• Romances / Romans à Secrets / Romans d'évasion

    Romances et Romans à Secrets « Si la vie est un roman, prends ta plume et viens écrire avec moi, les plus beaux chapitres. »

    Josiane Coeijmans

     

    SOMMAIRE ROMANCES, ROMANS À SECRETS ET ROMANS D'EVASION

     

    - A - 

    - B - 

    - C - 

    - D - 

    - E - 

    - F - 

    - G - 

    - H - 

    - I - 

    - J -

    - K - 

    - L - 

    - M -

    - N - 

    - O - 

    - P - 

    - Q - 

    - R - 

    - S - 

    - T - 

    - U - 

    - V - 

    - W - 

    - X - 

    - Y - 

    - Z - 

  • « Nous allons triompher ! J'ai vu Hispaniola en flammes, Caesar. Et c'est nous qui allons l'incendier ! »

    Couverture L'île de la mangrove rouge

     

     

      Publié en 2012 en Allemagne

      En 2020 en France 

      Titre original : Der Insel den roten Mangroven 

      Editions de l'Archipel

      484 pages 

      Deuxième tome de La Saga des Îles

     

     

     

    Résumé :

    Jamaïque, 1753. Deirdre, la fille de Nora et de l'ancien esclave Akwasi, vit dans la plantation de sa mère et de son beau-père. 

    Les garçons de l'île, fascinés par la jeune métisse, ne cessent de lui tourner autour. Mais Deirdre n'a d'yeux que pour un seul homme : le Dr Victor Dufresne...

    Après L'Île aux mille sources, Sarah Lark entraîne de nouveau ses héroïnes dans les décors enchanteurs des îles caribéennes. Mais, sous les tropiques, le temps comme le destin se montrent parfois capricieux...

    Ma Note : ★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    Quel plaisir de retrouver Sarah Lark avec le deuxième tome de sa saga des îles ! Imaginez un plongeon dans les Caraïbes au XVIIIème siècle et, dans les grandes lignes, vous aurez la trame de cette saga que j'ai découverte l'an dernier et aimée tout de suite. Dans le premier tome, nous découvrions Nora, la fille d'un entrepreneur londonien qui, dans les années 1730, quitte l'Angleterre pour épouser un planteur jamaïcain, Elias Fortnam. Là-bas, elle se heurte à l'esclavage et à la traite négrière qui la révulsent et contre lesquels elle va choisir de lutter.
    Dans L'île de la Mangrove Rouge, nous découvrons Deirdre la fille de Nora. C'est une magnifique jeune fille de dix-huit ans qui fait tourner les têtes. Mais un secret entache sa naissance et lorsqu'elle tombe amoureuse d'un jeune médecin venu de Saint-Domingue, Victor Dufresne et que celui-ci se montre tout disposé à l'épouser, Doug et Nora, ses parents, n'hésitent pas et autorisent leur unique fille à se marier. Direction Cap-Français où Victor possède un cabinet. fils de planteurs aisés installés dans une plantation au nom évocateur : Nouveau-Brissac, en référence au fameux château de Brissac, en Anjou. Digne fille de Nora, Deirdre se place immédiatement du coté des esclaves, demandant à son époux d'affranchir leurs serviteurs, entretenant des relations amicales avec sa femme de chambre, Amali, et ne prêtant aucune attention à ce que peuvent penser ses beaux-parents et les amis de ces derniers de son comportement. Et puis un jour la jeune femme, qui s'ennuie un peu dans sa nouvelle vie, rencontre un homme débarqué d'un bateau pirate, venu avec l'un de ses camarades blessé pour demander à Victor de le soigner...et Deirdre, sans comprendre pourquoi, se sent irrémédiablement attirée par lui. En suivant les destinées de plusieurs personnages, souvent rencontrés plus jeunes dans le premier tome, on comprend petit à petit l'intrigue qui est en train de se mettre en place...on frémit et on vibre avec Deirdre. Peut-être ne vous apparaîtra-t-elle pas tout de suite aussi attachante que Nora, plus mature au même âge mais tout aussi exaltée et prête à défendre ce en quoi elle croit. C'est vrai que j'ai mis plus de temps à m'attacher à Deirdre mais en même temps j'ai aimé la suivre et la découvrir dans sa nouvelle vie sur l'île de la mangrove rouge : Saint-Domingue, la future Haïti.
    Si vous avez aimé le premier tome, nul doute que vous aimerez celui-ci. Personnellement, j'ai commencé ce roman avec beaucoup d'attentes qui n'ont pas été déçues. Je voulais de l'exotisme, de l'évasion, des plages de sable fin et en même temps, derrière cette façade un peu légère, un propos plus grave, un vrai message. En somme, je voulais Le Pays du Nuage Blanc mais aux Caraïbes et c'est effectivement ce que j'ai eu. Dans sa saga néo-zélandaise, l'auteure ne se privait pas de dénoncer les travers de la colonisation britannique en Océanie, notamment les dépossessions dont furent victimes les populations maories. Dans sa saga des îles, évidemment, elle ne pouvait manquer parler de l'esclavage, les Caraïbes à l'époque étant majoritairement peuplées de colons européens et...de leurs esclaves, travaillant dans les plantations de coton ou de canne à sucre. L'auteure situe son intrigue à Saint-Domingue, alors que François Macandal se soulève contre les planteurs blanc et entraîne avec lui des centaines de marrons. Né probablement en Afrique, Macandal est ce que l'on appelle un bossale (un esclave originaire du continent africain). Pour certains historiens c'est un prêtre vaudou mais, ce qui est sûr, c'est qu'il fut le meneur de plusieurs rébellions plutôt violentes, qui finiront par lui coûter la vie (il est exécuté le 20 janvier 1758 à Cap-Français). Si, dans le premier tome, l'auteure nous faisait découvrir la cité clandestine de Nanny, une esclave ashantie, dans les montagnes bleues de Jamaïque, elle dresse ici le portrait d'un autre leader des révoltes d'esclaves au XVIIIème siècle. C'est ça que j'aime chez Sarah Lark : la romance et l'évasion ne prennent pas le pas sur des sujets plus graves, au contraire et l'auteure les aborde sans manichéisme ni pathos ni jugement. Jusqu'ici elle ne m'a jamais déçue et ce fut encore le cas avec ce roman.
    J'ai pris un grand plaisir à suivre Deirdre dans sa nouvelle vie. Je ne me souvenais pas d'elle dans le premier tome, étrangement, peut-être parce qu'elle n'y apparaissait que bébé et petite fille. Toujours est-il qu'elle est une héroïne à la hauteur de sa mère, Nora, et que j'ai aimé la suivre même si je ne me suis pas spécialement identifiée à elle.
    J'ai toujours beaucoup aimé les romans qui se passent dans les îles au XVIIIème siècle. En début d'année par exemple, j'ai découvert avec intérêt la saga La Bougainvillée de Fanny Deschamps et j'ai retrouvé un peu la même ambiance dans le roman de Sarah Lark. Si, comme moi, vous la connaissez déjà et que vous avez aimé ses conséquentes sagas se passant en Nouvelle-Zélande, Le Pays du Nuage Blanc mais aussi Les Rives de la Terre Lointaine, vous ne serez pas déçus, nul doute là-dessus. En revanche, si vous ne connaissez pas encore cette auteure allemande qui s'est imposée, ces dernières années, comme l'une des reines du roman d'évasion et de la romance historique, je pense que sa saga des îles est toute recommandée pour démarrer. Ces deux romans qui, j'espère, auront une suite, nous montrent bien que parfois les tropiques peuvent être amers et que ces paysages de carte postale devant lesquels on soupire quand on a besoin de vacances ont eu une histoire bien difficile et parfois même, sanglante.

