• Les Reines de France au Temps des Bourbons, tome 4, Marie-Antoinette, l'Insoumise, Simone Bertière

    « Elle eut le tort de n'être pas celle qu'il fallait, quand il fallait, où il fallait. Et son caractère entier acheva d'envenimer les choses, car elle n'était pas de celles qui se plient aux concessions. »

    Marie-Antoinette, l'Insoumise, Simone Bertière

    Publié en 2003

    Editions Le Livre de Poche

    927 pages 

    Quatrième tome de la saga Les Reines de France au Temps des Bourbons

     

    Résumé : 

    De son vivant et au-delà, la personnalité de Marie-Antoinette n'a cessé de susciter des légendes, suppositions et calomnies. S'appuyant sur une lecture nouvelle et rigoureuse des sources, Simone Bertière restitue ici sa vérité psychologique et historique à la dernière de ses Reines de France
    Ni douce ni soumise, Marie-Antoinette fut au contraire une femme rebelle aux servitudes écrasantes de sa fonction, aspirant à une vie indépendante et conforme à ses goûts. La volonté et l'énergie dont elle fit montre longtemps pour des objets frivoles -sources de son impopularité- lui valurent d'atteindre, dans les épreuves, à une authentique grandeur. 
    Sa mère, l'impératrice d'Autriche, Louis XV vieillissant et la comtesse du Barry, Axel de Fersen, Mirabeau, et bien d'autres figures capitales de l'époque paraissent dans ces pages où revit un quart de siècle d'histoire, abordé hors de tout esprit partisan. Sur le roi Louis XVI, les documents analysés par Simone Bertière apportent des révélations et, pour la première fois, l'histoire du couple apparaît sous son vrai jour. 
    Le prix des Maisons de la Presse 2002 a couronné ce livre, sixième et dernier volume d'une fresque historique au succès croissant, qui a déjà valu à son auteur le grand prix d'histoire Chateaubriand -La Vallée-aux-Loups, le grand prix de la Biographie de l'Académie française et le prix des Ambassadeurs. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    Qui est Marie-Antoinette ? La question hante les historiens depuis toujours et risque de les hanter encore pendant longtemps. Rares sont les personnages qui, comme elle, font couler autant d'encre, en bien ou en mal et continuent de diviser, plus de deux cents ans après leur mort. Personnage ambivalent, ambigu, paradoxal, Marie-Antoinette a cristallisé, de son vivant, une haine pas toujours justifiée, comme elle concentre aujourd'hui sur sa personne un engouement qui n'est peut-être pas forcément plus mérité non plus. Et si, aimer Marie-Antoinette, se passionner pour elle, c'était finalement, plutôt que l'encenser, se situer prudemment entre les deux : évitons l'écueil de la damnatio memoriae comme de l'hagiographie, car elle ne mérite ni l'un ni l'autre. Ce qui, à mon sens, fait de Marie-Antoinette, un personnage aussi passionnant, c'est justement ses imperfections et ses erreurs qui la rendent humaine. Profondément humaine et, en cela, proche de nous. Aujourd'hui, plus de deux cents ans après la Révolution, nous bénéficions d'un recul suffisant pour enfin aborder ce grand destin comme il se doit : en scientifiques, en gardant la tête froide, sans se laisser aller ni à la haïr ni à l'aimer outre mesure, parce que, comme n'importe lequel d'entre nous, elle n'est ni toute noire ni toute blanche.
    Née en 1755, petite archiduchesse d'Autriche répondant au prénom d'Antoine dans son enfance, Maria Antonia Josepha Johanna est la quatorzième et dernière fille née du couple formé par François de Lorraine et Marie-Thérèse de Habsbourg. Élevée comme une petite princesse du temps, dans une Cour où l'étiquette est lâche et peu observée, au milieu d'une importante fratrie, influencée par des sœurs plus âgées et qu'elle verra petit à petit partir, pour ne jamais revenir, vers leur patrie d'adoption quand sonne l'heure du mariage, la future Marie-Antoinette reste malgré tout un pion politique, interchangeable, que sa mère utilisera pour conforter telle ou telle alliance, s'assurer telle ou telle fidélité. Pour elle, ce sera la France et son mariage sera le gage de l'alliance de 1756, inédite, puisqu'unissant deux puissances ennemies depuis des lustres -c'est ce que l'on appelle le renversement des alliances, l'Autriche se désolidarisant de son allié traditionnel, l'Angleterre, pour s'associer à la France, qu'elle a beaucoup combattue.
    En 1770, Marie-Antoinette, quatorze ans, épouse le Dauphin Louis-Auguste, qui en a quinze. A la mort de Louis XV, en 1774, ils montent sur le trône à respectivement dix-neuf et vingt ans. Ils en descendront brutalement moins de vingt ans plus tard, quand la Révolution aura achevé de faire basculer le trône pluriséculaire des Bourbons, mettant fin à plus de mille ans de monarchie héréditaire. Guillotinée en 1793, à la suite d'un procès sommaire où lui seront pêle-mêle reprochés ses dépenses et train de vie, son hypothétique trahison ou même de pratiquer l'inceste avec son jeune fils de huit ans, Marie-Antoinette meurt honnie par le peuple de France mais sa dignité et sa grandeur dans la mort inversent rapidement la tendance : si certains souffrent depuis toujours d'une tenace légende noire, Marie-Antoinette, très vite, se verra réhabilitée, d'abord timidement et plus franchement depuis plusieurs années. Il est vrai que l'historiographie a fait des progrès mais peut-être sont-ils le plus visibles et le plus évidents quand on étudie le cas Marie-Antoinette, qu'on pourrait presque, pour utiliser un terme très anachronique, qualifier de superstar. Popularisée par le cinéma, par les romans, par son image utilisée dans des publicités, Marie-Antoinette est un personnage très familier, évoluant dans un cocon de pastel et croquant des macarons - l'image, si elle n'est pas forcément très historique, a au moins le mérite de parler à tout le monde et d'évoquer quelque chose à chacun.

