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    Nouvelles chroniques sur le blog...en ce moment, venez découvrir mon avis sur : 

     

                                                                                                

     

       

     « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    Bienvenue à tous (que vous soyez des habitués ou bien des nouveaux venus menés ici par le hasard) au Salon des Précieuses, nouvelle version du blog A-Little-Bit-Dramatic qui fait peau neuve après quatre années de bons et loyaux services ! Ceci dit, ce premier blog reste actif (vous pouvez y accéder en cliquant sur son titre) et vous y retrouverez toutes mes anciennes chroniques. 

    Pourquoi ce titre ? Eh bien c'est tout simplement en rapport avec ces salons littéraires qui firent fureur au XVIIème siècle et dans lesquels des dames cultivées et érudites, les Précieuses, tenaient une place centrale. 

    Blog historico-littéraire, Salon des Précieuses rassemble des articles qui plairont, je l'espère, à tous les mordus de bouquins et à tous ceux qui s'intéressent également à l'Histoire. 

    Surtout, n'hésitez pas à me faire part de vos impressions sur cette nouvelle page toute belle, toute neuve car, il ne faut pas l'oublier, nos blogs survivent grâce à nos commentaires mutuels. 

    Sans plus attendre, voici le sommaire de mes lectures ! En espérant rassembler sur cette page ceux qui me lisent déjà et ceux qui la découvrent et pourraient, qui sait ? Devenir des fidèles lecteurs ! Du moins je l'espère... yes

     

     

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Abélard Pierre ; Argenteuil (d') Héloïse, Correspondance

    Aillon (d') Jean, De Taille et d'Estoc, la jeunesse de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour

    Aillon (d') Jean, Férir ou Périr, la jeunesse de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour 

    Aillon (d') Jean, Le Duc d'Otrante et les Compagnons du Soleil

    Aillon (d') Jean, Les Aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour, tome 3, Londres, 1200

    Aillon (d') Jean, Les Aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour, tome 4, Montségur, 1201

    Aillon (d') Jean, Les Aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour, tome 5, Rome, 1202

    Aillon (d') Jean, Les Aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour, tome 6, Rouen, 1203

    Aillon (d') Jean, Les Aventures d'Olivier Hauteville, tome 4, Récits Cruels et Sanglants durant la Guerre des Trois Henri

    Aillon (d') Jean, Les Enquêtes de Louis Fronsac, tome 1, Les Ferrets de la Reine

    Aillon (d') Jean, Les Enquêtes de Louis Fronsac, tome 2, Le Mystère de la Chambre Bleue

    Aillon (d') Jean, Les Enquêtes de Louis Fronsac, tome 3, La Conjuration des Importants

    Aillon (d') Jean, Les Enquêtes de Louis Fronsac, tome 4, La Conjecture de Fermat 

    Aillon (d') Jean, Les Enquêtes de Louis Fronsac, tome 5, L'Homme aux Rubans Noirs

    Aillon (d') Jean, Les Enquêtes de Louis Fronsac, tome 6, L'Exécuteur de la Haute Justice

    Aillon (d') Jean, Marius Granet et le Trésor du Palais Comtal

    Alexandre Philippe ; Aulnoit (de l') Béatrix, Pour mon fils, pour mon roi : la reine Anne, mère de Louis XIV

    Armstrong Lindsay, Charles Quint, l'Indomptable

    Astier Alexandre, Kaamelott, Scripts Livre II, parties 1 et 2 

    Astier Alexandre, Kaamelott, Scripts Livre III, parties 1 et 2 

    Audouard Antoine, Adieu, mon Unique  

     Avril Nicole, L'Impératrice

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Barrière Michèle, Meurtres au Potager du Roy

    Beaune Colette, Jeanne d'Arc, Vérités et Légendes

    Bély Lucien, Histoire de France Illustrée

    Benzoni Juliette, De Deux Roses l'Une

    Benzoni Juliette, La Florentine, Intégrale, tome 1, Fiora et la Vengeance

    Benzoni Juliette, La Florentine, Intégrale, tome 2, Fiora et l'Amour

    Benzoni Juliette, La Guerre des Duchesses, tome 1, La Fille du Condamné 

    Benzoni Juliette, La Guerre des Duchesses, tome 2, Princesse des Vandales

    Benzoni Juliette, Un Aussi Long Chemin

    Bernet Anne, Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI

    Bertière Simone, Les Reines de France au Temps des Bourbons, tome 1, Les Deux Régentes

    Bertière Simone, Les Reines de France au Temps des Bourbons, tome 2, Les Femmes du Roi-Soleil

    Bertière Simone, Les Reines de France au Temps des Bourbons, tome 3, La Reine et la Favorite

    Blondel Jean-François, Châteaux de la Loire, drames et passions

    Bordonove Georges, Les Rois qui ont fait la France : Henri IV

    Bordonove Georges, Les Rois qui ont fait la France : Louis XV, grand-père de Louis XVI

    Bourassa Marie, Le Maître des Peines, tome 1, Le Jardin d'Adélie

    Bourassa Marie, Le Maître des Peines, tome 2, Le Mariage de la Licorne 

    Bourassa Marie, Le Maître des Peines, tome 3, Le Salut du Corbeau

    Bourbon-Parme (de) Isabelle, « Je meurs d'amour pour toi », lettres à l'archiduchesse Marie-Christine, 1760-1763

     Boysson (de) Emmanuelle, Le Temps des Femmes, tome 1, Le Salon d'Emilie

    Boysson (de) Emmanuelle, Le Temps des Femmes, tome 2, La Revanche de Blanche

    Boysson (de) Emmanuelle, Le Temps des Femmes, tome 3, Oublier Marquise

    Brett Lily, Lola Bensky 

    Brussolo Serge, Marion des Pierres, tome 1, Pèlerins des Ténèbres

    Brussolo Serge, Marion des Pierres, tome 2, La Captive de l'Hiver

    Buisson Jean-Christophe et Sevillia Jean (sous la direction de), Les Derniers Jours des Reines

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Calmel Mireille, La Marquise

    Campan (madame), Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette

    Carolis (de) Patrick, Letizia R. Bonaparte, dans l'intimité de la mère de Napoléon

    Caron de Beaumarchais, Pierre, « Quand on a le bonheur d'aimer, tout le reste est vil sur la terre», lettres d'amour à Amélie Houret de la Morinaie, 1787-1799 

    Cars (des) Jean, La Saga des Favorites

    Cars (des) Jean, Eugénie, la Dernière Impératrice

    Chandernagor Françoise, L'Enfant des Lumières  

    Chase Lindsay, Un Amour de Soie

    Chateaubriand (de) François-René, Mémoires d'Outre-Tombe, livres I à XII

    Chauveau Sophie, Le Rêve Botticelli  

    Chevalier Tracy, La Dernière Fugitive

    Chouraqui Véronique, D'un Rouge Incomparable

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Decker (de) Michel, La Reine Libertine : la Reine Margot 

    Decker (de) Michel, Louis XIV, le Bon Plaisir du Roi

    Dédéyan Marina, De Tempête et d'Espoir, tome 1, Saint-Malo

    Dédéyan Marina, De Tempête et d'Espoir, tome 2, Pondichéry

    Delorme Philippe, Histoire des Reines de France, Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, mère de Charles VII

    Desprat Jean-Paul, Les Couleurs du Feu, tome 3, Rouge de Paris

    Deutsch Lorànt, Hexagone

    Diwo Jean, Demoiselle des Lumières

    Doherty Paul, Mathilde de Westminster, tome 1, Le Calice des Esprits

    Doherty Paul, Mathilde de Westminster, tome 2, Le Combat des Reines

    Doherty Paul, Mathilde de Westminster, tome 3, Le Règne du Chaos 

    Donnelly Jennifer, The Rose Saga, tome 1, L'Insoumise

    Donnelly Jennifer, The Rose Saga, tome 2, L'Ange de Whitechapel

    Dufour Hortense, Madame de Pompadour, l'Amie Nécessaire

    Dumas Alexandre, Le Comte de Monte-Cristo, tomes I et II

    Dupuy Marie-Bernadette, Angélina, tome 1, Les Mains de la Vie

    Dupuy Marie-Bernadette, Les Enfants du Pas du Loup

    Durel Elie, Héloïse et Abélard, la gloire, l'amour et la spiritualité

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Ebershoff David, Danish Girl« Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Fédorovski Vladimir, Les Tsarines : Les femmes qui ont fait la Russie