    ENCORE UNE FOIS UN GRAND MERCI A MYLÈNE ET AUX EDITIONS DE L'ARCHIPEL POUR CET ENVOI ET LEUR CONFIANCE. 

    En Bref :

    Les + : Ce fut plaisir de retrouver Sarah Lark dans cette nouvelle saga caribéenne qui nous fait voyager ! Après L'île aux mille sources, qui m'avait beaucoup plu, j'ai retrouvé avec vraiment beaucoup d'intérêt Nora et sa fille Deirdre. Une chouette lecture, que j'ai savourée comme il se doit.
    Les - :
    Même si certains événements me sont apparus comme un peu...invraisemblables, la qualité de l'intrigue a pallié ce petit inconvénient.

     


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  • « Demain était un autre jour. Et, avec Isabella à son côté, partageant sa vie, l'aimant autant que lui l'aimait, qui savait ce que l'avenir lui réservait ? Ce qu'il avait à présent dépassait ses rêves les plus fous, mais il continuerait de travailler dur : pour elle, pour ses futurs enfants, pour sa famille là-bas en Irlande, aussi. Mais, par-dessus tout, pour elle. »

    Couverture Swan Hill, tome 1 : Les pionniers

     

      Publié en 2011 en Angleterre 

      En 2020 en France (pour la présente édition)

      Titre original : The Trader's Wife

      Editions de l'Archipel

      374 pages 

      Premier tome de la saga Swan Hill

     

     

     

     

    Résumé :

    Si, dans les années 1860, Singapour a tout d'une destination exotique, elle n'en reste pas moins une ville impressionnante pour Isabella, jeune Anglaise sans le sou, orpheline depuis la mort de sa mère.
    Ne trouvant pas de place de gouvernante, elle accepte l'offre de M. Lee, un riche marchand chinois. Elle s'installera chez lui et lui enseignera l'anglais. Deux ans plus tard, ce dernier lui présente Bram Deagan, un Irlandais ambitieux souhaitant s'installer en Australie et y ouvrir un négoce. M. Lee pousse Isabella à épouser Bram et à le suivre dans l'aventure...
    Début d'une fresque qui verra Isabella et Bram tenter de s'inventer une vie nouvelle dans la colonie de Swan Hill, au cœur de l'Australie sauvage. Mais la vie réserve des dangers, parfois des infortunes. Le bonheur sera-t-il au bout du voyage ?

