle, c'est une paysannerie presque barbare que décrit l'auteur, avec peut-être un peu d'exagération parfois mais sans aucune concession.

     

     

    • La Reine Margot, Alexandre Dumas (1845)


    Mon premier Dumas, qui m'a fait découvrir le souffle, la verve, l'énergie du style de l'auteur ! On ne présente pas la reine Margot, fille d'Henri II et Catherine de Médicis, présentée ici comme une princesse sulfureuse collectionnant les amants et ayant même, peut-être, des relations dégénérées avec ses propres frères. Dumas a participé à véhiculer des idées fausses sur bien de nos personnages historiques. Et pourtant... lire Dumas, c'est tellement...extraordinaire ! Ce qu'il écrit ne vaut rien historiquement parlant mais... alors ! Quel souffle et quelle qualité ! Je n'ai jusqu'ici, jamais été déçue !

     

     

    •  Salammbô, Gustave Flaubert (1862)


    Voilà un classique très particulier et dont je garde encore un excellent souvenir (même si je serais, là maintenant tout de suite, incapable de me souvenir en quelle année je l'ai lu). Flaubert nous décrit un monde onirique, celui de la princesse carthaginoise Salammbô. Le roman prend corps dans une Antiquité un peu imaginaire et sublimée mais qui a su me séduire. J'ai eu l'impression de lire un conte des milles et une nuits, plein de rêve. 

     

     

    •  Jane Eyre, Charlotte Brontë (1847)


    Jane Eyre fut une révélation à retardement. Il m'a fallu énormément de temps pour me plonger dans ce livre. Le début, je me souviens, m'avait mise extrêmement mal à l'aise. J'ai démarré ce livre un matin, avant d'aller en cours. J'étais en fac alors et je reprenais petit à petit un vrai rythme de lecture, avec des livres qui me donnaient vraiment envie et qui n'étaient pas des lectures obligatoires. L'histoire, puissante, de Jane Eyre, m'a beaucoup plu mais elle m'avait tourné dans la tête toute la journée après avoir en avoir lu ces premiers chapitres qui m'avaient si perturbée ! Charlotte Brontë est la première des soeurs que j'ai lues et son univers ainsi que sa plume m'avaient parlé. L'histoire de Jane et de Mr. Rochester est sublime et tellement forte ! Une très bon souvenir.

     

    • Une Vie, Guy de Maupassant (1883)


    Avec Maupassant, au départ, ça n'a pas passé. J'avais dû lire Le Horla pour les cours, au collège et j'avais laissé tomber cette lecture, qui m'avait fait peur et ne m'avait absolument pas parlé, faute certainement d'explications. Je n'ai lu Une Vie que bien plus tard. C'était en 2013. Je savais qu'on était loin du fantastique du Horla, loin de cet univers un peu torturé qui m'avait effrayée. Avec Une Vie, on revenait à ces classiques réalistes qui me plaisent beaucoup et, effectivement : j'ai été très agréablement surprise et j'ai fait une très belle découverte, même si l'intrigue n'est pas évidente, avec ce couple qui se délite lentement, entraînant dans son sillage les inévitables ressentiments, humiliations et désillusions.

     

    • Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas (1844 - 1846) 


    Avec Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas expérimente un genre vraiment particulier. Il délaisse l'historique pour nous livrer un roman étrange, qui serait presque un conte oriental et surtout, une lente et machiavélique variation sur la vengeance. Son talent ne se dément pas ceci dit et c'est avec beaucoup de curiosité et de plaisir que je me suis lancée, moi aussi, à la suite d'Edmond Dantès, entre les salons parisiens, les belles maisons bourgeoises où il se passe souvent les choses les plus laides, les cellules du château d'If et les merveilles de l'île de Monte-Cristo, en pleine Méditerrannée.

     

    • Les Liaisons Dangereuses, Pierre Choderlos de Laclos (1782)


    L'amoureuse du XVIIIème siècle que je suis ne pouvait pas ne pas parler de ce roman. Découvert au lycée, le célèbre roman de Laclos m'avait laissée de marbre. Je l'ai relu l'an dernier, avec dix ans de plus, une expérience de lectrice plus importante. Et je me suis délectée de bout en bout, parce que ce roman représente si bien et à lui seul ce que fut le XVIIIème siècle, tout en contrastes et en paradoxes. Qui ne connaît pas la perfide Merteuil, le non moins roué Valmont, la naïve Volanges, la prude Tourvel, l'amoureux Danceny ? Si cette lecture a été très laborieuse la première fois et m'avait laissée relativement indifférente la première fois, j'en ai bien mieux pris la mesure la deuxième fois et cela, pour mon plus grand plaisir, découvrant non seulement un auteur mais aussi un style comme on n'en fait plus. 

     

     


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  • [CONSEILS LECTURE] Les livres lus en 2018 que je vous recommande

    [CONSEILS LECTURE] Les livres lus en 2018 que je vous recommande

    Cette année 2018 n'est marquée par aucun coup de cœur littéraire. C'est rare, mais ça arrive. D'autant plus que cela ne veut pas dire que je n'ai pas fait de bonnes découvertes. 

    Dans cet article, je vous propose de partir à la découverte des romans ou sagas que j'ai beaucoup aimés cette année et que je recommande aux autres lecteurs. 

     

    Couverture Une chanson pour Ada 1. Une Chanson pour Ada, Barbara Mutch, 2015, 512 p.

    C'est fort, c'est beau, c'est puissant. Dans une Afrique du Sud gangrenée par l’apartheid, Barbara Mutch nous emmène à la découverte du personnage d'Ada, jeune fille noire élevée dans une famille de Blancs. Ce roman est puissant et ferait une belle fresque historique, en série ou en film. 