    Fernandez Dominique, La Course à l'Abîme

    Fischer Elise, Mystérieuse Manon

    Fitzgerald Francis Scott, Gatsby le Magnifique

    Foenkinos David, La Délicatesse

    Forman Gayle, Si Je Reste

    Forman Gayle, Si Je Reste, tome 2, Là où J'irai 

    Fraser Antonia, Les Femmes dans la Vie de Louis XIV

    Fraser Antonia, Marie-Antoinette

    Frydman Sarah, La Saga des Médicis, tome 1, Contessina

    Frydman Sarah, La Saga des Médicis, tome 2, Le Lys de Florence

    Frydman Sarah, La Saga des Médicis, tome 3, Lorenzo ou la Fin des Médicis 

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Gabaldon Diana, Le Chardon et le Tartan, tome 1, La Porte de Pierre

    Gabaldon Diana, Le Chardon et le Tartan, tome 2, Le Talisman 

    Gabaldon Diana, Le Chardon et le Tartan, tome 3, Le Voyage

    Gabaldon Diana, Le Chardon et le Tartan, tome 4, Les Tambours de l'Automne

    Gabaldon Diana, Le Chardon et le Tartan, tome 5, La Croix de Feu

    Gabaldon Diana, Le Chardon et le Tartan, tome 6, La Neige et la Cendre

    Glasfurd Guinevere, Les Mots entre mes Mains

    Granger Ann, Un Intérêt Particulier pour les Morts

    Granger Ann, La Curiosité est un Péché Mortel

    Granger Ann, Un Assassinat de Qualité

    Granger Ann, Un Flair Infaillible pour le Crime

    Granger Ann, Le Témoignage du Pendu

    Grèce (de) Michel, Le Vol du Régent

    Green John, Nos Etoiles Contraires

    Gregory Philippa, La Reine Clandestine

    Grémillon Hélène, Le Confident 

    Grimaldi Virginie, Le Premier Jour du Reste de Ta Vie

    Grimm Jacob et Wilhelm, Contes

    Grissom Kathleen, La Colline aux Esclaves

    Grondin Nicolas, L’Énigme de la Diane, tome 1, De l'Iroise aux Caraïbes

    Grondin Nicolas, L'Enigme de la Diane, tome 2, Des Antilles aux Mascareignes 

    Gueniffey Patrice (dir.), Les Derniers Jours des Rois, de Charlemagne à Napoléon III

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Hermary-Vieille Catherine, Le Rivage des Adieux

    Hochberg Agathe, Ce Crétin de Prince Charmant

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Ishiguro Kazuo, Auprès de moi toujours

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Japp Andrea H. , La Dame sans Terre, Intégrale

     Japp Andrea H. , Les Enquêtes de M. de Mortagne, bourreau, tome 1, Le Brasier de Justice

    Japp Andrea H., Les Enquêtes de M. de Mortagne, bourreau, tome 2, En ce Sang versé

    Japp Andrea H., Les Enquêtes de M. de Mortagne, bourreau, tome 3, Le Tour d'Abandon

    Japp Andrea H., Les Mystères de Druon de Brévaux, tome 1, Aesculapius

    Japp Andrea H., Les Mystères de Druon de Brévaux, tome 2, Lacrimae

    Japp Andrea H., Les Mystères de Druon de Brévaux, tome 3, Templa Mentis

    Japp Andrea H., Les Mystères de Druon de Brévaux, tome 4, In Anima Vili

    Japp Andrea H., Monestarium

    Japp Andrea H., Monestarium, tome 2, La Croix de Perdition

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Lacombe Diane, Le Clan de Mallaig, tome 1, L'Hermine

    Lacombe Diane, Le Clan de Mallaig, tome 2, La Châtelaine

    Lacombe Diane, Le Clan de Mallaig, tome 3, Sorcha

     Lapierre Alexandra, Je Te Vois Reine des Quatre Parties du Monde

    Lark Sarah, Gwyneira McKenzie, tome 1, Le Pays du Nuage Blanc

    Lark Sarah, Gwyneira McKenzie, tome 2, Le Chant des Esprits 

    Lassère Madeleine, Lucie de La Tour du Pin (1770-1853), marquise-courage

    Le Nabour Eric, Retour à Tinténiac

    Legardinier Gilles, Ca peut pas rater !

    Legardinier Gilles, Complètement Cramé ! 

    Legardinier Gilles, Demain j'arrête !

    Lennox Judith, Mes Sœurs et Moi

    Lesage Mireille, Les Ailes du Matin, Intégrale, tome 1

    Lesage Mireille, Les Ailes du Matin, Intégrale, tome 2

    Lever Evelyne, Le Crépuscule des Rois, Chronique, 1757-1789

    Lever Evelyne, Marie-Antoinette telle qu'ils l'ont vue : témoignages, lettres, rapports secrets, souvenirs, confidences

    Lyndon Robert, La Quête

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Maitland Karen, Les Âges Sombres

    Maltère Stéphane, Madame de Sévigné

    Mantel Hilary, Le Conseiller, tome 1, Dans l'Ombre des Tudors

    Marmen Sonia, La Fille du Pasteur Cullen, tome 1

    Marmen Sonia, La Fille du Pasteur Cullen, tome 2 

    Marmen Sonia, La Fille du Pasteur Cullen, tome 3

    Mason Phil, Les Hémorroïdes de Napoléon...et toutes ces petites histoires qui ont la grande !

    Mauriac François, Thérèse Desqueyroux

    Mazzucco G. Melania, La Longue Attente de l'Ange

    Meacham Leila, La Plantation 

    Metternich-Sandor Pauline (princesse de), « Je ne suis pas jolie, je suis pire» , Souvenirs 1859-1871

    Michelet Claude, Des Grives aux Loups

    Michelet Claude, Des Grives aux Loups, tome 2, Les Palombes ne passeront plus 

    Moccia Federico, J'ai Failli te Dire Je T'Aime

    Montaldi Valeria, La Rebelle, femme médecin au Moyen Âge

    Morton Kate, Le Jardin des Secrets

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Noblet Maryvonne, Médiévales

    Nohant Gaëlle, La Part des Flammes

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Pagnol Marcel, L'Eau des Collines, tome 1, Jean de Florette

    Pagnol Marcel, L'Eau des Collines, tome 2, Manon des Sources

    Parot Jean-François, Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 6, Le Sang des Farines

    Parot Jean-François, Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 7, Le Cadavre Anglais 

    Parot Jean-François, Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 8, Le Noyé du Grand Canal

    Parot Jean-François, Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 9, L'Honneur de Sartine 

    Parot Jean-François, Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 10, L'Enquête Russe

    Parot Jean-François, Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 11, L'Année du Volcan

    Parot Jean-François, Les Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 12, La Pyramide de Glace

    Parot Jean-François, Les Enquêtes des Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet, tome 13, L'Inconnu du Pont Notre-Dame 

    Perry Anne, Charlotte et Thomas Pitt, tome 1, L’Étrangleur de Cater Street 

    Petitfils Jean-Christian, Jésus 

    Petitfils Jean-Christian, La Transparence de l'Aube, mémoires de Claire-Clémence, princesse de Condé

    Petitfils Jean-Christian (dir.), Le Siècle de Louis XIV

    Peyramaure Michel, Le Roman de Catherine de Médicis

    Proulx Annie, Brokeback Mountain

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     Rindell Suzanne, Fascinante Odalie

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    Sade (de) Donatien et Launay (de) Anne-Prospère, « Je jure au marquis de Sade, mon amant, de n'être jamais qu'à lui. »

    Saint-Simon (duc de), « Cette pute me fera mourir », Mémoires du duc de Saint-Simon, Extraits

