• INTERMÈDE HISTOIRE III

     

    INTERMÈDE HISTOIRE LXV

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    I. Jeunesse d'un prince héritier

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    Louis II de Bavière, dont le nom germanique est Ludwig Otto Friedrich Wilhelm von Wittelsbach, est né le 25 août 1845 à Nymphenburg, à Munich. Il est roi de Bavière de 1864 à 1886 et est surtout connu pour sa supposée folie et ses magnifiques châteaux bâtis dans les Alpes bavaroises.
    Louis est le fils aîné du roi Maximilien II de Bavière, à qui il va succéder sur le trône de Bavière et de Marie de Honhenzollern, princesse prussienne. Par son grand-père, Louis Ier, il est le cousin des ducs en Bavière (parmi eux, la célèbre Sissi) mais aussi de l'empereur d'Autriche : en effet, deux soeurs du roi Louis, Ludovica et Sophie, ont épousé respectivement le duc Maximilien en Bavière et un archiduc d'Autriche. Ludovica est la mère de Sissi, Sophie, de François-Joseph, empereur d'Autriche.
    En 1846, la nourrice de Louis, qui a alors huit mois, contracte la fièvre typhoïde et en meurt. Ce sevrage brutal est considéré comme un véritable choc psychologique par des spécialistes. La même année, son grand-père, Louis Ier, tombe amoureux de l'aventurière Lola Montez et il abdique en 1848.
    C'est donc le père de Louis qui monte sur le trône : il devient le roi Maximilien II et il rétablit le calme en Bavière, après la fin de règne tapageuse de son propre père. Roi cultivé, Maximilien II encourage les arts et les ciences et se prononce contre le travail des enfants, couramment usité au XIXème siècle. Il fonde également des institutions de charité et prend des mesures concrètes en faveur de l'emploi. Maximilien II a l'ambition de forger une place de premier plan à son pays, la Bavière, face à l'Autriche et à la puissante Prusse. Le roi Maximilien est aussi un homme de bibliothèque se passionnant pour les livres tandis que son épouse, Maerie, est une femme de plein air et qui pratique avec passion l'alpinisme.
    En tant que fils aîné de Maximilien, lorsque ce dernier accède au trône, Louis devient automatiquement prince héritier. Le roi décide alors de prendre en charge l'éducation de son fils et c'est un enseignement particulièrement chargé qui s'abbat sur les épaules du jeune garçon : « lever à 5h l’été, à 6h l’hiver, petit déjeuner rapide et frugal, puis des heures d’étude à peine ponctuées d’une ou deux heures de détente. Ajoutons à l’instruction théorique et universelle, la discipline physique, comme la danse, l’escrime, le maniement des armes, l’équitation, la natation... et la discipline artistique, comme le dessin, la musique... Tous ces savoirs ennuieront pour la plupart le jeune prince, sauf la littérature, l’histoire, les sciences naturelles, l’histoire religieuse et l’enseignement de la langue française, qu’il possédera plus tard à la perfection. Tout cet enseignement ne laisse donc que peu de place aux contacts humains, en particulier aux rapports filiaux. »
    Mais, fantasque, amant à se costumer, prenant plaisir à faire du théâtre et à pratiquer la peinture entre autres choses, Louis est incompris de ses parents. Il a aussi un caractère sensible et solitaire, radicalement opposé à celui de son père, qui, de ce fait, s'éloign,e de lui et ne sait pas lui parler. Louis partage avec sa mère, la reine Marie, le goût de la montagne et de l'alpinisme mais elle ne le comprend pas plus que Maximilien II et se moque d'ailleurs des « envolées » de son fils, ce qui blesse cruellement le jeune prince, particulièrement sensible. De plus, la reine Marie préfère à Louis son jeune frère Othon, qu'elle trouve « plus ouvert, plus souriant, plus épanoui » et beaucoup plus facile à élever.
    Lentement, à cause de cette incompréhension de ses parents qui lui fait du mal, le jeune Louis se replie sur lui même et développe des sentiments très forts pour les personnes attachées à son éducation, qu'il aimera souvent bien plus fort que ses deux parents.
    Le futur roi Louis II passe l'essentiel de sa jeunesse à Hohenschwangau, château lié à la légende de Lohengrin et Tannhäuser. Le Minnesanger de la Wartburg (chanteur que l'on pourrait comparer à nos troubadours ou à nos trouvères) y aurait séjourné. Les fresques d'Hohenschwangau, réalisées par Moritz von Schwind, évoquent la quête du Graal ainsi que le mariage d'Elsa de Brabant, le combat de Telramund. Le cygne y est aussi partout présent. Pour faire plus clair, c'est toute la mythologie germanique que l'on retrouve dans cette demeure des rois de Bavière ! C'est d'ailleurs de ce décor onirique, dans lequel toute son enfance va baigner, que Louis va s'inspirer pour bâtir toute sa vie future. Le roi Louis II gardera d'ailleurs toujours un souvenir ému d'Hohenschwangau, qu'il décrit comme « le Paradis de son enfance ». Et, dans une lettre qu'il écrira à Richard Wagner, il lui confesse qu'il était « profané tous les ans par la prose de sa mère ».
    Wagner...ce nom est presque intimement lié à celui de Louis II. C'est en 1857 que Louis II a en mains pour la première fois un ouvrage du fantastique musicien : L'Oeuvre d'Art de l'Avenir. Le 18 février 1858, à Munich, a lieu la première représentation de Lohengrin mais Louis n'a pas eu la permission de s'y rendre. Le 3 juin, Louis commence son journal intime. Peu de temps après, il visite pour la première fois la vallée de Graswang, où se trouve une maison de chasse qui sert aux souverains de Bavière. C'est le futur emplacement du majestueux Linderhof...En septembre, Louis lit un nouvel ouvrage de Wagner, La Musique de l'Avenir et, enfin, il peut entendre un opéra composé par lui, en l'occurrence, Lohengrin. Le jeune homme est tellement subjugué qu'il en fait une crise d'épilepsie !
    En 1859, il passe son diplôme de fin d'études, après avoir été fait chevalier de l'Ordre de Saint-Hubert par son père, le 25 août, jour de la Saint-Louis mais aussi jour anniversaire de Louis : il a quatorze ans. Désormais, le jeune homme va plus souvent au théâtre et adopte sa célèbre coiffure frisée. A la fin de l'année, le prince héritier commence à suivre des cours universitaires, notemment en français, philosophie, science militaire et physique-chimie. En 1863, Louis rencontre Bismarck à Nymphenbourg...Il a dix-huit ans, il vient d'accéder au trône...

