• Le Maître des Peines, tome 1, Le Jardin d'Adélie ; Marie Bourassa

    « Rien n'est plus dangereux qu'un homme qui n'a plus rien à perdre. L'énergie du désespoir décuple ses forces et il se transforme en monstre. »

    Le Maître des Peines, tome 1, Le Jardin d'Adélie ; Marie Bourassa

     

    Publié en 2008 au Canada ; en 2013 en France (pour la présente édition)

    Editions Pocket

    793 pages

    Premier tome de la saga Le Maître des Peines

    Résumé : 

    Paris, 1340. Décharné, trop grand pour son âge, le jeune Louis Ruest vit sous le joug tyrannique d'un père alcoolique et violent. Ses seules ambitions : redorer l'honneur de la famille en épousant la profession de ses ancêtres -maître boulanger-, gagner l'amour d'une jeune femme et être un homme honorable. 
    Mais dans une capitale prête à s'embraser, écrasée par le fanatisme religieux, la guerre, et la peste qui s'annonce, Louis va devoir accepter un tout autre destin. Et devenir le bourreau le plus redouté du royaume...

    Ma Note : ★★★★★★★★★★

    Mon Avis :

    Dans les années 1340, le jeune Louis vit sous la férule terrible d'un père violent et alcoolique qui le traite comme un moins que rien. Et pourtant, l'enfant n'a qu'un souhait : être un boulanger renommé comme a pu l' être son père à une certaine période de sa vie. Le rêve de Louis est tout simplement d'être ce qu'ont été ses ancêtres avant lui.
    Mais rien ne sera comme il l'espère parce que son père le harcèle et le considère comme responsable de la stérilité de sa mère, qui n'a pu lui donner d'autres enfants que lui. Ce que ne sait pas le boulanger Firmin, c'est qu'en martyrisant cet enfant, il est en train de préparer une main étonnamment sûre et qui fomente doucement sa vengeance et la destruction de son bourreau.
    Le destin de Louis l’amènera loin de son milieu d'origine puisqu'il va devenir l'un des bourreaux les plus redoutés du XIVe siècle pour tenter de s'émanciper de sa jeunesse misérable et humiliée sans pour autant l'oublier puisque toute sa vie se nourrit justement de cette vengeance qu'il n'aura de cesse de poursuivre.
    Le roman de Marie Bourassa prend corps dans un contexte historique riche et intéressant. Nous sommes au début des années 1340, la Guerre de Cent Ans est commencée depuis peu, guerre de succession entre l'Angleterre et la France pour le trône des Lys.
    Et surtout, le royaume de France et l'Europe toute entière s'acheminent doucement vers ce qui sera sûrement la plus grande pandémie de tous les temps : la Grande Peste de 1348 qui fera par la suite des retours sporadiques et tuera une bonne partie de la population.
    L'auteure a mis dix ans pour achever ce roman, entre les recherches et le travail de rédaction. Marie Bourassa est Canadienne qui plus est, ce qui signifie qu'elle travaille là sur une Histoire qui n'est pas la sienne alors on peut saluer la précision des informations qui sont nombreuses : car il a fallu, au delà même du contexte historique qui passe en second plan à bien des moments, que l'auteure se renseigne sur le monde de la boulangerie médiévale. Si le métier n'est pas forcément bien différent de ce qui se fait aujourd'hui puisque la finalité en est la même, le système des corporations de nos jours, n'existe plus et l'organisation même de l'artisanat en a été changé. Depuis le XIIème siècle qui plus est, le métier de boulanger -ou de talemelier comme on disait à l'époque-, connaît une évolution importante, avec par exemple, l'autorisation qui leur est conférée par le roi de posséder des fours privés, ce qui concurrence donc le système du ban seigneurial. Un officier royal, le Grand Panetier, chargé également de gérer le service de bouche du roi, était le responsable des boulangers parisiens et leur accordait le droit de posséder la balance qui leur permettait ensuite de peser leur pâte et de confectionner des pains en conformité avec les édits royaux.
    Il a fallu également à l'auteure se renseigner sur le mouvement dit des Pénitents ou des Flagellants, mouvement à caractère sectaire qui apparaît avec la Grande Peste et hurle par les chemins que la fin du monde approche et que le repentir est exigé de Dieu.
