• [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

     

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

     

     

    Pour ce dernier dimanche avant Noël, je vous propose un article gourmand, avec un tour d'Europe des desserts d'Europe et, en prime, une recette de pain d'épices, parce que c'est trop bon et de saison... 

    ALLEMAGNE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    Le Christstollen : c'est le gâteau traditionnel allemand, dont l'origine est très ancienne. Le stollen est un gâteau traditionnellement consommé durant la période de l'Avent en Allemagne. Il s'agit en fait d'un pain garni de fruits secs et confits et farci d'une pâte d'amande.
    La première mention du stollen daterait de 1330, ce qui remonte à relativement loin, et pourtant ! La tradition du stollen remonterait à encore plus loin au Moyen Âge, ce qui en fait un gâteau très ancien. En effet, il servait déjà de symbole lors des fêtes païennes. A la suite de la christianisation de l'Europe il est devenu un symbole chrétien et a été parfois rebaptisé Christstollen, sa forme rappelant, pour certains, l'enfant Jésus nouveau-né dans ses langes. Les villes allemandes revendiquant la paternité du stollen sont nombreuses et ont même une version à leur nom, par exemple, le Dresdner Stollen ou encore, le Kölner Stollen.
    La recette originale ne comporte que de la farine, de l'eau, de la levure et de l'huile. Aujourd'hui, elle a évolué mais ceci s'est fait progressivement, au fil du temps. Ainsi, la découverte de nouveaux territoires, le commerce et les approvisionneents souvent incertains ont fait se greffer à la recette originale des épices et des fruits divers. La variété des ingrédients du stollen a souvent été liée, également, à la richesse de la famille qui le préparait.
    Comme aujourd'hui on peut trouver toute l'année un large panel de fruits confits, en qualité constante, on peut donc acheter des stollen farcis de citrons et oranges confits, de raisins secs macérés dans du rhum, des amandes effilées et entières, de la muscade, de la cannelle, de la vanille...En ce qui concerne la pâte d'amande, on la choisit de préférence très riche en fruit. Une partie de la pâte sert à faire le pas à proprement parler tandis que l'autre sert à le farcir.
    Bien que fabriqué, parfois, dès le mois de septembre, les puristes ne consommeront le stollen qu'à partir du mois de décembre uniquement. Le stollen peut se servir froid ou alors, tiédi au toaster, mais toujours coupé en très fines tranches.