     

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     Portrait de Sophie en Bavière, la sœur de Sissi et éphémère fiancée de Louis II

     

    II. Roi de Bavière

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    Neuschwanstein (Schloss Neuschwanstein), l'une des plus belles réalisations de son règne

    Le 10 mars 1863, Louis devient roi de Bavière sous le nom de Louis II. C'est des Bavarois en liesse qui accueillent le tout jeune roi, remarquable par sa haute taille -il mesure près d'1 mètre 90- mais aussi sa beauté éthérée et angélique. Dès le début de son règne, le jeune roi décide de s'opposer à la politique audacieuse du chanclier de Prusse, Bismarck. Il choisit de se rallier à l'Autriche en 1866. Mais, cette même année, la bataille de Sadowa expulse l'Autriche de la sphère allemande proprement dite et met fin à la Confédération germanique. Louis II appelle alors à la chancellerie, pour remplacer Ludwig von der Pfordten, Chlodwig de Hohenlohe-Schilingsfürst. Ce dernier range la Bavière aux côtés de la Prusse, dans la guerre qui oppose ce pays à la France, durant la guerre de 1870. Mais il faut bien mentionner que Louis II est un roi viscéralement pacifique et que ce n'est toujours qu'avec beaucoup de répugnance qu'il choisit d'engager son royaume dans la guerre. La défaite française cuisante de 1870 parachève l'intégration du royaume de Bavière à l'Empire allemand naissant, selon la volonté de Bismarck.
    Mais le roi Louis II, lui, nourrit une passion pour la France. Il est en effet profondément francophile et nourrit une véritable admiration pour la monarchie absolue de Louis XIV. Il a aussi beaucoup d'amitié pour la reine malheureuse, Marie-Antoinette. Le roi est donc plus que réticent à ce que son royaume joigne le nouvel Empire allemand, notamment parce que celui-ci est gouverné par les puissants prussiens, qu'il déteste. Néanmoins, acquis aux idées libérales, il n'était pas défavorable à une certaine Union allemande.
    Bismarck prépare pour lui la Kaiserbrief, en 1870 par laquelle le roi Louis proposerait, au nom de la Bavière, la couronne impériale au roi de Prusse. Des compensations financières sont prévues pour le roi de Bavière, à travers l'héritage des Guelfes, une somme d'argent réunie à la suite de l'annexion du Hanovre par la Prusse en 1866. Malgré sa répugnance, Louis II se résout à la signer. Mais il fut le seul souverain allemand absent à la cérémonie de l'unification de l'Allemagne, qui a lieu dans la galerie des Glaces du château de Versailles, le 18 janvier 1871. C'est son frère cadet, Othon, qui l'y représente.
    A la suite de ces événements, qui marquent la fin de l'indépendance de la Bavière, Louis II décide de se détourner de la politique qu'il qualifie de fadaises d'Etat, pour se consacrer complètement à ses rêves. La fièvre bâtisseuse de Louis II va commencer...il dépense sans compter pour la construction de ces châteaux de rêve qui font encore la renommée de la Bavière aujourd'hui. Confrontés aux dépenses exorbitantes et toujours plus importantes du souverains, les différents gouvernements tentent, avec l'aide de la famille royale, de faire évincer Louis II du pouvoir...
    A partir de 1875, le roi se met à ne plus vivre que la nuit, faisant de nombreuses promenades avec des chaises à porteurs ou des traineaux. Il est parfois vêtu de costumes historiques et se prend pour les grands héros de la légende germanique. Peu de temps avant, en 1866, Louis II a émis le désir de se marier. Il choisit pour épouse sa cousine Sophie-Charlotte en Bavière, fille du duc Maximilien en Bavière et de Ludovica de Bavière, soeur de son grand-père, Louis Ier. Cela va à l'encontre des goûts naturels de Louis II, aujourd'hui reconnu comme homosexuel. Il aurait d'ailleurs été amoureux de Richard Wagner. Dans la jeune femme, qu'il prénomme Elsa, du nom de l'héroïne de la légende, il cherche en fait un alter ego d'Elisabeth, l'impératrice d'Autriche, la sœur de Sophie, qu'il aime et admire beaucoup. Maintes fois repoussé, le mariage n'aura jamais lieu.