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    Au milieu du XIXème siècle, la jeune Isabella Saunders se retrouve dans une situation périlleuse : orpheline, qui plus expatriée à Singapour où elle n'a aucun soutien et aucune famille, elle doit rapidement trouver un emploi au risque de finir sans toit et peut-être obligée de se prostituer pour survivre. Mais c'est sans compter sur monsieur Lee, un riche négociant chinois qui décide de la prendre sous son aile : en échange de cours d'anglais qu'Isabella lui donnera, il lui offre le gîte et le couvert et s'engage à la former à tenir un magasin et à lui enseigner quelques rudiments de vente. Deux ans plus tard, quand Isabella fait fortuitement la connaissance de Bram Deagan, jeune Irlandais fraîchement installé en Australie et souhaitant faire des affaires à Singapour, monsieur Lee encourage sa protégée à l'épouser, même s'ils ne se connaissent pas.
    Avec Swan Hill et ce premier tome, Anna Jacobs nous entraîne une nouvelle fois dans une saga d'évasion australienne, en plein coeur du XIXème siècle. Après sa première trilogie, Swan River, mettant en scène les sœurs Blake voyageant de leur Lancashire natal jusqu'en Australie, Anna Jacobs remet ça avec de nouveaux personnages. Une lectrice sur le site Goodreads a écrit que cette saga dépeignait bien la condition périlleuse des premières femmes à s'installer dans les colonies australiennes et c'est vrai. On s'aperçoit que la vie n'y est pas simple même si Isabella débarque dans une petite bourgade déjà existante, déjà habitée, on l'on y trouve des commerces etc...Il faut s'habituer à un nouvel environnement, faire avec ce que l'on a parce que la colonie, toute neuve, ne bénéficie pas encore de tout le confort moderne...surtout, les îles britanniques envoient surtout en Australie des prisonniers ou y déportent des femmes pauvres cherchant une vie meilleure...c'est donc un monde assez particulier, corseté entre la morale rigoriste de certains (Mrs McBride, par exemple, qui gère la pension de famille de la petite ville) et la vie parfois plus malmenée des autres, qui ont connu la prison, la faim, parfois se sont rendus coupables de vols ou menus délits qui leur ont valu la « transportation ».
    Ce roman aurait pu me transporter mais malheureusement ce ne fut pas le cas et je crois même pouvoir dire que, après avoir lu les deux premiers tomes de la saga Swan River (il faut encore que je lise le troisième tome cet été), Les Pionniers a été une déception. Je n'ai pas détesté cette lecture, loin de là, mais je n'ai pas été emballée, je n'ai pas été transportée, au contraire. J'ai aimé les premiers chapitres qui se passent à Singapour, dans une ambiance vraiment exotique et dépaysante. Mais au fil de ma lecture, je me suis détachée des personnages que je n'ai pas trouvés si attachants que ça et surtout, l'intrigue est cousue de fil blanc ! Le hasard existe, bien sûr, mais franchement, trop de coïncidences tuent la coïncidence ! J'ai vraiment trouvé que c'était parfois trop gros pour être crédible et mon intérêt en a forcément pris un coup. Je n'ai pas non plus réussi à m'attacher vraiment aux personnages, même si Isabella est intéressante. La plupart sont assez caricaturaux et empêchent malheureusement de s'attacher aux autres : Isabella et Flora sortent cependant du lot et m'ont bien plu. C'est dommage que j'aie décelé autant de faiblesses dans ce roman, parce que j'attendais beaucoup de cette lecture et, au final, je n'ai fait que me concentrer sur les petits défauts : la saga des sœurs Blake, malgré quelques faiblesses, avait su me transporter et j'attendais la même chose de ce premier tome d'une saga qui, si je ne me trompe pas, en compte cinq. Bref, je suis déçue de ne pas avoir ressenti la même chose que la plupart des autres lectrices, qui en sont ressorties avec des avis globalement bons. Mais comme on dit, tous les goûts sont dans la nature et il arrive parfois qu'une lecture dont on espérait beaucoup soit un flop. On fera mieux la prochaine fois ! Je suis malgré tout bien décidée à laisser une seconde chance à cette saga. 
    Ce roman plaira certainement à d'autres et si vous aimez les grandes sagas qui se passent au XIXème siècle dans des contrées encore sauvages, si vous lisez avec plaisir les productions de Leila Meacham ou encore, Sarah Lark, alors peut-être que Les Pionniers vous plaira. C'est ce que je vous souhaite en tout cas.