    FRANCE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    La bûche de Noël : en France, mais aussi dans les pays francophones en général comme le Québec, le Liban, la Belgique, le Vietnam, on consomme à Noël la traditionnelle bûche de Noël. Cette tradition culinaire reproduit en fait un autre rite lié à la célébration du solstice d'hiver. C'est donc un héritage païen, attesté au Moyen Âge et qui s'est ensuite répandu dans toute l'Europe. Au Moyen Âge, également, on faisait brûler dans la cheminée une bûche, généralement très grosse, qui allait donc se consumer lentement. Avant d'être brûlée, cette bûche était bénie avec une brance de buis ou de laurier, conservée depuis la fête des Rameaux au début de l'année. L'idéal, c'était que cette bûche puisse brûler les douze jours du cycle, c'est-à-dire, jusqu'au Nouvel An (même si, au Moyen Âge, on ne fête pas le Premier de l'An le 1er janvier mais le jour de Pâques). Pour garantir une bonne récolte, on faisait parfois brûler une bûche issue d'un arbre fruitier et pour s'assurer de bonnes vendanges, on pouvait arroser la bûche, pendant sa combustion, avec du vin ou alorsn avec du sel, pour se prémunir des sorcières. On peut penser que le gâteau découle de ce rite-là également.
    En patois, dans certaines régions on disait en l'allumant «Cachafio, Bouto Fio», ce qui signifie « Cache le feu (ancien), allume le feu (nouveau); Dieu nous comble d'allégresse ». Le membre le plus ancien de la famille arrosait alors le bois soit de lait, soit de miel, en souvenir des délices de l'Eden, soit de vin, en souvenir de la vigne cultivée par Noé lors de la Rénovation du Monde.À Marseille, en portant la bûche de Noël, on ne cessait de crier en patois : « Noël vient, tout bien vient ». Ensuite, le plus âgé de la famille s'approchait de la bûche pour la bénir, y verser le vin en invoquant la Sainte-Trinité...et enfin, il y mettait le feu. En Bourgogne, avant d'allumer le feu, le père de famille ordonnait à l'un de ses enfants d'aller dans un coin de la chambre prier Dieu que la souche « donne des bonbons ». Pendant que l'enfant priait, les parents disposaient au bas de chaque bout de la bûche des petits paquets de sucreries et de confiseries que les enfants découvraient, émerveillés, pensant réellement que la souche avait donné ces sucreries. Le vigneron ou le paysan qui n'avaient pas de quoi offrir des bonbons à leurs enfants disposaient marrons, noix ou pruneaux sous la bûche.
    La disparition des grands âtres met fin à la coutume des grosses bûches qui y étaient brûlées pendant douze jours. La date de naissance du dessert qui les a remplacées reste par contre inconnue mais on suppose qu'elle est plutôt récente puisque certains évoquent la création de ce desser par un pâtissier en 1945 mais le gâteau roulé est tout de même traditionnel, du moins dans certaines région comme le Poitou-Charentes, depuis le XIXème siècle.
    La tradition veut qu'une véritable bûche de Noël soit réalisée avec de la crème au beurre mais depuis quelques années, la bûche glacée a fait sa grande apparition et séduit de plus en plus de gourmands. Pour ce qui est des parfums principaux, on retrouve la vanille, le praliné, la liqueur de Grand Marnier, le café, le chocolat et la fraise. La bûche, glacée ou non, doit petre décorée de divers attributs rappelant le folklore de Noël comme des petits Père Noël, des scies, des haches, des lutins, des champignons, en sucre ou en plastique.
    Selon les régions, on consomme aussi des desserts typiques, comme le kouglof alsacien, que la reine Marie-Antoinette aurait mis à la mode en devenant l'épouse du dauphin Louis-Auguste en 1770. En effet, c'était un gâteau très célèbre en Autriche mais dans d'autres pays de l'Est également. Et on ne peut pas ne pas parler de la tradition provençale des treize desserts (calenos). On retrouve également cette tradition des treize desserts au Portugal. En Provence, ils sont servis à la fin d'un gros repas servi lors de la vigile de la fête de Noël. Sont ainsi servis du nougat, de la fougasse, des dattes, des pâtes de fruits, des fruits confits...

