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Le salon des précieuses

[CET ÉTÉ VOYAGEONS EN LIVRES #4] L'Italie

[CET ÉTÉ VOYAGEONS EN LIVRES #4] L'Italie

Bonjour à tous ! Il est temps de nous retrouver, en ce dimanche de mi-août pour le quatrième rendez-vous de l'été : Voyageons en livres. Après l'Afrique, les Caraïbes et le Mexique, je vous propose de revenir en Europe, à la découverte de...l'Italie. Pays à la richesse historique et artistique très riche, des pâtes et de l'huile d'olive, l'Italie est aussi connue pour ses superbes paysages : ce n'est donc pas pour rien que c'est une destination très prisée des visiteurs du monde entier et qui se classe en troisième position, après la France et l'Espagne, dans les destinations européennes préférées. 

Pour cet article, j'ai choisi d'orienter le voyage livresque autour de deux éléments : l'art italien dans les romans et dieu sait qu'il sont nombreux, ces auteurs à avoir été inspirés par l'art de la Renaissance ou par des figures charismatiques, de Vinci en tête, mais pas que, bien entendu. Et parce que si on part en Italie, je ne pouvais pas faire l'impasse sur cette magnifique saga familiale et historique d'Elena Ferrante : L'Amie prodigieuse

Vous me suivez ? C'est parti !

 

  • Une saga historique et familiale dans la Naples de l'après-guerre : l'Amie prodigieuse

 

A sa sortie, cette saga n'avait rien de particulier et pourtant : elle a fait couler beaucoup d'encre. Il me semble que, encore aujourd'hui personne ne sait qui se cache derrière cette saga familiale en quatre tomes, se passant dans les Naples des années 1950 à nos jours. Qui est Elena Ferrante ? Une autrice qui souhaite rester dans l'ombre ? Un auteur masculin caché derrière un pseudonyme féminin, plusieurs auteurs ? La Lenù du roman est-elle Elena Ferrante ? Ce mystère a beaucoup aiguisé ma lecture de cette série, entre 2019 et 2022 (ce fut en général ma lecture de fin d'été). Je l'ai beaucoup aimé, j'ai fait durer le plaisir mais il a fallu (à regret) que je dise adieu aux personnages l'année dernière à ma lecture du dernier tome. Je vous propose une description rapide de ces quatre tomes qui, je l'espère, vous donneront peut-être envie de la découvrir à votre tour et de voyager dans les pas de Lila et Lenù. 

 

Couverture L'Amie prodigieuse, tome 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Elle s'arrêta pour m'attendre et, quand je la rejoignis, me donna la main. Ce geste changea tout entre nous, et pour toujours. »

Ce premier tome se situe dans la Naples de l'après-guerre. Nous sommes dans les années 1950, dans un quartier très populaire, modeste, de la ville. C'est là que se rencontrent deux petites filles, nées la même année : Lila (Rafaella Cerullo) et Lenù (Elena Greco). Dans ce premier tome, la narratrice âgée d'une soixantaine d'années vient d'apprendre une nouvelle concernant sa vieille amie Lila Cerullo. L'occasion pour elle de dérouler le fil de leur histoire commune (et de leur histoire parallèle) sur plus de cinquante an. Si l'une d'elles, Lenù, parviendra à quitter le quartier, à découvrir le monde et un nouveau mode de vie, tandis que Lila restera comme prisonnière de sa ville, de son quartier, de sa violence larvée et de sa pauvreté, dans une ville qui peine à prospérer...ici, nous découvrons la genèse de cette histoire, un jeu innocent dans la rue, le partage d'une poupée, puis la naissance d'une complicité. L'enfance des deux filles n'est pas ordinaire, ni forcément conventionnelle : dans cette Italie de la fin des années 50, qui peine à se relever économiquement, les familles trop grandes s'entassent dans de petits logements sombres, où les enfants jouent dans les rues pleines de poussière et saturées de soleil. Il y fait trop chaud, on y crie trop fort, les draps sèchent entre les façades, les femmes se battent aussi sûrement que les hommes, souvent à coup de mots acerbes, les grands frères y sont parfois trop protecteurs, et, toujours présente comme un nuage à l'horizon, impalpable mais bien là, la petite mafia des quartiers qui régit l'existence des habitants par le biais de telle ou telle famille reconnue tacitement et respectée pour ce pouvoir, la criminalité...

