• Le Cœur Converti ; Stefan Hertmans

    « Mon illusion, mon désir de percevoir le moindre détail de cette femme aboutissent à la constatation qu’aujourd’hui elle n’est présente nulle part en dehors de mon imagination. »

     

    Couverture Le coeur converti

     

     

         Publié en 2016 en Belgique

      En 2020 en France (pour la présente édition)

      Titre original : De bekeerlinge

      Editions Folio

      416 pages 

     

     

     

     

     

    Résumé :

    « Je voudrais pouvoir la mettre en garde contre ce qui va lui arriver. Passe ton chemin, jeune fille, choisis un autre homme, échappe à ce sort, fuis ce qui t'attire. »

    Par amour pour David, la belle Vigdis renonce à ses privilèges de jeune noble chrétienne et se convertit au judaïsme. Mais en cette fin de XIe siècle en France, leur union fait scandale. Pour vivre librement, tous deux s'enfuient et trouvent refuge dans un village du Sud. Alors qu'ils se croient saufs, les croisés, de plus en plus nombreux sur la route de Jérusalem, sèment mort et destruction dans leur sillage...
    Inspirée de faits réels, cette histoire d'amour tragique est aussi un grand roman contemporain : celui d'une femme en exil guidée par l'espoir.

    Ma Note : ★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    Quand Stefan Hertmans s’installe à Monieux, petit village des monts du Vaucluse, il ne sait pas que ce sera pour lui le point de départ d’une formidable quête. Celle-ci, démarrée en 1994, terminée vingt-deux ans plus tard, en 2016, donne naissance à ce roman : Le cœur converti.
    Ce roman est inclassable : ce n’est pas un roman historique, pas un roman contemporain non plus. C’est plutôt le récit de cette quête qui anime l’auteur et qui l’emmène jusqu’en Egypte et à Cambridge, en passant par Rouen et la Sicile, dans les traces d’une prosélyte juive de la fin du XIème siècle : Sarah Hamoutal, dont le destin a été fixé il y’a près de mille ans dans des documents retrouvés par le plus grand des hasards dans la génizah du Caire et étudiés notamment par l’érudit juif Shelomo Dov Goitein. Dans certains de ces textes, aujourd’hui conservés à l’université de Cambridge, est retracé le destin d’une jeune femme, appelée Hamoutal, qui vécut à la fin du XIème siècle et qui aurait passé plusieurs années, en compagnie de son époux et de ses enfants, dans le petit village de Monieux, aujourd’hui dans le Vaucluse et appartenant à l’époque au Saint Empire romain germanique.
    Mais Hamoutal n’est pas née juive. Elle voit le jour probablement aux alentours de 1070, à Rouen : par son père, Gudbrandr, elle descend des Vikings qui ont peuplé la Normandie environ deux siècles plus tôt. Par sa mère, elle est d’origine flamande. Elle reçoit comme noms de baptême Vigdis et Adélaïs, un nom viking et un nom franc, témoins du mélange de sang noroît et du sang franc et chrétien qui coule dans ses veines. Vigdis n’est pas issue du peuple : son père est un petit seigneur normand qui semble avoir assez de moyens pour faire vivre sa famille à l’aise. Elle reçoit même une éducation soignée.
    La jeune fille est adolescente (même si le terme n’existe pas au Moyen Âge) quand sa vie est bouleversée par une rencontre : à Rouen au XIème siècle, les lieux de culte juifs et chrétiens sont proches les uns des autres. Cela ne veut pas dire que les deux communautés vivent en bonne intelligence mais toujours est-il que la synagogue et la yeshiva (l’école juive) de Rouen ne sont pas loin de l’église où Vigdis va prier, avec sa mère ou avec sa gouvernante. Un jour, aux abords de la yeshiva, elle croise le regard d’un jeune homme : arrivé du sud, David est le fils de Richard Todros, grand rabbin de Narbonne. Son destin bascule : Vigdis et David tombent amoureux, même s’ils n’en ont pas le droit. Au XIème siècle, une femme de la bonne société ne choisit pas son époux. A moins qu’elle ne fasse le choix d’entrer dans les ordres et d’épouser le Christ, c’est