    ANGLETERRE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    Le Christmas Pudding : le gâteau emblématique anglais est le Christmas Pudding. Il est consommé le jour de Noël en Angleterre mais aussi en Irlande. Cela dit, il est originaire d'Angleterre et est parfois « nommé plum pudding », terme plus général qui peut désigner toutes sortes de puddings bouillis et contenant des fruits secs.
    Le pudding a pris sa forme finale dans l'Angleterre victorienne mais il existait depuis la fin du Moyen Âge, les années 1420 pour être précis. Le pudding ne fut d'abord pas une confiserie ou un dessert mais un moyen de préserver la viande à la fin de la saison. A cause des pénuries de fourrage, le bétail en surplus était abattu à la fin de l'été ou en début d'automne et la viande était alors stockée dans de grands plats à gâteaux remplis de fruits séchés qui agissaient alors comme des conservateurs pour la viande. On obtenait alors de grandes tartes de viande hachée et ces dernières pouvaient être utilisées pour nourrir un bon nombre de personnes, particulièrement à la période des fêtes. Cependant, l'ancêtre du pudding moderne était le Plum pottage, un brouet composé d'un mélange de viandes et de légumes, qui datait de l'époque romaine ! Ce brouet était préparé dans un grand chaudron et les ingrédients étaient mis à cuire longuement, avec des fruits séchés, du sucre et des épices.
    Les plus anciennes références au standing pottage remontent à 1420 et désignaient alors un plat à base de veau, de mouton, de poulet confit, épaissi avec du pain et rougi avec du bois de santal et des groseilles. Sous le règne d'Elizabeth Ière, des pruneaux furent ajoutés au plat originel. La recette devint si populaire que ce mets fut désormais connu sous le nom de « Plum pottage », « plum » signifiant « pruneaux » en anglais.
    Au XVIIIème siècle, les techniques de conservation des viandes ayant évolué, les ingrédients salés de la tarte de viande hachée et du Plum Pudding ont diminué tandis que le contenu plus doux et sucré a, lui, augmenté. On s'approche doucement du Pudding sucré qui se fixera sous l'ère victorienne, au XIXème siècle. Si la tarte de viande hachée a gardé son nom, le brouet originel, lui, se voit de plus en plus appelé « plum pudding ». Ce plat a toujours été servi lors de célébration mais, à l'origine, c'était lors de la Fête de la Moisson (Harvest Festival) et non pour les fêtes de Noël. Ce n'est qu'à partir des années 1830 que cette boule de farine, de graisse de rognon, de sucre et d'épices, rehaussée de houx, prit son apparence définitive et fut de plus en plus associée à Noël, qui retrouvait alors toute son importance en Angleterre, après un grand désamour de la population envers cette fête trop catholique, trop papiste. C'est Elisa Acton qui fut la première à le désigner comme Christmas Pudding dans son livre de cuisine.
    En ce qui concerne la recette actuelle, de nombreuses familles ont la leur propre et celles qui procurent le plus de fierté sont bien sûr celles qui ont été transmises de génération en génération. Ces recettes utilisent des ingrédients qui étaient traditionnellement chers et luxueux comme les aromates doux, qui sont particulièrement importants pour développer l'arôme si particulier du Christmas Pudding. Ce dernier est un pudding lourd, cuit à la vapeur avec des fruits secs, des noix et généralement conçu avec de la graisse de rognon ( ! ). Il a souvent une apparence sombre voire complètement noire, conséquence de l'utilisation, dans l'élaboration du gâteau, du sucre brun et de mélasse noire. Le mélange peut être humidifié avec du jus d'agrumes, du Cognac ou d'autres alcools (certaines recettes utilisent de la bière, par exemple).
    Traditionnellement, le pudding était bouillis dans un tissus et étaient bien souvent ronds mais, depuis le début du XXème siècle, ils sont le plus souvent préparés dans des jattes. Généralement, on commence à préparer le Christmas Pudding durant le Stir-up Sunday, le dimanche du mélange, cinq semaines avant Noël. Il demande plusieurs heures de cuisson à la vapeur, mais cette durée peut être raccourcie si l'on utilise une cocotte-minute et sans altérer la qualité du dessert. Ensuite, au moment des fêtes et juste avant le service, le gâteau est réchauffé à la vapeur et servi avec du cognac flambé. Il est traditionnellement décoré de feuilles de houx.
    Le pudding est entouré de traditions...il doit être préparé cinq semaines avant la célébration de Noël, chaque membre de la famille doit le remuer ou tout au moins, chaque enfant, et faire un voeu par la même occasion, et, parfois, on incluait au pudding des petites pièces de monnaie qui étaient ensuite conservées par celui qui les trouvaient dans sa part de gâteau. La pièce de monnaie trouvée dans le Christmas Pudding était sensée apporter la richesse dans l'année à venir. Mais cette pratique a ensuite disparu car, lorsque les pièces d'argent véritables se sont faites plus rares, on craignait que les pièces faites en alliage ne viennent gâter le dessert. D'autres petits symboles de bonne fortune pouvaient être inclus au gâteau comme un petit os de poulet en forme de V (le bréchet, qui porte bonheur), un dé à coudre en argent ou une ancre, pour symboliser le retour au port en toute sécurité.
    Il est très facile de conserver le pudding et, dans certaines familles, on conserve ce gâteau de Noël pour le manger à un autre moment de l'année, à Pâques, par exemple.

