• La Reine Clandestine ; Philippa Gregory

    « Vous êtes née dans un royaume déchiré, souvenez-vous-en. Votre chemin sera teinté de sang, pavé de douleur. »

    La Reine Clandestine ; Philippa Gregory

     

    Publié en 2009 en Angleterre ; en 2014 en France (pour la présente édition)

    Titre original : The Cousins' War, book 1 : The White Queen

    446 pages

    Premier tome de la saga The Cousin's War

    Résumé : 

    1464. L'Angleterre se déchire. La maison d'York, avec à sa tête le roi Edouard IV, s'oppose à la maison de Lancastre, qui souhaite lui reprendre le trône. 

    Le jeune roi fait alors la connaissance d'Elisabeth Woodville, veuve et mère de deux garçons. Séduit par son extrême beauté, il l'épouse en secret. 

    Richard Neville, comte de Warwick, cousin et principal conseiller du roi, réprouve cette union qui contrecarre ses desseins politiques. Il voit de plus son influence décroître au profit des proches d'Elisabeth. Neville passe alors à l'ennemi et rejoint la maison de Lancastre. 

    Autour d'un épisode méconnu de la guerre des Deux-Roses, Philippa Gregory met en scène une héroïne inoubliable au milieu de la tourmente, prête à tout pour l'honneur des siens...

    Ma Note : ★★★★★★★★★ 

    Mon Avis :

    En 1464, Elizabeth Woodville, fille de Richard Woodville, baron de Rivers, sollicite une faveur du jeune roi Édouard IV : après la mort de John Grey, son époux, à la bataille de St-Albans (1455), elle se voit spoliée des terres formant son douaire. Avec elle, ce sont aussi ses deux fils, Thomas et Richard, qui se trouvent démunis.
    La démarche, pourtant, ne va pas de soi, parce qu'Edouard et Elizabeth n'appartiennent pas au même parti : lui est un roi yorkiste, elle, la fille et l'épouse d'hommes qui ont soutenu le parti lancastrien.
    York...Lancastre... ça ne vous dit rien ? Mais si, bien sûr, la Guerre des Deux-Roses, ce fameux conflit qui enflamma et ensanglanta l'Angleterre en cette fin du XVème siècle.
    Replaçons nous dans le contexte. Alors que l'interminable Guerre de Cent Ans s'achève enfin, l'Angleterre, loin de lécher ses plaies et se remettre de sa défaite, tombe dans un conflit civil d'une rare violence, opposant deux branches de la famille royale, les Lancastre et les York, donc, dont l'emblème est deux roses, une rouge pour le parti lancastrien et blanche pour les yorkistes, d'où le nom du conflit. Les Lancastre descendent de Jean de Gand, deuxième fils du roi Édouard III et les York de son dernier fils, Edmond, duc d'York.
    Au début des années 1460, le roi légitime est un Lancastre, Henri VI, arrière-petit-fils de Jean de Gand. Par sa mère Catherine de Valois, il est le petit-fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière et a, malheureusement pour lui, hérité de la fragile santé psychologique de son grand-père français. Devenu inapte à régner, le pauvre roi Lancastre voit son épouse, Marguerite d'Anjou tenter comme elle peut de maintenir un semblant de royaume en rassemblant les lambeaux de l'Angleterre et ses cousins York lui disputer la couronne. En 1464, quand Elizabeth rencontre Édouard, il y'a deux rois en Angleterre et une reine en déroute, réfugiée en Écosse avec un prince héritier dont on doute de la légitimité.
    Vous pouvez voir que le tableau n'est pas reluisant et ne devrait pas l'être du tout pour la famille Woodville, de tout temps acquise à la cause lancastrienne.
    Mais c'est sans côté sur l'ingéniosité de Jacquette de Luxembourg, la mère d'Elizabeth, qui se targue d'avoir le sang de Mélusine coulant dans ses veines et étant, à ce titre, un peu magicienne. Est-ce à cause de ses pouvoirs et de quelques philtres dont elle a le secret ou bien le charme naturel de sa fille, toujours est-il que le jeune roi Édouard, âgé de vingt-deux ans, tombe follement amoureux de la belle veuve de vingt-sept ans venue humblement lui demander une faveur, au point de souhaiter en faire sa reine, en dépit des aspirations de sa mère ou de celles de son ami et mentor, le comte de Warwick, surnommé « le faiseur de rois » et qui voit d'un mauvais œil son souverain épouser une jeune femme désargentée, sans influence et surtout, issue du clan ennemi.
    Cela fait beaucoup de handicaps qu'Elizabeth, que rien ne prédestinait à un tel destin, devra surmonter pour se montrer à la hauteur de la nouvelle dignité qui lui échoie.
    Mais qui est-elle, cette Elizabeth Woodville, née en 1437 et qui, comme Anne Boleyn bien plus tard, n'aurait jamais dû ceindre la couronne anglaise ? Autant le dire tout de suite : une parvenue. Et elle se conduisit comme telle une fois sacrée. Paradoxalement, elle est pourtant issue d'une prestigieuse lignée par sa mère, Jacquette de Luxembourg, aux origines bourguignonnes et italiennes et qui épousa en premières noces le duc de Bedford, issu de la lignée Lancastre et descendant en droite ligne de Jean de Gand. Mais voilà, les enfants de Jacquette ne sont pas issus de cette première union mais de la seconde, contractée certes par amour mais qui est clairement une mesalliance, le baron de Rivers appartenant à la petite gentry campagnarde. Elizabeth et ses frères et soeurs ne sont donc ni plus ni moins considérés que comme les rejetons d'un gentilhomme campagnard.
    Et pourtant, Elizabeth a connu une ascension fulgurante et fut la mère des petits princes au destin shakespearien, Édouard et Richard, disparus probablement en 1483, à la suite de la mort de leur père et, sûrement, sur ordre de leur oncle, Richard III. Elle eut aussi des filles, dont celle qu'on retiendra le plus : la petite Bessie, surnommée ainsi parce qu'elle portait le même nom que sa mère et qui, devenue grande, épousa le représentant d'une autre lignée incontournable de l'Histoire anglaise, les Tudor, Henri VII. Ils devinrent les parents du fameux Henri VIII. Elizabeth, la petite Elizabeth aux sangs mêlés et qu'on considérait comme un peu magicienne ou sorcière est donc la grand-mère maternelle de ce fameux roi de la Renaissance

