• Schuyler Sisters, tome 2, Les Lumières de Cape Cod ; Beatriz Williams

    «  On apprend des choses quand on parle avec les gens, surtout avec les gens qui ne vous ressemblent pas. »

    Couverture Les lumières de Cape Cod

     

     

      Publié en 2015 aux Etats-Unis 

      En 2018 en France (pour la présente édition)

      Titre original : Schuyler Sisters, book 2: Tiny        Little Thing

      Editions Pocket

      444 pages

      Deuxième tome de la saga Schuyler Sisters

     

     

     

     

    Résumé :

    Tiny Schuyler était prédestinée : une éducation dans les meilleures écoles de New York, un mariage de rêve avec un beau parti et un chemin tout tracé vers la Maison Blanche. Car ne semble pouvoir arrêter l'ascension fulgurante de son mari, Frank Hardcastle. Bientôt, c'est sûr, Tiny sera la nouvelle First Lady
    Mais une série d'événements va venir assombrir le ciel bleu de Cape Cod, où les Hardcastle ont établi leur QG. C'est d'abord l'arrivée de Pepper, la cadette des soeurs Schuyler, écervelée et insolente. Puis une lettre anonyme, menaçant la réputation de Tiny et de son époux. Enfin, les retrouvailles inattendues avec le séduisant cousin de Frank. Un homme que Tiny a aimé autrefois...
    Combien de temps avant que l'image de l'épouse modèle se fissure ? Dans la course au pouvoir suprême, les sentiments ont-ils une place ? 