à son père ou, le cas échéant, ses frères, de choisir son futur mari. Vigdis va s’affranchir de cette condition, en choisissant David. Elle enfreint en cela tous les codes de la société de l’époque et plus encore puisqu’elle, jeune femme chrétienne de bonne famille, abandonne tout pour un juif. Pour Vidgis, dès lors que la décision est prise, aucun retour en arrière n’est possible : elle va devoir fuir Rouen, ne jamais revoir les siens, sous peine d’être condamnée à mort. A dix-neuf ans, la jeune femme quitte tout et laisse derrière elle tout ce qui faisait sa vie d’avant pour se jeter sur les routes avec David. Le voyage à travers la France d’alors sera long, fastidieux, plein de dangers, pas exempt de doutes non plus mais de toute façon, il n’est pas possible de regretter et de faire marche arrière. A Narbonne, Vigdis devient Sarah, elle entre dans la communauté juive, découvre une nouvelle vie, se marie. Pourtant, son père a lancé à leurs trousses des chevaliers, bien décidés à ramener Vigdis à Gudbrandr. Richard Todros prend alors la décision d’envoyer son fils et sa belle-fille à Monieux, alors en terre d’Empire.
    Monieux, aussi appelé au Moyen Âge Moniou, tire son nom d’une appellation latine : Mons Jovis, le « mont de Jupiter ». C’est un endroit rude, isolé, enclavé dans les préalpes, où les étés sont aussi arides et chauds que les hivers y sont longs et rigoureux. Bâti au bord des gorges de la Nesque, Monieux est aujourd’hui un petit village pittoresque du nord du Vaucluse, non loin du Lubéron et du Mont Ventoux, une région qui évoque le soleil, l’été, l’odeur du thym et le chant des cigales. Au XIème siècle, c’est un petit bourg où la vie n’est pas douce, bien au contraire. Les hommes doivent composer avec une nature hostile et dangereuse, coupés du monde de longs mois lorsque la neige envahit les cols. Pourtant, à Monieux, Hamoutal et David semblent couler de belles années…jusqu’à l’appel à la croisade par Urbain II en 1095, jusqu’au passage de troupes armées dans la petite vallée…et plus rien ne sera jamais comme avant.
    De Monieux, Stefan Hertmans va partir sur les traces de David Todros et de son épouse chrétienne (appelée « prosélyte ») dans les textes de l’époque. Dans les pas de ces personnages qui ont réellement existé il y’a près de mille ans, il va littéralement remonter le temps, au plus près des sources et des lieux, n’hésitant pas, par exemple, à parcourir de nombreux kilomètres au fin fond de la France rurale pour essayer d’établir le plus précisément possible l’itinéraire qui a ramené Vigdis dans le sud. Petit à petit, Stefan Hertmans va reconstituer la destinée de cette femme, à qui il redonne vie : il va la poursuivre jusqu’en Egypte où il semble que Vigdis ait vécu également, dans la ville de Fustat (Le Caire). Il la retrouve même en Espagne, quelques années avant sa mort, où elle semble échapper de justesse à un lynchage en règle. Il semble en tout cas que le destin de Vigdis Hamoutal ait totalement basculé après un pogrom perpétré à Monieux par des armées croisées en 1096. Basculant lentement dans la folie, on perd sa trace au tout début des années 1100.
    Au départ, j’ai eu l’impression de lire l’histoire d’Héloïse et Abélard transposée quelques décennies plus tôt dans la communauté juive : Vigdis est une Héloïse normande, David un Abélard juif de Narbonne, deux êtres qui se rencontrent, se trouvent et s’aiment et prennent le risque de tout laisser derrière eux pour vivre leur amour, à une époque où cela ne va pas de soi. On sait comment cela se termine pour Héloïse et Abélard, pourtant tous deux de confession chrétienne : parce qu’il n’a pas supporté le déshonneur qui frappe sa nièce, le chanoine Fulbert n’hésitera pas à faire châtrer Abélard et Héloïse finira sa vie au couvent, d’abord au Paraclet puis à Argenteuil. On peut alors aisément imaginer le cataclysme que crée dans la société médiévale extrêmement religieuse le choix de cette jeune femme, qui