    Philippa Gregory, qui aime son pays et son Histoire, se propose de nous faire partir ici à la découverte de personnages un peu méconnus pour nous, lecteurs français. Il est vrai que ses personnages de Deux soeurs pour un roi, Anne et Mary Boleyn, nous parlent un peu plus que la pauvre Elizabeth, perdue dans les brumes du Moyen Âge finissant et ne fut finalement qu'une reine consort, comme bien d'autres avant et après elle. Oui, mais...elle eut tout de même un destin assez hors du commun, vous ne trouvez pas, elle dont l'avenir était celui d'une jeune veuve sans histoire, reléguée au fin fond du pays et administrant les biens de ses fils.
    Il est vrai qu'une telle destinée nous surprend, nous lecteurs français : aucun exemple similaire n'existe dans notre Histoire, hormis chez les premiers rois capétiens et encore... en France, un roi se mariait par intérêt et pour nouer des alliances avantageuses et se choisissait une maîtresse par amour. En Angleterre, les souverains ne s'embarrassaient pas et confondaient allègrement les deux. Elizabeth profita de cette conjoncture pour faire sa fortune et celle de sa famille.
    Pour autant, sa vie de reine aux côtés d'Edouard ne fut pas si simple. Non seulement le contexte ne s'y prêtait pas, on s'en doute et son existence n'est encore qu'un bon exemple de ce que l'on sait : l' Histoire n'a jamais été tendre avec les femmes. Certaines connurent des destins extraordinaires mais plus dure fut la chute lorsqu'elles se brûlèrent les ailes.
    D'emblée, Elizabeth dut faire face à l'hostilité de la Cour, celle de la mère d'Edouard, de lord Warwick, des familles qui avaient escompté marier l'une des leurs au roi. Elle dut aussi faire oublier aux York qu'elle était une Lancastre.