    Pourquoi je recommande ? Parce que, même si ça n'a pas été un coup de cœur, c'est certainement le roman qui, de toute l'année 2018, a su me faire vibrer autant. Je l'ai lâché difficilement et à contrecœur. 

     

    Couverture L'autre rive du Bosphore 2. L'Autre Rive du Bosphore, Theresa Révay, 2013, 510 p.

    Non, il n'y a pas que les Anglo-saxons qui savent écrire de grands romans historiques mâtinés de romance ! Theresa Révay est une auteure bien de chez nous et, dans ce roman, elle nous dépayse, nous fait découvrir les richesses d'un Orient disparu et nous fait rencontrer un personnage de femme fort et profond, ce qui ne gâche rien. 

    Pourquoi je recommande ? Parce que j'ai été agréablement surprise ! Je ne m'attendais pas à ça en démarrant cette lecture et j'ai au final passé un bon moment, dans le sillage de Leila, jeune femme forte, déterminée et amoureuse. 

     

    Couverture Les yeux couleur de pluie 3. Les Yeux Couleur de Pluie, Sophie Tal Men, 2017, 253 p.

    Un Grey's Anatomy à la sauce armoricaine, c'est bizarre, non ? Eh bien, pas du tout ! Sophie Tal Men, avec cette saga bretonne vivifiante et dynamique, nous prouve bien qu'il va falloir compter avec elle sur la scène du feel-good français ces prochaines années ! 

    Pourquoi je recommande ? Parce que l'auteure a su doser subtilement gravité et légèreté, brossant un portrait juste de l'hôpital, sans jamais tomber dans le pathos et sans oublier de nous faire sourire ou rêver. 

     

    Les Larmes de la Liberté ; Kathleen Grissom   4. Les Larmes de la Liberté, Kathleen Grissom, 2017, 464 p.

    Si vous avez aimé La Colline aux Esclaves, ce roman vous plaira sans nul doute. Voilà une auteure peu connue et qui, pourtant, mériterait de l'être. Kathleen Grissom écrit avec beaucoup de justesse sur l'esclavage et l'Amérique des plantations. Touchant et bien écrit, ce roman se savoure. 

    Pourquoi je recommande ? Parce que l'univers de Kathleen Grissom est définitivement intéressant, bien documenté et surtout, elle écrit très bien. Une auteure à découvrir. 

     

    Couverture La maison de la falaise 5. La Maison de la Falaise, Audrey Perri, 2018, 476 p. 

    Prenez Kate Morton, Lucinda Riley, Katherine Webb, secouez bien et vous obtenez...Audrey Perri ! Avec La Maison de la Falaise, cette jeune auteure française va bientôt jouer dans la cour des grands, c'est sûr ! Rien à redire, ce premier roman est captivant et complexe à souhait ! 

    Pourquoi je recommande ? Parce que j'ai beaucoup aimé, d'une part et que j'ai vraiment trouvé que ce premier roman était bourré de qualités ! Et surtout, c'est bien de soutenir une jeune auteure, blogueuse, qui plus est et qui écrit très bien. 

     

    Couverture Derrière la porte 6. Derrière la Porte, Sarah Waters, 2016, 720 p.

    Prenez un style puissant et racé au service d'une histoire d'amour sensuelle et complexe et vous obtenez un roman qui mène à son paroxysme la tension dramatique sur fond d'amours lesbiennes particulièrement intenses. Ces deux personnages de femmes sont attachants et profonds et l'histoire d'une densité certaine. 

    Pourquoi je recommande ? Pour la qualité de l'intrigue, qui aurait pu se borner à une simple histoire d'amour entre deux femmes à une époque où cela n'était pas admis, voire impensable. Sarah Waters a su nous faire entrer dans l'intimité d'une famille, qu'elle décortique d'un œil presque scientifique mais sans animosité. 

     

    Couverture Le manoir de Tyneford 7. Le Manoir de Tyneford, Natasha Solomons, 2014, 518 p.

    Indéniablement, l'une de mes plus belles lectures de l'année 2018. Le Manoir de Tyneford brosse le portrait d'une jeune femme déracinée et qui doit se reconstruire ailleurs, loin de son pays et de ses proches, dans la tourmente de la Seconde Guerre Mondiale. C'est avec beaucoup de sensibilité que Natasha Solomons décrit le quotidien d'une jeune juive autrichienne réfugiée en Angleterre dans les années 1940, une jeune femme qui lui a été inspirée par l'une de ses parentes et ça se sent...On a souvent les larmes au bord des yeux, prêtes à déborder. 

    Pourquoi je recommande ? Pour la force du récit, sa puissance. Ce Downton Abbey des années 1940 avait tout pour me convaincre et ce fut le cas. 

     

    Couverture Amours 8. Amours, Léonor de Récondo, 2016, 216 p.

    Léonor de Récondo aime jouer avec les mots et les aime tout simplement, ça se sent. D'une plume fine et racée, elle brosse le quotidien sale et interlope d'une grande maison bourgeoise française du début du XXe siècle, entre viols en bonne et due forme et désir d'enfant contrarié... Un roman court mais évocateur et très bien écrit. 

    Pourquoi je recommande ? Parce que Léonor de Récondo est une très bonne conteuse. Elle a le don de nous faire nous interroger et de toujours poser les mots justes sur les émotions qu'elle décrit. 

     

    Les livres lus en 2018 que je vous recommande  9. Concours pour le Paradis, Clélia Renucci, 2018, 272 p.

