• La Princesse Blanche ; Philippa Gregory

    « Ma vraie nature sera dissimulée ; l'histoire ne se souviendra de moi que comme l'épouse d'un roi et la mère d'un autre. »

    La Princesse Blanche ; Philippa Gregory

    Publié en 2013 en Angleterre ; en 2016 en France (pour la présente édition)

    Titre original : The Cousin's War, book 5, The White Princess

    Editions Archipoche

    542 pages

    Cinquième tome de la saga The Cousin's War

    Résumé :

    Angleterre, 1485. Richard III mort au combat, Henri Tudor a été proclamé roi. Mais c'est un pays exsangue à l'issue de la guerre des Deux-Roses que trouve le nouveau souverain. 

    Pour tenter de pacifier et d'unifier le royaume, Henri décide de prendre pour épouse une princesse de la maison ennemie, Elisabeth d'York, dont le cœur battait pour Richard. 

    Elisabeth - la Princesse blanche - découvre alors la cour, où complots et intrigues s'ourdissent. Sa propre mère, qui rêve de voir la maison York à nouveau à la tête du pays, semble prête à tout pour restaurer l'hégémonie familiale. 

    Entre les inclinations du cœur et les obligations de la couronne, entre les York et les Lancastre, Elisabeth, hantée par le souvenir du roi qu'elle aimait, devra choisir. Quitte à se mettre à danger, et le royaume avec elle. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★★ 

    Mon Avis :

    En 1485, la famille d'York est vaincue et la Guerre des Deux-Roses prend fin avec leur humiliation et la mort du roi Richard III sur le champ de bataille de Bosworth. Le nouveau roi, Henri Tudor, premier de sa lignée, cherche à asseoir son pouvoir grâce à une alliance avec la famille de la rose blanche. Son choix se porte sur Elizabeth, la fille d'Édouard IV et Elizabeth Woodville. Il va en faire sa reine et unir ainsi les sangs des Tudor et des York pour installer sur le trône d'Angleterre une toute nouvelle dynastie. Si pour le nouveau souverain, cette union est nécessaire et mûrement réfléchie, la solution la plus pragmatique en somme, avec tout ce que cela peut comporter de froideur et de calcul, pour la jeune Bessie d'York, fille d'un roi détrôné, sœur de deux petits princes disparus dont on ne sait plus rien mais qui sont probablement morts et amoureuse d'un oncle trahi sur le champ de bataille, c'est au supplice qu'elle va, en épousant le vainqueur de Bosworth et celui qu'elle considère comme l'assassin de Richard III.
    S'il y'a bien une famille royale qui personnifie à elle seule le renversement inéluctable de la roue de la fortune, c'est bien la famille d'York : d'abord montée aux plus hauts sommets, elle retombe tout aussi brutalement, après avoir connu gloire, popularité et prospérité. La Guerre des Deux-Roses est finalement un conflit extrêmement violent, parce qu'il fit beaucoup de morts sur les champs de bataille mais il recèle aussi une énorme violence psychologique, que l'on ressent surtout dans ce roman : quelle brutalité pour la famille royale déchue de se voir contrainte et forcée de faire alliance avec ceux qu'elle considère comme des usurpateurs, les Tudors. Quel terrible sacrifice doit faire la jeune Bessie d'York pour épouser un homme qu'elle considère comme l'assassin de celui dont elle était follement amoureuse. Si on devait trouver un qualificatif pour le destin de la première reine Tudor, il serait tout trouvé : chemin de croix. C'est un vrai sacerdoce pour la princesse à la rose blanche que de devenir la première reine d'un roi qu'elle ne reconnaît pas en tant que tel.
    La Princesse Blanche est peut-être le seul roman de Philippa Gregory où la force de l'héroïne n'apparaît pas tout de suite. De prime abord, il est difficile de comparer Bessie avec sa mère, Elizabeth Woodville ou encore avec les autres héroïnes de Deux Sœurs pour un Roi par exemple. A la réflexion, si, il y'en a un autre : L’Héritage Boleyn. Dans celui-ci, la reine Anne de Clèves, épouse malheureuse d'Henri VIII, ne se révèle pas tout de suite et pourtant, il lui a certainement fallu beaucoup de courage, de détermination et sûrement de foi pour endurer des années incertaines et une vie de claustration.
    C'est un peu pareil pour Elizabeth d'York, cette fameuse Bessie dont on se rappelle surtout qu'elle a été une fille de roi, une nièce de roi, une épouse de roi et une mère de roi. C'est toujours pareil pour les femmes, dont on ne se souvient pas beaucoup des qualités en dehors de leur rôle de mère et d'épouse. Comme le dit très justement un lecteur Goodreads, dont l'avis a été cité sur la quatrième de couverture, Philippa Gregory est connue pour rendre leur voix aux femmes dans l'Histoire, parce qu'elles sont souvent oubliées et c'est bien vrai. Que sait-on de Bessie d'York, morte en couches en 1503, hormis qu'elle fut l'épouse du premier des rois Tudor et la mère de celui qui est considéré comme le Louis XIV anglais, Henri VIII ? A-t-elle été influente politiquement, comme sa mère avant elle ou sa belle-mère, la fameuse Margaret Beaufort ?
    Grâce à la fiction, les romanciers peuvent rendre une consistance à ces personnages tombés dans les limbes de l'Histoire et, même si la Bessie de Philippa Gregory n'est pas fidèle à la Bessie historique, authentique, aujourd'hui personne ne peut en témoigner et du moins l'auteure essaie-t-elle de lui rendre vie en conservant un maximum de vraisemblance. Comme Elizabeth Woodville que l'on suivait dans La Reine Clandestine, on referme le roman en se disant que, finalement, le portrait brossé dedans fonctionne très bien.