    ITALIE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    Le panettone : il s'agit d'une brioche fourrée de raisins secs, fruits confits et zestes d'agrumes. C'est le gâteau traditionnel des habitants de la Lombardie, mais aussi du Milanais et du Piémont. Sa dégustation fait partie des traditions de Noël en Italie. Ce gâteau est en forme de dôme et mesure entre 12 et 15 cm de hauteur. Il est servi en tranches verticales et accompagné de vins doux comme l'asti spumante ou le moscato ou encore, des vins plus corsés comme le Recioto della Valpolicella ou Gattinara. Le vin peut être aussi remplacé par des boissons chaudes.
    Le panettone se mange de différentes façons : on peut en effet couper les tranches fines ou épaisses et elles sont soit servies au petit-déjeuner ou en dessert, à la fin du repas, donc. Le panettone est aussi consommé aux Etats-Unis où, là, il est servi grillé, pour le petit-déjeuner, nappé de sauces, recouvert de crème ou fourré.
    L'origine de ce gâteau reste un grand mystère et il fait d'ailleurs l'objet de nombreuses légendes. Ainsi, certains pensent que le panettone a été inventé dans le Milanias aux alentours du XVème siècle. Mais, dès le XIIIème siècle, on connaît à Vérone, en Vénétie, un gâteau analogue, appelée le nadalin. Il sera ramené par des pâtissiers vénitiens à la cour royale des Habsbourg, à Vienne. Il semble que ce soit ce gâteau médiéval qui soit à l'origine du panettone mais le mystère demeure.
    Selon une autre légende, le panettone aurait été servi à la cour du duc de Milan, Ludovico Sforza dit le More (1452-1508), au moment des fêtes de Noël. Le chef cuisinier se trouvait alors à court de dessert et il eut l'idée de servir la brioche préparée par un simple marmiton, du nom de Toni. Le gâteau ayant plu à la cour du duc de Milan, le chef cuisinier ne s'appropria pas pour autant le succès de la recette et en rendit tout le mérite au jeune marmiton. La brioche fut nommée : le Pan del Ton ou le pain de Toni.
    Au début du XXème siècle, la préparation des panettone s'industrialise et les plus grand fabricants sont Angelo Motta, Ruggiero Bauli, Gioacchino Alemagna et Le tre Marie. D'ailleurs, le nom de Motta est synonyme de panettone, en Italie ! Aujourd'hui, c'est un produit d'exportation pour l'industrie alimentaire italienne qui a rapporté environ 560 000 millions d'euros en 2002, ce qui est tout de même exceptionnel.
    La technique de fabrication traditionnelle a été modifiée il y'a peu, afin de se conformer aux directives de l'Autorité européenne de sécurité des aliments. En effet, l'élaboration traditionnelle de cette brioche demandait deux périodes de levage ainsi qu'une période de cuisson courte afin que le gâteau garde toute sa mollesse. Il fallait également faire fermenter les raisins.
    En raison de la forte diaspora italienne en Amérique, la consommation du panettone s'est diffusée dans de nombreux pays, notamment les Etats-Unis mais aussi le Pérou, par exemple, où l'on ne peut concevoir une table de Noël sans panetón.

    SUÈDE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    Le porridge de Noël et autres douceurs : en Suède, à Noël, la coutume veut que l'on déguste un porridge. Il s'agit en fait d'un riz au lait saupoudré de cannelle et servi avec du lait glacé. On peut aussi y glisser une amande. Celui qui trouve l'amande doit faire un voeu. Mais, comme en Suède, on est friand de confiseries, on les inclut elles aussi au repas de Noël. Les plus populaires sont les knäck et les ischoklad. Les knäck sont des caramels tendre fabriqués avec du scure, du sirop et de la crème ; les ischoklad sont, eux, des bonbons fondants au chocolat.
    Avec les restes du porridge de Noël, les Suédois confectionnent ensuite le riz à la Malta ou ris à la Malta, en suédois. Il suffit tout simplement de saupoudrer le porridge avec du sucre en poudre, du sucre en poudre, d'ajouter un peu de crème et de bien mélanger le tout. On consomme aussi, mais là, dans toute la Scandinavie, des Joulutortut, des petites tartelettes à la confiture de prune. Dans le Nord, on déguste aussi les traditionnels pains d'épices.

