• [POUR ATTENDRE NOËL] #3 Traditions du monde entier : La fête de la sainte-Lucie en Suède

     

    [POUR ATTENDRE NOËL] #3 Traditions du monde entier : La fête de la sainte-Lucie en Suède

      

    Le 13 décembre est jour de la sainte Lucie et donne lieu à une première réjouissance de Noël en Suède. Cette tradition est aussi observée en Italie, mais, étrangement, elle est bien plus respectée en Suède qu'en Italie, d'où la sainte est originaire.
    D'ailleurs, peut-être vous demandez-vous qui est-elle ? Sainte née vers 283 à Syracuse en Sicile, elle est célébrée par toutes les églises chrétiennes, des catholiques aux Anglicans, en passant par les orthodoxes, les luthériens et les Eglises orientales. Patronne des malvoyants, opticiens, ophtalmologues, écrivains, commerçants, entre autres, elle est aussi la protectrice des ville de Pérouse, Syracuse et Mtarfa. L'iconographie religieuse la représente souvent portant ses yeux sur un plateau qu'elle tient entre ses mains : des sources écrites mentionnent qu'on lui aurait, lors de son martyr, arraché les yeux ou bien qu'elle-même les ait arrachés pour les envoyer à son fiancé menaçant de dénoncer son appartenance à la religion chrétienne et son reniement des dieux romains. Après cela, la Sainte Vierge lui en aurait apporté de plus beaux encore. Son nom, Lucie ou Luce, dérivé du mot latin « lux » qui signifie lumière l'associe donc aux nombreuses fêtes de la lumière, notamment en Scandinavie et plus particulièrement en Suède, qui ont lieu au mois de décembre, peu avant Noël.

     

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    La nuit du 13 décembre est, selon la tradition, la plus longue de l'hiver. C'est donc une nuit propice à l'apparition d'être maléfiques et terrifiants. Alors, quoi de mieux pour les chasser que de la lumière ? Ainsi, pour illuminer cette longue nuit et se protéger des esprits malins, on désigne en Suède une jeune fille vêtue de blanc et portant un bandeau sur lequel sont allumées des bougies : elle devient ainsi la sainte Lucie, qui avait pour mission d'aller d'une ferme à l'autre, accompagnée de son cortège.
    Aujourd'hui, le déroulement de la fête n'a quasiment pas changé : on continue d'élire sainte Lucie et dans beaucoup de villes et villages de Suède, des cortèges d'enfants et adolescents, filles et garçons confondus (ceux-ci sont parfois déguisés en « Pepparkaksgubb », littéralement « bonhomme de pain d'épices »), défilent dans les rues, portant une bougie blanche entre les mains. Le 13 décembre n'est pas un jour férié mais la fête est malgré tout très observée, encore aujourd'hui. On confectionne de petites brioches parfumées au safran, les « Lussekatter », que l'on mange à l'école pour le goûter, ou bien au petit-déjeuner. Dans les familles, c'est la fille aînée qui revêt le costume de sainte Lucie puis, accompagnée de ses frères et sœurs plus jeunes, elle apporte le petit-déjeuner à ses parents. La fête de sainte Lucie donne lieu à des réjouissances ou de grands repas, comme dans les universités où les étudiants se rassemblent avant de retourner dans leurs familles pour les fêtes.

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    Sainte Lucie de Syracuse, sainte chrétienne du IVème siècle. 


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  • [CONSEILS LECTURE] Les livres lus en 2019 que je vous recommande

     

    [CONSEILS LECTURE] Les livres lus en 2019 que je vous recommande

     

     

    Couverture La vérité à propos d'Alice

     

     

     

    La Vérité à propos d'Alice, Katherine Webb, 2016, 667 p. 

     

     

     

     

     

    Lu entre la fin 2018 et les premiers jours de janvier, La Vérité à propos d'Alice a été une bonne surprise. Le livre dormait dans ma PAL depuis un bon moment, je ne me décidais pas à l'en sortir et j'ai bien eu tort. Quelle histoire ! J'avais déjà apprécié ma lecture de L'Héritage et de Pressentiments, mais La Vérité à propos d'Alice est certainement le meilleur de Katherine Webb... Le contexte historique m'a beaucoup plu, par exemple : on parle beaucoup de l'époque victorienne, mais nettement moins de l'époque géorgienne, qui la précède, hormis peut-être chez Jane Austen. Et justement, les paysages m'ont parfois évoqué ceux des grandes sagas « austenniennes », bien que les intrigues soient éloignées de mille lieues. Dans ce roman, il y'a des secrets, des non-dits, de l'amour et beaucoup d'émotion. Pour moi, c'est un roman excellent, qui m'a parfois mise un peu mal à l'aise (l'ambiance est lourde par moments) mais qui, dans l'ensemble, a su convaincre la lectrice avertie de romans à secrets que je suis. 