    Dans la Venise de la fin du XVIe siècle, dans une émulation artistique sans précédent, des artistes s'affrontent pour ce qui s'apparente à LA commande du siècle : le Paradis, tableau immense destiné à orner la salle du Conseil du Palais des Doges. Avec rigueur, Clélia Renucci restitue ce choc des Titans de l'art italien. 

    Pourquoi je recommande ? Parce que, pour un premier roman, c'est drôlement réussi ! 

     

    L'Enfant du Lac ; Kate Morton 10. L'Enfant du Lac, Kate Morton, 2017, 737 p.

    Kate Morton est une auteure qu'on ne présente plus et qui n'a rien à prouver. Avec L'Enfant du Lac, elle signe le roman qui, à ce jour et à mon sens, est le plus abouti et le plus captivant de toute son oeuvre. Ficelé comme un roman policier, il y'a du Daphné du Maurier dans cette oeuvre étrange et savamment maîtrisée. 

    Pourquoi je recommande ? Parce que lire du Kate Morton, c'est l'assurance de passer un bon moment et de ne jamais s'ennuyer. 

     

    Couverture Fragonard : L'Invention du bonheur 11.Fragonard, l'Invention du Bonheur, Sophie Chauveau, 2013, 524 p.

    Quand la plume fine et acérée de Sophie Chauveau, auteure du Siècle de Florence, s'attaque au plus galant des peintres français, ça ne peut qu'être passionnant. Ce XVIIIème siècle français que j'aime d'une passion brûlante revit sous nos yeux. Passionnant, captivant, rayonnant, ce roman est une bouffée d'air frais. 

    Pourquoi je recommande ? Définitivement, pour le style de l'auteure, que j'aime toujours autant et que j'aimerais faire découvrir à beaucoup d'autres lecteurs parce que ça vaut le coup ! On aime ou n'aime pas mais il faudrait avoir lu au moins un roman de Sophie Chauveau quand on aime l'Histoire et l'Histoire des Arts. 

     

     

     

     


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    [SPECIAL SAINT-VALENTIN] Les 10 romans dont les couples m'ont le plus marquée

     

     

     

     

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    Entendons-nous bien : la saint Valentin, pour moi, c'est un jour comme un autre et, en ce qui me concerne, j'ai passé ma soirée en tête en tête avec mes chats. Malgré tout, j'ai des fois des accès midinette et, oui, comme tout le monde, j'ai (un peu) bavé et pleuré devant Love Actually ou Le Journal de Bridget Jones et, oui, je suis convaincue que Colin Firth dans le rôle de Mr. Darcy dans le Orgueil et Préjugés de 1995 reste, à ce jour, ce qui se rapproche le plus du prince charmant. Bah oui, je suis une fille : j'ai peut-être vingt-huit ans et beau être célibataire, on ne se refait pas. Alors vu que le monde, ces dernières heures dégoulinait de cœurs et de guimauve rose fuchsia, moi, j'ai eu envie de vous parler littérature et, entre autres, de ces dix romans dont les histoires d'amour m'ont marquée. Pourquoi ? C'est justement ce qu'on va voir maintenant. Vous êtes prêts à fondre pour eux ? Moi, ça fait déjà un moment que c'est fait. 

     

     Jane Eyre, de Charlotte Brontë : Jane & Rochester

    C'est Jane Eyre qui m'est venu à l'esprit dès que j'ai songé à écrire cet article. Pourquoi ? Parce que c'est un roman grandiose : le talent de l'auteure, l'intrigue, les personnages, tout est porté à son maximum et l'histoire entre Jane et Mr. Rochester est magnifique. Je me souviens d'avoir été happée par cette lecture comme rarement je l'ai été. Encore aujourd'hui, je ne sais pas si je peux parler de coup de coeur concernant Jane Eyre, parce que les premiers chapitres m'ont plongée dans des sentiments vraiment contradictoires : j'avais envie de continuer et, en même temps, de poser le livre pour fuir loin. C'est la suite qui m'a emportée comme jamais et je crois que les liens qui se tissent petit à petit entre notre héroïne et le maître de Thornfield m'a marquée pour toujours. C'est l'une des plus belles histoires qui m'ait été de lire, très certainement. 

     La Faute de l'Abbé Mouret, d'Emile Zola : Serge Mouret & Albine

    Si j'ai pensé aussitôt à Jane Eyre parce que c'est le genre d'histoires qui vous étreint et vous emporte, je ne pouvais pas exclure ce roman de mon top 10 et je crois même que, dans l'histoire de la littérature française, c'est l'idylle que je préfère. C'est même plus qu'une idylle, c'est une passion. L'avis est totalement subjectif et je sais que beaucoup de lecteurs ne se retrouvent pas dans les oeuvres de Zola. Pour ma part, elles ont toutes une certaine résonance en moi, littéraire ou personnelle. J'ai relu plusieurs fois La Faute de l'Abbé Mouret et, chaque fois, je suis tombée sous le charme sauvage de la jeune Albine, comme sous celui de Serge, jeune abbé en pleine crise de conscience, à fleur de peau et à la sensualité à vif. C'est un roman extrêmement sensuel et voluptueux, même si les mots ne sont jamais directs. C'est une réécriture des mythes antiques et même bibliques : ce roman, c'est Pyrame et Thisbé, c'est Roméo et Juliette, mais c'est aussi Adam et Ève dans le jardin d'Eden. La Faute de l'Abbé Mouret fait partie de ces romans que je pourrais relire dix fois et que j'aurais toujours l'impression de découvrir. 

