• La Reine de l'ombre ; Paul Doherty

    « Comme l'a fait remarquer si justement un homme perspicace : la meilleure cachette est celle qui vous crève les yeux. »

    La Reine de l'ombre - La reine de l'ombre - Paul Doherty - Poche - Achat  Livre ou ebook | fnac

     

     

            Publié en 2019 en Angleterre

       En 2019 en France (pour la présente édition)

       Titre original : Dark Queen Rising   

       Editions 10/18 (collection Grands Détectives)

       306 pages

       Premier tome de la saga Margaret Beaufort

     

     

     

     

    Résumé :

    Mai 1471. La guerre des Deux-Roses atteint sa sanglante apogée. Edouard d'York revendique la couronne d'Angleterre, et ses partisans s'en prennent à tous ceux qui soutiennent la cause des Lancastre. Margaret Beaufort, mère d'Henri Tudor, dernier espoir de la maison Lancastre, est entourée d'ennemis mortels. Fragilisée mais déterminée à protéger son fils et à l'asseoir sur le trône, elle ne peut compter que sur Christopher Urswicke, un clerc qui réfléchit aussi brillamment qu'il manie la dague. Lorsque quatre fidèles des York sont retrouvés égorgés dans une taverne de Londres, Margaret est tout de suite soupçonnée d'être derrière le crime. Urswicke devra alors mobiliser toutes ses ressources pour enquêter, mais surtout pour intriguer dans un monde de complots et de manoeuvres, où chacun joue double jeu. Car c'est ainsi que chutent les royaumes, se renversent les trônes et tombent les couronnes. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    La guerre des Deux-Roses fait rage en Angleterre : grosso modo, ce sont deux branches d’une même famille, les Plantagenêt (tous descendants du roi Édouard III qui a régné sur l'Angleterre au XIVème siècle) qui se font la guerre pour la possession de la couronne anglaise. Sur le champ de bataille de Tewkesbury, les York (la rose blanche) battent à plates coutures leurs cousins Lancastre (la rose rouge), mettant en déroute leurs troupes et prenant en otage la reine Marguerite d’Anjou et son fils le prince de Galles, le jeune Édouard.
    Mais, si le parti lancastre est décapité, il n’est pas complètement mort non plus : dans l’ombre veille Margaret Beaufort, vingt-huit ans, mère d’Henri Tudor et dernier espoir des Lancastre après l’arrestation du couple royal et l’emprisonnement d’Henri VI (devenu fou) à la Tour de Londres. La jeune femme, prête à tout pour défendre les intérêts de son fils, est cernée de loups et de dangers (à commencer par la famille royale qui la surveille étroitement) mais elle peut compter sur Christopher Urswicke, un clerc rusé qui ne cesse de jouer double-jeu, tantôt à son service et tantôt au service de George de Clarence, le cadet du roi Édouard IV, aux ambitions tout aussi démesurées que le danger qu’il représente. Dans ce monde où tout n’est que faux-semblants, l’homme lige de Margaret Beaufort file un mauvais coton, mais il le fait avec brio, comme un véritable agent secret avant la lettre. D’ailleurs, Urswicke (ou Urswick) a bien existé : né en 1448, prêtre et confesseur de Margaret Beaufort, il semble qu’il ait joué un rôle prépondérant dans l’accession au trône d’Henri Tudor, en 1485. Dans le roman, l’auteur le présente même comme l’un des premiers agents d’espionnage.

    Description de cette image, également commentée ci-après

    Miniature médiévale représentant la bataille de Tewkesbury (4 mai 1471)