    Sapori Michèle, Rose Bertin, couturière de Marie-Antoinette 

    Sévillia Jean, Histoire Passionnée de la France

    Signol Christian, Ce que Vivent les Hommes, tome 1, Les Noëls Blancs

    Signol Christian, Ce que Vivent les Hommes, tome 2, Les Printemps de ce Monde

    Simon Jean-Marc, Marie-Antoinette ou l'Insouciance Assassinée

    Sullivan Courtney J., Les Débutantes 

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Thomas Rosie, Le Châle en Cachemire 

    Thomas Rosie, Les Brumes du Caire

     Tolstoï Léon, Anna Karénine

    Tremayne Peter, Les deux premières enquêtes de Sœur Fidelma : Absolution par le meurtre suivi de Le Suaire de l'Archevêque

    Troyat Henri, Les Semailles et les Moissons, Intégrale

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

    Walch Agnès, La Marquise de Brinvilliers

    Webb Katherine, L'Héritage

    Webb Katherine, Pressentiments

    Willocks Tim, Trilogie Tannhauser, tome 1, La Religion« Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     Worth Jennifer, Appelez la Sage-Femme

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     

    Zola Emile, La Fortune des Rougon  

    Zola Emile, La Curée 

    Zola Emile, Le Ventre de Paris 

    Zola Emile, La Conquête de Plassans

     Zola Emile, La Faute de l'Abbé Mouret 

    Zola Emile, Son Excellence Eugène Rougon

    Zusak Markus, La Voleuse de Livres 

    Zweig Stefan, Légende d'une Vie

     

     

    « Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres. »

     


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  • « Les louanges terminent le discours comme elles l'ont commencé ; c'est un adoucissement indispensable devant et après tout ce qu'il y'avait à dire. »

    « Cette pute me fera mourir », Mémoires du duc de Saint-Simon, Saint-Simon

    Publié en 2011

    Date de parution originale : 1829

    Editions Le Livre de Poche (collection La Lettre et la Plume)

    451 pages

    « Cette pute me fera mourir », Mémoires du duc de Saint-Simon, Extraits ; Saint-Simon

    Résumé :

    « Cette pute me fera mourir... » soupirait Marie-Thérèse, reine de France, épouse de Louis XIV, en regardant le Roi s'afficher avec la belle Montespan. Le duc de Saint-Simon, qui a tout vu et tout entendu, raconte Versailles et ses brillants acteurs. Témoin de la grandeur du règne, il en explore aussi les coulisses : intrigues, scandales et anecdotes se mêlent aux récits des morts illustres. À la fois véridiques et visionnaires, ses Mémoires nous font entrer au Château et partager la vie de la cour et du Grand Roi avec un esprit, une verve, un génie inégalés. 

    Ma Note : ★★★★★★★★★★ 

    Mon Avis :

    Il n'est pas une biographie ou un essai historique traitant du Grand Siècle et de Louis XIV qui ne cite, au moins une fois, des extraits des fameux Mémoires du duc de Saint-Simon, courtisan aux yeux de lynx et à la plume acérée. Né en 1675, d'un ancien favori de Louis XIII, le mémorialiste, filleul du roi Louis XIV fera sa carrière, comme tous les grands de son époque, dans l'armée, sans pour autant nourrir beaucoup d'intérêt pour la chose militaire. Ce que Saint-Simon, fidèle du duc d'Orléans, futur Régent et du tout jeune duc de Bourgogne, petit-fils préféré de Louis XIV, aime par-dessus tout, c'est observer son siècle, disséquer les caractères et retranscrire ensuite le tout, avec une plume parfois acide et cancanière mais qui n'en reste pas moins juste et cruellement lucide. Formidable témoin d'un temps qui, lui-même devait l'estimer, marquerait l'Histoire, il décide de coucher sur ses papiers ses émotions et ses différents avis -car, bien sûr, il est difficile de juger objectivement une époque dont on est le contemporain- et reste, pour cela, un témoin privilégié d'une époque qui ne cessera d'intéresser les historiens...certes, ces Mémoires ne sont pas à prendre au premier degré et on ne peut s'empêcher de penser, en lisant certains portraits, que Saint-Simon s'est laissé aller à tels ou tels éloges ou telles ou telles critiques du fait d'opinions personnelles mais, lorsqu'on ouvre ce livre, c'est une restitution grandeur nature du règne du Roi-Soleil, du Château, de la Cour en général, qui prend vie sous nos yeux, comme une formidable remontée du temps. Nous sommes en présence de Sa Majesté, de la discrète et un peu bigote Madame de Maintenon, dans le particulier des petits-fils de France et particulièrement du duc de Bourgogne -le père de Louis XV-, le plus prometteur, celui dont la perte fit tant de mal à la France.

    « Cette pute me fera mourir », Mémoires du duc de Saint-Simon, Extraits ; Saint-Simon

    Louis XIV et sa famille (Nicolas de Largillière, XVIIIème siècle) 

    Parlons maintenant du style...qu'en dire ? Il y'a tellement de choses qui viennent à l'esprit quand on évoque cette langue truculente, imagée et tellement vivante des XVIIème et XVIIIème siècles. Alors, même si certains passages sont parfois un peu obtus voire carrément pas clairs pour des lecteurs contemporains, l'édition nous aide grâce à des notes bienvenues mais je trouve que c'est ça aussi qui donne tout son charme à un écrit ancien et nous permet, finalement, d'accomplir encore plus pleinement notre retour dans le temps, dans les salons de Marly et Trianon et dans les immenses et froides galeries de Versailles. On sent chez Saint-Simon une véritable volonté de laisser une trace, de raconter tout ce qu'il a vu et son style imagé -on a l'impression, par moments, de voir la plume courir sur le papier et, de fait, de lire par-dessus l'épaule du mémorialiste- permet d'adhérer très vite, la surprise de la langue passée.
    Bref, ce petit bouquin, qui ne contient que des extraits des fameux Mémoires, qui sont particulièrement conséquents et considérés encore, malgré leur manque d'objectivité, comme des références, tant littéraires qu'historiques, est une lecture passionnante pour tout ceux s'intéressant au règne de Louis XIV et la vie de Cour sous ce monarque. Anecdotes, portraits, traits de plumes rageurs, on se faufile comme une petite souris dans le monde venimeux des courtisans et dans celui, guindé et si particulier, mais pas dénué de tendresse pour autant, de la famille royale, entre bâtards et enfants légitimes, qui se groupent comme des étoiles autour de la figure tutélaire que Louis XIV représentera, malgré tout, jusqu'à la fin de sa vie, à l'aube d'un siècle nouveau. Ecrivant en 1739, sous le règne de Louis XV, le fils de ce duc de Bourgogne que l'auteur admira et estima tant, c'est avec une certaine mesure que le mémorialiste décrit les vices et travers de la Cour, sans pour autant rechigner à abîmer les grands d'un bon mot, s'il le juge bon et mérité.
    Une lecture à conseiller à tous les amoureux du Grand Siècle et à ceux de Louis XIV.

     

    « Cette pute me fera mourir », Mémoires du duc de Saint-Simon, Extraits ; Saint-Simon

    Louis XIV en costume de sacre (Hyacinthe Rigaud, XVIIIème siècle) 

    En Bref :

    Les + : une formidable peinture d'un des plus fabuleux règne...certes, Saint-Simon n'est pas toujours très objectif mais c'est un plaisir de lire ces portraits acérés et parfois, très lucides.
    Les - : quelques passages un peu ardus à comprendre pour des lecteurs du XXIème.