    Portrait de la reine Elizabeth Woodville 

    De Philippa Gregory, je ne connaissais que ses romans sur les Tudors, notamment le plus célèbre, Deux soeurs pour un roi, qui m'avait bien plu puis L'Héritage Boleyn, dont l' héroïne était Anne de Clèves.
    Pour cette saga, intitulée The Cousin's War en anglais et qui est en train d'être éditée et traduite en France, j'ai surtout été séduite par le contexte historique. Parce que j'aime l'Histoire, je connaissais le personnage d'Elizabeth Woodville mais je pense qu'aujourd'hui elle est oubliée et c'est dommage.
    Il est sûr que beaucoup de romanesque entre dans la composition du livre mais Philippa Gregory nous brosse ici un portrait très vraisemblable de cette reine de la fin du Moyen Âge
    L'époque n'etait franchement pas tendre pour les femmes, à plus forte raison si elles étaient reines et devaient, alors, défendre des intérêts qui les dépassaient elles-mêmes. 
    Elizabeth a aujourd'hui une légende noire qui lui colle à la peau -notamment une réputation de sorcière ou de magicienne- et l'auteure, dans son roman, minore un peu cette réputation négative sans excuser Elizabeth non plus ou en faire une sainte. Comme je le dis plus haut, il est clair qu'Elizabeth usa de sa nouvelle position à la Cour en parvenue et comprit très vite quel outil efficace était l'amour que le roi lui portait. Pas dénuée d'ambition, elle a su adroitement placer son clan autour d'Edouard IV, ses frères jouissant des meilleures places et ses sœurs appelées à épouser les meilleurs partis.
    Certes, mais elle fut aussi une épouse aimante et une mère soucieuse du bien-être et de la sécurité de ses enfants. Elle éleva elle-même les enfants royaux, sans nourrices ou une pléthore de gouvernantes et il semblerait qu'elle ait porté beaucoup d'amour tant aux petites princesses qu'à ses deux fils. 
    En somme, c'est un portrait assez objectif que Philippa Gregory nous propose de lire ici et je dois dire que j'ai pris plaisir à découvrir le destin d'Elizabeth qui m'a paru, en plus de ça, assez attachante.
    Ce qui m'a gênée, maintenant, serait plus la forme que le fond, celui-ci répondant aux normes d'un roman historique efficace. La présence récurrente du passé simple dans les dialogues m'a donné à la longue un sentiment de lourdeur et j'avais l'impression de lire des échanges trop artificiels, dénués de la spontanéité qu'on peut attendre des vraies conversations. De fait, les derniers chapitres ont été assez laborieux et j'ai un peu traîné pour les finir, n'arrivant pas à bien me concentrer. Dommage que la traduction ait fait le choix de changer de titre en français, le titre original étant bien plus cohérent et surtout, une traduction littérale était faisable, sans aucun problème. Autre problème : on retrouve souvent le terme de dauphin pour désigner l'héritier du roi, or c'est une traduction trop française, qui m'a gênée, le titre de Dauphin du Viennois étant un titre très français et le terme générique de dauphin, souvent utilisé de nos jours, trop contemporain, à mon sens, pour un roman se passant dans les dernières années du Moyen Âge, mais ce n'est là que mon avis. Les parti-pris des traducteurs sont ce qu'ils sont, il faut que nous, lecteurs, fassions avec. Il n'empêche que je n'ai pas toujours été raccord avec eux. 
    Pour ce qui est du fait, maintenant, que le roman est à la première personne ne m'a pas spécialement déplu d'autant plus que, pour décrire certains événements auxquels Elizabeth n'assista pas, l'auteur revient à un narrateur omniscient : certaines lectrices ont été gênées qu'Elizabeth soit le narrateur principal, moi pas. Je n'ai pas été gênée non plus par la succession de bataille ou d'intrigues que l'on trouve dans la seconde partie du roman. Certains lecteurs ont soulevé cela, pour ma part, je trouve assez normal que, en plein conflit civil, l'existence des héros ne se déroule pas de façon très paisible. C'est même normal et Philippa Gregory ne fait là que respecter une chronologie historique et authentique