Mais pour Lila et Lenù, scolarisée dans la petite école du quartier, cette enfance pauvre et modeste se pare aussi de l'attrait de l'apprentissage, de l'éducation : à l'école, on parle l'italien au lieu du dialecte napolitain pratiqué dans les rues ou à la maison avec les parents. On y découvre là lecture, l'écriture, on grimpe des échelons et on accède aux niveaux supérieurs ou du moins, on peut l'espérer...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les années 1960. Pour la première fois, les deux amies n'avancent plus à la même vitesse. Repérée par ses professeurs, notamment pour son talent dans l'écriture, Elena peut espérer une vie meilleure, loin du quartier. Lila, elle s'y trouve enchaînée quand, en quelques heures, elle passe de l'adolescence à l'âge adulte en épousant Stefano Caracci. Dans la foulée, la jeune mariée, à qui une somptueuse fête a été offerte, découvre que son mari est partie liée avec Marcello et Michele Solara, les deux camorristes du quartier, qu'elle déteste. Mais il est trop tard pour elle pour faire demi-tour. 

Au même moment, Lenù vit une jeunesse plus linéaire et plus sage, marquée surtout par les études et la perspective d'aller à l'université. Les univers des deux jeunes filles s'éloignent de plus en plus, même si elles restent toujours amies. Tandis que l'une se dirige vers la vie de femme au foyer, entretenue par son mari, seulement destinée à prendre soin de lui, de son intérieur et, plus tard, de ses enfants, l'autre renonce à l'argent facile pour continuer ses études, quitte à accepter des petits boulots. Lila s'est extirpée de la misère du quartier qui était le sien jusqu'à son mariage et connaît une aisance financière inédite, mais à quel prix, car elle n'en est pas heureuse pour autant, tandis que Lenù tourne le dos à ces avantages matériels mais suit une voie qui lui apportera un jour une réelle stabilité.

Couverture L'Amie prodigieuse, tome 3 : Celle qui fuit et celle qui reste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elena et Lila ont atteint l'âge adulte. Si leur amitié a perduré, elles se sont malgré tout éloignées. Comme l'indique le titre, l'une est partie, comme fuyant son quartier, sa criminalité, sa pauvreté, son manque de perspectives. L'autre est restée, remâchant sa rancœur, son mariage raté, alors qu'elle est encore très jeune...Selon les propres mots de l’autrice, c’est le tome de la « période intermédiaire », entre la prime jeunesse et la maturité. Nous sommes entre la fin des années 1960 et 1970, les filles ont un peu plus de vingt ans et l'Italie entre dans une période compliquée...dans l'histoire italienne, c'est ce que l'on appelle les Années de Plomb : On considère que cette période débute généralement vers la fin des années 1960 (certains la font commencer à l'automne 1968, d'autres avec l'attentat de la piazza Fontana, en 1969), et qu'elle prend fin au début des années 1980. 

Très présent dans ce tome, en parallèle de l'histoire des filles, le contexte historique et politique italien est bien restitué : on sent qu'un vent de liberté s’accompagnant de violences souffle sur le pays. Un vent de revendications aussi, dans le sillage des événements de mai 1968, des manifestations contre la guerre du Vietnam. A Naples, gangrenée par une violence immémoriale, les communistes, les syndicalistes s’opposent méchamment aux camorristes et aux fascistes, tels les frères Solara qui, dans le quartier où Lila et Lenù ont grandi, dictent leurs lois. Les deux jeunes femmes, à divers degrés, sont gagnées par ce souffle nouveau : féminisme, revendications salariales, syndicalisme…tout semble être en mouvement dans une société encore foncièrement patriarcale et marquée par des coutumes ancestrales fortes (par exemple, le père de Lila a refusé qu’elle continue l’école au-delà de la primaire, parce que les filles n’ont pas besoin d’étudier). L'une, Lenù, qui a eu les moyens de partir et de mener une carrière qui lui convient, a plus de chances et de clefs en main que Lila pour s'émanciper en tant que femme et revendiquer sa féminité autant que son féminisme mais, dans l'adversité du quartier, Lila joue des coudes et use parfois de violence pour parvenir à ses fins, car il faut parfois crier plus fort que ceux qui hurlent pour se faire entendre et se faire respecter. Pourtant, au fond d'elle, Lila jalouse toujours la réussite de Lenù, devenue une « dame », fréquentant des cercles culturels et érudits, notamment par le biais de sa belle-famille aisée et bourgeoise, les Airota. Tandis que Lila doit travailler dans des conditions sommaires à l'usine, Lenù continue sa belle carrière d'écrivain. 