     


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  • Pal (Pile à Lire)

    Pal (Pile à Lire)

    Aillon Jean d' : Dans les griffes de la Ligue
    Aillon Jean d' : L'archiprêtre et la cité des Tours
    Aillon Jean d' : L'énigme du clos Mazarin
    Aillon Jean d' : L'évasion de Richard Coeur de Lion et autres aventures
    Aillon Jean d' : La Bête des Saints-Innocents
    Aillon Jean d' : La ville de la peur
    Aillon Jean d' : Le Secret de l'enclos du temple
    Aillon Jean d' : Une étude en écarlate
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    Bourdon Françoise : Le Maître ardoisier
    Bourdon Françoise : Les Tisserands de la Licorne
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    Buisson Jean-Christophe et Brezet Alexis : Les grands duels qui ont fait la France
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    Chauveau Sophie : Fragonard, l'invention du bonheur
    Chauveau Sophie : L'obsession Vinci
    Craveri Benedetta : Les derniers libertins
    Dédéyan Marina : Moi, Constance, princesse d'Antioche
    Déjean Jean-Luc : Les Comtes de Toulouse, 1050-1250
    Delclos Marie et Caradeau Jean-Luc : Histoire de l'Ordre du Temple
    Delorme Philippe : Histoire des reines de France, Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI, mère de Louis XVII
    Desprat Jean-Paul : Les princesses assassines
    Donnelly Jennifer : L'indomptable (The wild rose)
    Dufaux Jean et Delaby Philippe : Murena, tome 1 : La Pourpre et l'or
    Dufaux Jean et Delaby Philippe : Murena, tome 2 : De Sable et De Sang
    Ferrante Elena : L'amie prodigieuse, tome 1 (L'amica geniale)
    Ford Mackenzie : Un amour dérobé (The kissing gates)
    Gabaldon Diana : Le chardon et le tartan, tome 7 : L'écho des coeurs lointains, partie 1 : Le prix de
    l'Indépendance (Outlander, book 7 : An Echo in the Bone)
    Gabaldon Diana : Le chardon et le tartan, tome 7 : L'écho des coeurs lointains, partie 2 : Les fils de la Liberté (Outlander, book 7 : An Echo in the Bone)
    Gregory Philippa : La princesse blanche (The Cousin's War, book 5: The White Princess)
    Havard Gilles et Vidal Cécile : Histoire de l'Amérique française
    Highsmith Patricia : Carol (The Price of Salt)
    Hillerin Laure : La comtesse Greffulhe, l'ombre des Guermantes
    Hug Nathalie : 1, rue des petits-pas
    Keane Mary Beth : La cuisinière (Fever)
    Lamy Michel : Les Templiers, ces grands seigneurs aux blancs manteaux
    Lark Sarah : Le cri de la terre
    Lenormand Frédéric : La baronne meurt à cinq heures
    Lenormand Frédéric : Mademoiselle Chon du Barry
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    Macleod Trotter Janet : Les Lumières d'Assam (The Tea Planter's Daughter)
    Maitland Karen : La Compagnie des menteurs (Company of Liars)
    Maitland Karen : La malédiction de Norfolk (The Gallows Curse)
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    INTERMÈDE LXIII

    INTERMÈDE LXIII

    L'impératrice d'Autriche par Franz Xaver Winterhalter

     

    I. Jeunesse d'une future impératrice

    A 22 heures 43 précisément, au palais de la Ludwigstrasse de Munich, le 24 décembre 1837, le quatrième enfant (des trois premiers enfants, deux ont survécu : Louis-Guillaume et Hélène) de la famille du duc en Bavière vint au monde. C'est une fille, que l'on prénomme Elisabeth Amélie Eugénie. Son nom de famille est Wittelsbach, elle est la fille de Ludovika et Max en Bavière. A sa naissance, la sage-femme constate qu'elle possède déjà une petite dent, tout comme Napoléon Ier. C'est un présage de bonheur et de grande destinée pour l'enfant. Après elle, plusieurs autres enfants vont venir agrandir la famille : Charles-Théodore, dit Gackel, naît en 1839 ; Marie Sophie Amélie, en 1841 ; Mathilde Ludovica dite Spatz en 1843 ; Sophie Charlotte en 1847 ; Maximilien Emmanuel, dit Mapperl, en 1849.
    Les parents de la petite Elisabeth descendent tous deux des rois de Bavière. Le duc Maximilien, plus couramment appelé Max, son père, est le chef de la branche cadette des Wittelsbach, c'est pour cela qu'il est appelé duc EN Bavière. Ludovica, elle, est issue de la branche royale : elle est en effet la fille de Maximilien Joseph Ier, roi de Bavière et de sa seconde épouse, Caroline de Bade.
    Leur mariage, strictement politique, n'avait qu'un but : réunir la branche royale et la branche ducale de la Maison de Wittelsbach. Les deux époux n'ont aucun goût en commun et Ludovica ressent amèrement son mariage alors que toutes ses sœurs ont contracté des unions plus prestigieuses. Éprise de l'ex-roi Michel Ier de Portugal, Ludovica avait vécu son mariage comme une humiliation. Pour autant, le couple parvient à s'accorder dans une sorte d'amitié déférente et ils auront tout de même ensemble dix enfants.
    Le duc Maximilien, par rapport à son épouse qui est des plus conformistes, se révèle bien vite excentrique et volage. C'est un grand voyageur et il délaisse souvent sa famille pour s'en aller, par exemple, jouer de la cithare tout en haut de la pyramide de Khéops, en Egypte !! Il ne se cachait pas d'ailleurs d'avoir eu des aventures ailleurs et des enfants naturels...
    La petite fille reçoit le prénom d'Elisabeth en hommage à sa tante et marraine, la reine Elisabeth de Prusse, qui est une sœur de sa mère.
    Elisabeth va connaître une vie heureuse, libre et sans contrainte (qu'on peut considérer comme paradoxale par rapport aux hautes ambitions que Ludovica espère pour ses enfants) pendant toute son enfance et son début d'adolescence. L'hiver, elle réside avec sa famille au palais de la Ludwigstrasse, résidence hivernale du duc en Bavière. L'été, c'est au domaine de Possenhofen, près du lac de Stranberg, que se transporte la petite famille. Surnommé Possi, le château date du XVIème siècle mais a été agrandi récemment. Il possède des tourelles carrées et offre un panorama des plus remarquables sur le paysage de la campagne bavaroise. La jeune fille est passionnée d'équitation, de poésie et adore les activités physiques : ainsi, lorsqu'elle se trouve à Possenhofen, elle fait de longues marches en forêt, peut partir à l'aube et ne revenir que le soir. Mais, dès son plus jeune âge, Sissi a déjà en elle la mélancolie et le spleen qui caractérisent sa famille...
    A quatorze ans, la jeune duchesse s'éprend d'un écuyer de son père, pas bien plus âgé qu'elle et qui se nomme Richard. Grosse désillusion, la duchesse Ludovica juge que sa famille ne ferait pas là une alliance brillante et éloigne le jeune homme. Atteint de tuberculose, il meurt peu de temps après. Désespérée, Sissi écrit des poèmes déchirants dans son journal : c'est la première fois qu'elle est véritablement confrontée à la mort d'un être cher.
    Pour lui changer les idées, la duchesse décide que Sissi sera du voyage qu'elle doit entreprendre dans l'été avec sa fille aînée, Hélène. Née trois ans plus tôt, Hélène, dite Néné doit se rendre en Autriche pour rencontrer le jeune empereur François-Joseph, fils de Sophie, l'une des sœurs de Ludovica. Nous sommes en 1853. Sissi a quinze ans, elle va fêter ses seize ans au mois de décembre prochain...

    II. Une rencontre qui va bouleverser son destin

    La rencontre entre l'empereur et sa future épouse a tout du roman...Voyons plutôt : le 16 août 1853, Ludovica, duchesse en Bavière arrive en Autriche avec ses deux filles. Elles font halte à Bad Ischl, une petite cité dans laquelle les souverains autrichiens passent l'été. Elles sont parties la veille de Possenhofen et descendent à l'hôtel Austria. Elles ont une heure et demie de retard, Ludovica et Hélène sont particulièrement nerveuses : c'est aujourd'hui même que les deux fiancés doivent se rencontrer. Auparavant, François-Joseph avait demandé la main de la princesse Anne de Prusse. Mais Berlin ne désirant pas s'allier avec sa rivale autrichienne, avait poliment décliné l'honneur, alors que la jeune prussienne plaisait bien à l'empereur, qui en aurait fait volontiers son impératrice.
    Sa mère, l'archiduchesse Sophie s'était alors tournée vers la Saxe, mais la princesse Sidonie n'avait pas plu à François-Joseph. C'est alors que Sophie avait pensé à une autre de ses sœurs, Ludovica et à une troisième puissance allemande : la Bavière. Elle choisit l'aînée, Hélène, qui fera, selon elle, une parfaite belle-fille et une parfaite impératrice d'Autriche. Hélène a dix-neuf ans, elle est, assurément, celle vers qui tous les yeux se tournent, tandis que la petite Sissi, encore un peu sauvageonne, dans une robe commune, reste en arrière.
    Les fiançailles entre François-Joseph et Hélène doivent être célébrées le 18 août prochain, dans la résidence d'été de Bad Ischl : elles seront complètement intégrées aux festivités données pour le vingt-troisième anniversaire du jeune empereur...La rencontre a lieu dans les salons lambrissés de la résidence impériale des Habsbourg, nommée par la suite Kaiservilla. Il est 17 heures, les trois princesses de Bavière vont rencontrer la famille à l'occasion d'un lunch. La révérence d'Hélène est parfaite tandis que, derrière elle, Sissi, bien que peu entraînée à ces gestes protocolaires, se débrouille. François-Joseph s'approche pour accueillir ses cousines quand il tombe soudain en arrêt...pas devant Hélène, mais devant Sissi. Comme elle a changé ! Comme elle est jolie ! La petite fille un peu sauvage s'est véritablement transformée en très charmante adolescente. D'emblée, le jeune homme est conquis par sa cousine, de sept ans sa cadette. François-Joseph est totalement séduit par la taille élancée de Sissi (qu'elle passera beaucoup de temps, par la suite, à entretenir), par sa coiffure en bandeaux, ses yeux foncés aux longs cils noirs. Hélène ne compte plus, elle a disparu. Embarrassée, un peu honteuse pour sa sœur et gênée par le regard insistant de l'empereur, Sissi rougit et se trouble.
    Alors qu'elle devait passer la soirée dans sa chambre, comme cela avait été convenu à l'avance, François-Joseph insiste pour que sa cousine paraisse à table. Définitivement, François-Joseph est conquis...même si Hélène a revêtu une magnifique robe de satin blanc et Sissi une simple toilette couleur pêche, cette dernière éclipse complètement sa sœur. François-Joseph est sûr de son choix, désormais. Ce n'est plus Hélène qui va devenir son impératrice, mais Sissi.
    Le lendemain, à l'aube, l'empereur fait son entrée chez sa mère. Le jeune homme, qui a beaucoup de respect et d'estime pour l'archiduchesse Sophie, lui demande de solliciter en son nom la main de sa cousine. A sept heures précises, Sophie franchit les portes de l'hôtel Austria, où logent sa soeur et ses deux nièces. A la question de savoir si elle aime l'empereur et si elle souhaite l'épouser, Sissi, particulièrement éprouvée par les dernières heures, fond en larmes et sanglote : « Mais bien sûr que j'aime l'empereur ! »
    C'en est fini des fiançailles avec Hélène. La jeune femme, très digne, va repartir vers Possenhofen avec sa mère et Sissi, qui va passer sa dernière année de jeune fille chez elle, en Bavière. Par la suite, l'aînée des filles de Max en Bavière et Ludovica épousera un prince de Tours et Taxis. Le 19 août, François-Joseph et Sissi sont officiellement fiancés.

    INTERMÈDE LXIII

    Photographie d'Elisabeth d'Autriche après son couronnement comme reine de Hongrie


    III. Le mariage et les débuts de l'impératrice

    L'année de ses dix-sept ans, Sissi quitte sa Bavière natale pour revenir en Autriche. Entre le mois d'août 1853 et le mois d'avril 1854, elle a été formée en accéléré à sa future charge d'impératrice d'Autriche, ô combien prestigieuse. Elle reçoit ainsi des cours d'italien mais aussi de français et de hongrois. Un professeur magyar est envoyé au bord du lac de Starnberg, chez le duc en Bavière pour initier la future impératrice à la langue mais aussi à l'Histoire de l'empire autrichien et de la Hongrie. Sissi prend aussi des cours de piano, de chant et de maintien. On lui a également préparé un trousseau digne de la plus grande des reines, elle qui avait été habituée à la simplicité quasi-rustique de Possenhofen depuis sa plus tendre enfance. Il faut qu'elle soit parfaite. Elle a aussi reçu plusieurs fois la visite de son cousin qui se montre toujours aussi empressé auprès d'elle.
    Le 4 mars 1854, au palais de la Ludwigstrasse, le contrat de mariage est signé, mais l'empereur n'est pas présent. Sissi ne va le retrouver qu'un peu plus d'un mois plus tard, pour le mariage officiel. Un véritable ballet de juristes défile devant la famille de Wittelsbach réunie au grand complet. Sissi écoute, sans bien tout saisir, elle est distraite. Quel chamboulement c'est, dans sa vie de jeune fille ! Elle qui était partie d'Autriche en jeune fille insouciante en revient nantie d'un titre aussi rutilant qu'encombrant : elle est la future impératrice d'Autriche...
    Le gouvernement autrichien lui octroie une pension de 100 000 florins. Pendant ce temps, dans les autres pièces du palais, le magnifique trousseau de la jeune duchesse est exposé au public.
    Au mois d' avril 1854, c'est le grand saut. Sissi, âgée de seize ans et quelques mois, quitte la Bavière à bord d'un vapeur décoré par 5 000 roses, toutes coupées dans le parc du château de Schönbrunn. La traversée va durer trois jours et deux nuits. Sur les rives du Danube, la foule s'est rassemblée pour apercevoir la petite fiancée, qu doit déjà se plier à des formalités quasi-officielles : malgré sa fatigue (elle souffre de migraines), elle doit se présenter sur le pont et saluer la population en liesse venue l'acclamer.
    Sissi est très belle, resplendissante, même. Pour l'occasion, elle porte une élégante robe de soie à crinoline ainsi qu'un manteau en forme de cape blanche rebrodée d'or. Lorsque le navire aborde Nussdorf, dans la banlieue de Vienne, Sissi a la surprise de voir apparaître son fiancé. François-Joseph est venu au devant du convoi fluvial qui lui amène sa petite duchesse bavaroise : il saute à bord du vapeur et étreint la jeune femme sous les ovations de la foule. Mais le protocole reprend bien vite ses droits : Sissi s'incline devant Sophie, l'archiduchesse, sa tante et future belle-mère.
    Le 23 avril, veille du mariage, Sissi découvre le somptueux palais de Schönbrunn, où elle va passer sa dernière nuit de jeune fille. Le lendemain, 24 avril, elle gagne Vienne, à bord d'un carrosse. Isolée dans ses appartements, Sissi continue d'assimiler l'imposant protocole qu'on lui a remis la veille. Aidée de six caméristes, elle enfile la somptueuse toilette de mariée : c'est une magnifique robe en satin brodée d'or et accompagnée d'un long voile en dentelle de Bruxelles.
    Le mariage a lieu dans l'église des Augustins. En 1810, la jeune archiduchesse Marie-Louise d'Autriche y avait épousé par procuration Napoléon Ier avant de gagner la France. Pas moins de 15 000 bougies nimbent les voûtes gothiques de l'église. Sissi est accueillie par un cortège de 70 évêques. Alors que le consentement de François-Joseph est franc et énergique, celui de Sissi, éprouvée et intimidée, se perd dans un murmure. Le couple est chaudement applaudi à la sortie de l'église. L'Autriche a une nouvelle impératrice !
    François-Joseph, Sissi et leurs familles respectives gagnent la Hofburg, où les festivités du mariage vont se poursuivre. Contrairement à la tradition, la nuit de noces n'est pas publique. Sissi est seulement accompagnée de sa tante et de sa mère, qui l'installent dans le grand lit nuptial. L'archiduchesse dira d'ailleurs qu'elle ressemblait à un « oiseau effrayé dans son nid ». En effet, intimidée, la jeune fille avait caché son visage dans son opulente chevelure dénouée.
    La nuit de noces est un fiasco, les deux suivantes également. Il semble que Sissi soit toujours fille lorsqu'elle s'éveille au matin du 25 avril. En effet, François-Joseph, habitué à des dames de la Cour peu farouches, appelées d'ailleurs « comtesses hygiéniques » (cela veut tout dire), ne sait pas s'y prendre avec sa jeune épouse inexpérimentée. La troisième nuit seulement, Sissi et François-Joseph deviennent époux comme il se doit.

    IV. Impératrice

    Bien que séduits par la beauté et la fraîcheur de leur jeune impératrice, les Viennois sont surpris qu'elle se laisse aller ainsi à montrer ses états d'âme. En effet, Sissi est entière, elle ne dissimule pas sa nature et on sait que son tempérament est d'être mélancolique. De plus, la vie qu'on lui offre ne lui convient pas. Elle qui était habituée aux résidences à taille humaine de ses parents se trouve totalement étrangère dans les immenses palais des Hasbourg, comme Schönbrunn ou la Hofburg. Le manque d'intimité lui pèse également et cela, dès le début du mariage. Elle doit en plus voisiner avec sa tante et belle-mère, Sophie, qui ne cesse de l'épier, afin qu'elle se comporte dignement. Sissi pleure, Sissi soupire, Sissi continue d'écrire dans son journal. Au mois de mai 1854, quelques semaines après son mariage, voilà ce qu'elle couche sur le papier :

    « En vain, sous le ciel bleu,
    Je languis, en prison,
    Les barreaux, rudes et froids,
    Insultent ma nostalgie [...] »

    Sissi, très éprise de liberté, se sent complètement emprisonnée à Vienne et la dépression, latente chez elle, se réveille au moindre ennui.
    Dans les premiers temps du mariage, le jeune couple se rend au château de Laxenbourg, près de Vienne. François-Joseph ne peut s'éloigner de sa capitale, les affaires ont besoin de lui. Pour toute lune de miel, Sissi a donc droit à un château tout proche de la ville et en plus, elle les passe en compagnie de sa belle-mère, omniprésente dans la vie du jeune coupld. La guerre de Crimée vient d'éclater, François-Joseph est peu présent pour Sissi, il doit se consacrer entièrement aux affaires politiques. De là proviennent ses premières répugnances pour la vie conjugale...voilà ce qu'elle dira d'ailleurs un jour à sa fille Marie-Valérie : « Le mariage est une institution absurde. On n'est encore qu'une enfant de quinze ans et l'on se voit cédée à autrui, par un serment que l'on ne comprend pas. »
    Un peu plus tard, le couple part pour la Bohême, où François-Joseph souhaite présenter sa jeune épouse mais celle-ci doit écourter le voyage. Le motif est une fatigue soudaine et inexpliquée : Sissi rentre à Vienne ou le médecin de la Cour, le docteur Seeburger, lui annonce une heureuse nouvelle. La jeune femme est enceinte ! Elle porte en son sein le premier héritier de l'Autriche.
    Le 5 mars 1855, à Vienne, Sissi donne naissance à une petite fille, Sophie Frédérique Dorotée Marie Josèphe, titrée archiduchesse d'Autriche. « Tout ce que j'ai souffert est désormais sans importance. » dira la jeune mère en accueillant son bébé dans ses bras, tandis que François-Joseph est fou de joie d'être père. Mais le bonheur est, hélas, de courte durée, pour Sissi. Elle n'a pas le privilège de choisir le prénom de sa fille : c'est l'archiduchesse Sophie qui décide de donner son propre prénom à la nouvelle-née. La grand-mère décide aussi que l'éducation de la princesse lui revient de droit et l'installe près de ses propres appartements, privant ainsi Sissi de son bébé. Il en sera de même avec Gisèle, qui naît en 1856 puis avec Rodolphe, en 1858. La seule enfant que Sissi pourra élever dès son plus jeune âge est Marie-Valérie, sa dernière enfant qui voit le jour en 1868.
    En effet, l'archiduchesse trouve que sa nièce est bien trop immature pour pouvoir s'occuper de ses enfants. Cela va entretenir des conflits à répétition entre la mère frustrée et la grand-mère inflexible. A la mort de Sophie, en 1857, Sissi est particulièrement attristée et sa belle-mère en rajoute en la faisant culpabiliser : en effet, la petite archiduchesse, de santé fragile, est morte lors d'un voyage en Hongrie. Sophie s'était opposée au voyage, Sissi était allée contre sa volonté.
    Les relations entre Sissi et Sophie sont très orageuses. Au-delà du conflit purement familial, les deux femmes ne peuvent se comprendre à cause du fossé creusé entre elles par une vision différente des choses et des conceptions différentes de la politique. Par exemple, Sophie ne conçoit pas que sa nièce refuse le protocole alors qu'elle-même avait mis ses espérances de jeune fille romantique de côté pour accepter son destin de princesse mariée malgré elle.
    Par contre, contrairement à la légende, Sophie n'avait pas été déçue par le choix de Sissi, mais surprise. Elle souhaitait une alliance avec la Bavière et l'avait eue. Sur le plan dynastique et politique, une princesse en Bavière en valait bien une autre. Elle songeait juste qu'Hélène, jeune fille sage et soumise, était la parfaite belle-fille mais ne fit pas trop de difficultés quand son fils lui annonça sa volonté d'épouser la cadette, Elisabeth.
    Il semble que Sophie ait aimé sa belle-fille, qui est aussi sa nièce et qu'elle appréciait certaines de ses qualités personnelles. Seulement, elle ne comprenait pas le dégoût affiché de Sissi pour la vie curiale et son refus du protocole. Sophie reprochait à Sissi de ne pas savoir sacrifier sa vie personnelle et intime à la vie publique qui est normalement celle d'une impératrice. Intelligente, sensible et cultivée, Sophie avait sacrifié ses ambitions et ses amours à une union certes prestigieuse, mais avec un homme sans éclat et elle ne peut admettre que la jeune impératrice n'aimât pas être souveraine alors que c'était l'un de ses rêves.
    Oppressée à Vienne, Sissi tombe malade et sa dépression reprend le dessus...C'est cela qui va pousser l'impératrice à fuir la ville toute sa vie. Sissi ne se sent bien que dans la fuite perpétuelle...Elle s'est d'ailleurs totalement auto-analysée lorsqu'elle dit : « Il se trouve que je veux toujours aller plus loin et bouger. Il se trouve que chaque bateau qui part me donne d'être à son bord. Quelle que soit sa route, le Brésil, l'Afrique...N'importe où, seulement pour ne pas rester au même endroit trop longtemps..

    INTERMÈDE LXIII

    Portrait de Sissi par Georges Raab en reine de Hongrie : portrait qui illustre sa grande beauté



    V. Une femme malade et qui fuit sa vie quotidienne

    A cette époque, l'Autriche a été en guerre et Sissi est restée seule à Vienne. Elle a échangé une longue correspondance avec François-Joseph et a institué la résidence de Laxenbourg en hôpital pour les blessés. Elle se montre très solidaire avec son pays d'adoption en temps de guerre, soutenant l'empereur grâce à sa correspondance et visitant elle-même les blessés dans les hôpitaux de fortune... Mais elle retombe bien vite dans l'ennui.
    En 1860, Sissi a vingt-deux ans et souffre d'une toux incessante qui inquiète son entourage. Examinée par son médecin, on conclut que l'impératrice est atteinte de tuberculose et qu'elle doit se rendre dans un pays chaud pour se soigner. Sissi choisit l'île de Madère. Ce voyage est le premier d'une longue lignée. A l'époque, l'île de Madère est lointaine et exotique. En réalité, bien plus que soigner sa maladie, c'est quitter Vienne que Sissi souhaite. Sa maladie est surtout la conséquence d'une série d'évènements qui font souffrir Sissi dans sa vie privée : d'abord la mort de sa petite fille Sophie, les tracasseries incessantes de sa belle-mère, la culpabilité qui la ronge à la suite de la mort de son enfant, la naissance difficile de son fils Rodolphe qui l'avait affaiblie.
    Peu après son retour à Vienne, Sissi se remet à tousser, alors que sa toux avait complètement cessé à Madère et qu'elle été revenue avec une mine radieuse. On s'interroge sur l'état de la souveraine. Se croyant perdue, Sissi se rend à Corfou pour essayer de soigner son mal mais il est bien plus profond que sa simple toux : c'est un véritable mal-être qui habite la jeune femme. En 1861, elle retourne à Corfou puis effectuera des cures thermales en Bavière. La Bavière...il n'y a finalement qu'à Possenhofen, son cher Possi, où elle se sente bien car elle reprend ses anciennes habitudes, au grand scandale, d'ailleurs, de ses dames d'honneur autrichiennes qui regardent avec effarement les chiens disputer les fauteuils aux humains !
    L'impératrice s'est mise à fumer, ce qui scandalise la cour, d'autant plus que d'autres jeunes filles se mettent à l'imiter. En 1867, un drame éclate : l'archiduchesse Mathilde, une jeune cousine du couple impérial, fume une cigarette dans sa chambre avant un bal. Entendant son père arriver, elle cache la cigarette dans son dos et met le feu à sa robe. Elle meurt au mois de juillet 1867, des suites de ses brûlures...
    Sissi organise des bals dans ses appartements privés mais se lasse vite. L'ennui est toujours là, latent, et qui la guette. Elle dort peu, mange mal, s'épuise...dans ses appartements de la Hofburg, elle a fait installer une salle de sport et se suspend chaque matin à des anneaux pour entretenir son corps. Elle monte à cheval plus que de raison. Comme Elisabeth n'a plus aucune prise sur sa vie, alors, elle en aura sur son corps, qu'elle décide de modeler à outrance. Sa taille ne dépassera jamais 50 cm à cause de l'activité qu'elle s'impose mais aussi des régimes fantaisistes qu'elle suit au gré de ses envie. Elle serre sa taille dans un corset particulièrement étroit et se nourrit alternativement de légumes et de fruits puis de viandes, dont elle ne consomme que le jus. Elle fait de longues marches, à cheval ou à pieds, épuisant ses dames. Elle va même jusqu'à consommer du blanc d'oeuf salé pour éviter de grossir !!
    Neurasthénique, l'impératrice a en plus une fascination assez étrange pour la mort : elle drape ses pièces de vie de noir et les ornes de statues particulièrement morbides.

    VI. La reine de Hongrie

    Hormi Corfou, qu'elle découvre au début des années 1860, après avoir quitté Madère et où elle revient alors qu'elle se croit perdue, Sissi est aussi tombée amoureuse de la Hongrie. Passionnée par la Hongrie, sa culture et sa langue, Sissi s'attire les critiques de Vienne et des Autrichiens, vexés de ne pas faire l'objet de tant d'attentions de la part de leur souveraine. Peu à peu, Sissi s'entoure de dames d'honneur hongroises. Sa lectrice, Ida Ferenczy, est également une jeune Hongroise de modeste extraction. L'impératrice s'entend tout de suite avec elle. Affront suprême, au mois d'avril 1868, c'est en Hongrie que Sissi décide de donner naissance à Marie-Valérie, sa dernière enfant, qui naît au palais d'Ofen.
    Le 8 juin 1867, elle est couronnée à Budapest aux côtés de François-Joseph : elle devient Erzsébet tandis que François-Joseph, en Hongrie, devient Ferenc-Jozsef. C'est la naissance de la double monarchie austro-hongroise, qui va perdurer jusqu'au XXème siècle. Le composituer Liszt, qui vit habituellement en reclus à Rome, mais qui est Hongrois d'origine, a fait le déplacement. Dans une lettre à sa fille Cosima, il décrira ainsi l'impératrice qui devient d'être sacrée reine de Hongrie : « Elle n'avait jamais été aussi belle.. elle apparaissait comme une vision céleste dans le déroulement d'un faste barbare ».
    Acclamée, fêtée et adulée par son nouveau peuple, qu'elle aime elle-même chaleureusement et sincèrement Sissi retrouve le sourire. Elle a la surprise de recevoir de la part du peuple magyar le château de Gödöllö. Tombée amoureuse du lieu quelques temps plus tôt, François-Joseph lui en avait refusé l'achat : l'Autriche avait besoin de placer son argent ailleurs. Heureuse, Sissi va meubler son château à son goût et y fera ensuite de nombreux séjours.
    Le rôle politique dans le rapprochement austro-hongrois est incontestable. Son influence va permettre à François-Joseph de dépasser la répugnance qu'il éprouve pour la Hongrie. Animés d'un véritable respect pour la souveraine qui se pose en aimable défenseuse de leurs droits, les magyars subissent aussi son influence positive et c'est grâce à elle qu'ils parviennent à surmonter leur propre méfiance envers le pouvoir autrichien. La répression de la révolte populaire en Hongrie, en 1848 et 1849 avait laissé des traces tenaces d'amertume.
    La joie du couronnement ravive pour un temps les relations entre François-Joseph et Sissi qui s'étaient éloignés mine de rien. Sissi revient sur sa décision de ne plus tomber enceinte et, en 1868, elle offre aux Hongrois un enfant. Elle aurait souhaité que ce soit un fils, qui serait ensuite monté sur le trône de Hongrie mais c'est une fille. Elle s'appellera Marie-Valérie et Sissi se prend aussitôt de passion pour elle. La dernière enfant du couple sera la préférée de sa mère, peut-être parce qu'elle pourra l'élever dès le début et à sa convenance. Les années que Rodolphe et Gisèle avaient passé sous la coupe de leur grand-mère les avaient complètement éloignés de leur mère. Avec Marie-Valérie, surnommée l'Unique, ce ne sera pas le cas.
    De plus, l'archiduchesse n'est plus en mesure de se poser en rivale de sa belle-fille : fortement éprouvée par l'exécution, au Mexique, de son fils Maximilien, devenu empereur du pays grâce à Napoléon III, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle mourra cinq ans plus tard...la lutte entre les deux femmes est définitivement terminée.
    Mais Sissi n'en est pas moins rassurée pour rassurée pour autant et, c'est plus fort qu'elle, elle continue ses voyages.

    INTERMÈDE LXIII

    Sissi et son chien Shadow

    VII. La quête de la liberté et les drames

    Sissi est une inlassable mouette. De plus, sa nouvelle position de reine de Hongrie distend un peu plus les liens qui l'unissent à l'Autriche et à la Cour impériale qu'elle déteste de toutes ses forces. Elle est entourée de ses femmes hongroises (parmi elles, Marie Festetics et Ida Ferenczy) et passe de plus en plus de temps en voyage. Après son accession au trône de Hongrie, elle passe beaucoup de temps à Gödöllö, où elle se sent particulièrement bien et ne revient à Vienne qu'à de rares occasions, faisant languir François-Joseph qui est toujours aussi amoureux de son épouse. En 1875, Sissi honore la France d'une visite officieuse : elle est à Sassetot-le-Mauconduit, en Normandie, avec sa fille Marie-Valérie qui a besoin de bains de mer...
    Elle sur surnomme elle-même « la mouette des mers » et confie à son fils Rodolphe que si elle devait s'établir dans un endroit et n'en plus bouger jamais, jusqu'à la fin de ses jours, « le séjour dans un paradis même lui paraîtrait l'enfer ». A travers ces évasions, plus que les autres, c'est surtout elle-même qu'elle fuit, ainsi que cette relation conjugale qu'elle ne parvient pas à assumer et qu'elle ressent comme un carcan de plus. Pourtant, Sissi est amoureuse de son mari et a pour lui beaucoup de respect et de tendresse mais elle doit s'enfuir, c'est plus fort qu'elle. Au fil des années, pourtant, les deux époux s'éloignent imperceptiblement pour ne plus se retrouver que rarement. François-Joseph en souffre et ne s'en cache pas. Sissi, de son côté, culpabilise de lui faire vivre cela et finit par pousser, sciemment, son époux dans les bras d'une actrice, Katharina Schratt, qui va devenir l'amie et la confidente de l'empereur. Il retrouve auprès de l'actrice l'atmosphère familiale qui lui manque tant depuis la mort de son époux en 1872. Selon Catherine Clément, dans son ouvrage Sissi : l'impératrice anarchiste, Elisabeth était en fait lesbienne et rejetait avec force les valeurs imposées de l'aristocratie. Bien qu'ayant eu plusieurs enfants, elle aurait fini par rejeter le mariage et le fuir en voyageant. On n'a aucun argument historique pour étayer cette information, mais pas non plus d'affirmation suffisamment solide pour l'infirmer...
    Au cours des années, Sissi doit en plus faire face à des deuils successifs qui finissent d'affaiblir sa nature fragile : ainsi, alors qu'elle est encore bien jeune, elle perd Sophie, sa fille âgée de deux ans. En 1867, elle doit soutenir sa soeur Hélène qui vient de perdre subitement son mari tandis que la nouvelle leur arrive de l'exécution sommaire de Maximilein à Querétaro au Mexique. Dans les années 1880, Sissi perd son cousin bien-aimé le roi Louis II de Bavière déclaré aliéné et qui s'est probablement noyé dans le lac de Starnberg. La souveraine perd ensuite ses deux parents puis son ami le comte Andrassy, artisan du Compromis austro-hongrois. Puis c'est Sophie-Charlotte, sa soeur mariée en France qui meurt, brûlée vive dans l'incendie du Bazar de la Charité alors qu'elle tentait de sauver des femmes et des enfants. Et, en janvier 1889, c'est le drame de Mayerling qui éclate. Dans le petit relais de chasse près de Vienne, les corps de Rodolphe, âgé d'une trentaine d'années et de sa maîtresse, la jeune Marie Vetsera sont retrouvés sans vie. Aujourd'hui encore, on ne sait s'ils se sont suicidés ou si la mort de l'archiduc et de sa maîtresse résulte en fait d'un double-meurtre.
    Ces morts successives vont plonger Elisabeth dans une douleur et une mélancolie indescriptibles. Elle ne portera désormais plus que du noir en signe de deuil et, n'ayant plus aucun lien avec la cour à partir de 1890 (le mariage de Marie-Valérie), elle continue de s'échapper partout en Europe. Passionnée par la Grèce antique, elle revient souvent à Corfou, qui l'avait tellement séduite en 1861. Entre 1891 et 1892, elle y fait construire un palais de style antique baptisé l'Achilleion. Elle séjournera aussi en France, à Roquebrune-Cap-Martin, au Grand Hôtel du Cap, près duquel a d'ailleurs été érigé un monument à la mémoire de l'impératrice dans le petit « square Sissi ».

     

    INTERMÈDE LXIII

    Après la mort de son fils Rodolphe, l'impératrice ne portera plus que du noir


    VIII. La mort ironique de « la mouette des mers »

    Le 16 juillet 1898, l'impératrice part pour une énième cure. Sissi a soixante-et-un ans et, avec l'âge, ses problèmes de santé ne se sont pas arrangés. Il faut dire qu'elle n'a rien fait pour améliorer son hygiène de vie : il lui arrive de ne manger que huit oranges par jour, ce qui est insuffisant. Elle souffre également de névrite, d'insomnie et d'une légère dilatation cardiaque.
    Le 30 août 1898, elle arrive par le train de Munich, après un périple en Allemagne avec une suite plutôt rédite : son aide de camp général Berzeviczy, sa dame de compagnie la comtesse Sztaray, Barker son nouveau lecteur grec, trois dames d'honneur et quelques domestiques. François-Joseph ne l'accompagne pas, il est resté à Vienne pour commémorer le cinquantième anniversaire de son accession au trône autrichien.
    Le 10 septembre, alors qu'elle doit rentrer à Vienne pour retrouver son époux, elle croise la route d'un anarchiste italien, Luigi Luccheni. En sortant de l'hôtel Beau-Rivage, situé face au lac Léman, Sissi, qui est pressée, se hâte vers le bâteau qui l'attend. Luccheni assassine l'impératrice avec une lime de 9 cm, qui transperce le cœur à la hauteur du sein gauche. Le seul but de l'homme était de se faire un nom en accomplissant un acte éclatant. Il n'avait rien de personnel contre l'impératrice...comble de l'ironie, c'était le duc d'Orléans qui avait été sa première cible mais il s'était rabattu sur l'impératrice à la suite d'un changement d'emploi du temps du duc. C'est un acte complètement gratuit qu'il s'apprête à commettre...
    Il attend donc près de l'hôtel Beau-Rivage où Sissi est descendue. A 13 heures 35, elle sort, incognito comme toujours, sous le nom de comtesse de Hohenembs. Elle tient le bras de sa dame de compagnie la comtesse Irma Sztaray. Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing. Elle trébuche, bascule en arrière. Sa chute est amortie par son épaisse chevelure. Un cocher qui passe par là aide la suivante à relever Sissi tandis que le meurtrier, qui vient en fait de la poignarder avec une lime très fine, s'échappe mais est arrêté quelques mètres plus loin par des passants.

    INTERMÈDE LXIII

    Luigi Luccheni assassine Sissi à Genève en septembre 1898

     

    L'impératrice rassure sa dame d'honneur paniquée. Sissi est rouge d'émotion mais pâlit brusquement et se plaint d'une douleur à la poitrine. Elle tente de rejoindre le bâteau qui va bientôt partir, fait quelques pas seule et, alors qu'elle fait quelques pas seule sur la passerelle, elle se tourne brusquement vers la comtesse Sztaray et lui demande son bras d'une voix angoissée. Elle perd connaissance et une infirmière présente à bord lui donne les premiers secours. Quand elle revient à elle elle tient encore une fois à rassurer son entourage en arguant que c'est la peur qui l'a fait se trouver mal. On lui donne un sucre imbibé d'alcool, après l'avoir installée avec beaucoup de précautions sur une banquette. Irma Sztaray ouvre la chemise et remarque avec horreur une toute petite goutte de sang au dessus du sein gauche. La dame d'honneur crie alors que l'impératrice a été assassinée et révèle la véritable identité de sa maîtresse. Le bâteau revient à quai et Sissi est ramenée dans ses appartements de l'hôtel Beau-Rivage. Entretemps, des médecins sont arrivés, le docteur Golay en premier. Il tente de sonder la plaie. On essaie de faire revenir l'impératrice à elle mais en vain. Un second médecin, arrivé peu après, pratique une incision au poignet : aucune goutte de sang ne perle. Elisabeth meurt à 14 heures 40, dans les bras de Fanny Mayer, l'épouse du propriétaire de l'hôtel. Son corps a cessé progressivement de battre après que la lime de Luccheni ait transpercé le péricarde.On imagine la peine de François-Joseph qui prend conscience qu'il ne verra plus celle qu'il a tant aimée. Averti par un aide de camp, François-Joseph s'effondre et, entre deux sanglots, murmurera : « Rien ne m'est épargné sur cette terre. ». Jusqu'à sa propre mort en 1916, il ne cessera de répéter combien il a aimé Sissi.Transportées par chemin de fer, les cendres de l'impératrice arrivent à Vienne le 15 septembre au matin. Elles sont d'abord déposées dans la chapelle de la Hofburg, où François-Joseph vient se recueillir. La capitale est en grand deuil, oubliant ses rancoeurs d'autrefois. Le 17 septembre, Sissi est inhumée officiellement au son du glas. Son corps repose dans la crypte de Capucins de Vienne, la nécropole des Hasbourg-Lorraine.

    Sissi est passée à la postérité comme héroïne romantique grâce aux films Sissi, die Junge Kaiserin réalisés par Ernst Marischka et dont le rôle titre est tenu par Romy Schneider. Cette dernière reprendra le rôle d'Elisabeth dans Ludwig ou le Crépuscule des Dieux, de Luchino Visconti.

     

    INTERMÈDE LXIII

    Sarcophage d'Elisabeth d'Autriche dans la crypte des Capucins de Vienne

     

    © Le texte est de moi, je vous demanderais donc de ne pas le copier, merci.


    Pour en savoir plus :


    -Sissi, la dernière impératrice, Jean des Cars. Biographie.
    -Sissi, ou les forces du destin, Hortense Dufour. Biographie.
    -L'impératrice, Nicole Avril. Biographie.
    -La Saga des Habsbourg, Jean des Cars. Essai.


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