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    En 1966, Tiny Hardcastle est en vacances à Cape Cod, Massachussetts, dans la maison familiale de son mari, Frank, très occupé par la préparation de l’élection présidentielle. Ce diplômé d’Harvard, issu de l’une des meilleures familles de la côte est sent que son destin est en marche : il est en bonne place pour devenir président des Etats-Unis, faisant de Tiny la First Lady. En compagnie des cousines de son époux et de sa grand-mère, Tiny assiste de loin à l’ascension irrésistible de Frank. Mais cet été n’est décidément pas comme les autres : la réputation de Tiny est soudain menacée par un mystérieux maître chanteur et c’était sans compter sur la réapparition de « Cap », Caspian Harrison, le cousin de Frank, héros de la guerre du Vietnam, un homme que Tiny a aimé avant.
    Tiny, c’est Christina Schuyler, l’aînée des trois sœurs Schuyler : dans le premier tome de la trilogie (La Vie secrète de Violet Grant) on rencontre Vivian, la deuxième sœur, vive et enjouée, qui part sur les traces d’une ancêtre qui a changé totalement de vie au début du XXème siècle. Le troisième, Une maison sur l’océan, sera consacré à Pepper, la dernière sœur. Dans La Vie secrète de Violet Grant, on apprend que les trois sœurs ne s’entendent pas très bien et c’est même avec condescendance que Vivian parle de sa sœur Christina et de sa petite vie bien rangée aux côtés de son mari propre sur lui.
    Et pourtant…la douce et délicate petite Tiny a un secret. Un gros secret qui, alors que son mari est en train de préparer la primaire électorale, pourrait se révéler être particulièrement dangereux s’il était dévoilé.
    On dit bien que c’est dans la meilleure société, la plus policée, la plus conformiste qu’il se passe les choses les plus « sales ». Les scandales ne viennent-ils pas souvent des plus hautes sphères ?
    Au fil de ce roman addictif, qu’on ne peut plus lâcher une fois les premières pages lues, la carapace bienséante des personnages se fissure et se craquelle. Car on se rend vite compte que si Tiny a des choses à cacher, elle n’est pas la seule : qu’en est-il de Frank, qui n’est peut-être pas celui qu’il laisse paraître ? Qu’en est-il de son beau-père, prêt à tout pour que son fils accède à la fonction suprême, quitte à flirter avec l’illégalité ? Qu’en est-il de la cousine Constance, dont le mariage semble si parfait mais qui n’en est pas moins aigrie et hypocrite ?
    Le moins que l’on puisse dire, c’est que les relations familiales des Hardcastle sont bien compliquées et niveau toxicité, ils se posent tous là !
    Les Lumières de Cape Cod, c’est un peu un Gossip Girl à la sauce sixties : de pauvres petites filles riches désœuvrées, des mecs bien propre sur eux, la cravate bien nouée et les cheveux gominés mais qui ne sont peut-être pas si lisses qu’ils veulent bien le dire (Frank m’a parfois fait penser au personnage de Nate Archibald, le petit mec craquant du lycée au look de gendre idéal qui se défonce à la sortie des cours avec ses potes), des secrets, des rancœurs, des non-dits, des renoncements pour respecter la sacro-sainte règle du « comme il faut, sans faire de vagues ».
    Ce roman a un côté assez jouissif finalement parce que ces personnages qu’on pourrait envier pour plein de raisons (l’argent facile, les belles baraques, les belles voitures, les plages privées) ne sont en fait que des « pauvres petits enfants riches » et on se dit que finalement on est bien dans nos vies lambda à aimer qui on veut, à se satisfaire d’ambitions à notre hauteur, qui vont nous permettre de nous épanouir et pas de se retrouver prisonnier, au contraire.
    Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je n’ai pas détesté les personnages, au contraire, j’ai même beaucoup aimé Tiny, bien différente de la version qu’en donne Vivian dans La Vie secrète de Violet Grant. Tiny Schuyler n’est pas la gentille petite épouse dévouée pour laquelle elle passe au début du roman. Grâce à d’habiles flash-back qui nous ramènent en 1964, quelques semaines avant son mariage avec Frank Hardcastle, cador de Harvard qui vient d’être diplômé avec les honneurs, on comprend que Tiny n’est peut-être pas exactement celle pour laquelle elle passe : gentille, douce, policée et sans histoire, en un mot, banale. Non…Tiny a bien plus de ressources qu’on ne le croit et elle est même assez attachante. On comprend vite que sa vie de couple ne la satisfait pas vraiment, que des non-dits la minent et, de fait, sa relation avec Frank qui en pâtit. On comprend aussi que si elle avait pu faire autrement, peut-être l’aurait-elle fait…Si on ne l’avait pas retenue, Tiny aurait-elle vraiment épousé Frank, s’enfermant dans un faux mariage d’amour ? Seulement quand on est une princesse de Park Avenue, on ne fait pas ce qu'on veut. 
    Bref…vous avez aimé L’été du cyclone ? Lancez-vous. Vous n’avez pas lu L’été du cyclone ? Qu’attendez-vous ? Et surtout, n’oubliez pas de lire ensuite la trilogie des sœurs Schuyler, vous serez sûrement séduits. Personnellement, j’aime beaucoup l’univers de Beatriz Williams et sa manière de raconter. Et puis, petite mention pour le personnage de Caspian Harrison, le cousin de Frank, le seul électron libre de la famille et celui qui n’hésite pas à dire ce qu’il pense quand il le pense. Il est vraiment plutôt sympa et bouscule un peu le récit, en plus d’être assez charismatique et séduisant (ça ne gâche rien, on est d’accord ?) Pour conclure je dirais : un vrai plaisir que cette lecture, idéale pour l’été, qui sent les embruns et le sable chaud. Comme avec les deux précédents romans, je me suis régalée, vraiment.

    En Bref :

    Les + : ce Gossip Girl transposé dans les années 60, raconté par Beatriz Williams, très cash, a quelque chose de finalement assez jouissif et addictif ! 
    Les - :
    certains chapitres à la fin m'ont moins convaincue que la première partie du récit, sans entacher pour autant mon très bon sentiment. 


    Schuyler Sisters, tome 2, Les Lumières de Cape Cod ; Beatriz Williams 

    Mémoires de la baronne d'Oberkirch sur la cour de Louis XVI et la société française avant 1789 ; Henriette Louise de Waldner de Freundstein, baronne d'Oberkirch LE SALON DES PRÉCIEUSES EST AUSSI SUR INSTAGRAM @lesbooksdalittle


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