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Le salon des précieuses

Au service secret de Marie-Antoinette, tome 8, Crime et chat qui ment ; Frédéric Lenormand

« Les animaux s’entendent bien tant qu’on les nourrit, dit la nonne. Ce sont les hommes qui inventent toutes sortes de raisons pour s’entretuer, que leur ventre soit vide ou plein. »

  • Informations complémentaires : 

Publié en 2022

Éditions La Martinière 

357 pages 

Huitième tome de la saga Au service secret de Marie-Antoinette 

Résumé : 

À Versailles, les guerres de succession sont à la mode ! Quand un riche vieillard disparaît mystérieusement dans un incendie, ses héritiers jubilent. Pourtant, impossible de mettre la main sur son trésor ! Le seul à pouvoir les aider est un chat majestueux et hautain qui vivait avec la victime. Hors de question qu’il finisse entre de mauvaises mains ! Marie-Antoinette charge de sa protection sa modiste et son coiffeur – un duo d’enquêteurs amateurs, aux egos surdimensionnés, qui se chamaillent comme de vieux amants. Mais Rose et Léonard se retrouvent confrontés à une galerie de suspects hauts en couleur – sans parler du chat, qui a son petit caractère…

Ma Note : ★★★★★★★★★★

Mon Avis :

C’est déjà la huitième enquête de Rose et Léonard, la modiste et le coiffeur de la reine Marie-Antoinette. Cette dernière les a enrôlés dans une sorte de cabinet noir et leur confie régulièrement, en plus de ses vêtements et sa coiffure, des enquêtes discrètes et qui deviennent souvent rocambolesques avec nos deux héros, qui s’entendent comme chien et chat !
Dans ce huitième volume, Marie-Antoinette leur demande de protéger Salomon, qui n’est autre qu’un chat…royal. Le chaton avait été confié à la princesse de Lamballe qui en a fait cadeau à un portier du nom d’Edgard Allain, après que le chat a causé un accident dans lequel le pauvre homme a été blessé. Mais, pour se dédommager, la princesse, belle-fille d’un descendant de Louis XIV, n’a pas fait que confier un chat à Allain. Elle lui a aussi offert des diamants, qui pourrait rendre l’homme riche. Seulement, quand la demeure de campagne de son employeur, Jean de Baskerville brûle, on retrouve non seulement le pauvre vieillard mort dans sa chambre mais la cassette censée contenir les bijoux d’Allain…complètement vide ! Commence alors une véritable guerre de succession entre les trois descendants de Baskerville, le vénal Aurèle, le père Archibald et la jeune nonne Brigitte de la Providence, qui aime plus les animaux que les humains. Et au milieu de cette guerre intestine, se retrouvent Edgar Allain, peut-être pas aussi innocent qu’il n’y paraît et son chat, réputé « avoir son petit caractère ».
Flanqués du fabuliste Claris de Florian, voici donc Rose et Léonard encore une fois engagés dans une enquête périlleuse, au service de la reine. Encore une fois, l’auteur nous offre un parfait condensé entre humour, histoire, mystère, cosy mystery…avec un chat en prime ce qui ne gâche rien et apporte une petite touche sympa. Ne dit-on pas que le chat est un véritable souverain du règne animal ? C’est un peu le cas ici de Salomon, qui se retrouve au cœur d’intérêts humains qui le dépassent ! Après tout, royal ou pas, un chat ne cherche-t-il pas avant tout à se lover sur des coussins, à grimper sur des corniches et à rapporter des souris ?
J’ai beaucoup aimé cette série dès le début. C’est extrêmement décalé mais l’auteur sait allier avec habileté un humour un peu loufoque (mais toujours savoureux) et l’érudition historique. Lenormand connaît à fond son sujet et s’il véhicule à travers sa série une vision peut-être légère du règne de Louis XVI et Marie-Antoinette, il ne manque pas pour autant de pointer des aspects un peu plus problématiques, comme la dette de l’État – à laquelle la reine participe quand même pas mal – ou l’éloignement du couple royal, qui montre aussi une étonnante déconnexion avec ses sujets et le royaume en général, au-delà de sa Cour.
Petit reproche que je ferais à ce huitième tome, c’est que je l’ai trouvé certes dense mais peut-être un petit peu confus. J’avoue que j’ai parfois eu un peu de mal à suivre toutes les péripéties de nos personnages, même si dans l’ensemble, j’ai retrouvé cet humour parfois caustique que j’aime tant, les jeux de mots et calembours et surtout, le duo toujours explosif formé par Rose et Léonard et qui est vraiment magique.
Malgré deux ou trois petites faiblesses, Crime et chat qui ment est donc un huitième tome qui se situe dans la droite ligne des précédents et annonce une fin de série tout aussi passionnante, à mon avis. Je pense que l’intrigue féline est un gros point fort de ce tome et Salomon est véritablement un personnage à part entière.

En Bref :

Les + : c'est toujours un grand plaisir de retrouver Rose et Léonard, nos deux enquêteurs ! De plus, sous couvert d'humour, Frédéric Lenormand aborde des aspects plus sérieux du règne de Marie-Antoinette et Louis XVI (ici, notamment les dépenses et le déficit de l’État) et c'est toujours bien amené.
Les - : une enquête peut-être un petit peu confuse. 

 Mémoires de la baronne d'Oberkirch sur la cour de Louis XVI et la société française avant 1789 ; Henriette Louise de Waldner de Freundstein, baronne d'Oberkirch LE SALON DES PRÉCIEUSES EST AUSSI SUR INSTAGRAM @lesbooksdalittle

  • Envie d'en savoir plus sur cette série ? Découvrez mon avis sur les autres tomes de la série : 

- L'enquête du Barry (tome 1)

- Pas de répit pour la reine (tome 2)

- La mariée était en Rose Bertin (tome 3)

- La femme et le pistolet d'or (tome 4)

- La reine se confine (tome 5)

- Le coiffeur frise toujours deux fois (tome 6)

- Les fourberies d'escarpin (tome 7)

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