    En revanche, j'ai moins aimé que la légende de Mélusine, autour de laquelle le récit s'articule comme autour d'une colonne vertébrale, donne parfois lieu à des passages quelque peu surnaturels... que la mère d'Elizabeth soit un peu sorcière sur les bords, prépare des philtres ou des potions étranges passe encore... mais qu'elles invoquent depuis Londres une tempête censée se déchaîner sur la Manche m'a...comment dire ? Laissée un peu (voire carrément) dubitative. Qu'Elizabeth ou sa mère aient pris pour argent comptant leur possible filiation avec la nymphe mi-femme mi-serpent des légendes anciennes ne me choque pas parce que le merveilleux était très présent dans le quotidien médiéval mais que cela donne lieu à des passages un peu équivoques dans un roman qui ne se réclame pas du fantastique m'a un peu dérangée, je dois bien l'avouer. 
    Pour le reste, j'ai trouvé cette lecture agréable et surtout, le roman a le mérite de présenter de façon très claire un contexte des plus embrouillés. On sent que Philippa Gregory a bossé son sujet.
    Alors, Elizabeth Woodville, une reine des circonstances, naviguant à vue dans le brouillard dense des dernières années de la Guerre des Deux-Roses ? Une aventurière ambitieuse n'hésitant pas à renier le parti de Lancastre pour la rose blanche yorkiste ? Peut-être, mais elle fut aussi une mère attentive doublée d'une épouse fidèle et dévouée à un homme qu'elle n'abandonna jamais. Quant aux accusations de sorcellerie, qui relèvent essentiellement de l'imaginaire médiéval, on ne peut évidemment aujourd'hui l'imputer à Elizabeth comme un gage de mauvaise réputation. 
    Moi, j'ai eu sous les yeux, tout au long de ma lecture, une reine fascinante et une battante. Belle et intelligente, Elizabeth Woodville personnifie bien à elle seule ces femmes de la fin du Moyen Âge, ces reines surtout qui furent confrontées à des conflits dans lesquels elles eurent une place pleine et entière et dont elles eurent à souffrir jusque dans leur chair, avec la perte de leurs enfants notamment -et Elizabeth ne fut pas épargnée, c'est le moins qu'on puisse dire. J'ai aimé ce roman pour ça. Après, il n'est pas parfait et présente quelques petites inégalités mais je l'ai apprécié et ai passé un bon moment : à mon sens, c'est tout ce qui compte. 

    Dans la série The White Queen, Elizabeth Woodville est interprétée par Rebecca Ferguson

     

    En Bref :

    Les + : un roman historique efficace et cohérent, comme je les aime, qui a le mérite de nous présenter une héroïne au destin fascinant, tragique mais si intéressant. Elizabeth Woodville revit sous nos yeux. 
    Les - : quelques parti-pris de traduction avec lesquels je ne suis pas d'accord, mais cela n'appartient qu'à moi ; l'omniprésence du passé simple dans les dialogues, ce qui implique des lourdeurs à la longue. 

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 5 Mars à 11:34
    Unefilleetdeslivres

    Tout d'abord, je tiens à te remercier pour tous les commentaires que tu m'as laissé et qui m'ont fait grand plaisir :) Je suis novice dans la blogosphère ;) Et ça fait très plaisir de rencontrer quelqu'un qui aime également l'Histoire <3

    Pour en revenir à "La reine clandestine", je ne l'ai pas lu ni aucun livres de Philippa Gregory bien que j'en ai beaucoup entendu parler. C'est toujours intéressant de découvrir un pan de l'Histoire méconnu à travers un roman et j'apprécie qu'un auteur bosse son sujet et que le contexte historique soit particulièrement bien dépeint, ce qui a l'air d'être le cas ici ! Je le note si j'ai l'occasion de le lire, je sais maintenant à quoi m'attendre :)

      • Dimanche 5 Mars à 12:29

        Mais de rien ! ! sarcastic C'est avec beaucoup de plaisir et de curiosité que j'ai découvert ton blog ! 

