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Le salon des précieuses

#33 : Mata Hari (1877 - 1917)

#33 : Mata Hari (1877 - 1917)

 

De la scène au peloton d'exécution...

 

Née en 1877, la future Mata Hari, danseuse, courtisane et espionne, est la fille d'un marchand de chapeaux et de capes, Adam Zelle et de son épouse Antje van der Meulen. Elle voit le jour à Leeuwarden, en Frise (Pays-Bas). Aînée d'une fratrie de quatre ans, trois frères naîtront après elle. Très brune, le teint sombre, celle que ses parents surnomment affectueusement M'greet ou Grietje (en référence à ses deux prénoms, Margaretha Geertruida) est souvent prise pour une petite Eurasienne.
Elle a douze ans quand l'entreprise de son père fait faillite, en 1889. L'année suivante, le couple Zelle se sépare et Antje meurt huit mois plus tard, en 1891. Déchu de son autorité parentale, Adam Zelle n'obtient pas la garde de sa fille, placée chez l'un de ses oncles, négociant à La Haye. Ce dernier l'inscrit alors au pensionnat le plus huppé de la région : c'est la jeune que la jeune Margaretha commence à s'inventer à un passé glorieux, bien différent de celui qu'elle a connu.
Alors qu'elle étudie à Leyde, dans l'optique de devenir institutrice, la jeune fille est éclaboussée par un scandale mettant aussi en cause le directeur de l'école : ils auraient tous deux eu une liaison. Margaretha est renvoyée et le directeur perd sa place. Finalement, en 1895, alors qu'elle a dix-huit ans, elle tombe sur une annonce matrimoniale qui aboutit à un mariage : Margaretha épouse Rudolf MacLeod. Celui-ci, de dix-neuf ans son aîné, est officier dans la marine néerlandaise. Nommé dans les colonies, celui-ci part pour les Indes néerlandaises (nom donné à l'ensemble des possessions néerlandaises en Asie du Sud-Est, de 1800 à la Seconde guerre mondiale, dont fait notamment partie l'Indonésie). Le couple s'installe à Malang, dans l'est de l'île de Java. Comme le veut la coutume pour les femmes européennes à l'époque, la future Mata Hari s'habille à la javanaise, apprend la danse locale et s'initie aussi au javanais.
Deux enfants naissent de l'union de Margaretha et Rudolf : Louise-Jeanne, qui ressemble beaucoup à sa mère, le teint sombre et le cheveu brun et Normand-John, que l'on peut voir sur une photographie en compagnie de son père. En 1899, un drame terrible vient briser définitivement le couple mal assorti de Margaretha et Rudolf...Est-ce un accident ? Un acte de vengeance ? Toujours est-il que les deux enfants sont empoisonnés, sans que l'on sache bien pourquoi. On dit que Rudolf MacLeod se serait montré violent avec un soldat indigène, amant de leur domestique ou bien qu'il aurait lui-même fait des avances à la jeune femme. Est-ce là le mobile de l'empoisonnement des deux enfants ? On ne le sait pas. Toujours est-il que le petit Normand-John ne survit pas. Seule sa soeur Louise-Jeanne s'en sort.
De retour en Europe en 1902, Margaretha demande le divorce. Son époux est un homme violent et alcoolique dont elle cherche à se défaire. Le divorce lui est accordé, avec la garde de sa fille et elle obtient aussi le versement d'une pension alimentaire qui, cela dit, ne sera jamais honoré. A la suite de leur divorce, MacLeod enlèvera sa fille pour la soustraire à l'influence de son ex-femme qu'il considère comme indigne et dangereuse.
La future Mata Hari a vingt-sept ans lorsqu'elle débarque, inconnue, à Paris. Nous sommes en novembre 1903. Utilisant le patronyme de son ancien époux, à consonance écossaise, elle se fait appeler Lady MacLeod et, pour survivre, devient une femme entretenue, autrement dit, une cocotte (ou une demi-mondaine), dans le Paris de la Belle Epoque. Certaines en ont fait une activité très lucrative et qui leur a permis de s'enrichir : c'est le cas de la Belle Otero (d'origine espagnole, réputée pour sa grande beauté et sa flamboyante carrière de danseuse et courtisane) ou encore Liane de Pougy. Au siècle précédent, on peut citer la Païva ou encore Cora Pearl. Elles inspirèrent à Emile Zola son personnage de Nana, qui apparaît dans le roman éponyme. Capitale réputée pour ses courtisanes, Paris attira par exemple le futur roi d'Angleterre Edouard VII, dans les années 1900 mais aussi le roi des Belges Léopold II ou encore le Kaiser Guillaume II (Emilienne d'Alençon fut aussi la maîtresse de ces trois souverains). Margaretha MacLeod embrasse donc, ni plus ni moins, une carrière de prostituée de luxe.