    Puis, dans la seconde partie du livre nous faisons connaissance avec un personnage qui aujourd'hui nous paraît bien surprenant mais qui, à l'époque est un rouage essentiel du monde judiciaire. Personnellement c'est un univers que j'avais découvert dans une saga d'Andrea H. Japp qui ne m'a donc pas surprise mais que je ne peux m'empêcher de trouver original ! Il y'a tout de même peu de romans qui ont un bourreau pour personnage principal et on découvre que cet élément charnière du système judiciaire médiéval n'en est pas moins marginal, au point que de vraies dynasties bourrelières -du mot ancien bourrel, synonyme de bourreau-, se sont mises en place : la preuve, au XVIIIème siècle par exemple, l'exécution de la haute justice à Paris fut confiée pendant plusieurs décennies à la même famille, les Sanson. Le fils aîné du bourreau hérite de la charge de son père, le cadet le remplace, le cas échéant. Un apprentissage est assuré par le père afin que son héritier soit rodé le moment venu. Car plusieurs attributions sont celles du bourreau qui ne se charge pas d'exécuter uniquement les sentences de mort. Il peut être habilité à appliquer la Question, donc à torturer mais aussi à débarrasser les villes des animaux errants ce qui valait à certains bourreaux le surnom de Tue-Chien. Ils avaient aussi la tâche ingrate de l'équarrissage. En contrepartie, le bourreau avait un droit exclusif, celui qu'on appelle de havage et qui signifie que son titulaire a, sur un marché, le droit de prendre sur les étals la quantité de marchandises que peut contenir la paume d'une main.
    Au travers du personnage de Louis, nous découvrons donc un métier qui peut nous faire froid dans le dos aujourd'hui mais qui était essentiel à l'époque, tout en suscitant tout de même un certain ostracisme instinctif de la part de la population.
    Cette première lecture de l'année 2017 aura été intense et c'est le genre de livres dont on ne sort pas indemne et qui remue vraiment, par toute la violence qu'il contient, tangible ou pas. Certaines scènes sont dures, insoutenables, assez difficiles à lire mais en même temps fascinantes à lire parce que très bien maîtrisées par l'auteure. D'autres, émouvantes, font monter les larmes ou sourire tristement. Ce premier tome de la saga Le Maître des Peines est plus qu'un roman historique car il traite malheureusement d'un sujet qui sera d'actualité tant que la race humaine existera... c'est la destruction d'un être, destruction méthodique par autrui mais aussi par lui-même qui nous apparaît dans ce roman. Dans Le Maître des Peines c'est une vengeance dans toute sa cruauté mais aussi, en quelque sorte, dans toute sa légitimité qui nous apparaît... instinctivement, on ne cautionne pas la violence même si nous en avons certainement tous une petite part en nous, parce qu'elle fait peur et qu'on ne peut pas vraiment la dominer. Et pourtant dans ce roman on comprend celle de Louis, enfant bafoué, renié, dont on a occulté jusqu'à l'essence même. Le personnage est extrêmement fascinant surtout lorsqu'il revêt son costume de bourreau dans la seconde partie du roman. J'ai retrouvé le même charisme, quoiqu'un peu plus torturé, que chez Hardouin cadet-Venelle, le fameux personnage de bourreau d'Andrea H. Japp.
    Après un début un peu laborieux, j'ai été prise par l'intrigue ! J'ai trouvé que le travail de l'auteure était extrêmement précis, tant en ce qui concerne la qualité narrative que celle du contexte historique choisi. Ce n'est pas tout d'écrire des romans historiques, encore faut-il qu'ils soient vraisemblables ! Ici, cette seconde moitié du XIVeme siècle, écartelée entre des épidémies, des famines, des guerres intestines, est très bien restituée, malgré deux trois petits mots dans les parties narratives que j'ai trouvé un peu anachroniques -l'utilisation du mot thé par exemple.
    Le seul bémol que je soulèverais concerne plutôt la forme : les glossaires et notes complémentaires se trouvent en fin de volume, ce qui n'est vraiment pas pratique ! J'ai trouvé dommage qu'au moins les notes ne se situent pas en bas de page parce qu'elles sont nombreuses -presque deux cents occurrences sur 700 pages c'est pas mal-, intéressantes mais il faut sans cesse revenir en fin de volume et cela entrecoupe désagréablement la lecture.
    À part ça, cette première lecture de l'année aura su me convaincre au-delà même de ce que j'avais pressenti ! Cette saga ne me laissera certainement pas indemne et risque de me marquer durablement, je sens.

