15 Mai 2021
Hey ! On est déjà fin mai ? Eh oui, déjà, ça file ! Et qui dit la fin du mois, dit aussi : Book Haul ou In My Mail Box. C'est donc le temps de découvrir ces nouveautés qui ont rejoint ma PAL ce mois-ci.
Comme beaucoup d'entre vous, j'adore acheter des livres (évidemment)... mais en général, je me trouve souvent absolument dépourvue quand il s'agit de faire un choix : non pas parce que ma liste d'envies est vide mais justement, parce qu'elle est trop pleine... alors j'ai décidé que, pour mes prochains achats (commandes ou achats en librairie, d'ailleurs) j'essaierai de thématiser. Je ne sais pas si je vais y arriver mais je vais voir si cela me permet de faire un choix plus facile.
Ce mois-ci, à part les Romans Eternels (toujours pas reçus à ce jour, d'ailleurs, donc je vous les présenterai sûrement en juin) dont je poursuis la collection avec plaisir et un roman que j'ai galéré à trouver (j'ai donc sauté sur l'occasion et l'ai acheté aussitôt, pour le coup, sans hésitation aucune), je me suis donc concocté une petite liste d'achats spéciale...biographies. Et sans m'en rendre compte, ce sont essentiellement des biographies féminines (de femmes célèbres, écrites par des femmes ou les deux) qui sont ressorties et une maison d'édition en particulier : Le Livre de Poche. Le hasard, des fois...
C'est parti pour la découverte ! Vous venez ?
On va donc commencer par ces fameuses biographies qui rejoignent ma PAL et qui sont donc au nombre de quatre (elles devaient être cinq mais l'un des livres était en rupture, snif) :

On ne présente plus ni Olympe de Gouges ni Benoîte Groult, toutes deux unies par les mêmes idéaux et la défense d'une certaine idée de la condition de la femme. On a souvent dit qu'Olympe de Gouges, en rédigeant, en réaction à la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen une Déclaration des droits de la Femme et de la citoyenne, est ainsi devenue la première féministe. Toujours est-il qu'aujourd'hui encore elle est prise pour exemple par de nombreuses femmes, féministes et militantes. Probablement une lecture salutaire en cette période instable où les droits des femmes sont à nouveau plus menacés que jamais...
Résumé : « Parce qu'elle a été la première en France en 1791 à formuler une 'Déclaration des Droits de la Femme' qui pose dans toutes ses conséquences le principe de l'égalité des deux sexes. Parce qu'elle a osé revendiquer toutes les libertés, y compris sexuelle ; réclamer le droit au divorce et à l'union libre ; défendre les filles-mères et les enfants bâtards, comprenant que la conquête des droits civiques ne serait qu'un leurre si l'on ne s'attaquait pas en même temps au droit patriarcal. Parce qu'elle a payé de sa vie sa fidélité à un idéal. » Olympe de Gouges demeure une figure fondatrice du combat contemporain pour l'égalité des sexes. Après le beau succès du roman graphique de Catel paru l'an dernier, Benoîte Groult rend un nouvel hommage à cette pionnière.

Colette est une femme fascinante et une romancière de talent. Elle m'accompagne depuis de nombreuses années maintenant. Je ne l'ai plus jamais quittée après l'avoir découverte au lycée. Ce livre était dans ma liste d'envies depuis longtemps, il était enfin temps de l'en sortir. J'ai maintenant vraiment hâte de le lire.
Résumé : Août 1914, il n’y a plus d’hommes à Paris. Les femmes s’organisent. Dans une jolie maison, à l’orée du bois de Boulogne, Colette, la romancière, la journaliste célèbre, fait venir ses amies les plus proches. Toutes appartiennent au monde de la littérature et du spectacle. Il y a Marguerite Moreno, la comédienne. Annie de Pène, la chroniqueuse et « presque sœur ». Musidora dite Musi, bientôt la première vamp du cinéma… Ces quatre femmes libres s’inventent une vie tendre, pleine de rêves et de douceur : les cheveux courts et sans corsets, elles n’oublient pas le ciel de Paris où passent les dirigeables, ni leur travail, ni les hommes. Elles vont vers l’être aimé, quel qu’il soit. Au cœur de l’histoire, sanglante et sauvage, elles affirment leur personnalité, leur tendresse et leur insoumission.