En 1905, elle se fait embaucher en tant qu'écuyère au Nouveau Cirque d'Ernest Molier, qui lui propose alors d'évoluer en danseuse...très dénudée. Elle commence dès lors à composer son rôle de danseuse orientale très peu vêtue. Le 13 mars 1905, Emile Guimet, orientaliste fortuné et fondateur du musée du même nom l'invite à venir danser dans son musée où une bibliothèque a, pour l'occasion, été transformée en temple hindou. La jeune femme y apparaît dansant un numéro exotique et érotique, sous le nom de Mata Hari (littéralement « œil du jour », en malais). Grimée en princesse javanaise habillée d'un collant couleur chair et encadrée de quatre suivantes, elle rend hommage au dieu hindou Shiva et s'offre à lui lors de la troisième danse, s'effeuillant doucement. Très grande (elle mesure près d'un mètre 75), la peau mate, les cheveux très bruns, un regard noir mystérieux et une bouche sensuelle font de Mata Hari une femme très sensuelle qui séduit son public.
Devant le succès retentissant du spectacle parisien, Gabriel Astruc, célèbre imprésario de l'époque accepte de devenir l'agent de la nouvelle égérie et fait jouer la troupe, à l'été 1905, à l'Olympia puis à travers toute l'Europe, dans une tournée formidable. Chaque soirée est rémunérée de la somme considérale de 10 000 FRF !! Couronée d'aigrettes et de plumes, Mata Hari se produit de capitale en capitale, guettée par les échotiers qui comptent ses chapeaux, ses chiens, ses amants. A Berlin, elle noue une liaison qui dure plusieurs moi avec un lieutenant allemand, Alfred Kiepert. Liaison amoureuse qui lui sera évidemment vivement reprochée lors de son procès.
Son numéro d'effeuillage lascif sous prétexte d'une danse orientale a fait d'elle l'une des égéries de la Belle Epoque, une femme moderne et sans tabou qui assume sa nudité dans une société encore corsetée et marquée par un code moral intransigeant, hérité du XIXème siècle. Mata Hari est partie prenante de la légende que l'on tisse autour d'elle et c'est sciemment qu'elle entretient le mensonge sur son passé : ainsi, elle accepte volontiers que l'on dise d'elle qu'elle est née sur l'île de Java où les prêtres de Shiva l'ont initiée aux secrets de son culte et de ses danses. Son père était baron et non plus simple marchand de chapeaux. De son mari, elle dresse le portrait d'un officier supérieur irascible et très jaloux dont elle vit séparée : pour justifier les cupules de bronze ornées de bijoux qu'elle porte sur les seins, elle explique que, dans un accès de rage son mari lui aurait arraché les mamelons, lui laissant de très laides cicatrices (plus prosaïquement, ces cupules ouvragées servent surtout à masquer la petite taille de la poitrine de Mata Hari).
Personnalité flamboyante et imaginative, elle n'a aucun mal à devenir le personnage qu'elle s'invente mais, néanmoins, sa carrière a du mal à redémarrer depuis sa liaison avec Kiepert en 1907. Endettée, Mata Hari est contrainte d'accepter des rôles peu reluisants, plus populaires que véritablement mondains et ira même jusqu'à se prostituer dans des maisons closes. En 1915, Mata Hari vend son luxueux hôtel de Neuilly et rentre aux Pays-Bas, où elle s'installe à La Haye. Là, elle reçoit la visite du consul d'Allemagne, Carl H. Cramer, intéressé par cette femme polyglotte et introduite auprès des milieux du pouvoir : il lui propose alors de rembourser ses dettes en échange de renseignements stratégiques pour l'Allemagne, en retournant à Paris...