    NORVÈGE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    La crème de riz et autres desserts : traditionnellement, le dessert est une crème de riz servie avec une sauce à base de baies rouges : on l'appelle le Risalamande, du français riz à l'amande. A Noël, les enfants dégustent aussi une boisson rouge et pétillante, sorte de limonade, qui leur est réservée.
    Que ce soit à Noël ou non, les Norvégiens sont très friands du flan au caramel, qui est aussi servi pour les fêtes. En ce qui concerne les friandises typiques de Noël, on trouve le pain de Noël aux raisins et aux écorces confites ainsi que plusieurs variétés de petits gâteaux secs. Certaines recettes remontent au Moyen Âge et sont toujours aussi populaires, comme les craque-pains dont le « flatbrød », le cousin du pain azyme.
    Autre tradition norvégienne, la maison de pain d'épices (« pepperkaker »). C'est le temps fort de la pâtisserie de Noël dans le pays et une idée-cadeau originale.

    FINLANDE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    Le pain d'épices et le pain de Noël : la maison en pain d'épices, comme en Norvège, est une pièce phare des pâtisseries de Noël finlandaises. Les Finlandais consomment aussi un pain de Noël appelé Joululeipä, à base de froment et de seigle. Pour sa conception, on utilise du petit-lait, de la levure, de la melasse, des zestes d'orange confits et des grains de cumin moulus, entre autres. Le résultat est une sorte de brioche que l'on pourrait rapprocher du panettone italien.
    Les Finlandais dégustent aussi les Piparkakut, les biscuits de grand-mère, découpés à l'emporte-pièce et, comme les Norvégiens et les Suédois, les fameux Joulutortut, petites tartes à la confiture de prune.

    PORTUGAL

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    Les treize desserts : on retrouve au Portugal la même tradition qu'en Provence et, là-bas, le moment le plus copieux du repas de Noël, c'est le dessert, où l'on ne sert pas moins de treize douceurs en même temps ! A minuit, les fidèles se rendent à l'église pour célébrer la « La Missa do Gallo » ou Messe du Coq et ce n'est que bien plus tard dans la nuit qu'ils vont déguster toutes ces spécialités...parmi elles, on trouve le Bolo rei, gâteau des rois en forme de couronne composé" de fruits secs et de fruits cristallisés. Autrefois, les Portugais servaient cette pâtisserie le 6 janvier, le jour des Rois, qui commémore, chez les catholiques, la visite rendue par les Rois Mages à l'enfant Jésus. Le 6 janvier fut d'ailleurs, pendant longtemps, le jour où l'on échangeait des cadeaux. Aujourd'hui, la consommation de ce gâteau des rois s'est étendue à toute la période de Noël.
    Entre autres, le Portugais dégustent aussi l'Arroz doce, ou riz au lait portugais, qui fait partie des desserts typiques de la gastronomie nationale. Il est légèrement aromatisé au citron et on le décore toujours avec de la cannelle. Parmi les treize desserts, on trouve aussi les Filhós, de gros beignets à base d'un pâte proche de la pâte à pain et souvent parfumée à l'aguardente (littéralement, eau ardente), l'eau de vie locale, ainsi qu'à l'orange. Afin de les savourer chauds, on prépare généralement la pâte avant le repas, pour qu'elle ait le temps de lever convenablement, et les beignets sont frits une fois que les gens sont rentrés de la messe. On les saupoudre de sucre et de cannelle au dernier moment pour que les beignets ne ramollissent pas. Il existe plusieurs variantes du Filhós, dont une, notamment, est préparée à base de potiron.
    On trouve aussi les Rabanadas, aussi appelées fatias douradas. Ce sont des petites sucreries proche du pain perdu, confectionnées avec des tranches de pain rassis, plongées dans du lait puis frites. Elles sont ensuite parsemées de cannelle et de sucre. Le Doce de aletria est une sorte de riz au lait au vermicelle. Les desserts varient aussi selon les régions...par exemple, les Ovos moles sont la spécialité de la ville d'Aveiro. Les Sonhos (rêves), de petits beignets frits ou encore, le Pão-de-ló, gâteau riche en œuf, aromatisé à l’orange ou au citron, sont des spécialités régionales.