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     Le Ciel de Darjeeling, Nicole Vosseler, 2018, 427 p.

     

     

     

     

     

    Qu'est-ce qui m'a plu dans ce roman ? Beaucoup de choses. Ce fut le premier coup de cœur de l'année et surtout, le premier depuis un bon moment. Je ne sais pas pourquoi je l'ai eu pour ce roman en particulier et pas pour un autre, mais ce qui m'a le plus plu dans le roman de Nicole Vosseler, c'est qu'il m'a vraiment fait voyager et il m'a dépaysée. J'affectionne les romans qui se passent en Inde, toutes époques confondues. Et ce roman ne m'a pas déçue, au contraire, d'autant plus que l'auteure ne se contente pas d'écrire une bête romance. Certes, il y'en a, je ne vais pas vous mentir, comme souvent dans ce genre de livres...mais Nicole Vosseler n'oublie pas de nous parler d'Histoire aussi et son roman nous montre bien toute la complexité de l'Inde coloniale, écartelée entre traditions ancestrales et coutumes britanniques souvent mal acceptées. Au milieu de cela, deux jeunes gens aux passés respectifs peu évidents se rencontrent et s'apprivoisent...la romance qui naît entre Ian et Helena n'est pas fleur bleue, elle n'est pas dégoulinante de bons sentiments. Ce roman m'a transportée. 

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    Le Chagrin des Vivants, Anna Hope, 2017, 432 p.

     

     

     

     

     

    Avec ce roman lu en début d'année, je découvrais Anna Hope, après tout le monde, comme c'est souvent le cas me concernant, d'ailleurs. Je me suis aperçue que je faisais partie de ces lecteurs qui se méfient du phénomène. Souvent, là où tout le monde a été conquis, je ne le suis pas...En général, j'aime laisser passer l’effervescence et tant pis si je me lance trois ou quatre ans après tout le monde. Avec Anna Hope et ce roman qui traite de l'après-guerre de Quatorze ans et notamment le rapatriement en Angleterre du Soldat Inconnu, en 1920, je me suis pris une claque monumentale. Quel roman : je l'ai lu d'une traite, en retenant mon souffle. Je n'ai pas vu les quatre-cent-trente pages passer, je les ai lues en vingt-quatre heures à peine. Je n'ai pas eu de véritable coup de cœur pour ce roman mais il fait assurément partie de ces livres lus en 2019 que j'ai envie de vous conseiller, si vous ne l'avez pas encore lu. C'est fort et intense et Anna Hope décrit merveilleusement bien le désarroi et la solitude de ceux qui restent, ce fameux chagrin des vivants qui donne son titre français au roman. Et c'est vrai, quand on y pense, on songe souvent, en cas de conflit, à ceux qui y laissent leur vie...mais ceux qui restent ou qui reviennent...de quoi est fait leur quotidien avec l'absence lancinante d'un être aimé, mort dans de telles circonstances ? Ce roman est poignant et, pour moi, c'est une petite bombe littéraire, ce genre de livres qui secoue et ne laisse pas indifférent. 

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    Couverture La lanterne des morts  

     

     

    La Lanterne des Morts, Frédéric H. Fajardie, 2007, 472 p.

     

     

     

     

     

    Et voici le deuxième coup de cœur de l'année, pour un roman historique atypique mais particulièrement bien mené, qui m'a séduite de bout en bout. Je lis peu de romans sur la Révolution française, parce que c'est une époque extrêmement complexe et qui est souvent traitée de manière manichéenne et très uniforme. Aujourd'hui encore, nous sommes influencés par cette époque-là, cette décennie qui a changé entièrement la physionomie de la France, monarchie millénaire et qui devient soudain une République. Aujourd'hui, on parle à tort et à travers de la Révolution, on la convoque pour tout et rien et souvent, on n'y comprend rien. J'avais été stupéfaite, en étudiant cette époque à la fac, du discours de mon professeur, tellement différent de celui auquel j'avais eu affaire jusqu'ici et fortement instrumentalisé... La Révolution est une période de notre Histoire avec laquelle je ne me sens pas très à l'aise, peut-être parce qu'on l'encense trop en oubliant ses parts d'ombres...Ici, Fredéric Fajardie nous plonge en plein cœur des guerres de Vendée, dans le sillage d'un personnage principal charismatique, Valençay d'Adana. Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est que l'auteur brouille les cartes...l'humanité et le cœur ne sont pas forcément du côté de ceux que l'on pense, il n'y a aucun manichéisme dans ses personnages et ceux-ci sont très bien travaillés. Ce roman se lit avec autant de facilité qu'un bon film se regarde. J'ai beaucoup aimé cette lecture et le recommande sans hésiter à tous les amoureux de romans historiques. 