    A mesure que les années passent, le roi Louis II devient de plus en plus taciturne et fantasque. Focalisé sur les plaisirs de la table, il prend des dizaines de kilos qui le rendent méconnaissable. Il se terre dans ses nids d'aigle gothico-romantiques des Alpes bavaroises, Neuschwanstein (qui ne fut jamais achevé), Linderhof, Herrenchiemsee, qu'il conçoit comme son Versailles personnel.
    En 1886, suite à un coup d'Etat du gouvernement, il est déclaré fou et donc, inapte à gouverner. C'est son oncle Léopold de Wittelsbach qui est nommé régent le 10 juin 1886. Son frère Othon n'est en effet pas apte à régner, puisqu'il est interné depuis 12 ans, lui aussi pour folie. Déclaré aliéné mental -seule sa cousine Elisabeth d'Autriche s'élèvera contre ce diagnostic qu'elle juge complètement faux-, Louis II est interné le 12 juin 1886 au château de Berg, au sud de Munich. Il n'y passera que peu de temps : le lendemain, alors qu'il effectue une promenade sur les bords du lac de Starnberg -sur les bords de ce même lac se trouve Possenhofen, la demeure d'enfance de Sophie-Charlotte et Elisabeth-, avec son médecin-psychiatre Bernhard von Gudden, il disparaît. Après des recherches, les deux corps sont retrouvés dans le lac, à proximité de la berge.
    A l'instar de la mort de son jeune cousin Rodolphe, à Mayerling en 1889, celle de Louis II reste particulièrement mystérieuse et suscite de nombreuses hypothèses.

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    Le roi Louis II l'année de sa mort, en 1886

    III. Conjectures autour de la mort de Louis II

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    Chapelle votive construite au bord du lac de Starnberg non loin de l'endroit où le corps du roi fut retrouvé

    Accident ? Assassinat ? La question se pose aussitôt après le décès aussi rapide du roi, qui a en plus emporté avec lui, dans la mort, son médecin. Tout d'abord, on pense que les deux hommes se seraient battus. Le roi aurait tué son médecin en l'étranglant puis se serait ensuite jeté dans le lac pour s'échapper. Le corps de Louis II ne porte aucune trace de coups. Il n'est pas non plus mort noyé, puisque ses poumons ne contiennent pas d'eau. Il serait en fait mort des suites d'une hydrocution due à la température de l'eau et au repas du soir, pris peu de temps avant. Le Dr Müller, assistant du défunt von Gudden, écrit : « Le roi a eu une crise cardiaque ». Trois thèses se présentent alors aux enquêteurs : la tentative d'évasion, l'accident ou le suicide. Le roi aurait pu tenter de s'échapper pour rejoindre sa cousine Elisabeth, présente dans une auberge de l'autre côté du lac à ce moment-là, à Feldafing, mais rien ne permet ni de confirmer ni d'infirmer cette thèse.
    D'autres ont affirmé que des catholiques avaient tenté de faire évader le roi avant d'instaurer un gouvernement de droite. L'accès de folie est privilégié par d'autres, encore : le roi Louis II aurait tué son médecin dans une crise de folie avant de se précipiter dans le lac. Le médecin aurait tenté de le retenir et une lutte aurait eu lieu entre les deux hommes. Le roi, plus grand et plus fort, aurait eu le dessus.
    Ce qui est sûr, en tous cas, c'est que Louis II est mort de mort naturelle. Même si le suicide a été envisagé, il semble que le roi ne se soit pas jeté dans le lac avec le dessein d'en finir.
    Aujourd'hui, en Bavière, il reste de Louis II ses magnifiques châteaux, perchés dans les Alpes bavaroises et qui se tournent vers les terres toutes proches de l'Autriche, patrie d'adoption de sa cousine adorée Elisabeth. Ils sont encore visitables aujourd'hui.