        Je ne pensais pas que tu étais novice... ! ! Ton blog est vraiment très, très abouti. Et surtout, il est plaisant de naviguer dessus. Ceci dit, le design ne fait pas tout et lorsque j'ai vu le contenu, là, j'ai été encore plus séduite ! Un super beau blog + un contenu historique, ça ne pouvait que me plaire ! happy Je me suis dit : ah ! Enfin une fan d'historique ! J'en rencontre de plus en plus sur la blogosphère mais il est sûr que ce n'est pas le genre le plus représenté sur nos petits blogs littéraires. C'est dommage. ^^

         

        En ce qui concerne Philippa Gregory, je te conseille de te lancer. Pourquoi ne pas commencer par Deux soeurs pour un Roi ? C'est son roman le plus connu et le plus célèbre parce qu'il a été adapté au cinéma, par Justin Chadwick, avec les fameuses Natalie Portman et Scarlett Johansson dans les rôles d'Anne et Mary Boleyn ! ! Je crois que c'est d'ailleurs le film qui avait attiré mon attention sur l'oeuvre de Philippa Gregory et je me suis rendu compte que ses productions correspondaient totalement à mes goûts ! J'ai beaucoup aimé Deux soeurs pour un roi et L'Héritage Boleyn. En plus, j'étais dans ma période The Tudors, je regardais la série en boucle ! sarcastic J'ai aimé La Reine Clandestine, mais un peu moins cela dit que les deux précédents. J'avoue que l'omniprésence du passé simple dans les dialogues m'a gênée, même si on ne peut l'imputer à l'auteure. J'ai ressenti quelques longueurs aussi, bien plus que dans mes deux précédentes lectures. Pour autant, ça n'est pas non plus une mauvaise expérience, au contraire. A travers ce roman, j'ai mieux compris les tenants et les aboutissants de la Guerre des Deux-Roses et ce roman a un peu tempéré l'image négative que j'avais d'Elizabeth Woodville...bien sûr, c'est du roman mais si la reine réelle s'est avérée être un tant soit peu comme Philippa Gregory la décrit, ce fut une femme digne d'admiration. 

        Comme tu es fan d'historique, je pense que ces romans pourraient te plaire sans problème. 

         

        Merci pour ton passage par ici, j'espère que ce n'est que le début d'échanges sympas sur la Toile ! ! Tu es en tous cas la bienvenue sur la petite communauté du Salon des Précieuses ! Je n'ai pas des millions de lecteurs mais ils sont fidèles et nous avons beaucoup de centres d'intérêt en commun. C'est tout ce qui compte ! ! wink2

    2
    Dimanche 5 Mars à 12:55
    Unefilleetdeslivres

    Oui ça faisait un petit moment que j'y pensais et je me suis lancé ! J'ai commencé sur blogger mais ça me convenait moyennement et je me suis vite mis trop de pression donc j'ai repris de zéro sur wordpress à mon image et tout simplement ! Je n'aurais jamais quelque chose d'aussi aboutie que d'autres blogs qu'on peut croiser. Le temps me manque et j'ai pas fait de longues études donc parfois les mots me manquent et c'est très frustrant et j'ai souvent tendance à complexer arf Et comme toi j'ai peu de lecteurs mais je préfère la qualité à la quantité ! C'est aussi pour ça que mon compte instagram reste privé wink2 

    Pour ce qui est de Philippa Gregory j'ai déjà vu le film "Deux sœurs pour un roi" donc je commencerai certainement par celui-ci peut-être, à voir ...

    En tout cas, on se dit à très vite, je garde ton blog dans mes favoris ! yes

      • Dimanche 5 Mars à 13:17

        Je ne suis pas une fan de l'informatique non plus, donc je ne cherche pas à avoir un design impeccable...au contraire, j'essaie d'avoir une page qui me correspond et que je peux vraiment m'approprier. Pour commencer mon expérience de blogueuse, j'avais recyclé un vieux blog Skyblog... sarcasticMalheureusement, ce n'est pas le genre de plateforme qui convient pour un blog littéraire à mon avis, c'est un peu trop...bling-bling ! happy Du coup j'ai choisi Eklablog parce que c'est le genre de plateforme où l'on n'attrape pas de crise de nerfs en essayant de comprendre comment ça marche ! 