    Couverture Les Misérables (2 tomes), tome 1 Les Misérables, de Victor Hugo : Marius & Cosette

    Hugo est grandiose. Dans tout ce qu'il écrit, il est grandiose. Les revendications sociales, la guerre, le patrimoine, tout, sous sa plume, devient intéressant et sujet à questionnements. Et dans les histoires d'amour, il excelle aussi. Qui n'a pas pleuré devant Jean Valjean qui voit partir la jeune Cosette, qu'il a élevée comme sa fille ? Moi, je l'avoue tout de suite, j'ai pleuré comme une madeleine pendant tout ce chapitre ! Qui ne sent pas son coeur se serrer devant le dévouement fou d'Eponine, amoureuse folle de Marius et qui risque sa propre vie pour le sauver, en pleine insurrection populaire ? Enfin, qui n'a pas fondu devant les premiers émois de Marius et de Cosette, les premiers bonheurs de cette jeune fille qui n'en a pas eu beaucoup jusque là ? Et puis Marius... Je crois qu'il est mon premier amour littéraire, cette figure d'homme tellement bien ciselée et décrite qu'on peut la toucher du doigt et presque ressentir quelque chose pour elle. J'ai aimé Marius et je l'aime encore, je crois. Une des plus belles histoires, sensible, belle et délicate, de la littérature française. Définitivement, Hugo est un génie. 

    Couverture Brokeback mountain Brokeback Mountain, Annie Proulx : Ennis & Jack

    Cette histoire, pour moi, c'est avant tout un film (et le fait que ce soient Jake Gyllenhaal et Heath Ledger qui tiennent les rôles principaux ne gâche rien, soit dit en passant). Un film que j'ai vu plusieurs fois, moi, la fille qui n'est pourtant pas du tout cinéphile. Un film qui m'a fait pleurer plusieurs fois derrière mon écran. Il y'a quatre ans, c'est ensuite devenu une expérience littéraire. Brokeback Mountain, c'est avant une nouvelle de l'auteure américaine, Annie Proulx, publiée dans The New Yorker. C'est une histoire sur fond d'années 60 conservatrices et puritaines, dans un Etat américain très rural, le Wyoming. Dans les montagnes, deux jeunes bergers, mariés et pères de famille, Ennis et Jack tombent amoureux l'un de l'autre et se jettent dans les bras l'un de l'autre. Ils apprivoisent une nouvelle forme d'amour et une nouvelle forme de sexualité. Peu importe que dans cette histoire, ce soit deux hommes, ce n'est pas ça qui est important, la beauté se situe seulement dans la pureté et la sincérité des sentiments échangés entre deux individus. Qu'ils soient deux hommes, deux femmes ou un homme et une femme est superflu. Ce que j'ai aimé dans cette histoire, c'est vraiment cette beauté un peu brutale et novice d'un amour qui se cherche et se découvre petit à petit. 

    Couverture Sur la route de Madison Sur la route de Madison, Robert James Waller : Francesca et Robert

    Si vous voulez me faire pleurer et ne plus m'entendre de la journée, collez-moi devant Sur la route de Madison et je vous foutrai la paix, c'est sûr. Ce film est tellement beau et cette scène, à la fin, cette main qui se pose une fraction de seconde sur la poignée d'une portière, qui hésite puis qui renonce. On a tellement envie de lui crier : Fais-le, mais fais-le ! et en même temps on comprend cette femme, qui renonce à la passion et qui se sacrifie à sa vie de famille, à son mari et ses deux enfants. Finalement, il n'est pas là, l'héroïsme ? N'est-il pas dans la grandeur du renoncement plutôt que dans la satisfaction immédiate ? C'est à ce questionnement que m'a amenée le film, comme le livre et c'est finalement parce qu'elle renonce que je trouve Francesca infiniment courageuse. Peut-être ne serez-vous pas d'accord avec cette analyse, peut-être considérez-vous qu'elle aurait été, au contraire, courageuse de s'en aller, de tout plaquer et de partir avec Robert. Certes, c'est une autre forme de courage. Mais la Francesca du roman comme du film est, pour moi, absolument admirable. Après avoir découvert l'interprétation impeccable de Meryl Streep et Clint Eastwood, il y'a six ans, j'ai voulu lire les mots de Robert James Waller, qui ont inspiré le film. Quelle beauté. J'ai retrouvé ce que j'avais tant aimé à l'écran : l'ambiance, les personnages, simples mais brûlant d'une passion aussi soudaine qu'intense et passionnée. Sur la route de Madison est une magnifique histoire, d'une beauté rare et juste. 

     

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     Correspondance, Héloïse d'Argenteuil et Pierre Abélard : Héloise & Abélard

    Héloïse et Abélard forment un couple mythique qui ne cessera jamais, je pense, de me fasciner. Ils sont passionnants et, neuf siècles après, on peut toujours s'identifier à eux, ce qui absolument incroyable. Cette histoire qui les consume jusqu'à la fin, alors qu'ils sont cloîtrés, alors qu'ils ont renoncé l'un à l'autre, est tellement superbe ! De leur couple naîtra un fils, Pierre Astrolabe, mais aussi cette correspondance, que j'ai lue il y'a deux ans et qui m'a sidérée par sa qualité et son actualité, malgré la forte religiosité qui imprègne ses pages. L'amour est universel et intemporal et Héloïse et Abélard en sont un bon exemple. J'ai tellement aimé la manière, juste et tendre, qu'a Héloïse de se dévoiler et d'avouer son amour à cet homme qui n'est plus, à cette époque-là, qu'un maître spirituel, un maître de conscience, finalement, mais qu'elle a aimé charnellement, étant jeune fille. Héloïse et Abélard forment un couple polymorphe : ils partagent une intimité ultra moderne pour l'époque, ils partagent une même vision du monde, une même façon de voir. Pour moi, ce couple dépasse tous les autres : Roméo et Juliette, Tristan et Yseut, Guenièvre et Lancelot, c'est bien joli, mais c'est du mythe...Et parfois, la réalité dépasse la fiction : c'est le cas avec Pierre Abélard et Héloïse d'Argenteuil. 