    En Bref :

    Les + : une bonne idée de départ et une nouvelle héroïne sympathique que j'ai malgré tout envie de suivre et de découvrir dans sa nouvelle vie australienne, même si j'aurais aimé en apprendre un peu plus sur Isabella.
    Les - :
    une intrigue un peu trop cousue de fil blanc, où le hasard, à force, devient trop téléphoné pour être crédible. Et certains personnages sont caricaturaux, c'est dommage : on ne finit par ne voir qu'eux et ils éclipsent les personnages plus intéressants. 


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  • « Perdre des êtres chers fait partie de la vie, mais si rien ne s'efface des récits familiaux, alors leur souvenir perdure, de génération en génération. »

     

    Couverture Lune de Tasmanie

        

      Publié en 2017 en Australie

    En 2020 en France (pour la présente édition)

      Titre original : Spindrift

     Editions de l'Archipel

     374 pages

     

     

     

     

     

     

    Résumé :

    1905. À la mort de son mari, Christy décide, à bientôt 65 ans, de se rendre en pèlerinage sur l'île de Skye, en Écosse, terre rude où elle a passé les quinze premières années de sa vie. Avant que ses parents ne soient contraints à l'exil et s'installent en Tasmanie, au sud de l'Australie.

    Accompagnée de sa fille Anne et de sa petite-fille Kathryn, Christy embarque pour un long voyage vers le passé, où de douloureux souvenirs referont surface. Un retour aux sources qui bouleversera à jamais la vie des siens...

    Avec cette saga mettant en scène une femme courageuse, Tamara McKinley signe un roman dans la lignée de ses grands succès, sans doute l'un de ses plus personnels.

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

     En 1905, après la mort de son mari, Christie décide de revenir sur l'île de Skye avec sa fille Ann et sa petite-fille Kathryn. Si elle a passé plus de la moitié de sa vie en Tasmanie, où elle a rencontré son mari et fondé une famille, Christie est en fait originaire de cette petite île au large de l'Ecosse, dont elle fut chassée au XIXème siècle avec les siens, trouvant refuge avec ses frères en Océanie ou, alors, tout est à faire.
    Alors que les relations avec ses enfants ne sont pas au beau fixe et que l'on comprend qu'un secret brutalement révélé a détérioré la bonne entente de la famille, Christie entame ce voyage comme un pèlerinage et la vieille dame est bien décidée, aussi, à faire la paix avec les siens.
    Le récit de Lune de Tasmanie se déroule de deux manières différentes et parallèles : d'un côté, il y'a la révélation du passé de Christie et de son enfance sur l'île de Skye et, de l'autre, on découvre petit à petit le secret qui a miné la cohésion de la famille et fait qu'Ann, la fille de Christie, est si dure avec elle.
    Autant le dire tout de suite, je n'ai pas été forcément hyper emballée par ce roman, même si j'en ai apprécié la lecture : quand il y'a un secret de famille et une trame historique, je ne peux pas ne pas trouver un minimum d'intérêt à l'intrigue. Mais, à nouveau, alors que j'avais pris plaisir à lire Une Pluie d’Étincelles et Les Fleurs du Repentir en 2018, après l'amère déception qu'avait été L'île aux Mille Couleurs l'année précédente, je n'ai pas réussi à me sentir emballée par l'écriture de l'auteure. Sans dire qu'elle ne m'a pas plu, disons qu'elle n'a pas réussi à me séduire entièrement.
    Pour autant, j'ai pris plaisir à découvrir l'enfance de Christie ainsi qu'un pan assez méconnu de l'histoire britannique. A partir du XVIIIème siècle, vont avoir lieu ce que l'on appelle les Highland Clearances, autrement dit : les évacuations des hautes terres. Menées en réaction aux révoltes jacobites qui ont secoué l'Ecosse au XVIIIème siècle, elles connaissent leur apogée à la suite de la bataille de Culloden en 1746 et touchent l'île de Skye dès les années 1792, conduisant, avec la famine, à l'émigration de centaines de familles, vers l'Amérique ou encore l'Océanie, où l'Australie est alors une jeune colonie en construction, où l'on peut se fabriquer une nouvelle vie (parfois, on déporte même directement les populations, vers le Canada notamment). C'est ce qui va se passer pour Christie et ses frères : chassés des terres qu'ils cultivent par les propriétaires anglais qui n'hésitent pas à recourir à la violence pour forcer les habitants à partir, ils s'embarquent en direction de l'Australie. C'est là que Christie va rencontrer son mari, Peter, avec qui elle s'installera en Tasmanie, dans un beau domaine qu'ils ont fait fructifier au fil des années : Bellerive.
    J'ai aimé aussi l'histoire un peu plus intime, privée, des personnages et notamment la relation compliquée et je dirais même chaotique qui unit Christie et sa fille Ann : celle-ci apparaît vraiment antipathique de prime abord, autoritaire et revêche, dirigeant son monde à la baguette et ne supportant pas la moindre petite contradiction. Dure avec sa mère, pour laquelle elle n'a jamais de mots assez blessants, on s'attache difficilement à elle même si on comprend que se cache derrière cette apparence dure une profonde souffrance. J'ai trouvé que Tamara McKinley décrivait assez bien l'atmosphère délétère qui peut miner une famille, à la révélation d'un secret ou parce que celui-ci est trop bien caché mais ressenti malgré tout et mine petit à petit les relations. Ici, on comprend vite que ce secret a été découvert, alors qu'il n'aurait pas dû, liguant les enfants de Christie contre elle, de manière plus forte encore depuis que son mari n'est plus là pour maintenir un semblant de cohésion. Quand le vernis d'Ann se craquelle un peu, quand elle se confie et quand on découvre le secret on la comprend un peu mieux. Petit à petit, les relations entre elle et sa mère s'améliorent, comme si ce voyage à Skye était aussi une manière d'exorciser le passé et de passer un baume salutaire sur les vieilles blessures, les non-dits et les mensonges...
    Lune de Tasmanie se lit rapidement et capte l'intérêt du lecteur assez vite. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai peiné avec le style de l'auteure, encore une fois. Cela dit, ce n'est pas une déception : le roman est bien mené et maîtrisé, j'ai aimé découvrir l'île de Skye qui, pour moi, a été une destination vraiment dépaysante. Ce fut un voyage vivifiant et en même temps assez triste quand on découvre ce qui a été réservé aux habitants de l'île, qui n'étaient pas plus considérés que des esclaves et ont été poussés à partir à force de mauvais traitements et des conditions de vie absolument lamentables et dignes du Moyen Âge en pleine période d'industrialisation. J'ai trouvé qu'aborder ce pan assez trouble de l'histoire de l'Ecosse apportait un plus indéniable au récit.
    Si vous aimez Tamara McKinley, nul doute que ce roman saura vous plaire et vous dépayser. 