    ESPAGNE

    Résultat de recherche d'images pour "polvorones navidad"

    Une multitude de petits desserts : en Espagne, on peut dire qu'il y'a autant de spécialités de Noël que de régions ! Cela en fait donc un nombre assez conséquent. La gastronomie espagnole est encore très marquée, aujourd'hui, par la présence arabe, qui a tout de même duré huit siècles et laissé pas mal de traces, comme la consommation du riz, des oranges, des amandes ou encore du safran, dans les desserts. Les Arabes ont aussi laissé leur savoir-faire dans le domaine des confiseries.
    En Espagne, pendant les fêtes, on déguste des petits gâteaux à base de miel, d'amande ou de cannelle mais aussi le Turrón, une sorte de nougat, traditionnellement fabriqué avec des amandes et du miel, mais que les commerçant déclinent aujourd'hui de multiples façons : avec du chocolat, par exemple, mais aussi de la noix coco, des fruits confits...Les Turrón les plus authentiques se trouvent aujourd'hui à Alicante et Jijona.
    Les Espagnols dégustent aussi, au moment de Noël, le Mazapán, que l'on peut facilement traduire en Massepain en français. Ce sont de petits biscuits ronds fabriqués avec des amandes, du sucre et des blancs d’œufs. Le plus fameux est celui de la ville de Tolède. On trouve aussi les Polvorones, des sablés aromatisés d'amandes moulues, de citron râpé et de cannelle.
    En Espagne, on a aussi la tradition des paniers garnis. En effet, autrefois, dans les villages espagnols, la tradition voulait que l'on offre aux voisins qui nous avait aidé, un panier en osier remli de produits régionaux comme les amandes, le chorizo, l'huile d'olives, les fruits secs...Aujourd'hui, pendant la période des fêtes de fin d'année, les magasins proposent des paniers garnis des meilleurs produits régionaux du pays. Ces Cestas de Navidad se composent généralement de Cava, un vin pétillant produit en Catalogne, de marrons glacés de Galice, des asperges de Navarre, de jambon d'Andalousie, de Manchego, un fromage de brebis produit en Castille.
    Cependant les produits phrase de la période de Noël restent les confiseries encore aujourd'hui préparées, souvent, dans les couvents par les religieuses.

    AUTRICHE

    Résultat de recherche d'images pour "strudel noël autriche"

    La Linzer Torte et le Strudel : ces gâteaux se consomment toute l'année mais aussi, à l'époque de Noël. La Linzer Torte, littéralement « tarte de Linz », est une recette à base de confiture de fruits rouges (ou fruits des bois). Pour la pâte, on utilise du sucre, du beurre, des amandes ou des noisettes ainsi que de la farine. On mélange ensuite à cette pâte de la cannelle ou des clous de girofle. Pour farcir la tarte, on utilise généralement de la confiture de framboise pour la farce. On tartine la confiture sur la pâte, on réalise un treillis avec le reste de pâte et on enfourne. Ce gâteau existe depuis 1653.
    En Autriche, comme en Alsace et autres pays de culture germanique on déguste aussi le Strudel. Ce gâteau a été popularisé en France par Marie-Antoinette. C'est un gâteau parfumé à la cannelle, composée de plusieurs couches de pâte filo beurrées au pinceau et qui entourent une garniture, pour former un cylindre qui sera ensuite doré au four (le mot strudel dérive du Moyen haut-allemand et signifie « tourbillon »). Cette garniture se compose généralement de pommes hachées et de fruits secs comme des raisins ou des amandes. L'Apfelstrudel est un strudel aux pommes. Parfois, il peut aussi être garni d'une base de fromage blanc. On peut aussi garnir le Strudel non pas avec des pommes mais avec des cerises : il s'agit du Kirschenstrudel.