* L'espionne


Après un séjour sur le sol belge où elle aurait reçu une formation au centre de renseignements allemands d'Anvers par Fräulein Doktor (Mademoiselle Docteur en français) Elsbeth Schragmüller, elle embarque en mai 1916 pour l'Espagne. A Madrid, elle fréquente de nombreux membres des services secrets, comme Marthe Richard (future aviatrice, elle sera à l'origine de la loi qui fera fermer, en 1946, les maisons closes en France). Toutes deux se trouvent sous le commandement du colonel Denvignes. En Espagne, l'ancienne mondaine est courtisée par de nombreux officiers alliés.
Mata Hari revient donc en France, en pleine guerre. Vers la fin de 1916, alors qu'elle est Paris, elle s'éprend d'un jeune capitaine russe au service de la France, Vadim Maslov. Âgé de vingt-et-un ans, le jeune militaire lui évoque peut-être son fils, Normand-John, qui aurait alors le même âge. Blessé au front, soigné dans un hôpital de campagne près de Vittel, Mata Hari multiplie les démarches pour se rendre à son chevet. C'est dans ces circonstances qu'elle rencontre, au début de septembre 1916, le capitaine Georges Ladoux, chef des services de contre-espionnage français. Comme Cramer quelques mois plus tôt, ce dernier invite l'ancienne courtisane à mettre ses relations internationales et son don des langues au service de la France. Mata Hari accepte, contre rémunération (elle réclame une somme d'un million de francs à Ladoux, qui accepte ; toutefois, la somme ne sera jamais versée) d'aller espionner le Haut commandement allemand basé en Belgique. En tant que ressortissante néerlandaise, elle peut franchir librement les frontières, son pays d'origine étant resté neutre durant le conflit. Pour éviter les combats qui font rage dans le nord de la France, elle compte rejoindre la Belgique via l'Espagne. Lors d'une (involontaire) escale à Falmouth, elle est interrogée par Basil Thomson du MI-5 (les services secrets britanniques). Elle reconnaît son appartenance aux services français. A-t-elle menti à cette occasion pour tenter de se rendre plus intrigante ou bien les services secrets français se servaient-ils réellement d'elle sans le reconnaître ? Il est difficile de trancher.
En janvier 1917, l'attaché militaire allemand à Madrid, le major Kalle, que Mata Hari avait tenté de séduire en se faisant passer pour l'espion allemand H-21, transemet à Berlin un message radio décrivant les activités d'H-21. Un message qui sera intercepté par les services français grâce aux antennes de la Tour Eiffel. H-21 est alors identifié comme étant Mata Hari. Étrangement, les Allemands chiffrent le message avec un code qu'il savent pertinemment connu des Français et avec des informations suffisamment précises pour désigner sans peine l'espionne au double-jeu (nom de sa gouvernante, son adresse par exemple). Pour les historiens, le but de ce message est de faire démasquer Mata Hari par les Français si, effectivement, elle travaille pour eux. Ainsi, elle pourrait être neutralisée par eux. En tout état de cause Mata Hari, espion amateur et exerçant un double-jeu périlleux se trouve alors en plein cœur de manœuvres de manipulation menées de part et d'autre.
Six semaines après son retour en France, où elle rejoint son jeune amant Vadim Maslov, le contre-espionnage français opère une perquisition dans sa chambre de l'hôtel Elysée Palace, sur les Champs-Elysées. Aucune preuve incontestable n'est trouvée mais deux produits pharmaceutiques sont découverts dans son sac à main : or, l'un d'eux, qu'elle présente comme un contraceptif (dont l'usage peut apparaître comme bien légitime compte tenu de ses activités) entre aussi dans la composition de...l'encre sympathique. Des télégrammes chiffrés interceptés montrent que le consul allemand aux Pays-Bas lui aurait versé 20 000 francs. Elle le reconnaît : . « Pour prix de mes faveurs », précisera-t-elle. Pour ses juges, ce sera pour prix de renseignements, sans que leur nature ne soit précisée.