     

    © Le texte est de moi, je vous demanderais donc de ne pas le copier, merci.

     

    Pour en savoir plus :

    -Louis II de Bavière, Jean des Cars. Biographie.
    -Les Châteaux Fabuleux de Louis II de Bavière, Elisabeth Reynaud. Biographie.
    -Louis II de Bavière : De la réalité à l'idéalisation romantique, Jean Adès. Biographie.


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  • Commentaires

    1
    Mardi 9 Septembre 2014 à 16:34

    J'ai la biographie de Jean des Cars dans ma bibliothèque et il faudrait que je m'y mette

    2
    Lundi 15 Septembre 2014 à 17:27

    Bonjour, la biographie de Jean des Cars lue il y a de nombreuses années est très bien. Je conseille aussi sa "Sissi". Bonne après-midi.

    3
    Vincenzo
    Lundi 28 Mars 2016 à 00:38

    Bonsoir, votre texte est bien, vos ouvrages de référence aussi: je les ai dans ma bibliothèque ainsi que d'autres. Mais la thèse la plus probable reste celles qui n'ont pas été "validé" par le gouvernement bavarois car leurs thèses sont fausses et truqués afin de tiré profit de la situation. Du coup celle de l'assassinat est la plus "réelle" ( des témoins ont entendus 2 coups de feu alors qu'ils étaient au milieu du lac sur une barque, mais ils ont été muselés par le gouvernement...) Cette thèse est : le roi se serait battu avec son médecin et aurait pris le dessus, il se serait ensuite échappé vers le lac mais un sentinelle l'aurait aperçu et donc tiré dessus 2 fois. Son manteau était troué par 2 trou dû à des coups de feu, c'était une duchesse qui l'aurait conservé et une fois qu'elle voulait dévoilé cette hypothèse, son château à brulé avec elle et le manteau...donc plus de preuves existantes mise à part une photo du roi mort au bord du lac avec du sang sortant de la bouche . Tout cela montre bien que la thèse de l'assassinat est malheureusement celle qui tient le plus la route... Mais le mystère règne encore...

    Voilà un Secret d'histoire de mardi: https://www.youtube.com/watch?v=pVjlegV-L50

    Beau travaille en tout cas de votre part ! :-)

    Cordialement,

    Vincent FOLSCHWEILLER

      • Lundi 28 Mars 2016 à 11:35

        Je vous remercie, c'est toujours agréable d'avoir des retours positifs. 

        Je crois que la mort de Louis II de Bavière restera une énigme de l'Histoire, comme Mayerling, même si des théories surgissent régulièrement. Mais c'est ça aussi qui fait l'intérêt de la discipline historique à mon avis : ce n'est pas une science exacte, elle est pleine de conjectures, d'hypothèses, parfois invérifiables...et c'est parfois bien plus passionnant que de savoir, vraiment. yes

      • Vincenzo
        Lundi 28 Mars 2016 à 19:35

        Oui vous avez tout à fait raison sur ce point. C'est le charme de l'Histoire cool

        Demain soir sur France 2 il y à un "Secret d'Histoire" sur Louis II de Bavière, un nouveau et pas celui déjà parut au paravent, personnellement je vous invite à le regarder wink2

    4
    Vincenzo
    Lundi 28 Mars 2016 à 19:34

    Oui vous avez tout à fait raison sur ce point. C'est le charme de l'Histoire cool

    Demain soir sur France 2 il y à un "Secret d'Histoire" sur Louis II de Bavière, un nouveau et pas celui déjà parut au paravent, personnellement je vous invite à le regarder wink2

      • Lundi 28 Mars 2016 à 20:16

        Oh mais c'était déjà prévu ! ! cool De toute façon, je crois que, rien que pour ses châteaux (qui ne vont pas manquer d'apparaître dans l'émission, j'imagine) j'aurais regardé quoi qu'il en soit ! ! 

        Et puis il y'a aussi la personnalité de cet homme qui me fascine par bien des côtés...une émission qui va encore nous apprendre pas mal de choses, je l'espère ! ! yes

      • Vincenzo
        Lundi 28 Mars 2016 à 23:07

        Je vois que je ne suis pas le seul  ! cool J'adore bien entendu ses châteaux splendides, surtout Neuschwanstein, mais également la personnalité de ce roi spectaculairement génial !

        N'hésitez pas à me contacter par facebook si besoin.

        Bonne soirée et bonne émission !

        Vincent FOLSCHWEILLER

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