 

Couverture L'Amie prodigieuse, tome 4 : L'Enfant perdue

« Contrairement aux récits, la vraie vie, une fois passée, tend non pas vers la clarté mais vers l'obscurité. Je me suis dit : Maintenant que Lila s'est montrée aussi nettement, il faut que je me résigne à ne plus la voir. »

Nous sommes en 2006. Lila et Lenù sont désormais âgées de soixante-deux ans. Vivant alors à Milan, Lenù la narratrice, va entreprendre de raconter son histoire et en parallèle celle de Lila, depuis les débuts, à la fin des années 1940 dans l’Italie de l’après-guerre et jusqu’à la fin, en cette fameuse année où son amie d’enfance quitte un jour son quartier sans dire où elle va et pour ne plus jamais y revenir.

Si ce dernier tome achève de raconter l'histoire, notamment l'émancipation soudaine de Lenù, ses retrouvailles avec un amoureux d'enfance, sa prise de conscience quant à son mariage et à la trop grande différence qui l'éloigne de son mari Pïetro, il est aussi le point final à l'analyse d'une amitié singulière qui commence dans le premier tome. 
Les romans se concentrent bien souvent sur les histoires d'amour. Et si l'amitié était une histoire d'amour comme les autres ? Dans la chaleur moite de la Naples de la seconde moitié du XXème siècle, débarrassée des fascistes mais aux mains des petits camorristes de quartier, comme les Solara, Elena Ferrante fait évoluer des personnages imparfaits mais d’une humanité profonde, ce qui m’a fait me dire, tout au long de ma lecture, qu’il ne serait pas impossible qu’il y ait un peu de souvenirs personnels là-dedans. Elena Greco serait-elle un peu Elena Ferrante, dont on ne sait rien ? Les personnages que l’on croise dans ses pages ont-ils existé ?

Et surtout, si l'on ne devait en retenir qu'une chose, c'est que l'amitié est chose singulière, un amour souvent plus fort que l'amour charnel, souvent un lien fort qui, s'il se distend, ne se rompt qu'au prix d'une grande violence, ou sans douleur quand le temps fait son oeuvre mais laisse toujours une trace dans les cœurs humains. Mélancolique et plus nostalgique, ce dernier tome nous émeut et nous bouleverse jusqu'à la fin. 