    LU EN AVRIL DANS LE CADRE D'UN PARTENARIAT AVEC LES EDITIONS DE L'ARCHIPEL. MERCI MYLÈNE ! 

    En Bref :

    Les + : l'intrigue, articulée autour d'un secret de famille, le voyage vers l'Ecosse pour exorciser les vieilles douleurs...l'idée du roman n'est pas mal du tout surtout que l'auteure nous y distille quelques informations bienvenues sur l'histoire de Skye et des Highlands. 
    Les - :
    encore une fois le style de l'auteure, auquel j'ai du mal à adhérer, mais ceci n'engage que moi.

     

     


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  • « Peut-être, au bout du compte, personne n'est-il vraiment aussi mauvais que la pire chose qu'il a pu commettre. »

     

    Une Vie entre Deux Océans ; Margot L. Stedman

     

     

     Publié en 2012 en Australie 

    En 2016 en France (pour la   présente édition)

    Titre original : The Light between Oceans

    Editions Le Livre de Poche

    521 pages

     

     

     

     

     

     

    Résumé : 

    Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l'île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur un peu contrarié par leurs échecs répétés à avoir un enfant. Jusqu'au jour où un canot vient s'échouer sur le rivage. A son bord, le cadavre d'un homme, ainsi qu'un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d'être parents, Isabel demande à Tom d'ignorer les règles, de ne pas signaler « l'incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices...

    Ma Note : ★★★★★★★★★★ 

    Mon Avis : 