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     L'un des portraits les plus connus de Marie-Antoinette, par Elisabeth Vigée-Lebrun


    Et quand on prend le temps de gratter un peu et de regarder sous cette image d’Épinal, le personnage qui apparaît, loin d'être superficiel comme on pourrait le penser, est d'une teneur et d'une profondeur ahurissante. Marie-Antoinette n'aura pas eu, ou si peu, la possibilité de se révéler mais on peut supposer que si l'Histoire lui en avait laissé le temps, elle aurait pu faire de grandes choses, à son échelle. Non dépourvue d'intelligence, malgré une éducation enfantine bâclée, excellente mère, consciente malgré tout de son rang et de ce qu'elle était, la question est permise : si elle avait été plus sérieuse, qui aurait-elle été ? Quelle femme, quelle reine aurait-elle été ? Mais, sans partir dans des conjonctures improbables, on peut déjà se demander : qui est-elle vraiment ? Et à cette question, les historiens ont aujourd'hui toutes les clés ou presque, pour y répondre.
    Cette conséquente biographie n'est pas la première que je lis. Si vous me suivez depuis longtemps, vous avez pu le remarquer et, d'ailleurs, une blogueuse avec qui j'échange depuis de nombreuses années s'est étonnée, dernièrement, que je n'ai pas lu ce livre ! Eh non...je l'ai gardé toutes ces années en en redoutant un peu la lecture -c'est le point final d'une formidable anthologie sur les reines de France aux temps modernes que j'étais un peu triste de quitter pour toujours- mais dans laquelle je me suis glissée avec malgré tout beaucoup de plaisir.
    Vous connaissez peut-être cette fameuse devise en italien, « Tutto a te mi guida », que l'on peut traduire par « Tout me conduit vers toi » et qui aurait été imprimé sur le sceau secret de la correspondance entre la reine et Fersen et peut-être même sur des bagues...Elle est on ne peut plus vraie en ce qui me concerne parce que j'ai l'impression que tout, fatalement, me ramène à Marie-Antoinette et même, que ma passion pour le XVIIIème siècle découle, à la base, de mon intérêt pour cette reine, qui est arrivé un peu par hasard, il est vrai, puis s'est pérennisé. Elle m'accompagne depuis des années, surtout par le biais des travaux de l'historienne Evelyne Lever et, jusqu'ici, je n'ai ressenti aucune lassitude : sans tout connaître d'elle, je pense pouvoir dire que Marie-Antoinette n'est plus une inconnue mais, malgré tout, j'ai toujours l'impression d'en apprendre un peu plus à chaque livre lu.
    Et avec ce livre de Simone Bertière, cela s'est confirmé : l'auteure s'attache, avec une vision féminine et chaleureuse, à montrer derrière la reine, derrière la fonction et le statut, la femme que pouvait être Marie-Antoinette, trait d'union entre les anciens temps et les temps modernes. Fille et descendante de rois, élevée dans la dignité de son rang, Marie-Antoinette est malgré tout influencée par l'époque dans laquelle elle vit et le XVIIIème siècle et peut-être celui où les bouleversements intellectuels et sociétaux sont les plus significatifs et les plus marquants et tout, dans sa vie, s'en ressent : la quête folle de la liberté, l'envie de vivre sans entraves et sans être dirigée, l'engouement pour les œuvres de Beaumarchais, puis, plus tard, la manière même dont elle envisagera l'éducation à donner ses enfants, pur produit de l'influence rousseauiste du moment. Marie-Antoinette est ambivalente : peut-être pas un Janus aux deux visages, parce que j'ai l'impression que c'est une seule et même personne qui évolue au fil du temps, mais oui, il y'a des paradoxes et une certaine ambivalence chez elle et c'est assez révélateur. En essayant d'analyser sa personnalité, son psychisme, Simone Bertière apporte des réponses universelles à un comportement que l'on s'est autorisé à juger sévèrement parce qu'il ternissait la fonction royale que Marie-Antoinette personnifiait.
    Il n'est pas question de la dédouaner ou de lui refaire un procès, ici. Pas du tout et c'est ce que j'ai apprécié dans ce livre - ce que je m'attendais à trouver, aussi, connaissant Simone Bertière. Finalement, en sortant de cette lecture, on se pose cette question : et si Marie-Antoinette fascinait justement pour ce que l'on ne dit pas ou peu souvent, si elle intéressait justement parce qu'au fond, elle est plus particulièrement humaine dans toutes ses imperfections ? Elle s'est trompée, elle s'est même trompée sur toute la ligne et lourdement puisqu'elle le paiera de sa vie, ce qui est d'ailleurs peut-être un peu excessif, mais cela appartient à l'Histoire. Marie-Antoinette a commis des erreurs, comme nous tous. Elle a navigué à vue et elle n'a pas toujours pris les bonnes décisions, comme nous tous. Seulement, on ne lui a pas fait de cadeaux, parce qu'elle occupait une place où l'erreur n'est pas tolérable et que, par son comportement, somme toute justifiable, notamment par son âge à son arrivée en France puis à son accession au trône, elle a participé à l'effondrement de la dignité monarchique et a sûrement précipité le délitement d'un régime millénaire et qui avait fait ses preuves. Elle n'en est pas pour autant l'entière responsable ; si Louis XVI et son épouse ont eu la malchance et le malheur de voir s'effondrer l'édifice alors qu'ils régnaient, la Révolution n'en est pas pour autant un phénomène spontané et réagissant contre eux...pas entière, du moins, puisqu'elle trouve son origine bien plus tôt, dans les affrontements de la Fronde, notamment... Enfin, mais c'est pousser bien loin, la monarchie n'était-elle pas, en France, vouée à disparaître dès lors qu'elle devenait absolue ?