Finalement, le 13 février 1917, Mata Hari est arrêtée par le capitaine Pierre Bouchardon. Transférée à la prison Saint-Lazare, elle y est soumise à un interrogatoire qui s'avère peu concluant. La seule qui soit assez importante concerne un autre agent double qui avait infiltré le réseau allemand pour les services secrets français. Elle avoue par exemple à Bouchardon qui mène l'instruction vouloir se « venger » des Allemands qui lors d'une perquisition au théâtre de Berlin lui avaient pris toutes ses fourrures (d'une valeur d'environ 80 000 francs).
Une enquête plus que sommaire conclut à la culpabilité de Mata Hari. Elle est reconnue coupable d'espionnage au profit de l'Allemagne. L'ancienne courtisane qui a fasciné le public dans ses numéros d'effeuillages sexy passe de statut d'idole à celui de coupable idéale dans une France traumatisée par une guerre qui n'en finit plus et dont l'armée vient de connaître une vague d'importantes mutineries après l'échec de la bataille du Chemin des Dames. Son avocat qui, par ailleurs, est l'un de ses anciens amants, Edouard Clunet, n'a le droit d'assister qu'aux premiers et derniers interrogatoires de Mata Hari. L'instruction est menée par Bouchardon, rapporteur au troisième conseil de guerre. À ce titre d'ailleurs, il instruira toutes les grandes affaires d'espionnage de la Grande Guerre.
Le procès de Mata Hari est expéditif et ne dure que trois jours, sans apporter d'ailleurs de nouveaux éléments. Au cours de ce procès, elle est même lâchée sans scrupules par Vadim Maslov qui la qualifie avec mépris d'aventurière. Le sort de Margaretha Zelle, surnommée Mata Hari, semble scellé d'avance.
Elle est en effet condamnée à mort pour intelligence avec l'ennemi en temps de guerre, autrement dit, pour haute trahison. Sa grâce est rejetée par le président de la République Poincaré qui laisse simplement la justice suivre son cours. Sept mois après son arrestation, le 15 octobre 1917, Mata Hari est exécutée par fusillade à Vincennes. Peu de temps auparavant, bien que peu croyante, elle aura plusieurs entretiens avec le pasteur Jules Arboux, aumônier des prisons qui l'accompagne dans ses derniers instants. Son médecin, Léon Bizard, relate les faits dans Souvenirs d'un médecin de la préfecture de police et des prisons de Paris (1914 - 1918) : Mata Hari est coiffée d'un grand canotier et porte une robe élégante garnie de fourrures. Un manteau est jeté sur les épaules. Devant le peloton d'exécution, elle refuse d'être attachée au poteau et qu'on lui bande les yeux. Elle aurait lancé un dernier baiser aux douze zouaves qui forment son peloton d'exécution. Alors que les soldats la mettent en joue, elle se serait écriée : « Quelle étrange coutume des Français que d'exécuter les gens à l'aube ! »
Voici ce que Léon Bizard écrit dans ses Souvenirs :
« Tandis qu'un officier donne lecture du jugement, la danseuse, qui a refusé de se laisser bander les yeux, très crâne, se place d'elle-même contre le poteau, une corde, qui n'est même pas nouée, passée autour de la ceinture… Le peloton d'exécution, composé de douze chasseurs à pied, quatre soldats, quatre caporaux, quatre sous-officiers, est à dix mètres d'elle… Mata Hari sourit encore à sœur Léonide agenouillée et fait un geste d'adieu. L'officier commandant lève son sabre : un bruit sec, suivi du coup de grâce moins éclatant et la Danseuse rouge s'écroule tête en avant, masse inerte qui dégoutte de sang… »
Le corps de l'ex-espionne ne sera pas réclamé par la famille et est alors confié à la faculté de médecine de Paris. Les deux médecins qui s'occupent de son autopsie concluent que la balle mortelle a traversé le cœur de part en part tandis que le coup de grâce, reçu en plein visage, l'a défigurée. Au cours de cette autopsie, plusieurs de ses organes sont volés, en guise de souvenirs ou comme des reliques !