      Orgueil et Préjugés, de Jane Austen : Lizzie & Darcy...et puis les autres aussi...

    Comment ne pas parler de ce roman de Jane Austen dans un top 10 consacré aux plus belles histoires d'amour ? Elizabeth Bennett et Mr. Darcy forment aujourd'hui un couple mythique. Jane Austen a le don pour écrire des histoires sans mièvrerie aucune, mais au contraire avec une ironie mordante et subtile et ses histoires d'amour s'en ressentent. Je n'aime pas la guimauve et j'aime beaucoup la manière dont Jane Austen écrit des romans d'amour sans en avoir l'air, finalement. Les multiples romances qui sont au centre d'Orgueil et Préjugés sont toutes différentes mais intéressantes, pour ce qu'elles révèlent et symbolisent. Evidemment, ma préférée (même si j'aime bien la discrète Jane, qui ravit le coeur de Mr. Bingley tout doucement) c'est celle qui unit petit à petit Lizzie, très impulsive et au caractère fort et Mr. Darcy qui, considéré par des générations de lectrices comme l'incarnation du prince charmant, peut aussi s'avérer être particulièrement mystérieux et même désagréable. Pourtant, la conclusion positive de la joute qui oppose Lizzie et le fringant gentleman nous remplit de joie. Jane Austen associe à une vision dénuée de bons sentiments un peu trop faciles, une plume fine et féminine ce qui fait d'elle, à mon sens, l'une des meilleures analystes du cœur humain et de ses méandres. 

       Le Blé en Herbe, de Colette : Phil & Vinca

    Aucun roman ne décrit mieux, à mon sens, la sensibilité et la sincérité des amours adolescentes. Colette est une très bonne conteuse à la plume sensuelle et parfois subversive (il n'y a qu'à lire Chéri, qui raconte l'histoire entre un jeune homme et une femme mûre, pour s'en rendre compte). Entre amitié et désir naissant, l'histoire de Phil et  Vinca, qui se connaissent pourtant depuis toujours, prend forme le temps d'un été. On est au début du XXème siècle et, à l'époque, on ne s'aime pas comme aujourd'hui. Et pourtant, dans leur amour qui s'émancipe des codes de la société, Phil et Vinca, sont étonnamment modernes et intemporels. J'ai relu plusieurs fois ce roman avec la même émotion que la première fois.  

    Couverture Derrière la porte   Derrière la Porte, de Sarah Waters : Lilian & Frances

    J'ai lu ce roman en juillet dernier et, très sincèrement, je ne m'attendais pas à ça. Premier roman que je lis avec une histoire d'amour lesbienne centrale, j'ai été très agréablement surprise. Est-ce la propre orientation sexuelle de l'auteure qui lui permet de poser des mots aussi justes sur cette histoire, entre amitié, carences affectives et franche sensualité ? En tous cas, j'ai trouvé admirable l'histoire, amoureuse et sexuelle, qui unit Frances et Lilian, deux jeunes femmes totalement différentes, venant de milieux sociaux différents mais unies par un même désir d'être aimées, mues par des carences qu'elles portent depuis longtemps. Un très bon roman, qui ne manque pas parfois de piquant, car les scènes de scène y sont assez crues. Malgré cela, c'est une intrigue d'une grande justesse et d'une grande beauté qu'a écrit ici Sarah Waters, en l'inscrivant dans une époque où l'homosexualité en général et l'homosexualité féminine plus particulièrement ne sont pas ou peu tolérées. 

    Couverture Outlander (10 tomes), tome 01 : Le chardon et le tartan  La saga Le Chardon et le Tartan (Outlander), de Diana Gabaldon : Claire & Jamie et puis Bree & Roger, aussi !

    Je ne pouvais décemment pas exclure de ce top 10 la saga Outlander qui me suit maintenant depuis de nombreuses années. Diana Gabaldon écrit de la romance historique et l'assume totalement. Au-delà de l'aspect un peu fantastique de Claire, qui voyage dans le temps, le roman dégouline d'amour ! Beaucoup de couples se forment au cours de cette saga qui se déroule sur plusieurs décennies mais j'avoue que le couple-phare, formé par Claire et Jamie, est difficile à détrôner même si leur fille, Brianna et son conjoint Roger prennent de plus en plus de place. Le couple formé par l'infirmière du XXème siècle et le Highlander du XVIIIème siècle est extrêmement intéressant, au-delà de l'amour qu'ils se portent et des scènes de sexe évocatrices, pour ce qu'il représente : la tolérance. On imagine aisément que Claire, qui a un métier, qui a traversé une époque pas évidente, ne va pas penser comme les femmes que Jamie connaît, au XVIIIème. Pourtant, ils s'aiment d'un amour sincère et particulier. Je crois que Diana Gabaldon, dans Outlander, a réellement donné naissance à un couple qui deviendra un classique de la littérature. Claire et Jamie sont des personnages attachants et que, pour ma part, je suis toujours heureuse et impatiente de retrouver quand je reprends ma lecture de la saga. 