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    Marie-Antoinette conduite sur les lieux de son exécution le 16 octobre 1793


    Et si Marie-Antoinette n'avait finalement été qu'une femme comme les autres ? Accablée par le poids d'une vie dont elle n'a pas voulu, manipulée par des intérêts multiples et en premier ceux de l'Autriche, qui l'empêchèrent de devenir entièrement française dans sa jeunesse, commettant des erreurs et des faux pas, elle sut malgré tout se réveler dans l'adversité, soutenir sans faillir le roi, élever et aimer ses enfants d'un amour inconditionnel, se défendre avec grandeur lors d'un procès inique scellé d'avance. Marie-Antoinette n'est ni toute noire, ni toute blanche : elle a commis des erreurs et refusé parfois de changer d'attitude, en cela, elle est coupable. Mais ne cédons pas à la grande tentation de la dénigrer en bloc : l'image qui nous est parvenue d'elle est encore grandement marquée par la Révolution et les libelles qui ont émaillé le règne. Tâchons de l'entrapercevoir telle qu'elle a pu être, avec ses défauts et ses qualités, ses bons comme ses mauvais côtés. Tâchons aujourd'hui de la réhabiliter, pour ne pas oublier, humainement, les souffrances de la famille royale, en premier lieu des enfants. Aujourd'hui, plus de deux cents ans après la Révolution, Marie-Antoinette, comme tous les autres protagonistes de cette époque, d'ailleurs, appartient plus que jamais à l'Histoire et l'Histoire exige de l'objectivité : encenser et haïr n'y ont pas leur place mais juger avec raison est le devoir de l'historien. C'est ce que fait Simone Bertière dans ce livre, avec toutefois beaucoup de chaleur. Elle sait se montrer critique quand il le faut, pointer les travers de la reine mais reconnaître aussi ses points forts. Marie-Antoinette revit sous sa plume et acquiert une teneur, une profondeur peu communes. Elle redevient un être de chair et de sang, une fille, une épouse, une sœur, une mère, une reine. En un mot, une femme et on est toujours plus sévère avec les femmes. Oublions ce qu'on a pu lire, ce que l'Histoire instrumentalisée par la politique a pu nous faire penser...la Révolution est une période extrêmement compliquée à appréhender parce que, inconsciemment, elle fait partie de nous intrinsèquement. Mais étudier l'existence de ceux que la Révolution a combattus est tout aussi intéressant et édifiant parce que, dans leur humanité la plus intime et la plus innée, ils redeviennent un instant proches de nous, compréhensibles et justifiables. Je remercie les auteurs qui, comme Simone Bertière ici ou bien encore Evelyne Lever, ont, petit à petit, grâce à leurs travaux, amené ceux qui les ont lus à aiguiser leur esprit critique, à mieux comprendre et à mieux voir.
    Ce livre est à mettre entre les mains de tous les amoureux d'Histoire, à tous les passionnés. Nul doute que vous passerez un excellent moment et que vous serez, comme moi, ravis de voir Marie-Antoinette revivre sous la plume de Simone Bertière. Une chose est sûre, c'est qu'elles se sont bien trouvées toutes les deux.

