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Le salon des précieuses

Du fond de mon coeur : lettres à ses nièces ; Jane Austen

« Il est une question que tous les lectures de Jane Austen n'ont pu manquer de se poser un jour ou l'autre : Jane ressemblait-elle à ses héroïnes ? Était-elle intrépide comme Elizabeth Bennet dans Orgueil et Préjugés ? Ou bien timide et effacée comme Fanny Price dans Mansfield Park ? Bavarde et sûre d'elle comme son Emma ? Ardente comme Marianne Dashwood dans Raison et Sentiments ? Malgré la renommée internationale de la romancière, malgré les multiples éditions, les films et les adaptations télévisées, rien n'est plus difficile que de répondre à cette question. »

Couverture Du fond de mon coeur : Lettres à ses nièces

 

 

 

   Publié en 2017

   Éditions Le Livre de Poche

   185 pages

 

 

 

 

 

 

Résumé :

De Jane Austen on sait peu de choses, les sources de renseignements étant rares. Les lettres qu'elle écrivit à ses trois nièces préférées dressent un portrait émouvant de l'auteure d'Orgueil et Préjugés et témoignent de son caractère vif et généreux. Restée célibataire et sans enfants, c'est avec l'affection d'une grande soeur attentionnée qu'elle guide et conseille ses jeunes nièces. Elle leur parle d'écriture, de stratégie amoureuse, de sa vie à la campagne, avec l'humour et l'élégance qui font le sel de ses romans. Ces échanges révèlent une touchante intimité et l'on acquiert bien vite la conviction que Jane Austen n'avait rien à envier à ses inoubliables héroïnes.

Ma Note : ★★★★★★★★★★

Mon Avis :

Jane Austen a des millions de lecteurs dans le monde, plus de deux cents ans après sa mort. Ses admirateurs ont même un surnom : les « Janeites » tandis que les fictions inspirées de ses romans ont fini par développer un véritable genre littéraire : les « austeneries ». Qui n’a jamais au moins feuilleté l’un de ses romans ou au moins, vu une des adaptations de ses œuvres ?
Et pourtant, Jane Austen reste encore relativement peu connue. Née en 1775 à Steventon dans le Hampshire, elle meurt quarante-et-un ans plus tard à Winchester, sans avoir été mariée et sans avoir eu d’enfants et pourtant, aujourd’hui encore on s’arrache ses romances au ton si ironique et direct pour l’époque. Peut-être le succès posthume des œuvres d’Austen explique le mystère qui entoure encore son existence…
Du fond de mon cœur, qui est un petit recueil de quelques lettres adressées à certaines de ses nièces est donc un bon moyen de découvrir l’épistolière derrière la romancière. Car Jane Austen écrit beaucoup, mais pas que des fictions : elle prend plaisir aussi à adresser des lettres régulières à certaines de ses nièces, les filles de ses frères – la seule sœur de Jane Austen, Cassandra, est restée elle aussi célibataire.
Si vous aimez Jane Austen vous retrouverez ici avec plaisir l’inimitable plume de la romancière : alerte, rythmique, sautillante…c’est drôle et désopilant, on découvre une femme qui a su garder une part de la fougue de la jeunesse, une certaine pétillance et qui, malgré le fait qu’elle n’ait pas eu d’enfants, sait s’adapter, conseiller (elle se prête notamment au jeu de la relecture lorsque ses nièces se piquent d’écrire des romans), amuser.
Pour autant, je n’ai pas aimé autant que je l’espéraispeut-être parce que les correspondances sont toujours un peu lacunaires et parce que les réponses des nièces aux lettres de la tante sont absentes, il est difficile d’être toujours captivée. Heureusement, le recueil se termine par les témoignages de Caroline Austen (fille de James Austen, elle est la demi-sœur d’Anna) et Fanny Knatchbull (née Fanny Knight en 1793, elle est la fille d’Edward Austen et est souvent considérée comme la nièce préférée de la romancière, avec sa cousine Anna) près de cinquante ans après la mort d’Austen et je me suis sentie un peu plus captivée à la lecture de ces récits que par les lettres qui ne sont pas en soi désagréables à lire mais qui ont peiné, parfois, à m’intéresser complètement. Malgré tout, elles restent intéressantes parce qu’elles permettent de découvrir un peu mieux Jane Austen, de lui rendre un peu d’essence humaine, si je puis dire : on la connaît surtout au travers de ses analyses romanesques, de ses personnages, on ne peut s’empêcher de se dire qu’elle a mis un peu d’elle dans ses héroïnes mais dans lesquelles exactement ? S’est-elle identifiée aux deux sœurs de Raison et Sentiments, à l’éternelle Lizzie au caractère bien trempé d’Orgueil et Préjugés ? Il semble que Jane Austen ait eu, dans sa vie quotidienne, la même étincelle et la même verve qui transparaissent dans ses romans et rien que pour cela c’est agréable de se plonger dans ce petit recueil à la couverture si douce et so british : c’est vraiment un petit bout de l’époque géorgienne que l’on dévore ici. A la sortie de cette lecture on a envie de revoir une adaptation des romans d’Austen par la BBC dans cette Angleterre aux pelouses verdoyantes et aux manoirs élégants.  

En Bref :

Les + : ce recueil permet de découvrir la femme derrière la romancière et d'éclaircir un peu le flou qui entoure Jane Austen. 
Les - :
une correspondance lacunaire et qui a peiné par moments à me captiver.


Du fond de mon coeur : lettres à ses nièces ; Jane Austen

Mémoires de la baronne d'Oberkirch sur la cour de Louis XVI et la société française avant 1789 ; Henriette Louise de Waldner de Freundstein, baronne d'Oberkirch LE SALON DES PRÉCIEUSES EST AUSSI SUR INSTAGRAM @lesbooksdalittle

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L
Voilà une lecture que je me laisse lorsque j'aurai lu tous les livre de Jane Austen... C'est dommage que tu aies été déçue. S'il n'y a pas les réponses des nièces, c'est vrai que c'est dommage ! En tout cas, comme j'adore le genre épistolaire, j'espère passer un bon moment.
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