    Description de cette image, également commentée ci-après

    La reine Elizabeth d'York (1466-1503), portrait du XVIème siècle


    Moins ambitieuse que sa mère, moins calculatrice aussi mais tout aussi exaltée, Bessie se voit à moins de vingt ans, sacrifiée à un homme qu'elle ne connaît pas et, le plus terrible, qu'elle ne reconnaît pas dans sa prétention à la couronne d'Angleterre. Elle va pourtant devoir lui être fidèle, renier sa famille, les York et voir parfois sans sourciller des partisans de la rose blanche exécutés pour trahison. Elle va porter les enfants d'un homme obsédé par son pouvoir et qui en est de plus en plus jaloux, sombrant dans la paranoïa, violent parfois et soupçonneux envers une épouse qui se bat pourtant pour lui être fidèle alors que cela ne va pas de soi... Certains lecteurs ont déploré que Bessie était moins intéressante que les autres héroïnes de Philippa Gregory eh bien, je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas parce que son courage est moins évident qu'il en est absent, bien au contraire : certes, la première reine Tudor ne fut pas une reine guerrière et elle n’exerça pas non plus réellement le pouvoir. Mais elle a dû supporter une union vraiment pas évidente, avec un homme qu'elle a fini, pourtant, par aimer, peut-être pas d'un amour fusionnel mais totalement loyal. Elle a aimé ses enfants sans bornes. Et elle a vu plusieurs prétendants au trône, affirmant être son propre frère Richard, se succéder, de rébellion en rébellion, qui mettent à mal le pouvoir de son mari et la font soupçonner de déloyauté tandis que son mari oscille sans celle au bord d'une folie obsessionnelle...
    Pas vraiment rose comme destin, non ? En tous cas, on a connu mieux. Les York déchus, à commencer par Bessie, personnifient à eux seuls ces retournements de l'Histoire, où des familles, des hommes et des femmes se sont élevés très haut avant de retomber très bas.
    On ressent vraiment très bien cela dans le roman. Il est en plus servi par un style toujours aussi bien maîtrisé : Philippa Gregory écrit bien, le débit est fluide. Souvent, le texte est à la première personne et cela permet de s'identifier plus encore au personnage principal.
    S'il y'a bien une chose qui ne m'a jamais déçue dans un de ses romans, c'est le style, parce qu'elle est très bonne conteuse et a le don de rendre, non seulement ses personnages très vivants comme je le disais plus haut mais aussi de nous faire toucher l'Histoire du doigt. Et pour l'amoureuse des romans historiques que je suis, évidemment ça n'a pas de prix.
    Enfin, elle écrit sur l'époque qui, en dehors du Moyen Âge central, me plaît énormément en Angleterre : la Guerre des Deux-Roses puis le règne des Tudor.
    Pas de notes discordantes dans cette lecture, alors ? Si, mais cela ne m'a pas empêchée d'aimer le roman et de le dévorer ! Je m'y suis vite plongée et n'en suis pas sortie. Mon intérêt a commencé à s'émousser seulement vers le milieu du roman quand j'ai eu le sentiment que le roman devenait répétitif et j'ai eu très peur qu'il ne se morde la queue et que cela ne s'arrête plus, jusqu'à la fin. Heureusement, les ultime chapitres sont plus nuancés et l'auteure a réussi à me surprendre. Mais ces chapitres concernant le prétendant m'ont semblé trop similaire les uns par rapport aux autres : un prétendant se présente, peu importe qui il est. Stupeur de la Cour, paranoïa du roi qui se réveille, suspicion envers sa femme, obligée de se justifier sans cesse... campagne militaire, prières de Margaret Beaufort, le roi revient victorieux. Et rebelote vingt pages plus loin ! J'avoue que ce milieu de roman, un peu faiblard, m'a légèrement gênée parce que j'avais l'impression qu'il n'y avait pas de surprise et que tous les chapitres étaient conçus de la même manière, sans que l'intrigue évolue pour autant.
    Pour autant, j'ai vraiment apprécié cette lecture. J'ai autant aimé que La Reine Clandestine dont certains aspects m'avaient gênée aussi, sans que je me sente déçue. C'est une fiction historique de qualité, mêlant éléments authentiques, hypothèses et imaginaire. Philippa Gregory est la reine du roman historique anglais et on comprend pourquoi. Je crois que ses romans sont à lire. On en apprend beaucoup sur l'époque, même s'il ne faut pas perdre de vue que tout n'y est pas vrai. Mais, dans l'ensemble, c'est avec un maximum de véracité que l'auteure travaille. La Princesse Blanche a le mérite de faire découvrir le personnage touchant mais ô combien courageux d'Elizabeth d'York, princesse oubliée de la fin du Moyen Âge anglais.