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    Marie-Antoinette et Madame de Polignac, incarnées respectivement par Diane Kruger et Virginie Ledoyen dans le film Les Adieux à la Reine, de Benoît Jacquot 

    En Bref :

    Les + : biographie dense et riche, qui s'appuie sur les sources mais aussi sur des précédents travaux d'historiens, elle réhabilite Marie-Antoinette et nous fait entrevoir, derrière les ors de la fonction, la femme qu'elle a pu être et sa psychologie.
    Les - :
     mais aucun, bien sûr !

     

    Les Enquêtes de Quentin du Mesnil, Maître d'Hôtel à la Cour de François Ier, tome 1, Le Sang de l'Hermine ; Michèle Barrière 

    Thème de mai, « Mémoires », 5/12


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 7 Juin à 10:33

    Tu parles si bien de Marie-Antoinette ! En effet, la haine à son égard n'a pas toujours été justifiée et, presque paradoxalement, elle rencontre aujourd'hui un engouement immense. Ce que j'aime en elle ce sont justement ses erreurs et ses imperfections. Elle a su agir comme il fallait lorsque sa vie a pris un tournant tragique et je trouve cela très beau.

     

    Comme toi, je lis beaucoup d'ouvrages sur Marie-Antoinette. J'étais en effet assez étonnée que tu n'aies pas lu ce livre de Simone Bertière (j'ai même pensé que tu effectuais une relecture ah ah). Cette biographie est l'une des plus imposantes sur la Reine que je possède (et qui existe sans doute) et je me la garde donc bien précieusement...

    À vrai dire, je n'ai pas encore lu d'oeuvres de Simone Bertière mais j'ai très envie de découvrir son travail d'historienne. Ne sois pas triste d'avoir fini cette série d'ouvrages, tu pourras toujours la relire ;-)

      • Vendredi 7 Juin à 11:10

        Oh, merci beaucoup ! wink2 En même temps, je trouve qu'il n'est pas difficile de parler de Marie-Antoinette, au contraire : cette chronique aurait pu être encore plus longue, je crois. winktongue

        Je suis comme toi : je trouve qu'on ne la comprend pas bien si on se focalise uniquement sur ses qualités ou sur ses défauts. Marie-Antoinette, c'est plus que ça, elle est très ambivalente et aucune biographie ne le montre mieux que celle de Simone Bertière. En lisant cette biographie, j'ai vraiment ressenti cette fracture entre la jeune reine frivole et avide de plaisirs et la femme plus mûre, confrontée à des scandales (l'Affaire du Collier), à la haine du peuple, à la mort de deux de ses enfants et qui s'assagit, mais trop tard. Imputer la Révolution à Marie-Antoinette (comme à Louis XVI aussi d'ailleurs) est un non-sens complet et malheureusement, on a tendance à faire des raccourcis malheureux, mais la Révolution prend racine dans un contexte beaucoup plus lointain (la Fronde notamment). Certes, par ss dépenses, par sa vie peut-être un peu trop dissolue pour une reine de France, pour sa recherche incessante de plaisirs et de liberté, Marie-Antoinette a participé à la désacralisation de l'institution mais quand on se focalise surtout sur la femme qu'elle a été, ce que fait très bien Simone Bertière ici, on se rend compte qu'elle était fragile, touchante, qu'elle a été beaucoup manipulée par les siens et parfois même, trahie par eux. Elle n'était pas mauvaise, mais elle est coupable parce qu'elle a été en dehors des réalités et a refusé pendant longtemps de voir la réalité en face. Elle l'a payé au prix fort et sa famille avec elle mais que celui qui n'a jamais fait d'erreur lui jette la première pierre. 

        En ce qui concerne l'anthologie sur les Reines de France de Simone Bertière, je crois que je te les conseille tous : elle démarre avec les reines Valois pour clore cette grande saga avec Marie-Antoinette, donc (quel meilleur point final ? happy) et ils sont tous passionnants même si, en ce qui me concerne, j'ai surtout eu une préférence pour ce dernier et pour celui qui le précède, La Reine et la Favorite, mais bon, en amoureuse passionnée du XVIIIème siècle, je ne pouvais pas faire autrement. 

        J'espère que tu passeras un bon moment quand tu découvriras cette saga mais je suis persuadée que ce sera le cas. L'avantage, c'est qu'ils peuvent être lus dans le désordre, en plus... cool

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