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    Couverture La confidente des morts  

     

     

    Adelia Aguilar, tome 1, La Confidente des Morts, Ariana Franklin, 2015, 519 p.

     

     

     

     

     

    Peut-être le titre ne vous dit rien, mais il ne faut pas s'arrêter à cela, je vous assure. En ce qui me concerne, c'est d'abord la jolie couverture qui m'a attirée (et toute la saga d'Ariana Franklin est aussi bien illustrée chez 10/18 !) puis j'ai lu le résumé et là, j'ai été carrément emballée. Une enquête policière, de la médecine légale en plein Moyen Âge, c'est original et je me suis laissée tenter...pour mon plus grand plaisir parce que j'ai beaucoup aimé ce premier tome qui m'a rappelé, par exemple, la saga Les Mystères de Druon de Brévaux, d'Andrea H. Japp. J'adore le Moyen Âge depuis longtemps, c'est une époque fascinante et j'ai aimé l'angle d'attaque d'Ariana Franklin, dans cette saga...On découvre un personnage atypique, Adelia, qui est une femme médecin, ce qui constitue alors, en plein XIIème siècle, un énorme paradoxe dans bien des pays d'Europe, où la médecine est une discipline interdite aux femmes...et pourtant, l'université de Salerne, en Sicile, enseigne aussi cette science aux femmes et forme d'excellents praticiens, à l'image de cette Adelia, pas forcément attachante au premier abord mais assez fascinante. Ce premier tome m'a franchement convaincue et m'a donné envie de me lancer, évidemment, dans la suite de la saga, ce que je ne manquerai pas de faire en 2020. 

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    L'Île aux Mille Sources, Sarah Lark, 2019, 464 p.

     

     

     

     

     

    Si je vous dis que c'est peut-être le livre que j'attendais le plus cette année, vous me croyez ? Ca fait plusieurs années maintenant que je suis Sarah Lark, d'abord via sa trilogie Le Pays du Nuage Blanc puis, plus récemment, avec Les Rives de la Terre Lointaine. L'Île aux Mille Sources amorce une nouvelle saga dont la reine du roman d'évasion a le secret et, après l'Océanie du XIXème siècle, elle nous emmène dans les Caraïbes du XVIIIème siècle, ce qui a achevé de me convaincre que ce roman était fait pour moi. Et effectivement, quel bon moment j'ai passé en compagnie de Nora ! Ce roman était dépaysant et rafraîchissant, je l'ai beaucoup aimé. Encore une fois, romance et Histoire se mêle habilement et Sarah Lark aborde un pan peu glorieux de l'Histoire du monde, l'esclavage... Elle s'y prend plutôt bien et j'ai trouvé ce roman tout à fait pertinent et vraisemblable. Une très bonne lecture. 

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    Le Sans Dieu ; Virginie Caillé-Bastide  

     

     

    Le Sans Dieu, Virginie Caillé-Bastide, 2017, 336 p.

     

     

     

     

     

    Dans ce roman d'aventures et de piraterie, je suis repartie au cœur d'une époque que j'affectionne tout particulièrement, le XVIIIème siècle. J'ai dévoré ce roman, je l'ai beaucoup aimé et passée la première surprise occasionnée par la langue utilisée par l'auteure, j'ai été totalement emportée...Quelle histoire, franchement ! Ce roman est un superbe roman historique, enlevé, plein de fougue et plein de verve et qui, en plus, fait réfléchir sur l'humain. Ces marins solitaires, en dehors de toutes lois, de toute société et qui en recréent une bien à eux sur les mers, faisant parfois régner la terreur, qui sont-ils au fond, sinon des hommes qui parfois ont souffert et n'ont pas eu le choix ? Je recommande chaleureusement ce roman parce que c'est une lecture forte et qui ne laisse assurément pas indifférent. 