au mépris de toutes les convenances, n’hésite pas à défier son père et à se marier selon son goût et surtout, à un juif. L’antisémitisme est violent au Moyen Âge, récurrent aussi et ne disparaît jamais vraiment. S’il est parfois en sommeil, il ressort plus virulent que jamais au moment des crises : la grande Peste du XIVème siècle en est un bon exemple et, à l’époque de Vidgis, la première croisade prêchée par le pape lors du concile de Clermont, est aussi un point de départ à une flambée des violences et à de nombreux pogroms. La yeshiva de Rouen, dont il ne reste aujourd’hui que des vestiges, est d’ailleurs incendiée en 1096 et la communauté juive de la ville quasiment toute exterminée. Vigdis et David deviennent les ennemis numéro un, dès lors qu’ils disparaissent ensemble. Et, de même, dans la communauté juive, Vigdis devra affronter la méfiance de ses nouveaux coreligionnaires. A partir du moment où elle se convertit, Vigdis vit dans un entre-deux flou et indistinct, ne faisant finalement plus partie d’aucun peuple ni d’aucune religion, tiraillée entre un passé chrétien qu’elle ne parvient malgré tout pas à oublier et un avenir juif, le sien, celui de ses enfants, qu’elle n’arrive pas à s’approprier.
    Cette histoire aurait pourtant pu bien finir : ne dit-on pas que l’amour triomphe de tout ? Apparemment, ce ne sera pas le cas. Vidgis aura son content de deuils et de peines. De violences, aussi.
    Ce roman ne nous épargne rien. Il n’est pas beau, au sens premier du terme. Il est au contraire dur, brutale, violent, sale aussi par moments. Je dirais même que certaines descriptions sont dantesques, quasi apocalyptiques. La quête de Vigdis au Proche-Orient se fait par exemple dans des villes sales, au milieu de personnages répugnants vivant dans une misère noire. La violence est partout, omniprésente, contre les plus faibles, contre les femmes, contre ceux qui sont isolés et n’ont aucun moyen de défense. Et parfois, si une éclaircie semble vouloir se lever, ce n’est jamais pour bien longtemps. Le contraste avec le Monieux tranquille que Stefan Hertmans arpente à l’été 2015 et celui du XIème siècle, le contraste aussi entre les villes surpeuplées de l’Egypte contemporaine et celles sales, boueuses, limoneuses du Moyen Âge, sont saisissants. On se captive néanmoins pour la quête de l’auteur, qui le pousse à mettre ces pas là où Vigdis Hamoutal a peut-être posé les siens, plus de neuf cents ans plus tôt. Difficile de retrouver les lieux qu’une femme des années 1090 a pu voir, elle aussi, de ces yeux. Beaucoup de bâtiments, de construction, ont disparu… Les paysages ont changé : quand Vigdis arrive par exemple à Alexandrie en 1097, elle peut encore voir le fameux phare, construit sur une île au large de la ville et considéré pendant l’Antiquité comme l’une des merveilles du monde. Des vestiges de l’Egypte de Cléopâtre existent encore. La Narbonne de Vigdis est un ville encore enveloppée dans son passé romain tandis que Rouen, cité portuaire à l’embouchure de la Seine, peine à se débarrasser de son aspect rude et viking, hérité de ces Normands qui ont fondé le duché en 911. Rien à voir avec les villes contemporaines que Stefan Hertmans découvre à son tour. Quant aux paysages, aujourd’hui barrés de chemins, de routes, d’autoroutes, ils sont bien évidemment radicalement différents de ceux vus et traversés par Vigdis et David. Et pourtant, parfois, un vestige apparaît : dans la yeshiva de Rouen, retrouvée lors de travaux dans les années 1960, Stefan Hertmans expérimente la sensation étrange du poids du passé, passe ses doigts sur des murs vieux de mille ans ou presque et qui ont peut-être connu David, qui ont peut-être aussi été témoins des premiers regards entre le fils du rabbin et la beauté normande aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Avec des mots justes, une plume d’une finesse rare, il nous emporte et nous captive.
