• Une Seconde avant Noël ; Romain Sardou

    «  On ne fait pas le bonheur des gens contre leur gré, vrai ? »

    Une Seconde avant Noël ; Romain Sardou

    Publié en 2006

    Editions Pocket 

    281 pages 

    « Cette pute me fera mourir », Mémoires du duc de Saint-Simon, Extraits ; Saint-Simon

    Résumé : 

    1851. A Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissée des cheminées des hauts-fourneaux couvertes de suivie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers. 
    Et pourtant...
    Harold ne le sait pas encore, mais il est promis à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires aventures l'attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée et devenir ce personnage à la longue barbe blanche, au costume rouge éclatant que nous connaissons très bien : le Père Noël...

    Ma Note : ★★★★★★★★★★ 

    Mon Avis :

    Pour prolonger un peu l'ambiance de Noël, cette année, j'ai eu envie de relire ce livre, découvert en 2012 et que j'avais beaucoup aimé.
    Je ne suis pas forcément très attirée par les romans fantastiques mais j'aime les contes, qui sont de véritables madeleines de Proust et surtout les contes de Noël qui ont le don de me ramener en enfance...
    Rien ne me plaît tant que d'être transportée dans un petit village plein d'illuminations, quelque part au Pôle nord, imaginer les lutins travailler, le traîneau, les rennes... C'est bien de garder son âme d'enfant et de rester émerveillé par la magie de cette période de l'année, même si elle est un peu artificielle : du moins le voit-on ainsi quand on devient adulte. Mais enfant, c'est tellement féerique d'attendre le réveillon en regardant le sapin illuminé et en chantant des chants de Noël...
    Ce conte moderne de Romain Sardou m'avait beaucoup plu lors de ma première lecture et cette relecture a été tout aussi bonne voire meilleure car je me suis aperçue que si j'avais un souvenir assez global de ce livre, je ne me rappelais pas de tout.
    Le livre commence le plus triste roman de Dickens, en 1851, dans une misérable ville industrielle du Lancashire, Cokecuttle... Tout y est noir et figé dans le charbon et la fumée des différentes manufactures qui font vivre les habitants, mais dans des conditions extrêmement précaires. Et, à cette époque, si les adultes enchaînent des journées de dix heures, voire plus, pour des salaires de misère et des logements insalubres, les enfants ne sont pas en reste et sont employés comme leurs aînés, mais souvent pour de plus basses besognes encore : des enfants, qui se louent à la journée, à la semaine, au mois, pour espérer gagner quelques livres et ainsi, survivre tant bien que mal. Des enfants orphelins qui se débrouillent comme ils peuvent dans les rues de la ville ou bien des enfants issus de familles trop indigentes pour nourrir une bouche inutile.. Dans une ville comme Cokecuttle, il n'y a pas de place pour la magie de Noël...

    Une Seconde avant Noël ; Romain Sardou

    Harold Gui a neuf ans et il est notre héros. Quand on le découvre, c'est un orphelin et un vagabond, échappé d'un orphelinat où la directrice n'hésitait pas à rudoyer et maltraiter les enfants qui lui étaient confiés. Recueilli par un personnage étrange, Le Falou, vagabond comme lui, Harold s'est vu enseigné par lui des rudiments de lecture, de géographie et de calcul mais surtout, Le Falou lui a appris à rêver et lui a raconté l'histoire d'un petit peuple invisible qui aurait fini par quitter la terre... Un petit peuple de lutins, gobelins et autres fées qui composent un monde magique que plus personne ne voit...
    Mélange d'onirisme et de réalisme, ce roman se transforme petit à petit en un véritable conte qui fait pétiller les yeux et nous ramène en enfance, à la rencontre des Noëls que l'on vivait encore. On visite le village des lutins avec Harold, on dompte les rennes et c'est avec un regard agrandi de surprise et de joie que l'on suit son périple au-dessus du monde pour faire le bonheur des enfants sages.
    Romain Sardou livre ici sa version du mythe du Père Noël, une version mignonne, pleine de tendresse et de joie. Noël est une période de fête et de réjouissances... C'est une période où chacun d'entre nous, surtout les enfants, devrait être heureux.
    Le conte est remarquablement bien écrit, avec un vocabulaire adapté sans être simpliste - on n'oublie pas que le jeune héros, Harold, n'a que neuf ans mais aussi que le roman s'adresse aux grandes personnes-, suffisamment fin et travaillé cependant pour nous donner l'impression d'être devant un écran en train de regarder un joli film de Noël...
    Cette ambiance magique peuplée de lutins, de sapins illuminés, de bougies est si agréable...  J'ai été transportée immédiatement en Scandinavie, une région parfaite pour personnifier, à mon sens, la magie et l'esprit de Noël !
    Une lecture comme celle-ci est à conseiller à tous ; retrouver son âme d'enfant le temps d'une lecture, c'est formidable !
    On se doute bien qu'aucun enfant besogneux de l'Angleterre de l'ère victorienne n'a jamais été débauché par aucun elfe pour devenir le bienfaiteur des enfants de par le monde. Mais on y croit le temps d'une lecture et ça fait vraiment du bien.

     

     

    En Bref :

    Les + : une jolie histoire, qui reprend les codes des contes de Noël et qui nous ramène immédiatement en enfance. Je me suis laissée happer du début jusqu'à la fin. 
    Les - : 
    Aucun. J'ai voyagé dans un monde onirique et j'ai rajeuni de vingt ans !


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 2 Janvier à 22:26

    Totalement pour moi cette lecture ! Je la vois passer sur les blogs depuis plusieurs années mais il faudra vraiment que je la lise un jour car j'adore les contes :-D

      • Jeudi 3 Janvier à 11:30

        Oh oui, je te la conseille tellement ! happy Pour Noël prochain (oui, j'anticipe déjà ^^), je pense lire la suite... Une Seconde avant Noël m'avait ravie lors de ma première lecture et m'a de nouveau enchantée, je trouve ce conte contemporain digne des classiques et il fait briller les yeux et retomber en enfance et c'est...magique... sarcastic

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