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    La Vallée des Poupées ; Jacqueline Susann 

     

     

    La Vallée des Poupées, Jacqueline Susann, 2016, 480 pages

     

     

     

     

     

    Au mois de juillet, la couverture estivale et légèrement rétro de ce roman m'a attirée, je me suis dit que c'était parfait pour la saison, tout ça...Mais attention...La Vallée des Poupées est un roman bien plus sombre et torturé que sa couverture ou même son titre peuvent le laisser supposer. Ces fameuses poupées, ce ne sont pas les jeunes femmes comme on pourrait le penser, mais les pilules et autres cachets avec lesquels elles s'étourdissent. Des années 1940 aux années 1960, c'est le destin de trois jeunes femmes, Anne, Nelly et Jennifer que nous raconte Jacqueline Susann. Elles sont de purs produits de cette jeunesse d'après-guerre, vivant dans un contexte économique florissant, jeunes, ne demandant qu'à brûler la vie par les deux bouts, ce qu'elles vont faire et bien faire. J'ai lu ce roman avec une certaine fascination parce que la vie des trois héroïnes est extraordinaire mais, en même temps, on n'en voudrait pour rien au monde ! Jacqueline Susann croque un portrait brut, cru et sans concession de sa propre génération. On découvre que ces années-là sous un autre jour, bien moins prude et réservé...le roman de Susann fut malgré tout censuré et on a l'impression, même encore aujourd'hui, de se plonger en quelque sorte dans l'interdit... J'ai aussi eu le sentiment de lire un classique du XXème siècle américain, un peu comme Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, par exemple. Un de ces romans qui est à lire au moins une fois. 

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    Ce que le Jour doit à la Nuit, Yasmina Khadra, 2014, 441 p.

     

     

     

     

     

    La guerre d'Algérie est une époque que je connais mal et peu. C'est surtout une période sensible de notre Histoire, qui met fin dans le sang et les larmes à une politique de colonisation qui met mal à l'aise aujourd'hui et peut provoquer un sentiment de honte. Est-ce pour autant qu'il faut détourner le regard et faire comme si cela n'avait jamais existé ? La guerre d'Algérie est une tâche douloureuse, pour les Français comme pour les Algériens, qui ont cohabité durant des décennies, tant bien que mal, avant de se déchirer. Dans son roman, Yasmina Khadra raconte le destin du jeune Younès, né algérien, fils de paysans pauvres obligés de quitter leurs terres et de s'installer en ville. Mais élevé par son oncle, pharmacien à Oran, le jeune homme l'est comme un jeune Français et côtoie la forte communauté française de la ville. Quand éclate la guerre dans les années 1950, il se trouve écartelé entre sa fidélité viscérale à sa terre natale et son éducation presque coloniale. Ce roman est une fiction mais raconte un drame qui a dû être celui de centaines de gens. Yasmina Khadra ne diabolise pas, il n'encense pas non plus. Il raconte seulement une période peu évidente et franchement pas belle, comme toutes les guerres. Mais surtout, c'est d'une plume magnifique qu'il le fait et qui m'a entièrement chamboulée. Ce roman n'est pas un simple coup de cœur, c'est plus que ça. Il m'a extrêmement émue, il m'a profondément touchée et m'a fait verser des torrents de larmes, ce qui est rare pour moi, en général. Ce roman est magnifique, oui, n'ayons pas peur de le dire, aussi beau que son titre. J'en suis ressortie complètement bouleversée par cette intrigue qui, au départ, peut apparaître bien simple voire manichéenne mais qui n'est finalement, ni plus ni moins, que le récit d'un drame commun de deux nations qui n'ont plus jamais réussi à s'entendre par la suite. Un roman devenu culte, pour moi. 

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    Gabriële ; Anne et Claire Berest  

     

     

    Gabriële, Anne et Claire Berest, 2018, 480 p.