    Comme je le disais plus haut, ce roman n’est pas beau au sens premier du terme, il n’est pas beau parce qu’il raconte ne l’est pas. Il n’est pas lisse non plus. Mais la forme est d’une beauté rare, d’une beauté pure. Si le fond est noir parce que l’Histoire le veut, Stefan Hertmans redonne vie à l’histoire hors du commun de David Todros et de son épouse rouennaise, Vigdis Hamoutal.
    C’est effarant, presque excitant de se dire que la destinée de ces deux personnages aurait pu rester entièrement inconnue : des anonymes engloutis dans le magma des siècles. Il aura fallu la découverte, à la fin du XIXème siècle, de la génizah de l’ancienne synagogue Ben Ezra du Caire pour faire ressortir à la lumière les destinées de ces deux personnages. Il aura fallu les travaux de Shelomo Dov Goitein, enseignant à Princeton, qui consacra sa vie à l’étude des documents retrouvés au Caire et publia en 1967 les premiers volumes de son énorme étude A Mediterranean Society. The Jewish Communities of the Arab World as Portrayed in the Documentation of the Cairo Geniza qui compte en tout six volumes (dont deux parus après sa mort en 1985).
    Ces documents composent un trésor inestimable, jalousement conservé aujourd’hui dans les archives de la bibliothèque de Cambridge : écrits entre 870 et 1880, ces 200 000 manuscrits couvrent plus d’un millénaire d’histoire juive. Ecrits en araméen, en hébreu, en arabe, en judéo-arabe, sur des supports aussi variés que le vélin, le papier, le tissu ou le papyrus, ils auraient pu disparaitre à jamais. Au contraire, comme les manuscrits de Qumrân, ils ont été retrouvés, exhumés, étudiés, ont passionné des chercheurs du monde entier, ont captivé des auteurs à l’imagination fertile, comme Stefan Hertmans, qui n’hésitera pas à s’approprier, d’une certaine manière, l’histoire de David Todros et de Vigdis Hamoutal. Surtout, ils ont un intérêt historique certain et peuvent nous éclairer sur l’Histoire sociale et économique des communautés juives du bassin méditerranéen des débuts du Moyen Âge jusqu’au XIXème et sont également particulièrement importants pour l’étude de la pensée religieuse de l’époque. En somme c’est un véritable trésor qui a été découvert là, dans les années 1880. Cest fou d’ailleurs de se dire que sans cette découverte jamais, probablement, nous n’aurions entendu parler de ces personnages dont, grâce à quelques fragments de vieux documents, Stefan Hertmans a pu, à force de recherches et d’immersion, reconstituer le destin. Certes, la limite est ténue dans ce livre entre l’authenticité historique et l’imagination de l’auteur. A partir de quand s’arrête la source et commence l’extrapolation romanesque ? On finit par ne plus le savoir réellement, par ne plus vouloir le savoir, d’ailleurs. La communion avec les personnages est parfaite, on se glisse, captivé, dans leurs pas.
    J’ai été passionnée par ce roman, émue aussi…voir revivre cette femme que personne ne connaît et qui est morte aux alentours de l’année 1100 est une drôle d’expérience. C’est si loin…et pourtant, Vigdis Hamoutal semble si proche de nous. Stefan Hermans a vraiment écrit ici un roman d’une rare beauté, sans épargner le lecteur pour autant : c’est une société violente et rude qu’il nous décrit, que ce soit celle d’Orient ou d’Occident. A l’aube du Moyen Âge central, qui sera considéré par bien des historiens comme une période flamboyante de renouveau et d’essor culturel, à l’opposé des noirceurs d’un Moyen Âge obscurantiste et superstitieux, l’époque a pourtant du mal à se défaire des limbes du Haut Moyen Âge, où faide royale, raids vikings et règlements de compte sont monnaie courante.
    Le Cœur Converti est un roman trop peu connu. Si je n’avais pas été interpellée par sa superbe couverture (cette jeune femme en chemise grise, une épaisse tresse auburn passée sur l’épaule est magnifique, non ?), je ne l’aurais peut-être jamais découvert et ça aurait été regrettable. Quelle magnifique découverte ! Un roman qui fera sûrement écho en moi plusieurs années.