        Je suis très admirative de voir que tu te débrouilles bien sur WordPress, personnellement, j'ai l'impression que c'est hyper compliqué, alors que peut-être pas...en tous cas, c'est une plateforme sérieuse et je ne doute pas que ton blog prenne rapidement son envol ! Il le mérite en tous cas. ^^ C'est une expérience formidable et très complète que d'être blogueuse, je trouve ! Pour ma part, c'est devenu une vraie passion. J'adore ça et partager avec des lecteurs fidèles et qui me suivent et très gratifiant. J'adore écrire et c'est une autre manière d'être lue. Je prends plaisir à animer cette page et à la faire vivre, c'est devenu un vrai petit cocon, un endroit où j'aime bien me réfugier. Je suis d'accord avec toi, du coup : je privilégie aussi la qualité à la quantité. Quel intérêt d'avoir beaucoup de commentaires s'il sont vides de sens, hein ? sarcastic

        Tu me dis aussi que tu complexes un peu, franchement, il ne faut pas. Du moment que les mots que tu mets dans tes chroniques viennent du cœur, ils sont justes. Il n'y a pas besoin d'immenses chroniques hyper compliquées pour plaire et pour être lue. Je trouve vraiment que ton blog est digne d'intérêt, c'est vraiment sincère et tu n'as rien à envier à d'autres blogueuses, vraiment. 

         

        Sinon, pour en revenir à Philippa Gregory, tu n'as que l'embarras du choix, elle a beaucoup écrit et un bon nombre de ses romans sont aujourd'hui traduits en France et on peut les trouver facilement. Lorsque tu te seras lancée, je suivrai ton avis de près ! wink2

         

        A très vite ! ! Et je te remercie (le tien est déjà dans mon Blog Roll, je suis sûre de ne pas l'oublier comme ça ! ) Des bisous ! 

    3
    Dimanche 5 Mars à 13:49

    J'ai Deux soeurs pour un roi dans ma wish-list depuis très longtemps, il va falloir que je découvre cette auteure et vite :D

      • Dimanche 5 Mars à 14:13

        Oh oui, lance-toi ! Certains lecteurs ont été un peu déçus par La Reine Clandestine mais je crois que Deux soeurs pour un roi a récolté pas mal d'avis positifs. Personnellement, La Reine Clandestine m'a bien plu mais c'est vrai que j'ai préféré Deux soeurs pour un roi et L'Héritage Boleyn !

        Je te souhaite une belle découverte et merci d'être passée par ici ! sarcastic

    4
    Dimanche 5 Mars à 21:53
    Cellardoor

    J'ai seulement lu Deux sœurs pour un roi mais le roman m'avait beaucoup plu ! J'aime bien Philippa Gregory, je la trouve agréable à lire, elle propose des récits intéressants, assez documentés j'ai l'impression mais pas rébarbatifs pour autant ! Je pense néanmoins que je lirai L'Héritage Boleyn en priorité car même si je me ferai mon avis par moi même, tu soulèves des points qui peuvent me poser souci, notamment la petite touche de fantastique que je n'aime vraiment pas retrouver dans ce genre de romans historiques !

      • Dimanche 5 Mars à 23:08

        Les romans de Philippa Gregory sont bien documentés, tu as raison. Dans La Reine Clandestine, je ne pourrais pas te dire ce qui relève de l'information historique fiable du romanesque...enfin disons que je ne connais pas suffisamment bien la vie d'Elizabeth Woodville pour dire avec certitude : là, c'est vrai, alors que là, ça relève peut-être plutôt de l'imagination de l'auteure. winktongue Pour autant, comme je le relève dans ma chronique, elle nous livre un portrait vraisemblable de cette reine et c'était ce que je demandais, donc sur ce point-là, le roman a satisfait mes attentes. J'ai aimé aussi la relation du contexte historique, qui est juste et précise sans être trop compliquée : c'est à mon sens le gros point fort de ce roman. 

        Quant aux aspects fantastiques, il n'y en a pas tant que cela, ne te freine pas pour ça. Mais c'est vrai que je ne m'attendais pas à trouver ça dans un roman historique : on n'est pas dans un Mireille Calmel ! sarcastic Je pense que ça aurait pu être totalement évité sans dénaturer pour autant le récit. Il y'a bien d'autres manières de faire passer la magie et le merveilleux, voire la sorcellerie, de façon bien plus vraisemblable et plausible qu'en invoquant des pluies diluviennes ou un brouillard, par exemple ! Ce serait vraiment le bémol du roman. Mais j'inciterais chacun qui veut découvrir La Reine Clandestine à le lire malgré tout. Je sais que tu aimes l'historique, toi aussi, Cellardoor, comme moi et je pense que tu pourrais être séduite. ^^

         

        En ce qui concerne L'Héritage Boleyn, je pense que tu ne seras pas déçue. C'est le seul et unique roman traitant d'Anne de Clèves que j'ai lu à ce jour ! Philippa Gregory choisit toujours des héroïnes un peu oubliées (si on met à part Anne et Mary Boleyn, les héroïnes de Deux soeurs pour un roi ^^) et c'est vraiment génial pour les amateurs d'Histoire et de romanesque ! 