     

     

     

     

     

    Ce roman, c'est une aïeule inconnue racontée par ses arrière-petite-filles, parties sur ses traces une fois devenues adultes, alors qu'on leur a caché pendant leur enfance l'existence de cette femme, Gabriële Buffet, la mère de leur propre grand-père Vincenzo Picabia. Picabia ? Vous connaissez peut-être ce nom ou alors, il vous évoque vaguement quelque chose, comme à moi quand j'ai démarré cette lecture, dans l'été. Ce nom aux sonorités espagnoles, c'est celui du peintre surréaliste Francis Picabia, ami d’Apollinaire ou encore de Marcel Duchamp. Et son épouse s'appelait Gabriële Buffet. Anticonformiste, féministe, artiste dans l'âme, femme libre, Gabriële est un personnage étrange, une femme hors norme en ce début de XXème siècle. J'ai aimé la découvrir sous la plume d'Anne et Claire Berest, deux sœurs unies par une même motivation : partir à la recherche de leurs racines. Gabriêle est un roman assez particulier, qui n'est ni vraiment une biographie ni complètement un roman...s'il est inclassable, j'ai malgré tout passé un excellent moment et j'ai découvert avec intérêt et plaisir la plume de la romancière Claire Berest, que je ne connaissais pas et qui partage ici la plume avec sa sœur, Anne, moins connue. C'est aussi une expérience qui les a réunies qu'elles nous font partager et elles nous emmènent sur les traces de cette Gabriële Buffet, née à la fin du XIXème siècle et morte il n'y a pas si longtemps, en 1985, une femme qui a inspiré les artistes de cette époque d'émulation que furent les années 1910-1920... Une belle lecture à recommander à ceux qui s'intéressent à l'art, sans hésiter. Et autres aussi, bien sûr. 

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    Couverture L'Amie prodigieuse, tome 1 

     

     

     L'Amie Prodigieuse, Elena Ferrante, 2016, 430 p.

     

     

     

     

     

    Comme dit plus haut, je fais partie de ces lecteurs qui fuient le phénomène. En ce qui concerne L'Amie Prodigieuse, je n'ai pas changé mes habitudes et j'ai laissé passer un peu de temps avant de le lire à mon tour. Je l'ai vue des mois durant sur Instagram et sur les blogs, cette saga. J'ai ajouté le premier tome à ma PAL un peu par hasard, sans véritable désir de le lire, mais malgré tout curieuse, au vu de l'engouement soulevé par cette saga et le mystère qui entoure l’identité de son auteure. Je crois que ce qui m'a finalement totalement convaincue, c'est l'attirance que j'ai pour l'Italie et l'envie de lire autre chose que des romans se passant à la Renaissance ou à l'époque des Borgia. Là, c'est une histoire bien plus contemporaine que nous raconte Elena Ferrante, puisque les quatre tomes de sa saga s'échelonnent entre les années 1950 et les années 2000. J'ai lu ce roman rapidement, en quelques jours, avec facilité et plaisir parce que j'ai trouvé cette histoire touchante, mignonne et grave à la fois. L'enfance de Lila et Lenù, dans la Naples des années 1950, ni pauvre ni riche, est ancrée dans une époque, un pays et des traditions, mais c'est aussi l'enfance commune à tous, leurs préoccupations étant, somme toute, les mêmes que les nôtres. J'ai lu ce premier tome avec le sentiment d'être partie prenante de cette histoire. J'ai découvert une plume et un univers qui m'ont plu, m'ont vraiment séduite. 

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    Couverture Le ciel de la chapelle Sixtine 

     

     

    Le Ciel de la Chapelle Sixtine, Leon Morell, 2015, 609 p.

     

     

     

     

     

    Le Ciel de la Chapelle Sixtine est un roman qui saura séduire tous ceux qui aiment l'art et s'extasient devant les œuvres des grands maîtres. Dans ce roman très documenté de l'Allemand Leon Morell, on part à la découverte de l'une des œuvres majeures du grand Michel-Ange, le plafond de la chapelle Sixtine que le pape Jules II lui commande au début du XVIème siècle. Le héros n'est pas Michel-Ange à proprement parler mais un jeune apprenti, Aurelio, qui découvre, aussi fasciné que nous, l'étendue du talent de son maître. 
    J'ai trouvé ce roman absolument passionnant parce qu'il fait la part belle à la conception de cette oeuvre majeure et ambitieuse et nous permet de quasiment toucher du doigt la méthode de Michel-Ange, sculpteur de formation et qui devient fresquiste à la demande du souverain pontife. L'immense Jugement Dernier prend forme sous nos yeux fascinés et ce n'est qu'avec beaucoup de regret que l'on quitte un roman comme celui-ci qui, au-delà de cette oeuvre monumentale et qui fait partie de notre patrimoine à tous, ne néglige pas le contexte historique très riche de cette époque-là. 

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    Le Viking qui voulait épouser la Fille de Soie ; Katarina Mazetti 

     

     

    Le Viking qui voulait épouser la Fille de Soie, Katarina Mazetti, 2015, 304 p.