    Roman bouleversant sur la maternité, Une Vie entre Deux Océans interroge les liens filiaux et les liens du sang.
    Au début des années 1920, Tom Sherbourne, démobilisé et de retour en Australie, cherche un emploi et devient gardien de phare sur Janus Rock, au large de la ville de Partageuse, à l'extrême sud-ouest du pays. Là, il rencontre sa future épouse Isabel Graysmark qui vient vivre avec lui à Janus. C'est une vie rude et isolée que mène le couple, loin de la civilisation sur une petite île soumise aux éléments, où les seuls contacts avec des êtres vivants sont ceux qu'ils ont avec les animaux qu'ils élèvent. Mais Tom a une mission : celle de faire fonctionner le phare et de l'entretenir, pour la survie et la sûreté des bateaux qui passent au large de Janus, dans des eaux capricieuses.
    Très vite, le couple espère accueillir un enfant. Isabel est enceinte et se fait une joie de devenir mère et de donner un enfant à Tom. Mais leurs attentes sont vaines et les grossesses de la jeune femme se soldent toutes par des fausses couches particulièrement éprouvantes et Isabel sombre dans la dépression.
    Alors, quand arrive un jour sur une plage de l'île un bateau dans lequel se trouve un homme, déjà mort ainsi qu'un bébé, lui bien vivant, la jeune femme persuade Tom de ne pas signaler l'accident et de garder le nourrisson. Tom et Isabel deviennent parents mais au prix d'un terrible mensonge, dans lequel ils s'enfoncent sans pouvoir s'en dépêtrer à mesure que la petite Lucy grandit et devient une petite fille attachante et aimante envers ceux qui la chérissent et qu'elle considère évidemment comme ses parents.
    Mais la conscience de Tom et ses remords de plus en plus intenses menacent l'équilibre de la famille qu'ils sont parvenir à construire malgré tout autour de Lucy et d'autant plus quand une terrible révélation leur est faite, menaçant de faire voler leur vie en éclats.
    Interrogeant les liens de famille les plus intimes, Margot L. Stedman livre un roman bouleversant et poignant qui peut faire écho en chacun de nous.
    C'est un vaste sujet abordé ici : celui de la maternité ou plutôt, devrait-on dire, des maternités parce qu'il y'en a plusieurs. Ici, en Isabel, c'est une maternité contrariée et douloureuse que nous décrit l'auteure, ainsi que le désespoir qui l'accompagne. Chaque fausse couche est une blessure ouverte pour elle, qui s'ajoute à la précédente et lui fait perdre pied quand elle découvre cette petite fille seule et qui a besoin d'être secourue. Instinctivement se réveille en elle ce sentiment maternel qui n'a pas eu le temps de se développer mais qui est en sommeil et ne demande qu'à chérir un bébé sans se préoccuper de savoir si la petite Lucy a toujours une famille ou non. A côté d'elle, Tom assiste à la résurrection de sa femme et la voit se transformer en mère, prête à tout pour son bébé même si elle ne l'a pas porté. Et malgré son attachement pour Lucy, qui grandit en même temps qu'elle, sa conscience vient le tarauder de plus en plus fort, comme une blessure lancinante et que l'on ne peut plus ignorer.
     
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    Alicia Vikander interprète Isabelle Sherbourne dans le film Une Vie entre Deux Océans (2016)

    Ce roman, très beau et très bien écrit, avec finesse et sans jugement, remet en cause cette consubstantialité naturelle et évidente entre les liens filiaux et les liens du sang. Certes la plupart du temps les enfants grandissent entre les parents qui les ont conçus... Mais il arrive aussi, comme ici, qu'un parent ou les deux ne soient pas ceux de l'enfant mais cela n'empêche pas l'amour de naître, bien au contraire. Alors, on peut se poser la question : qui sont les parents ? Ceux qui conçoivent ou ceux qui aiment ? Peut-on considérer que Tom et Isabel Sherbourne, qui aiment et entourent les premières années de Lucy et donneraient tout pour elles ne sont des parents ? Et en même temps, comment oublier que cette enfant est née d'un autre homme et d'une autre femme ? Comment se faire à l'idée que, pour guérir le désir terrible et incontrôlable d'enfant d'Isabelle, ils ont peut-être privé une femme de son bébé
    On lit Une Vie entre Deux Océans presque en apnée, avec la prescience du drame à venir quasiment dès le départ. Dès qu'Isabel prend sa décision et persuade Tom de ne pas signaler le bateau échoué et la présence du bébé, on comprend que ce choix aura des conséquences dévastatrices et irrémédiables pour eux et qu'ils n'en sortiront pas indemnes, ni la petite Lucy qu'on voudrait pourtant heureuse, au milieu de cette famille dont elle n'a pas le sang mais qui l'aime comme si c'était le cas.
    A la lecture du résumé, on comprend que le mensonge des Sherbourne ne restera pas sans conséquences mais il faut attendre plusieurs chapitres avant de savoir ce qui va réellement se passer, on se prend même à espérer qu'ils vont vivre heureux et en famille, même si on sait que ce n'est pas vraiment possible...On en est réduit à faire de multiples conjectures jusqu'à la révélation qui arrive comme un tremblement de terre.
    Les derniers chapitres du roman m'ont serré le cœur et même fait verser quelques larmes. Comment rester insensible devant une histoire aussi dure et dramatique mais qui, malheureusement, n'est pas qu'un récit purement romanesque et peut très bien arriver dans la vie. Ce roman convoque chez nous nos propres souvenirs ou nos propres sentiments : on redevient l'enfant que l'on a été, on se souvient de l'amour pur et inconditionnel que l'on a porté à nos parents qui sont alors tout pour nous, la pierre d'achoppement d'une petite vie neuve qui se construit grâce à eux, leur confiance et leur support. Je n'ai pas d'enfants donc je n'ai pas pu m'identifier à Isabel mais j'ai imaginé la douleur et le désespoir de cette femme dont le désir d'enfant est sans cesse frustré par la disparition prématurée de bébés qu'elle ne peut même pas mener à terme. Sa culpabilité aussi, parce qu'elle considère que la mort de ces enfants est sa faute.
    On comprend aussi Tom, qui voit sa femme aller mieux et n'a plus le coeur de la priver du plus beau cadeau que la vie lui a fait mais qui se débat malgré tout contre cette conscience qu'il ne peut plus faire taire.
    Certaines femmes ne veulent pas d'enfant et ne se reconnaissent pas dans l'image de la femme forcément mère. Pour d'autres, ce désir est inconscient et naturel et pour la plupart, il sera un jour comblé, pour leur plus grand bonheur. Et puis il y'a celles comme Isabel que la souffrance morale et le désir lancinant peuvent pousser à commettre des actes inconsidérés et qui peuvent les mettre en danger. La maternité est décidément un sentiment viscéral et animal que l'on ne peut certainement pas comprendre quand on ne le vit pas mais qui exprime ce qu'il y'a de plus instinctif chez les êtres humains. Un sentiment que l'on ne cessera jamais d'étudier tant il fascine par son mystère.
    Une Vie entre Deux Océans est un roman puissant qui ne vous laissera pas indifférent. Vous serez sûrement touché par l'histoire et par l'écriture de Margot L. Stedman, peut-être pleurerez-vous un peu mais un si beau roman mérite d'être lu. Vraiment, il en vaut la peine ! !