    En Bref :

    Les + : une intrigue historique prenante et une trame vraiment bien menée, des personnages étonnants. 
    Les - :
     les notes complémentaires en fin de volume ! !


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 6 Janvier à 06:59
    Ce livre doit être intéressant, cependant j'avoue que j'ai, jusqu'à présent soigneusement évité de lire des histoires de bourreaux ! J'imagine que certaines scènes sont assez pénibles, j'hésite
      • Vendredi 6 Janvier à 10:45

        Avant de lire Le Maître des Peines, j'avais lu une saga d'Andrea H. Japp avec un bourreau très charismatique comme personnage principal, donc je n'étais pas vraiment surprise mais effectivement, je ne m'attendais pas à ça en commençant ce roman... les scènes les plus dures concernent finalement Louis et sa vengeance... c'est vraiment fou de voir ce qu'une destruction lente et minutieuse peut faire chez un être humain...chez Louis, elle détruit certainement une grande part de lui-même tout en éveillant aussi une force à toute épreuve ! ! 

        Je suis très surprise par cette saga et ne peut que la conseiller même si, effectivement, on n'en sort pas indemne. 

    2
    Amélie
    Vendredi 13 Janvier à 13:53

    J'ai été attirée par ce roman car il traitait des boulangers au Moyen Age (j'ai fait mon master sur les boulangers au Moyen Age à Toulouse, j'ai écris un article sur ce sujet dans la revue Histoire et Images médiévales, l'article est disponible sur leur site en ligne en pdf pour ceux que ça intéresserait ;)et aussi il m'a permis de comprendre mieux le rôle des bourreaux à l'époque. Mais il est vrai que certaines scènes sont dures à lire mais je les pense nécessaire pour bien comprendre le personnage.

    Je n'ai pas lu la saga d'Andrea H.Japp mais je pense que je vais me pencher dessus prochainement ;)

      • Vendredi 13 Janvier à 18:28

        Merci de m'avoir cité ton article, Amélie, j'irai le lire à l'occasion ! cool Le sujet de ton master est très intéressant et vu son thème, je comprends que le premier tome du Maître des Peines ait, car toute sa première partie est vraiment consacrée à l'organisation du métier de boulanger au Moyen Âge...en soi, c'est une profession assez immuable et la finalité, depuis des siècles, est la même...mais c'est surtout au niveau de l'organisation du travail que c'est intéressant...personnellement, j'ai appris pas mal de choses... 

         

        Au-delà de ça, j'ai été bluffée par le travail assez remarquable de l'auteure : on sent qu'elle a bossé son sujet et le contexte historique est bien restitué. As-tu lu les autres tomes, du coup ? C'est vrai qu'avec Le Mariage de la Licorne et Le Salut du Corbeau, on s'éloigne un peu de l'univers de la boulangerie mais je me suis beaucoup attachée au personnage de Louis et comme les deux autres tomes étaient dans ma PAL, je les ai lus dans la foulée et j'ai été séduite ! kiss

         

        Pour ce qui est de la trilogie d'Andrea H. Japp, hormis le fait que le personnage principal, comme ici, est un bourreau, il n'y a pas vraiment de comparaison possible...tandis que Marie Bourassa se concentre surtout sur l'humain et le personnage de Louis, chez Japp, on est plutôt dans un thriller médiéval assez sombre et poisseux mais qui passe bien ! ! J'aime beaucoup l'aspect policier et comme tu m'as l'air d'aimer le Moyen Âge (enfin, je suppose, vu le sujet de ton master sarcastic ), je pense que tu pourrais apprécier son univers ! 

      • Amélie
        Mercredi 18 Janvier à 12:05

        Je n'ai pas encore retrouvé les tomes 2 et 3 mais je vais les chercher activement car tes chroniques sur les deux autres tomes m'ont donné envie de finir cette trilogie :) Il est vrai que le Moyen Age est ma période historique préférée, surtout sur l'étude de la population, ce qui m'intéresse est de voir comment les gens vivaient à cette époque ;) Là je viens de m'embarquer dans la lecture de la saga Outlander, j'ai eu les DVD de la série à Noël et j'ai eu un gros coup de coeur pour cette série car cela traite d'une époque que je ne connais pas trop. J'ai entendu parlé des soulèvements jacobites lors de mes cours d'histoire à la fac mais comme on se focalise le plus souvent sur l'histoire française, finalement on n'en parle que pendant quelques minutes. Je m'intéresse de plus en plus à l'Histoire des pays qui nous entourent et l'influence que cela a eu sur notre propre histoire, je cherche des romans en ce moment sur le Royaume Uni, si tu as des suggestions, je suis preneuse :) As-tu lu Outlander toi? ça faisait un moment que je n'avais pas eu un coup de coeur pour une saga ;) Je pense que le lirait "Le mariage de la licorne" après le tome 1 d'outlander (ils sont bien costauds niveau page ;))