     

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

     

    Le pain d'épices est une spécialité que l'on retrouve dans beaucoup de pays, notamment en Europe du nord mais aussi en Espagne et en France (en Alsace, le pain d'épices a même son musée, à Gertwiller).

    Voici une recette de ce produit incontournable des tables de fêtes, apprécié comme une gourmandise sucrée ou avec un foie gras en sucré/salé. 

    Résultat de recherche d'images pour "photo pain d'épices noël"

    Ingrédients :

    - 250 g de miel
    - 250 g de farine
    - 100 g de sucre en poudre
    - 1 sachet de levure chimique
    - 1 sachet de sucre vanillé
    - 1 cuillère à café d'anis vert
    - 1 cuillère à café de muscade râpée
    - 1 cuillère à café de cannelle en poudre
    - 1 cuillère à café de gingembre en poudre
    - 1 cuillère à café de quatre épices
    - 2 œufs
    - 10 cl de lait

    Préparation :


    1. Faire chauffer 250 g de miel à la casserole ou au micro-ondes, puis le verser bien chaud dans un saladier sur 250 g de farine, mélangée à 1 paquet de levure chimique, les deux sucres et 1 cuillère à café de chaque épice : anis vert, muscade râpée, cannelle, gingembre.

    2. En remuant cette préparation avec une cuillère en bois, incorporer petit à petit 2 œufs, puis un peu de lait juste tiède pour amalgamer le tout.

    3. Préchauffer le four à thermostat 5/6 (160°C).

    4. Verser la préparation dans un moule à cake bien beurré et fariné.

    5. Enfourner et laisser cuire pendant 1h à 1h15.

    6. Démouler le pain d'épice lorsqu'il a totalement refroidi. Attendez 24 heures au minimum avant de le déguster.

    7. Il se garde une semaine, enveloppé dans du papier d'aluminium.


    Tags Tags :
  • Commentaires

    1
    Vendredi 27 Décembre 2019 à 16:27

    Excellent article ! J'adore ! Je connaissais le panettone et le Christmas pudding mais pas forcément les autres desserts. Et quel plaisir de voir que Marie-Antoinette a contribué à populariser au moins deux desserts de Noël ah ah ! J'ai appris plein de choses grâce à toi. Et tout cela m'a donné faim...

    Je suis totalement fan des articles que tu as écrit sur Noël. Merci et bravo ! :-D

      • Samedi 28 Décembre 2019 à 11:04

        J'ai fait pas mal de recherches parce qu'à part les desserts traditionnels et très connus comme les gâteaux allemands, le Christmas Pudding, le panettone, la bûche...je me suis rendu compte que beaucoup de pays avaient une multitude de desserts et douceurs de Noël, notamment en Scandinavie c'est donc difficile de savoir ce qui est consommé exactement pendant les fêtes ou au moment de l'Avent. J'ai appris pleins de choses aussi en écrivant cet article et cette recette de pain d'épices m'a donné envie d'en faire un : je n'ai jamais testé mais ça me tente bien ! happy

        Merci beaucoup pour tes bons retours ! Je pense retenter l'expérience l'année prochaine avec un article chaque dimanche de l'Avent...sur mon ancien blog je faisais un calendrier de l'Avent mais c'est beaucoup trop de travail, je n'arriverais jamais à publier dans les temps... donc ce compromis est plutôt sympa. A refaire ! wink2

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :