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Le salon des précieuses

[CET ÉTÉ VOYAGEONS EN LIVRES #2] Les Caraïbes

[CET ÉTÉ VOYAGEONS EN LIVRES #2] Les Caraïbes

 

Bonjour à tous ! C'est déjà l'heure de notre deuxième rendez-vous de l'été : Voyageons en livres. Jusqu'au 3 septembre, je vous propose de voyager à travers les livres. Après l'Afrique il y a quinze jours, nous partons cette fois dans les Caraïbes, en Jamaïque dans les pas de l'autrice allemande Sarah Lark et en Martinique avec Raphaël Confiant, qui nous fait voyager aussi dans le temps en nous ramenant au début du XVIIIème siècle. 

Attachez vos ceintures, nous décollons. 

 

 

  • La Jamaïque et Haïti avec Sarah Lark  

Couverture La Jamaïque, tome 1 : L'île des mille douceurs / L'île aux mille sources

 A Londres, en 1732, la jeune Nora est tombée amoureuse du mauvais parti : un jeune homme modeste qui travaille pour le père de la jeune femme. Malade, il meurt avant que Nora n'ait pu convaincre son père de les laisser se marier, malgré leur différence de condition. Mais Simon, avant de disparaître, a transmis à Nora son rêve le plus cher, celui de découvrir l'île aux mille sources, autrement dit, la Jamaïque, qui est alors une colonie britannique. En épousant Elias Fortnam, un riche planteur jamaïcain, Nora va pouvoir vivre le rêve de son ancien amoureux. En arrivant dans les Caraïbes, elle découvre le quotidien relativement oisif des riches colons mais aussi les conditions de vie des esclaves.

Reine des romances historiques sur fond historique, Sarah Lark s'est fait connaître avec sa saga néo-zélandaise Le pays du nuage blanc. Souvent dépaysants, ses romans nous font voyager sans pour autant laisser de côté des sujets plus sérieux, comme la place des populations maories en Australie et en Nouvelle-Zélande après l'arrivée des Britanniques ou, comme ici, le quotidien des populations d'esclaves dans les colonies des Caraïbes. L'île a beau être une terre spectaculaire, que Nora découvre avec émerveillement, elle ne peut rester indifférente à la misère et la maltraitance qui caractérisent le quotidien des esclaves dans les plantations. Et la jeune femme, pleine d'idéaux, décide d'agir. Certes, la romance est omniprésente mais contrebalancée malgré tout par une trame historique bien amenée, comme souvent dans l'oeuvre de l'autrice. 

 

 

 

 

 

Couverture La Jamaïque, tome 2 : L'île de la mangrove rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la Jamaïque, autrement dit l'île aux mille sources, nous voilà prêts pour embarquer pour Haïti, qui s'appelle encore Saint-Domingue. Dans ce deuxième opus de La saga des îles (ou Saga de la Jamaïque) de l'autrice allemande Sarah Lark, nous suivons Deirdre, la fille tout feu tout flamme de Nora. A dix-huit ans, la jeune beauté fait tourner bien des têtes mais c'est d'un médecin français, Victor Dufresne dont elle s'éprend. Les voilà installés à Saint-Domingue, dans la plantation des Dufresne, Nouveau-Brissac où, en digne fille de sa mère, Deirdre prend fait et cause pour les esclaves. Ce qu'elle a connu enfant en Jamaïque est finalement le lot de toutes les Caraïbes colonisées du XVIIIème siècle. Français ou Britanniques vivent ainsi dans leurs somptueuses plantations, en parallèle de leurs esclaves, qui travaillent dans les plantations de canne à sucre ou de coton.

Comme dans le premier tome, Sarah Lark profite de cette romance historique qui est tout sauf légère pour aborder l'important sujet de l'esclavage. Après les révoltes de Nanny, esclave jamaïcaine révoltée rencontrée dans le premier tome et dont Nora croisera d'ailleurs la route, ici c'est au tour de la figure de François Macandal d'apparaître, tandis que les populations esclaves de Saint-Domingue entrent en révolte contre les maîtres. 
Entre romance pure et roman historique, L'île de la mangrove rouge, comme son prédécesseur, nous fait voyager sans pour autant laisser de côté l'histoire traumatique des îles caribéennes colonisées par les Européens. 

 

  • La Martinique avec Raphaël Confiant

 

 1702. Gabriel-Mathieu d'Erchigny de Clieu, jeune Dieppois de quinze ans devient enseigne de vaisseau. Le voilà parti pour les Caraïbes et plus précisément la Martinique. Quelques années plus tard, rentré en métropole, Gabriel-Mathieu n'a plus qu'une idée en tête : cultiver le café aux Antilles. En effet, la boisson commence à connaître un véritable succès en France, mais le royaume ne cultive pas cette plante et doit se fournir à prix d'or auprès d'autres pays producteurs. 
Au jardin des Plantes de Paris se trouvent quelques plants de caféiers. Tel un Arsène Lupin du XVIIIème siècle, aidé de la nièce du médecin personnel de Louis XV, Gabriel-Mathieu parvient à entrer en possession de deux caféiers. L'aventure peut commencer : il affrète un bateau, recrute un équipage, y embarque son précieux butin et des voyageurs ... C'est le début d'une longue traversée périlleuse, odyssée émaillée d'embûches et de péripéties. 

Rocambolesque aventure, Grand café Martinique raconte l'épopée véridique du café français. 

 

  • Et pour continuer le voyage...

Le Musée Bob Marley à Kingston en Jamaïque

Quand on pense à la Jamaïque, souvent on pense au reggae, genre musical né dans les années 1960 à Kingston, plus particulièrement dans ses ghettos. Popularisé par des artistes aussi connus que Bob Marley, Peter Tosh ou, plus récemment, Bunny Wailer, un des ambassadeurs majeurs du reggae à travers le monde, le reggae s'est exporté à l'international et reste particulièrement lié à sa terre natale et au mouvement rastafari, également né en Jamaïque dans les années 1930. Abordant des thèmes souvent liés à des questions politiques et sociales, le reggae s'est forgé une réputation de musique des opprimés. 

 

 

 

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L
Je note le livre de Raphaël Confiant car j'avais étudié l'histoire du café à la fac et je trouve cela hyper intéressant ! Merci pour ce deuxième bel article à thème :-)
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