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    Alicia Vikander et Michael Fassbender (Tom) dans le film de 2016.

    En Bref :

    Les + : une très belle histoire, très poignante qui nous fait nous interroger sur les liens du sang, la maternité et ses différentes manifestations mais qui nous parle aussi de conscience, de remords et de mensonges. 
    Les - :
    Aucun. Malgré son aspect assez dur, le roman se dévore.

     


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  • « Nos familles préféreront toujours sauver les apparences, voyez-vous ? Nous préférons cacher, sauvegarder notre réputation, quitté à manquer de moralité. »

     

    Une Jeune Fille de Bonne Famille ; Audrey Perri

     

     

     Publié en 2020

     Editions City 

     320 pages

     

     

     

     

     

     

     

     

    Résumé :

    À la mort de son père en 1865, Eva, sans ressources, est contrainte de quitter la maison familiale. Elle a pourtant passé toute sa jeunesse dans ce lieu idyllique de la campagne anglaise, aux côtés de Constance, sa meilleure amie, devenue gouvernante à Londres quelques mois plus tôt.

    Lorsqu’elle apprend que Constance est morte en tombant d’une fenêtre, l’univers de la jeune femme s’écroule. Bien décidée à comprendre ce qui est arrivé, elle se fait engager chez les Gardner, la famille où son amie était gouvernante.

    Du salon des maîtres à l’office des domestiques, le mystère qui entoure la mort de Constance s’épaissit. Pourquoi tout le monde refuse de parler de la défunte ? Où a disparu le carnet intime de la jeune femme ? Dans les méandres d’une histoire familiale dévastée, Eva va découvrir un dangereux secret...

    Ma Note : ★★★★★★★★★★ 

    Mon Avis :

    Voilà certainement le roman que j'attendais le plus en ce début d'année : le nouveau roman d'Audrey Perri, ancienne blogueuse qui s'est lancée dans l'écriture et a déjà publié plusieurs nouvelles et deux romans.
    Peut-être l'avez-vous suivie, comme moi, au temps où elle gérait le blog Cellardoor, que j'aimais beaucoup : ses chroniques étaient variées, toujours très agréables à lire. Et parce qu'elle a commencé à commenter mon blog comme j'avais commenté le sien, on s'est rendu compte qu'on avait des goûts assez similaires et elle m'a conseillé des livres que j'ai appréciés de découvrir.
    Alors, lorsque Audrey s'est lancée dans l'écriture, il me paraissait évident de la suivre dans cette aventure comme je l'avais suivie sur son blog. En décembre 2017, j'ai lu sa première nouvelle Une Bonne Âme, qui m'avait bien plu : je ne suis pas fan des nouvelles à la base mais je l'avais trouvée efficace et bien écrite. Par la suite, j'ai lu La maison de la Falaise qui m'a fortement évoqué les ambiances des romans de Kate Morton : l'Angleterre, le grand domaine, le secret...tout y était !
    Il était donc évident que je lirai son nouveau roman, qu'elle nous a dévoilé fin janvier : Une Jeune Fille de Bonne Famille. Une belle couverture qui évoque un peu les tableaux de Vermeer, des couleurs sombres qui collent tout à fait au résumé du roman...
    Dans ce roman, Audrey nous propose de suivre Eva Phoenix dans sa nouvelle vie de gouvernante à Londres. Originaire d'une petite ville de province, la jeune femme devient gouvernante des deux filles de la famille Gardner, une richissime famille londonienne. Mais surtout, elle succède à sa meilleure amie Constance, décédée dans des circonstances étranges dans cette même maison, quelques mois plus tôt.
    En arrivant à Londres, Eva est bien déterminée à faire la lumière sur cette mort qu'elle ne considère pas comme naturelle : comment Constance a-t-elle pu chuter de la fenêtre de sa chambre ? Pourquoi tout le monde semble avoir oublié la jeune gouvernante et reste mutique quand Eva cherche à se renseigner sur elle ? Pourquoi la met-on en garde, à mots couverts ? Pourquoi l'enjoint-on à ne pas trop poser de questions ? Et pourquoi tout le monde semble mal à l'aise avec cette histoire, comme si chacun détenait un secret inavouable ?
    Evidemment, le résumé m'a aussitôt tapé dans l'oeil quand je l'ai lu mais il était évident que je voulais lire ce roman, tôt ou tard. L'univers d'Audrey dans La Maison de la Falaise m'avait plu : je me doutais que ce deuxième roman me plairait aussi.
    Ce que j'ai aimé dans Une Jeune Fille de Bonne Famille, c'est la fine restitution de l'époque victorienne, une époque j'affectionne particulièrement dans les romans : on entre littéralement chez les Gardner, dont on découvre le train de vie particulièrement luxueux et oisif. Les enfants sont vives et enjouées mais aussi capricieuses, conscientes de ce qu'elles sont. La mère de famille, Harriet, est désœuvrée et méprisante, quant au père, glacial et taiseux, il n'a aucune considération pour ceux qui le servent. Vous l'aurez compris, on est loin de l'ambiance chaleureuse et bienveillante de Downton Abbey ! Chez les Gardner, chacun doit être conscient de son rang et de sa place et gare à la brebis galeuse qui s'éloignerait du droit chemin fixé par les maîtres. Et Eva, en posant des questions, en cherchant des informations sur ce qui est arrivé à Constance, se place évidemment dans une situation assez périlleuse. La gouvernante, à l'époque, n'est pas tout à fait considérée comme une domestique : elle prend en charge les enfants de la famille et bénéficie donc d'une certaine confiance de la part de ses employeurs. De part l'enseignement et l'accompagnement qu'elle effectue auprès de ses jeunes élèves, elle doit avoir une certaine autorité sur eux tout en sachant rester à sa place. Mais la gouvernante ne fait pas pour autant partie de la famille et sa position est fragile. Un peu plus considérée qu'une cuisinière ou une femme de chambre, elle n'est pas moins susceptible d'être renvoyée sans aucune forme de procès si jamais elle a le malheur de déplaire à ses employeurs ou de les décevoir.
    On découvre aussi tous les non-dits et les secrets qui peuvent dormir derrière les murs des grandes maisons de Londres, dans le secret des appartements privés : l'hypocrisie et la fausseté sont érigées au rang de vertus cardinales, on se sourit puis on se plante sans pitié un poignard dans le dos. Les mots se font acérés comme des lames. Et Eva découvre que dans le grand monde, derrière une façade lisse et policée, il se passe parfois des choses bien laides mais que l'on ne dit pas, même si personne n'est dupe.
    Si je ne me suis pas vraiment identifiée à Eva, je l'ai trouvée courageuse et combative, vraiment déterminée à faire la lumière sur ce qui est arrivé à son amie Constance, quitte à mettre en péril sa propre place de gouvernante et son propre avenir. Cette jeune femme qui n'a jusqu'ici connu qu'une vie relativement tranquille s'expose alors à mille dangers pour tenter de comprendre ce qui s'est passé et je l'ai trouvée assez admirable. Si cette jeune femme peut apparaître comme assez commune en début de roman, au final elle gagne en profondeur au cours du récit et devient une jeune femme déterminée et qui sait ce qu'elle veut.
    L'idée de centrer le récit autour d'un secret était très bonne également. Si, en ce qui me concerne, les rouages se sont débloqués en milieu de roman, je n'ai pas découvert d'emblée ce que cachaient les murs de la demeure des Gardner et, indéniablement, l'envie de savoir, de comprendre, ce suspense qui s'instaure au fil des pages donne envie de tourner les pages, de savoir le fin mot de cette histoire. C'est moins spectaculaire que chez Kate Morton mais tout à fait cohérent et vraisemblable et ce que j'ai découvert m'a convaincue : malheureusement, des affaires comme celle-ci, il y'a dû y en avoir...
    Une Jeune Fille de Bonne Famille est un roman vivant, dynamique et rythmé. Il est très abouti et on sent que l'auteure maîtrise son sujet et j'ai ressenti l'influence de ses propres lectures dans sa manière de décrire l'époque.
    Si vous ne connaissez pas Audrey Perri, c'est le moment où jamais de vous lancer : vous découvrirez une jeune auteure sincère et authentique et qui écrit très bien, qui plus est, ce qui ne gâche rien. Et bien sûr, je vous recommande aussi son premier roman édité, La Maison de la Falaise, une très bonne lecture également.

    En Bref :

    Les + : un récit dynamique et rythme, où le suspense pique rapidement la curiosité du lecteur. Les pages se tournent toutes seules. 
    Les :
    Vraiment aucun ! Bon, allez, j'ai relevé deux ou trois petites répétitions de mots parfois mais c'est vraiment pour chipoter. Je n'ai vraiment rien à redire.


    6 commentaires


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