        D'Andrea H Japp j'ai lu la quadrilogie "La dame sans terre" qui est vraiment pas mal du tout donc je pense que je serais autant emballée par cette trilogie :)

      • Mercredi 18 Janvier à 12:25

        J'espère que la fin de la saga te plaira ! Personnellement, j'ai été époustouflée parce que vraiment, en achetant les romans, je m'attendais à tout sauf à ça ! Quelle intensité ! Déjà, dès le premier tome, j'ai été surprise... c'est vrai que le sujet choisi par l'auteure n'est pas très évident et met parfois mal à l'aise mais c'est une histoire vraiment intéressante à lire ! Et le contexte dans lequel l'auteure situe son intrigue est tellement passionnant ! Difficile à aborder, mais intéressant ! wink2

         

        Sinon, pour répondre à ta question concernant Outlander, oui, après bien des hésitations, je me suis lancée en 2015 et j'ai achevé la lecture du tome 6 en novembre dernier...Si tu es intéressée, tu pourras retrouver mes chroniques sur ce blog...dans le sommaire, au G de Gabaldon...j'ai donné le titre français au livre, par contre, même si j'ai lu les éditions J'ai Lu qui ont gardé Outlander comme titre (eh oui, c'est plus accrocheur), j'ai préféré garder Le Chardon et le Tartan comme titre d'articles sur le blog ! sarcastic Je trouve cette saga vraiment captivante. J'avais un peu peur au début, parce que parfois, avec des bouquins qui ont eu énormément de succès, on peut avoir des suprises. Ici, ça n'est pas le cas : Outlander n'est pas qu'une saga marketing à mon sens. Moi non plus, au final, je ne connaissais pas bien cette période...Si, au travers des livres que j'aie pu lire sur Louis XIV ou Louis XV et où il était question des jacobites... mais sans plus ! Je te conseille vraiment la saga livresque, mais apparemment, tu as déjà commencé le tome 1 ! C'est vrai que les volumes sont énormes et peuvent faire peur mais c'est toujours passionnant ! 

         

        Et enfin...oh là là, c'est délicat de conseiller des livres, mais...je vais essayer de m'acquitter de cette tâche le mieux possible ! cool Concernant le Royaume-Uni, les romans de Philippa Grégory sont des incontournables...c'est dommage que les livres ne soient pas traduits dans l'ordre en France...en général, elle écrit des sagas, centrées surtout sur la Guerre des Deux-Roses ou Les Tudors...tu connais sans doute le film Deux Soeurs pour un Roi, adapté justement d'un de ses romans. Personnellement, j'ai pris mon parti de lire ses livres sans respecter forcément l'ordre de publication, au final, il se suffisent assez bien à eux-mêmes en général. Et ils sont faciles à trouver en format poche. Ensuite, je peux te conseiller Le Crépuscule des Rois, une saga de Catherine Hermary-Vieille sur les Tudors. J'avais beaucoup aimé ! ! 

      • Amélie
        Mercredi 18 Janvier à 17:00

        Ah j'ai cherché au titre en anglais ;) Je vais de ce pas lire tes chroniques ;)

        La taille des ouvrages ne me fait pas peur surtout quand l'histoire est prenante ;) Mes parents m'ont acheté le tome 1 sous forme électronique pour ma liseuse mais je pense que je vais me l'acheter en "vrai" livre car je pense qu'il va faire parti des livres que je relirais avec plaisir ;)

        Ah ben je connais Philippa Grégory et Catherine Hermany-Vieille comme auteurs pour avoir entraperçu ses livres dans les librairies, je vais me pencher un peu plus sur leurs ouvrages ;)

        J'ai commencé à lire aussi (en parallèle d'outlander, mon mari se demande comment je fais pour lire deux romans à la fois, je lui dis t'en que l'histoire se déroule pas à la même période ça va :)), "Les âges sombres" (cela se passe en Angleterre de 1321) de Karen Maitland, et j'aime beaucoup ses livres, j'avais été conquise par "La compagnie des menteurs" (toujours en Angleterre de 1348, on voit la progression de l'arrivée de la peste dans le pays) et franchement j'ai vraiment été emballé par son écriture et ses personnages qui sont tous attachants (plus certains que d'autres mais même les plus mauvais sont attachants sur certains points et c'est ça que j'aime le plus dans ses livres). Les as-tu lu?