  • L'art italien dans les romans : une inspiration inextinguible 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Découvrir la grandiose destinée de Michel-Ange, avant qu'il ne soit l'artiste accompli et dont l’œuvre est aujourd'hui reconnue partout dans le monde, à travers le personnage fictif d'un élève de son atelier, Aurelio, est le parti-pris de l'auteur allemand Leon Morell, qui signe là un roman historique atypique, tournant notamment autour de l'élaboration et la conception de l’œuvre monumentale de Michel-Ange : le plafond de la chapelle Sixtine, commande grandiose et fabuleuse du pape Jules II au début du XVIème siècle. Le roman explore non seulement le quotidien dans un atelier d'artiste à l'époque, alors que l'art de la Renaissance est florissant en Italie, mais aussi la charge de travail que nécessite l'élaboration d'une œuvre comme celle de la Sixtine. Ainsi, on découvre le pénible travail des peintres, suspendus à plusieurs mètres au-dessus du sol, en équilibre sur des échafaudages de bois fixés dans les murs, la nuque pliée pendant des heures dans une position qui occasionne fatigue et maux de tête. Selon la période de l'année, s'il fait trop chaud ou trop froid, le plâtre ne prendra pas de la même façon, parfois même, on ne pourra pas le travailler... Les pigments risquent de se figer ou de se liquéfier, le plâtre peut moisir s'il fait trop humide... Quant aux repentirs et erreurs, ils sont inenvisageables : ils sont fixés pour toujours dans le plâtre et, à moins de détruire son travail, ils deviennent indélébiles. Comme Michel-Ange et ses peintres, Leon Morell a mis plusieurs années avant d'arriver à bout de ce roman très riche, où se mêlent l'Histoire, les arts et aussi, une bonne dose d'imagination - Aurelio, par exemple et d'autres personnages encore, que l'on croise dans le récit, n'ont jamais existé, même si la fiction ici, n'est là que pour servir l'Histoire et en combler les manques. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Imaginez donc  : alors que la France et l'Angleterre, encore toutes deux nations médiévales où les preux chevaliers s'affrontent sur les champs de bataille de Normandie, de l'Artois ou de l'Aquitaine, dans le terrible conflit qui durera cent ans, en Italie, la Renaissance, notamment à Florence sous l'influence de mécènes éclairés comme les Médicis, connaît sa première impulsion. Domenico Brunelleschi, en ce début du XVème siècle, signe par exemple son chef-d’œuvre : le dôme de Santa-Maria dei Fiori.
Nous sommes en 1414. Dans la rue de la cité florentine, un enfant hirsute et négligé, griffonne furieusement dans la poussière...Repéré par Cosimo de Médicis, placé au couvent des Carmes, fra Filippo Lippi, car c'est lui, ne le sait pas encore mais marquera durablement l'histoire de l'art et celle de son pays. Moine défroqué, époux d'une nonne enlevée dans son couvent, sa vie est marquée autant par le scandale que par l'aura d'une œuvre puissante, fulgurante et par des madones qui ont marqué les siècles.
On aime ou pas les romans de Sophie Chauveau. On apprécie ou pas sa plume et ses parti-pris. Pour autant, cette trilogie florentine a le mérite de remettre au niveau de Botticelli et de Vinci un artiste aujourd'hui moins connu et qui le mérite pourtant entièrement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mettez au défi quelqu'un de vous citer une œuvre de Botticelli : sans être un fin connaisseur de l'histoire de l'art italien des XVème et XVIème siècles, il y parviendra, tant l’œuvre de Botticelli est plus connue que sa personne. Comment ne pas penser au Printemps ou sa monumentale Naissance de Vénus, mainte fois copiée, encore aujourd'hui sérigraphiée sur des souvenirs touristiques ou des textiles, apparaissant même parfois sur les podiums des défilés des grands couturiers ?
Le deuxième opus du Siècle de Florence (ou trilogie florentine) de Sophie Chauveau s'intéresse donc, après Lippi, à l'un de ses contemporains, un peu plus jeune toutefois mais qui lui est étroitement lié : Sandro Botticelli.
Au-delà de la peinture et du destin, certes hors-du-commun de ce grand peintre que fut Alessandro Filipepi, né dans une famille florentine modeste et dans laquelle il fut peu aimé, de ce maestro qui oeuvra à la Sixtine bien avant Michel-Ange et qui nous laissa des œuvres majeures comme Le Printemps ou La Naissance de Vénus, c'est le destin du monde, le destin d'un monde en plein bouleversements, que Sophie Chauveau nous dépeint : les bûchers des Vanités à Florence, la traque des Juifs en Espagne après la Reconquête des Rois Catholiques sur les royaumes maures, la découverte, de l'autre côté de la mer, d'un Nouveau Monde, un nouveau continent, promis à l'avenir que l'on sait et qui bouleverse à jamais les façons de voir et les façons de penser des habitants de la Vieille Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La trilogie florentine se clôt avec probablement l'artiste le plus connu au monde. Né de l'union illégitime d'un notaire florentin et de sa maîtresse, en 1474, mort en France en 1519 (la légende veut qu'il ait rendu son dernier souffle dans les bras de François Ier, qui le considérait comme un père et fut le dernier mécène de sa vie), Léonard de Vinci a définitivement imprimé sa marque sur l'art italien de la Renaissance et même, l'art européen. Peintre, dessinateur, scientifique qui se passionne notamment pour la médecine, musicien, il laisse le souvenir d'un esprit hors-du-commun, visionnaire et une œuvre monumentale, reconnaissable au premier coup d’œil. Ce n'est pas un hasard si les visiteurs du monde entier se pressent encore aujourd'hui, au musée du Louvre, devant le sourire doux et énigmatique de sa Joconde.
Roman extrêmement érotique et sensuel, dans lequel transparaît le désir, affleurant sur les pages, L'obsession Vinci est peut-être celui des trois qui m'a le moins plu, notamment parce que cet aspect de la vie de l'artiste (son homosexualité notoire, sa consommation des hommes dans la quête d'une jouissance qui semble toujours inassouvie) est un peu trop mise en avant à mon sens, au détriment de la richesse de l’œuvre et des domaines dans lesquels de Vinci se distingua. Pour autant, il est à lire.