* Mata Hari était-elle coupable ?

 

 

Mata Hari le jour de son arrestation


Dès la fin de la guerre, elle est présentée par l'Allemagne comme une innocente victime, n'ayant jamais collaboré avec les services de renseignements allemands. Mais en 1931, dans un important ouvrage collectif (L'Espionnage pendant la guerre mondiale) auquel ont notamment collaboré des historiens, des officiers et des anciens agents des services secrets, le propos ne fait aucun doute : « Mata Hari a fait de grandes choses pour l'Allemagne ; elle fut le courrier pour nos informateurs installés à l'étranger ou en pays ennemis… Mata Hari était parfaitement au courant des choses militaires, puisqu'elle avait été formée dans l'une de nos meilleures écoles d'information… Elle était un agent de marque. »
En 1937, c'est au tour de « Mademoiselle Docteur », Fräulein Schragmüller, qui dirigeait le centre d'espionnage allemand, à Anvers, de publier sa version des faits, dans ses mémoires. Elle y révèle à propos de Mata Hari : « Pas une des nouvelles qu'elle a envoyées n'était utilisable, et ses informations n'ont eu pour nous aucun intérêt politique et militaire. » Elle reconnaîtra cependant : « La condamnation était méritée et conforme à l'esprit du code militaire. »
Quant à l'historien Alain Decaux (l'acolyte d'André Castelot dans les années 1960) il témoignera lors d'une de ses recherches sur Mata Hari avoir interrogé le procureur Mornet sur l'enjeu réel que présentait le cas de cette espionne. Celui-ci répondait « qu'on n'avait finalement pas grand-chose à lui reprocher » mais que son cas était évoqué « sous le feu de la presse dans un contexte politique tel » que la raison d'État ne pouvait que l'emporter.
Pour d'autres, (c'est le cas du journaliste Russel Warren Howe), Mata Hari ne fut rien d'autre qu'une « cocotte » naïve et vénale manipulable à l'envi et qui le fut par les services secrets. Le chef des services du contre-espionnage français Georges Ladoux avait engagé de tels frais qu'il n'aurait jamais voulu avouer qu'il avait avancé de telles sommes pour une simple courtisane. En outre, il aurait été délicat pour les services secrets français de révéler tout de l'affaire Mata Hari car cela aurait montré qu'ils avaient percé les codes de chiffrement allemand.
Il est donc encore difficile aujourd'hui de savoir exactement quel est le degré d'implication de Mata Hari dans l'espionnage en temps de guerre. Sa situation financière, avant d'être approchée par les services secrets allemands aux Pays-Bas puis par les Français l'a-t-elle poussée à accepter une mission bien trop lourde pour elle, mal préparée et sans réelle expérience de la diplomatie ? Fut-elle manipulée aux noms d'enjeux qui la dépassait ?
Plus de cent ans après son exécution il est impossible de juger Mata Hari et d'affirmer qu'elle fut coupable ou non. Peut-être fait-elle partie de toutes ces victimes du premier conflit mondial, qui engloutit la Belle Epoque sous un déluge de feu et de sang...

 © Le texte est de moi, je vous demanderais donc de ne pas le copier, merci.

 

Pour en savoir plus : 

- Mata Hari : la poudre aux yeux, Anne Bragance. Biographie. 
- Mata Hari : les vies insolentes de l'agent H 21, Bruno Fuligni. Biographie. 
- Mata Hari : sa véritable histoire, Philippe Collas. Biographie. 
- Le dossier Mata Hari, Frédéric Guelton.  Revue historique des armées, n° 242, Service historique de la Défense

 

 

 

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L
Whoua quel destin ! Dommage que l'on n'ait aucun certitude sur sa culpabilité ou non... Merci pour cette jolie narration :-)
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