    En Bref :

    Les + : une superbe histoire, inclassable...ce n'est ni un roman historique à proprement parler, ni même un roman contemporain. Mais c'est peut-être justement pour cette raison que ce roman est aussi captivant : parce qu'il est unique.
    Les - :
    pour moi, absolument aucun.


     

        Mémoires de la baronne d'Oberkirch sur la cour de Louis XVI et la société française avant 1789 ; Henriette Louise de Waldner de Freundstein, baronne d'Oberkirch LE SALON DES PRÉCIEUSES EST AUSSI SUR INSTAGRAM @lesbooksdalittle


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 16 Mai à 20:36

    Je n'ai plus qu'à le me le procurer et à le lire après une chronique pareille !

      • Dimanche 23 Mai à 10:42

        Merci ! J'espère que tu aimeras ! C'est vraiment un livre très très surprenant, ne t'attends pas à un roman historique à proprement parler ! Il est vraiment inclassable mais je l'ai beaucoup aimé. J'ai eu l'impression de le lire en apnée et même après l'avoir refermé, on reste un moment habité par son ambiance particulière. 

    2
    Mercredi 19 Mai à 10:23

    J'ai lu ta chronique il y a deux jours et je me suis offert cet ouvrage suite à ton avis, en ebook (mes yeux sont soulagés même si malheureusement lire en ebook est moins plaisant quand même que le papier). J'ai hâte de m'y plonger d'autant plus que la période historique, dont il est question ici, est ma préférée. 

    Je pense lire ce roman fin mai ou début juin, je reviendrai en papoter avec toi. 
    Bises

      • Dimanche 23 Mai à 10:43

        Ah oui, n'hésite pas, je serais curieuse de connaître ton avis ! Je l'ai peu croisé sur les réseaux sociaux et le seul avis que j'ai lu rejoignait le mien. Je serai donc ravie d'en discuter avec toi, pour voir ce que tu en as pensé... En tous cas, comme je le dis plus haut dans le commentaire de réponse à Wyndirella, ne t'attends pas à un roman historique pur, on est vraiment dans un autre registre. Ce roman est vraiment très difficile à mettre dans une case mais c'est ça qui est intéressant aussi, je trouve ! wink2

      • Mardi 25 Mai à 15:54

        Je ne m'attends à rien de particuliers, en fait. Je l'avais déjà remarqué et suite à ton avis, je me suis décidée. Il est dans ma PAL et n'attends que moi. 

      • Samedi 29 Mai à 10:38

        Oui je crois que le mieux est de le commencer sans rien attendre, de toute façon, je crois que ce roman est tellement particulier que tu ne peux pas forcément l'anticiper... dans certains livres tu sais plus ou moins que tu vas retrouver ce que tu attends avant de le commencer, là, ce n'est pas possible. Il faut juste se laisser porter. Personnellement, j'ai été totalement emportée par cette histoire...ce n'est pas forcément beau mais c'est très fort. 

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