 

 

 

[CET ÉTÉ VOYAGEONS EN LIVRES #4] L'Italie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au premier abord, on serait tenté de dire que ce roman n'a que peu à voir avec l'art, si ce n'est sa couverture. Tout ce que raconte Marie Ferranti ici est faux (ou du moins fictionnel) et l'autrice pousse même la vraisemblance jusqu'à faire passer son faux...pour un vrai. Quel bonheur que la contrefaçon n'existe pas en littérature !
Partant du destin méconnu d'une princesse de Mantoue, née Barbara de Brandebourg, dont on ne sait rien, l'autrice entreprend de lui retisser, dans le XVème italien, un destin issu de sa seule imagination. Qui est Barbara de Brandebourg, princesse allemande épouse de Ludovico III de Gonzague ? On ne le sait pas mais dans ce court roman, elle revit un moment, dans un monde riche, en pleine émulation, ou l'art occupe une place centrale dans le monde des grands, qui se posent en mécènes et en clients. C'est le cas de l'époux de Barbara, qui patronnera Andrea Mantegna. Ce dernier réalisera notamment pour les Gonzague le décor de la Chambre dite des Époux dans le palais ducal de San Gorgio. Si Barbara a bel et bien existé, elle n'est ici qu'un personnage de roman dont la véritable destinée ne fut probablement pas celle que l'autrice se plaît à imaginer ici, elle lui recrée pourtant le destin d'une grande princesse de cette fin de Moyen Âge, alors que toute l'Europe commence à regarder vers des temps nouveaux. Un roman assez méconnu et confidentiel mais que j'avais beaucoup aimé pour ma part.

  • Pour continuer le voyage...

 

[CET ÉTÉ VOYAGEONS EN LIVRES #4] L'Italie

Si l'Italie recèle de richesses, tant historiques, artistiques que naturelles qui attirent les visiteurs du monde entier (palais, jardins, églises, vestiges antiques, musées, sites naturels grandioses comme les Cinque Terre et la côte amalfitaine), il existe aussi des lieux plus surprenants et insolites.

Connaissez-vous par exemple la ville de Matera, qui se situe dans la région sud de l'Italie, en Basilicate ? Aujourd'hui grosse ville abritant plus de 60 000 habitants, il s'agit l'une des plus vieilles cités habitées au monde : en effet, Matera est célèbre pour ses habitats troglodytiques, les Sassi di Matera, littéralement pierres de Matera, classés d'ailleurs sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco. Au cours de l'histoire de nombreuses grottes ont abrité des églises rupestres. Aux VIIeme et VIIIeme siècles notamment, les grottes deviennent le refuge de moines byzantins, qui les transforment en chapelles. On peut ainsi y admirer des fresques à forte influence byzantine.
De nos jours, la ville attire notamment de nombreux réalisateurs, pas moins d'une vingtaine de films y ont été tournés depuis 1950, notamment un James Bond, Mourir peut attendre (2020).
Hormis cet habitat troglodyte, on peut admirer à Matera un beau patrimoine religieux (une cathédrale et de nombreuses églises) ou profane (le château Tramontano, qui surplombe la vieille ville de ses fortifications ou encore, le palazzo Lafranchi, siège du musée d'arts médiévaux et moderne de la Basilicate.)

 

 

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L
Encore un beau voyage en livres... Pour ma part, je n'ai lu que le tome 1 de "L'amie prodigieuse" et je ne lirai pas la suite. Cela ne me tente pas du tout, je ne dois pas avoir accroché tant que ça. En revanche, je suis très intéressée par la série de Sophie Chauveau, que je dois lire depuis des années !
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I
Très belle chronique, je ne connaissais pas l'amie prodigieuse de la mystérieuse Elena Ferrante mais ça me tente.
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