    Attention, chronologiquement, ce roman fait suite à La Reine Clandestine, mais il est cinquième dans l'ordre de la saga : d'autres tomes ne sont pas encore traduits en France. 

     

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     Henri VII Tudor et Elizabeth d'York, incarnés par Jacob Collins-Levy et Jodie Comer dans la série The White Princess

    En Bref : 

    Les + : un roman historique toujours bien documenté, une époque passionnante, des personnages bien traités, une héroïne courageuse et un style soignée et efficace. 
    Les - : l'impression, heureusement fugace, en milieu de roman, que l'intrigue se mettait à tourner un peu en rond...

     

    Brooklyn ; Colm Tóibín

     Thème de mars, « La fille de la bande », 3/12


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 16 Mars à 21:28
    Cellardoor

    Ah ! ça fait envie :)

    J'ai La reine clandestine à lire... Je pense que je le lirai avant l'été après, j'enchainerai avec celui là. Le fait que l'histoire soit un peu répétitive m'inquiète un peu dans le sens où c'est justement le genre de choses que je déteste (j'aime vraiment quand les histoires avancent) mais comme tu le soulignes, l'auteure est si agréable à lire qu'au final, je suis sûre que je ressentirais à peine un léger ennui !

      • Vendredi 16 Mars à 22:02

        Oh, je ne sais pas pourquoi mais je pensais que tu avais lu La Princesse Blanche ! smile Il me semble avoir croisé du Philippa Gregory sur ton blog mais c'est Deux Soeurs pour un Roi et L'Héritage Boleyn que tu as lu, non ? sarcastic

        Bref ! Je ne peux vraiment pas te déconseiller La Reine Clandestine et La Princesse Blanche ! Malgré quelques petites notes un peu discordantes, une chose est sûre : Philippa Gregory est une bonne conteuse et ses romans historiques tiennent la route ! Ils permettent en plus de découvrir ou redécouvrir des héroïnes, un peu oubliées, voire pas connues du tout ! Par exemple, pour nous lecteurs francophones, je trouve ça génial de découvrir l'Histoire de lAngleterre par le biais de romans tels que celui-ci, sans perdre de vue bien sûr qu'on est dans de la fiction ! happy N'hésite pas ! Comme tu le dis, même si parfois ton intérêt s'émousse un peu, tu ne ressortiras pas déçue de ces lectures ! 

      • Vendredi 16 Mars à 22:24
        Cellardoor

        Oui c'est ces deux là :)

        Je n'ai pas assez de connaissances dans le domaine pour vraiment m'offusquer de certaines et éventuelles approximations donc je pense que dans tous les cas, ces romans me plairont :)

      • Vendredi 16 Mars à 22:36

        Chez Philippa Gregory, je n'ai jamais été gênée par aucune erreur historique... peut-être y'en a-t-il, mais, comme toi, je ne suis pas spécialiste de l'Histoire britannique, alors peut-être ne les ai-je pas vues. Dans l'ensemble, je crois que l'auteure est assez rigoureuse...et en même temps, comme elle explique ses choix et partis pris, je trouve que ses romans, même mâtinés d'un peu de fiction, sont crédibles et vraisemblables. C'est vraiment ça qui compte, à mon sens ! ^^

    2
    Lundi 19 Mars à 19:40

    J'ai honte mais je n'ai jamais lu de Philippa Gregory. J'ai vraiment envie de m'y mettre cela dit car c'est une époque que je connais peu. La princesse blanche ne m'est pas forcément familière non plus. Je connais mieux l'histoire de France et je découvre petit à petit l'histoire de l'Angleterre, à travers des romans et des séries (notamment la série les Tudors). S'il y a des approximations je ne les remarquerai donc probablement pas, mais j'irai me renseigner ensuite, comme je le fais souvent :)