     

    ♣ Jokers :

      L'Amant de Lady Chatterley, de D.H Lawrence : lady Chatterley & Mellors

    J'ai hésité à placer ce roman dans le top 10 et finalement je l'ai remplacé par Derrière la Porte, qui m'a quand même un peu plus marquée. C'est le côté un peu interdit, confidentiel, de ce roman, censuré à sa sortie, qui m'a donné envie de le lire. Il fleure bon le scandale, en fait, alors que ce décrit D.H Lawrence est avant tout une très belle histoire d'amour, celle d'une femme qui ne trouve pas auprès de son mari l'étincelle dont elle a besoin et un homme qui ne triche pas. Mellors est garde-chasse sur le domaine des Chatterley, un homme solitaire qui vit dans une cabane reculée, un homme un peu fruste, mais qui aimera lady Chatterley avant tout pour ce qu'elle est, une femme qui s'étiole et qui a besoin de se sentir belle et désirable dans le regard d'un homme. Les scènes de sexe ne sont pas censurées, effectivement et l'auteur appelle un chat un chat. On comprend que ce roman n'est pas été publié dans son intégrité au moment de sa sortie et qu'il ait pu choquer même si, pour ma part, je l'ai trouvé relativement peu scandaleux. Non, avant tout, c'est une jolie histoire d'amour et qu'il y'ait des scènes de sexe m'apparaît comme normal. Il n'y a rien de sale ni de dégoûtant dans une histoire comme celle-là, au contraire : elle est tendre et touchante. 

    [SPECIAL SAINT-VALENTIN] Les 10 romans dont les couples m'ont le plus marquée  Le Ciel de Darjeeling, de Nicole Vosseler : Ian et Helena

    Au moment où j'écris cet article, je n'ai pas encore terminé ce roman et pourtant, j'ai eu envie de l'inclure parce que je trouve que l'histoire au centre du récit est particulièrement belle. Il me reste encore un peu plus de cents pages pour arriver au bout et pourtant, je le trouve déjà épatant ! Et l'histoire entre Helena, la jeune héroïne et Ian, le mystérieux planteur de thé, est tellement mystérieuse et en même temps tellement tendre. Entre éclats et affection, les deux personnages se retrouvent avant de se déchirer. Il y'a du mystère et beaucoup de sentiments dans cette belle histoire dépaysante et une attirance assez irrésistible envers Ian. Bref, j'ai hâte de terminer ce roman et, en même temps, j'aimerais qu'il dure toujours tant je le trouve, pour le moment, assez extraordinaire. Et je crois vraiment que l'histoire d'amour entre Helena et Ian n'est pas pour rien dans le grand intérêt que je porte à ce récit. 

     

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    Et vous ? Quels sont les histoires d'amours qui vous ont marqué ? Quels sont vos couples préférés ? 

     


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  • [POUR ATTENDRE NOËL] #1 Traditions du monde entier : le festival des lanternes géantes aux Philippines

     

    [POUR ATTENDRE NOËL] #1 Traditions du monde entier : le festival des lanternes géantes aux Philippines

     

     

    Penser à Noël, c'est imaginer une cabane perdue dans les neiges de Scandinavie, éventuellement dans les forêts du Canada... la maison du Père Noël, les rennes, les elfes, les longues nuits...on se réchauffe avec du vin chaud aux épices, on se déplace en traîneau, les lacs sont gelés...c'est vrai que c'est féerique, non ? 

    Mais il ne faut pas oublier que l'on fête Noël partout et que, dans certaines régions du monde, les images que cette fête convoque ne sont évidemment pas les mêmes que pour nous, en Occident. 

    Aujourd'hui, je vous propose de découvrir une tradition des Philippines, que vous connaissez peut-être déjà mais que je découvre, pour ma part. Il s'agit du Festival des Lanternes Géantes, Ligligan Parul Sampernandu en philippin. Ancienne colonie espagnole, l'archipel des Philippines a conservé une tradition catholique très forte et met un point d'honneur à célébrer l'une des fêtes les plus importantes de l'année : Noël. Elle est attendue depuis septembre, c'est dire ! 

    Les Lanternes Géantes, donc. Oui, oui, vous avez bien lu : les lanternes géantes. Alors de quoi s'agit-il exactement ? C'est un festival qui a lieu le samedi précédent Noël, dans la ville de San Fernando, considérée comme la capitale de Noël des Philippines. C'est une véritable compétition durant laquelle onze villages (barangays) s'affrontent en tentant de construire la plus grande lanterne. 

    Cette manifestation festive puise sa source dans une tradition bien plus ancienne mais encore observée aujourd'hui : pendant les neuf jours qui précèdent Noël, a lieu chaque matin une messe que l'on dit du coq car elle est célébrée à 4 heures du matin. Et, chaque soir, on allume devant les maisons une lanterne que l'on appelle là-bas la parol et qui est faite à la main avec du papier et du bois (de l'espagnol farol, qui signifie lanterne ou lumière). Celle-ci est en forme d'étoile et renvoie directement à la Bible et aux traditions chrétiennes puisqu'elle évoque l'étoile de David qui guida les Rois Mages. Aux Philippines et dans d'autres pays chrétiens d'Asie, l'étoile est aussi symbole d'espoir. Si, au départ, les créations étaient modestes, réalisées avec du papel de hapon (le papier utilisé pour les origamis japonais) et une armature de bambou, mesuraient une cinquantaine de centimètres et étaient éclairées par de petites bougies, aujourd'hui, pour le festival, elles se sont complexifiées et sont devenues spectaculaires : certaines atteignent 5 mètres de diamètre et sont éclairées grâce à des ampoules électriques clignotantes donnant l'impression d'observer un kaléidoscope ! 

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  • [POUR ATTENDRE NOËL] #2 Légendes de Noël

     

    [POUR ATTENDRE NOËL] #2 Légendes de Noël

     

     

    La semaine dernière, je vous ai proposé de voyager aux Philippines, à la découverte d'une tradition très suivie là-bas et qui célèbre la lumière, durant la période de l'Avent. Cette semaine, on revient en France et en Europe pour découvrir les légendes ancestrales attachées à cette période de l'année...Animaux soudain doués de la parole, pierres qui bougent...Noël est une période féerique et propice aux légendes, certaines d'origine chrétienne et d'autres, bien plus oniriques...