    5
    Mélissa
    Lundi 6 Mars à 01:18

    Bonsoir !

    Cela fait longtemps que j'ai envie de lire des romans de Philippa Gregory mais je commencerais par " Deux soeurs pour un roi " ( pour faire original... lol winktongue). J'ai vu qu'elle a écrit des suites à ce roman, faudra que je les lise dans l'ordre chronologique mais je sens que je vais aimer ! Ta critique en tout cas me donne bien envie ! cool La vie de cette reine m'intrigue beaucoup et je crois qu'une série assez récente est sortie sur le sujet également ?

    Tu fais référence à Mireille Calmel, on dirait que tu as pris " en grippe " cette auteure ? D'ailleurs elle va sortir un nouveau roman au mois de Mai : " Les lionnes de Venise " mais je ne sais pas s'il y aura du fantastiques dans cette nouvelle saga-assez courte car en deux tomes je crois. 

     

    Bonne semaine et en te souhaitant de bonnes lectures. wink2

      • Lundi 6 Mars à 11:15

        Je crois qu'on est beaucoup à découvrir Philippa Gregory avec Deux soeurs pour un roi. C'est sûrement son roman le plus connu et il a eu du succès au cinéma, donc on connaît tous un tant soit peu son intrigue. Il faut dire que le destin d'Anne Boleyn est quand même relativement connu. Personnellement, j'avais passé un bon moment. Par contre, je n'avais pas forcément lu les romans dans l'ordre puisque j'avais enchaîné avec L'Héritage Boleyn, dont l'héroïne est Anne de Clèves, l'épouse allemande d'Henry VIII, qu'il va répudier quelques temps seulement après l'avoir épousée. Chronologiquement, ce sont des lectures cohérentes mais effectivement, elles ne se font pas suite pour autant ! Je ne comprends pas comment les sagas de Philippa Gregory sont organisées... The Cousin's War, par exemple, dont La Reine Clandestine est le premier tome, n'est pas une saga chronologique puisqu'on fait des bonds dans le temps ou, au contraire, on revient en arrière !  sarcastic Bref, c'est un peu bizarre, pour s'y retrouver mais, l'avantage, c'est qu'on peut lire les bouquins dans le désordre, du coup ! ! winktongue

        Et oui, effectivement, une série est sortie il y'a quelques temps, sous le titre anglais de The White Queen...qui est bien plus logique que sa traduction française, d'ailleurs, mais bon, bref...passons. sarcastic Et je crois que La Princesse Blanche, qui traite de la fille d'Elizabeth Woodville devenue reine à son tour, a été ou va être adaptée en série aussi ! ! cool Personnellement, je n'ai pas vu The White Queen mais ça doit être sympa. 

        Sinon, concernant Mireille Calmel : pas du tout ! C'est une auteure que je ne déteste pas, au contraire, mais comme je ne suis pas très fantastique, c'est vrai que je rechigne un peu à lire ses romans. Pourtant, j'avais bien aimé La Reine de Lumière, mais maintenant, j'hésite...j'aimerais bien lire ses sagas sur Richard Coeur-de-Lion ou Aliénor mais j'a une petite appréhension ! Pourtant, elle écrit bien et ses histoires sont quand même sympas et toujours basées sur un contexte historique intéressant... Non, ce que je voulais dire dans mon précédent commentaire, c'est que Philippa Gregory a inséré parfois des passages un peu fantastiques dans son livre et, dans un roman comme La Reine Clandestine, ça jure un peu, contrairement aux livres de Mireille Calmel, où c'est carrément assumé et où le fantastique est justement un peu la marque de fabrique ! ! 

         

        Je te souhaite une belle semaine également, Mélissa, merci de ton passage par ici ! ^^

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