      • Lundi 19 Mars à 21:52

        Alors, tu devrais te lancer ! sarcastic Tous les romans de Philippa Gregory n'est sont pas parfaits mais ils valent le coup d'être lus ! Ce n'est pas pour rien si on dit que Philippa Gregory est la reine du roman historique ! Elle a le don pour faire revivre l'Histoire et des personnages très connus ou alors oubliés, comme ici ! La Princesse Blanche c'est Bessie d'York, l'une des filles d'Édouard IV et surtout la mère d'Henri VIII. J'ai aimé la manière dont l'auteure l'a traitée en la rendant proche de nous et attendrissante. wink2 Lance - toi je suis sûre que tu ne regretteras pas !

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    3
    Dimanche 25 Mars à 17:54

    Je vais te faire confiance et me lancer dans ce cas. Par quel livre tu penses que je devrais commencer pour découvrir Philippa Gregory? :)

      • Dimanche 25 Mars à 19:42

        Je ne sais pas trop quoi te conseiller... Pourquoi ne pas commencer avec une valeur sûre, Deux soeurs pour un roi, par exemple ? C'est le plus connu de Philippa Gregory et certainement le plus réussi (du moins, pour moi yes). C'est avec celui-ci que j'ai moi-même commencé et je ne le regrette pas, Deux soeurs pour un roi m'a ensuite donné envie de lire les autres romans de l'auteure et, maintenant, je trépigne d'impatience pour que ses livres non encore traduits le soient rapidement ! 

        La Reine Clandestine et La Princesse Blanche sont aussi de bons romans historiques qui pourraient te plaire, justement... Ils ne sont pas exempts de défauts mais ont aussi beaucoup de qualités qui contrebalancent vraiment bien les quelques inégalités. 

        Quand tu te lanceras, en tous cas, j'espère que tu ne seras pas déçue. ^^

    4
    Mardi 5 Juin à 11:58

    Mais il me plait beaucoup celui-ci !

    J'ai failli faire une mini dépression nerveuse à la fin de la série Les tudors, ce livre va aller dans ma wish fissa. Je ne connais pas l'auteure mais je débute dans le roman et ou le polar historique, tu seras indulgente pas vrai ?! Grâce aux séries et à mes visites des châteaux de la Loire, région d'où est originaire mon mari, je me suis de plus en plus intéressée aux livres historiques. Merci pour tes articles, toujours aussi bons !

      • Mardi 5 Juin à 13:56

        Ah, Les Tudors...Comme je te comprends ! J'avais beaucoup aimé moi aussi, même si, parfois, ce n'est pas très fiable historiquement. J'avais adoré les costumes et les acteurs... happy Dans l'ensemble, c'était une très bonne fiction historique et moi qui ne suis pourtant pas fan de séries ni de films, j'avais sauté sur l'occasion quand j'avais trouvé l'intégrale en DVD. happy Après la Renaissance française (et l'italienne aussi, un peu, quand même), la Renaissance anglaise et notamment la période Tudor me fascine pas mal.

         

        En quelques mots, Philippa Gregory, c'est un peu la reine du roman historique anglais ces dernières années et l'adaptation de son roman Deux soeurs pour un roi a donné une certaine visibilité à son oeuvre. C'est d'ailleurs avec ce roman et L'Héritage Boleyn, qui se passe à l'époque d'Anne de Clèves puis Katherine Howard que j'ai découvert Philippa Gregory pour la première fois et j'ai beaucoup aimé. yes Par la suite, je me suis intéressée à sa saga The Cousin's War qui n'est malheureusement pas traduite dans l'ordre en France mais je pense que la saga peut être lue dans le désordre sans aucun problème. Mais si je peux me permettre un conseil, avant La Princesse Blanche, tu devrais lire La Reine Clandestine qui, chronologiquement, le précède. Dans celui-ci, on découvre Elizabeth Woodville, qui épouse Edouard IV. Dans La Princesse Blanche, c'est leur fille, Bessie d'York, qui est l'héroïne. Cela dit, même sans avoir lu le premier, l'intrigue du second se comprend très bien. 

        Si tu démarres avec Philippa Gregroy, nul doute que tu vas prendre goût aux romans historiques. C'est une très bonne conteuse et, pour ma part, rien ne me fait plus voyager qu'un roman historique, toutes époques confondues. winktongue N'hésite pas à venir me dire ce que tu auras pensé de cette lecture, je serai ravie d'en parler avec toi et j'en profite aussi pour te remercier de ce très gentil commentaire ! Merci June ! sarcastic

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