En France, on connaît surtout Marie-Thérèse comme étant la mère de Marie-Antoinette. Mais, comme il est réducteur d'être la fille de, ou la femme de, il est tout aussi réducteur de ne voir Marie-Thérèse que comme la mère de. Connaissant l'engagement d'Elisabeth Badinter, j'imagine que c'est justement sous cet angle qu'elle va aborder son personnage : Marie-Thérèse a été une femme de pouvoir à une époque où cela n'allait pas de soi, elle a été impératrice par le titre seulement mais ne s'est pas contentée pour autant d'un rôle de représentation, puisqu'elle a exercé en sous-main la réalité d'un pouvoir qui représente l'essence même de sa vie. Voilà encore un livre que je voulais lire depuis un moment et que je me réjouis de découvrir enfin.
Résumé : « Les Français connaissent mal celle qui fut la mère de Marie-Antoinette. Pourtant, Marie-Thérèse d Autriche (1717-1780) est l'une des grandes figures tutélaires de son pays. Je l'ai découverte par sa correspondance privée, dans laquelle elle se révèle guerrière, politique avisée, mère tendre et sévère.
Mais cette mère-là n'est pas n'importe laquelle, c'est une femme au pouvoir absolu, hérité des Habsbourg, qui régna pendant quarante ans sur le plus grand empire d'Europe. Et, ce faisant, elle eut à gérer trois vies, parfois en opposition les unes avec les autres : épouse d'un mari adoré et volage, mère de seize enfants, souveraine d'un immense territoire.
Cette gageure qu'aucun souverain masculin n'eut à connaître, j'ai voulu tenter de la comprendre : qui fut cette femme et comment elle put ou non concilier ses différents statuts. Prendre la mesure, en somme, de ses forces et faiblesses, de ses priorités et inévitables contradictions.
Ce portrait, qui puise à des sources abondantes et souvent inédites, ne saurait être exhaustif : Marie-Thérèse garde bien des mystères. Cette femme incomparable en son temps, qui inaugure une nouvelle image de la souveraineté et de la maternité, ressemble, sous certains aspects, aux femmes du XXIe siècle. »

Découverte encore avec cette biographie qui, je l'espère, va m'apprendre pas mal de choses sur Lou Andreas-Salomé que je réduis, je dois bien l'avouer, au seul fait qu'elle fut la muse de Rilke. A part ça, je dois dire que je ne connais que peu de choses sur sa vie mais justement ce mystère donne envie d'en savoir plus. C'est donc l'occasion !
Résumé : Romancière, essayiste, psychanalyste, Lou Andreas-Salomé (1861-1937) est avant tout un esprit libre. A vingt ans, elle fait le pari d'une amitié philosophique avec Nietzsche, et joue avec le feu de son amour. A trente, compagne de Rilke, elle le guide sur la voie de la création, et se dérobe à sa passion. A quarante, elle est accueillie par Freud comme sa disciple la plus intelligente, et lui fait accepter ses hérésies. Femme parmi les hommes, elle a rêvé d'un " monde de frères ", de mariage sans sexualité, de maternité sans procréation, d'inconscient sans pulsion de mort. Philosophie, poésie et psychanalyse ont été les instruments d'une seule grande affirmation : le lien indissoluble entre l'individu et la vie tout entière. Lou Andreas-Salomé n'aura eu qu'une obsession - qui est aussi le titre d'une de ses nouvelles : « le Retour au Tout ».

Ce qui m'a attirée dans ce roman, c'est le fait qu'il se passe en Indochine. J'ai eu beau chercher, je ne me rappelle pas avoir lu de romans se passant là-bas, hormis L'Amant de Duras, dont je ne garde malheureusement pas un souvenir impérissable. Autre chose, ce roman m'a fait un peu penser, à la lecture de son résumé, au premier tome de la saga Le Pays du Nuage Blanc, quand Helen quitte l'Angleterre pour l'Australie, où elle doit devenir préceptrice. On a souvent l'habitude de lire de grandes sagas historiques se passant là-bas ou éventuellement en Inde ou alors ailleurs en Asie mais pas vraiment en Indochine donc c'est plutôt sympa ! Je ne sais pas à quoi m'attendre mais je croise fort les doigts pour être agréablement surprise.
Résumé : 1887. A 23 ans, orpheline d'un père couvert de dettes, Auriane accepte de quitter Paris pour devenir préceptrice en Indochine. Après un long voyage, la jeune femme se retrouve en pleine jungle, loin de Saigon et de la douceur de vivre dont elle avait rêvé. Qui plus est, mes deux enfants dont elle devait s'occuper ont été emportés par la maladie. Bientôt livrée à elle-même, Auriane doit trouver sa place dans cet univers à l'équilibre précaire où se côtoient colons, marchands, missionnaires, militaires et indigènes. C'est une toute nouvelle vie, dangereuse et intense, qui l'attend dans ce pays plein de mystères...