     

    Les Êtres Inanimés, dans l'Est et le Nord

    En Franche-Comté, on raconte qu'une roche pyramidale, qui domine la crête d'une montagne, se met à tourner trois fois sur elle-même au moment de la Messe de Minuit, quand le prêtre, durant la cérémonie, lit la généalogie de Jésus-Christ.
    La nuit de Noël également, le sable des grèves, les rochers des collines, les vallées, s'entrouvrent pour laisser apparaître tous les trésors enfouis dans le centre de la terre.
    Dans cette région, on raconte aussi l'étrange histoire de la Pierre qui Vire. Il s'agit d'une haute pierre pointue, qui se trouve en équilibre sur un rocher, entre deux villages : Scey-en-Varais et Cler. Elle fait un tour complet sur elle-même lorsqu'elle arrive l'heure de la Messe de Minuit. Dans les Vosges, un peu plus au Nord, c'est la légende la Pierre Tournerose que l'on raconte à la veillée. Cette pierre se trouve près de la ville de Remiremont et elle se mettait subitement en mouvement lorsque les cloches de Remiremont, Saint-Etienne et Saint-Nabord se mettaient à sonner pour appeler les fidèles à la Messe célébrant la Nativité.
    Ces légendes des Êtres inanimés se retrouvent jusqu'en Normandie, à l'opposé de la Franche-Comté. En pays de Caux, par exemple, il existe des légendes de pierres qui se mettent à tourner (pierres tournantes). Ces pierres se mettaient soudain en mouvement lorsque était célébrée la Messe de Minuit et exécutaient trois tours sur elles-mêmes. Les monstres qui étaient censés habiter les profondeurs de ses rochers sortaient à ce moment-là aussi et exécutaient des danses folles atour d'elles. On peut citer pour exemple la Chaise de Gargantua à Duclair, la Pierre Gante à Tancarville ou encore, la Pierre du Diable à Griquetot-sur-Ouville. En pays de Caux, en plus de ces légendes des Êtres Inanimés, on pense que les cloches perdues se mettent à sonner le soir de Noël : par exemple celles de l'église d'Ouville-l'Abbaye, qui serait enfouie dans le Bosc-aux-Moines, à Boudeville.
    Dans le Contentin, à Minières, se trouve un énorme bloc de pierre qui pèserait une tonne mais parvient tout de même à sauter par trois fois le jour de Noël, à minuit pile.

    Les Légendes Bretonnes sur les Pierres Tournantes

    On le sait, la Bretagne est une terre fertile en ce qui concerne les légendes...
    A Carnac, on retrouve la légendes des Pierres Tournantes. En effet, à Carnac, les menhirs se mettent à tourner sur eux-mêmes par trois fois avant d'aller se baigner dans l'océan. Un jour, un malin bien renseigné sa cacha aux abords de Carnac, la nuit de Noël et attendit que les pierres se déplacent vers l'océan pour mettre la main sur les trésors que l'on dit enfouis sous elles. Il se glissa dans un trou mais, étourdi par le scintillement de l'or qu'il trouve là, il ne pense pas à remonter et, le menhir, rafraîchi par son bain de mer, reprend sa place et écrase l'homme trop hardi.Le Calendrier de l'Avent d'A-Little-Bit-Dramatic Comme en Normandie, de nombreuses pierres (mégalithes, menhirs) se mettent en mouvement en cette nuit particulière...c'est le cas à Jugon (Côtes-du-Nord) ou un mégalithe se rend à la rivière de l'Arguenon. Dans le bois de Couardes, c'est, cette fois, un bloc de granit qui descend pour vers un ruisseau tout proche pour aller étancher sa soif. Il regagne ensuite sa place de lui-même. Au mont Beleux, tout au sommet, se trouve un menhir qui, la nuit de Noël se laisse emporter par un merle et laisse ainsi à découvert un fabuleux trésor...Les pierres de Plouhinec vont elles aussi boire à la rivière Intel toute proche tandis que la pierre de Saint-Mirel, elle, est liée à la légende rabelaisienne de Gargantua, qui s'en serait servi pour aiguiser sa faux. Après les moissons, il l'aurait plantée comme on la voit encore aujourd'hui. Elle passe pour cacher un trésor qui appâta, un jour, un paysan des alentours. Ce dernier était très avare et lorsqu'il sut que les roches, à la Noël, laissait à découvert de fabuleux trésors pendant qu'elles descendaient vers les ruisseaux pour se désaltérer, songea à s'en emparer.
    Pour pouvoir récupérer le trésor caché sous la pierre de Saint-Mirel, il fallait au paysan s'emparer d'un rameau d'or qu'il trouverait dans les bois de coudriers. Ce rameau avait autant de puissance que la baguette des fées. Muni de ce rameau magique, le paysan se précipita vers le plateau où se trouvait la pierre. A minuit, il la vit bouger et s'élever au dessus de la terre. Il s'approcha alors du trou béant laissé dans la terre par la pierre mobile et l'éclaira de son rameau d'or. Il fut émerveillé par tout l'or qu'il vit au fond du trou et se mit à l'entasser dans ses poches, dans un sac, dans ses vêtements...mais, aveuglé par cette richesse, il oublia que la pierre allait à un moment où un autre reprendre sa place...lorsque celle-ci s'élanca pour se remettre dans le trou comme si elle n'en avait pas bougé, l'avare s'y trouvait toujours. Il fut broyé par la masse de la pierre et son sang arrosa le fabuleux trésor de Saint-Mirel.