    Contrairement à ce que je pensais au départ, La reine de l’ombre n’est pas à proprement parler un roman policier - du moins ce n'est pas le ressenti que j'ai eu à sa lecture : certes, il y a des meurtres mais pas forcément d’enquête destinée à les résoudre ou du moins, je n’ai pas eu l’impression que celle-ci soit prépondérante, contrairement aux intrigues politiques, beaucoup plus présentes. Nous sommes plus dans un roman historique avec une légère touche de policier, écrit qui plus est par un historien (donc c’est très fiable et très précis et pour moi c’est un gros point fort) et situé dans un contexte riche et fort intéressant, celui de la guerre civile des Deux-Roses qui déchire le royaume jusqu’en 1485.
    On suit en plus un personnage intéressant, aussi charismatique que mystérieux, un clerc à l’esprit particulièrement tortueux qui peut rivaliser avec les plus sournois de la cour d’Édouard d’York, à commencer par son frère Clarence, qui ne vise rien moins que la place de son aîné et cherche par tous les moyens à nuire. On ne sait pas grand-chose sur Urswicke mais on admire son esprit délié et sa capacité à agir et à louvoyer dans un véritable nid de serpents où le moindre faux-pas peut vous envoyer à la mort.
    Sur le papier, il y avait donc tout pour me plaire dans ce roman et pourtant…il m’a manqué quelque chose. Ce petit je-ne-sais-quoi qui accroche et capte un lecteur. Je sors donc un peu mitigée de cette lecture, ni follement enthousiaste, ni vraiment déçue. J’ai traîné dedans : est-ce à cause de ça que je n’ai pas été embarquée ? Ou au contraire ai-je traîné parce que je ne me sentais pas hyper captivée ? Je n’en sais rien. Le début m’a semblé laborieux et je n’ai pas forcément aimé l’ambiance, il m’a fallu du temps pour m’y habituer. Et pourtant j’aime beaucoup la Guerre des Deux-Roses, une époque riche et qui inspire beaucoup les auteurs outre-Manche : Philippa Gregory (qui nous a imaginé notamment des fictions historiques tournant autour d’Elizabeth Woodville ou Anne Neville) ou encore Robyn Young et son personnage de Jack Wynter dans Les serpents et la dague. De Paul Doherty, connu pour ses nombreuses sagas historiques et notamment médiévales, j’avais lu la trilogie Mathilde de Westminster qui se passe à peu près à la même époque que Les Rois Maudits et j’avais trouvé cette saga sympa. Mais là, vraiment, je ne me suis pas sentie totalement partie-prenante de ma lecture, j’étais parfois un peu à côté. Dommage. Pas catastrophique non plus parce que ce roman a beaucoup de potentiel et que j’ai malgré tout envie de découvrir la suite. Le fait aussi que l’intrigue soit tournée vers Margaret Beaufort, que l’on voit souvent et surtout comme un personnage secondaire est intéressant.
    Bref, je suis sûre que si vous aimez les romans historiques avec une ambiance médiévale, des personnages assez fins et complexes (et pas manichéens) et une ambiance bien développée, vous pourrez sûrement apprécier pleinement et à sa juste valeur cette intrigue. Je regrette de ne pas avoir réussi à plus aimer alors que je ne demandais que ça.

    En Bref :

    Les + : un récit situé dans un contexte historique intéressant (bien que vu et revu dans les fictions historiques), les connaissances de l'historien mises au service d'un récit imaginaire, le personnage charismatique et mystérieux d'Urswicke, qui fait évidemment se questionner le lecteur.
    Les - :
    à titre personnel,  j'ai trouvé que l'ambiance au début du roman ne m'avait pas forcément aidée à apprécier pleinement cette lecture.


    La Reine de l'ombre ; Paul Doherty

       Mémoires de la baronne d'Oberkirch sur la cour de Louis XVI et la société française avant 1789 ; Henriette Louise de Waldner de Freundstein, baronne d'Oberkirch LE SALON DES PRÉCIEUSES EST AUSSI SUR INSTAGRAM @lesbooksdalittle

    • Envie de découvrir mon avis sur d'autres romans de Paul Doherty ? Découvrez mes billets sur Mathilde de Westminster :

    Le Calice des Esprits, t1

    Le Combat des Reines, t2

    Le Règne du Chaos, t3

     

    • Les Romans de Philippa Gregory sur la Guerre des Deux-Roses (saga The Cousin's War) présentés sur le blog :

    La Reine Clandestine

    La Princesse Blanche

    La Fille du Faiseur de Rois

     

     


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  • Commentaires

    1
    Lundi 24 Janvier à 18:21
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