      • Mercredi 18 Janvier à 18:15

        Oui, j'ai lu un roman de Karen Maitland, Les Âges Sombres justement ! N'hésites pas, lorsque tu auras terminé, à venir me donner ton avis ! Je l'ai lu l'été dernier et j'ai beaucoup aimé...j'ai très envie de découvrir ses autres romans maintenant, du coup ! ! cool

    3
    Vendredi 13 Janvier à 20:57

    Je vais encore me répéter, mais j'aime vraiment beaucoup ta manière d'écrire tes chroniques. Bon, promis, j'arrête maintenant XD. 

     

    Pour en revenir au roman, je dois dire que je suis très intriguée par le héros : un bourreau, ce n'est vraiment pas commun et ça doit être très intéressant de lire son "point de vue". J'ai fais des études de droit et ma matière préférée c'était l'histoire du droit (mais je suis sûre que tu t'en doutais...). Le système judiciaire au Moyen Age était vraiment fascinant, terrible, mais fascinant. 

    J'aime beaucoup les auteurs de fictions historiques qui vont au coeur des choses, qui rendent le context historique vraiseblable. S'intéresser au métier du boulanger à cette époque avec le système des corporations, ça demande un travail de recherche considérable. 

     

    Tu l'auras compris, je suis très intriguée par ce roman, et je vais de ce pas lire les deux autres chroniques pour me faire une idée globale de la saga :)

      • Vendredi 13 Janvier à 23:34

        Eh bien, moi, encore une fois, je vais te remercier ! ! Oh là là, c'est trop ! sarcastic Mais en même temps, c'est toujours agréable de recevoir de tels commentaires ! 

         

        Oh, oui, effectivement, ça ne m'étonne pas du tout que ta matière préféré soit l'Histoire du Droit. Personnellement, tu le sais, j'ai fait des études d'Histoire, mais sans jamais aborder de manière très approfondie les systèmes juridiques...c'est dommage, au final, même si je pense que ça aurait été des cours, comment dire ? Très très intenses ! winktongue D'autant plus que je n'y connais rien en droit...enfin bref...ce qui est fait est fait, il faut donc que je remédie de moi-même aux lacunes que je peux posséder et ce genre de romans m'y a aidée même si on reste justement dans une oeuvre de fiction. Pour ma part, ce que je trouve fascinant dans ce système judiciaire, c'est justement celui du bourreau parce que pour nous, aujourd'hui, c'est un personnage presque légendaire... ! ! J'ai ressenti une attraction vraiment étrange pour Louis, pour l'homme d'abord, mais aussi pour sa fonction de bourreau, qui le transcende, en quelque sorte et en fait un personnage vraiment...très très captivant ! Et comme je le dis dans ma chronique, j'avais eu le même ressenti avec Hardouin cadet-Venelle, le héros d'Andrea H. Japp qui est aussi un bourreau et qui m'avait d'ailleurs familiarisée avec ce personnage...dans leur comportement les deux héros sont très différents mais restent très charismatiques tous les deux et ont même un certain charme, je dirais. D'ailleurs, je te conseille cette saga de Japp, Kitsy : puisque tu aimes le Moyen Âge et ses rouages judiciaires, tu devrais être comblée, d'autant plus que Japp a un univers très policier, différent de celui de Marie Bourassa. 

        Et pour ce qui est du métier de boulanger, oui, j'en ai appris beaucoup aussi ! Le système des corporations n'existe plus aujourd'hui et peut donc être difficile à comprendre pour nous aujourd'hui mais on se rend compte que les métiers étaient de vraies fédérations, comme des mini sociétés, finalement, qui avaient chacune leur manière de se gérer... 

        Bref, cette saga est dense et foisonnante mais vraiment intéressante et gagne à être mieux connue ! ! 

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