     

    [POUR ATTENDRE NOËL] #2 Légendes de Noël

     

    Les légendes animalières

    La croyance la plus populaire est que les animaux, la nuit de Noël sont soudainement doués de la parole, comme les humains et se mettent donc à conserver pendant la Messe de Minuit, notamment pendant la lecture ou le chant de la Généalogie du Christ. C'est sans doute les restes des mystères médiévaux de Noël où l'on faisait parler les animaux présents dans la crèche de la Nativité. 
    Dans les Vosges, on veille bien à donner beaucoup à manger aux animaux avant de se rendre à la Messe. Dans le Val-d'Ajol on croit en effet que les animaux se mettent à parler entre eux. Un habitant de Cornimont se jura d'en avoir le cœur net. Il alla donc se coucher, discrètement, dans un coin de son écurie et attendit. Lorsque minuit sonna, il vit l'un de ses bœufs se réveiller, s'approcher de l'un de ses compagnons et lui demander ce qu'ils feraient le lendemain. Son compagnon lui répondit qu'ils mettraient leur maître en terre. Le pauvre homme fut saisi d'une telle frayeur qu'il tomba raide mort et les bœufs menèrent ainsi leur maître au cimetière comme ils l'avaient prédit ! Une semblable mésaventure arriva à une habitante d'un petit village proche de Remiremont, qui, allant visiter ses étables pendant la Messe de minuit entendit ses boeufs dire qu'ils ne tarderaient pas à la porter en terre.
    Dans les Landes, on assure aussi que les animaux de la crèche se mirent à parler le soir de Noël, évoquant la naissance du Christ : le bébé n'avait alors que leur haleine pour se réchauffer. Ce don miraculeux est envoyé chaque année aux animaux de la crèche en souvenir de la Nativité. Cependant, entendre les animaux parler le soir de Noël causera un grand malheur au curieux qui tendra l'oreille : il tombe mort à l'instant même !

    Les légendes liées au Diable

    La nuit de Noël est une nuit de fête, certes, mais c'est aussi une nuit...particulièrement mystérieuse ! A l'approche de Noël, Satan se met à détester encore plus que d'habitude les humains. En effet, la naissance de Jésus lui remet en mémoire son propre et cuisant échec (n'oublions pas que Satan est un ange déchu qui tomba du Paradis). Il jette sur les chemins des pistoles, qui ne manqueront pas d'attirer, par leurs reflets, les fidèles en route pour la Messe de Minuit. Au pied des croix et des oratoires champêtres, il ouvre des gouffres où des millions de monnaies d'or ruissellent. Malheur à celui qui voudra remplir ses poches de cette manne inespérée ! Les pistoles lui échapperont mais laisseront sur ses doigts une trace noire indélébile et une sensation de brûlure terrible rappelant les Feux de l'Enfer !
    Le Malin est partout et on le rencontre, surtout dans la campagne, sous des formes souvent inattendues !
    Il y'a longtemps, au collège Saint-Anand, un vieux domestique racontait l'aventure qui lui était arrivée, le 25 décembre de l'an 1783. Il était jeune alors et avait tendu ses collets dans un ancien cimetière, malgré les mises en garde de son père. Pendant la Messe de Minuit, il courut à son collet et trouva un lièvre pris au piège. Ce dernier, le voyant arriver, se coupa alors la patte avec les dents et détala. Le jeune homme se met à poursuivre sa proie, qui file, malgré sa blessure. Ils arrivent alors au bord du Cher et l'animal saute, alors que le jeune chasseur allait mettre la main sur lui. Le Diable -car c'était bien lui, métamorphosé en lièvre-, reprit sa forme initiale et lança au jeune homme, plus qu'effrayé, on peut s'en douter : « Eh bien ! L'ami, est-ce bien sauté pour un boiteux ?»
    Dans la campagne limousine on pense au contraire que tous les maléfices et autres sortilèges perdent toute leur puissance lors de la nuit de Noël. Il est ainsi possible d'accéder à tous les trésors possibles, les monstres ou êtres surnaturels les gardant en temps normal n'ayant plus aucun pouvoir en cette nuit bénie et magique.

    Croyances et superstitions populaires

    Noël est souvent associé à la chance : ainsi, un enfant né le jour de Noël est, selon la croyance, voué à un avenir très prometteur. Par exemple, on pense que l'enfant né un 25 décembre est automatiquement sauvé de la pendaison et de la noyade et que toute sa vie, il connaîtra la chance et le bonheur.
    La personne qui parvient à trouver un noisetier, à minuit, verra qu'il y pousse un rameau d'or. Si elle parvient à le couper entre les douze coups de minuit, elle sera riche pour toujours. Par contre, si minuit achève de sonner et que le rameau n'est pas coupé, l'imprudent va rejoindre le royaume des morts.
    Il se passe de nombreuses choses en cette nuit de Noël : démons et sorcières sillonnent le ciel (le Père Noël et ses rennes ne sont donc pas les seuls de sortie cette nuit-là), les animaux sont soudainement doués d'un langage aussi humain que possible, les abeilles s'agitent dans les ruches et les arbres fruitiers se couvrent de fleurs qui disparaissent au douzième coup de minuit. A Marienstein, par exemple, un sanctuaire particulièrement aimé de la Suisse septentrionale et de l'Alsace, une magnifique rose particulièrement odorante, fermée toute l'année, s'ouvrait chaque soir de Noël : c'est la rose de Noël ou Rose des Neiges.

     

    [POUR ATTENDRE NOËL] #2 Légendes de Noël

     


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