     

     

     

     

    Impossible de ne pas inclure ce livre dans ma liste de recommandations de l'année ! Le Viking qui voulait épouser la Fille de Soie est un roman absolument hors normes et inclassable, bien qu'il soit présenté comme un roman historique. Effectivement, il l'est, puisque l'auteure nous propose une intrigue qui se déroule sur une petite île perdue de Scandinavie, au Xème siècle. Nous sommes au Moyen Âge, à une époque où la société viking commence à se structurer doucement...les incursions à bord des fameux drakkars sont moins fréquentes et surtout, les Vikings se sont installés en Europe de l'Est, où ils ont fondé des comptoirs prospères, comme la future Novgorod. Entre la saga nordique et le conte oriental, ce roman m'a littéralement ravie. Pourquoi ? Comment ? Je n'en sais rien, je me suis contentée de me laisser porter mais ce fut une très bonne lecture que je ne peux pas ne pas recommander. 

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    [CONSEILS LECTURE] Les livres lus en 2019 que je vous recommande

     

     

     

     

     

    Marie-Antoinette l'Insoumise, Simone Bertière, 2003, 927 p.

     

     

     

     

     

    Vous connaissez mon intérêt, je devrais même dire ma passion pour la reine Marie-Antoinette, passion de laquelle découle mon amour absolu et inconditionnel pour le XVIIIème siècle. Il était donc obligatoire pour moi de lire cette biographie de référence écrite il y'a près de vingt ans par Simone Bertière, historienne qui a consacré une immense anthologie aux reines de France, d'Anne de Bretagne à Marie-Antoinette. Dans ce gros volume de près de mille pages, l'auteure, sans dénigrer mais sans encenser non plus, nous livre un portrait très humain d'une femme qui a été reine mais reste avant tout une femme, avec des qualités, des défauts, des failles et des limites. Cette biographie illustre bien les dangers de l’idolâtrie comme de la détestation qui, l'un comme l'autre, sont incompatibles avec le travail de l'historien. On sent bien sûr dans ce livre tout l'intérêt de Simone Bertière pour son objet d'étude et il est clair que Marie-Antoinette, à bien des égards, est un personnage fascinant. Mais l'auteure ne cherche pas à l'excuser ni à l'accuser de maux dont elle n'est pas coupable. C'est un portrait très juste qui nous est présenté de cette reine dont le destin tragique a forgé la légende. J'ai pris grand plaisir à lire cette biographie, même si elle n'est pas la première que je lis sur cette reine. Finalement, chaque auteur a son approche personnelle et celle de Simone Bertière est convaincante. Une lecture incontournable si vous aimez Marie-Antoinette et son époque. 

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    Couverture Le sceptre et le sang 

     

     

     

    Le Sceptre et le Sang : Rois et Reines dans la tourmente des deux guerres mondiales. Jean des Cars, 2014, 475 p.

     

     

     

     

    Il est difficile de concilier le travail rigoureux de l'historien et la chaleur du romancier mais je trouve que Jean des Cars concilie les deux avec brio. Le Sceptre et le Sang est encore une fois un coup de maître, qui nous fait découvrir les deux conflits mondiaux à travers un prisme inédit : celui des royautés européennes du début du XXème siècle, royautés qui vont basculer et vaciller et pour certaines, ne jamais se relever. Ce livre est ardu et technique mais passionnant pour tout ceux qui se passionnent pour l'Histoire. Volume particulièrement dense et riche qui ne laisse rien au hasard, servi par une bibliographie fiable et sérieuse, ce livre a au moins le mérite de ressusciter des Etats et des personnages entièrement oubliés, pour certains. C'est aussi retrouver la grandeur de la Russie des tsars, qui vit ses derniers moments, assister à la création de nouveaux états sur les cendres de monarchie pluriséculaires, comme l'Empire austro-hongrois. J'ai trouvé que c'était une bonne idée de parler des deux guerres mondiales de cette manière, en soulignant également l'implication forte et personnelle de certains monarques, comme les Windsor pendant la Seconde Guerre Mondiale, qui s'associent spontanément à la douleur du peuple britannique. A ne peut-être pas mettre entre toutes les mains : si vous n'êtes pas spécialement intéressé par l'Histoire, vous allez sûrement trouver ça barbant. Pour les autres, n'ayez pas peur si vous devez garder non loin de vous une généalogie européenne de l'époque, pour bien comprendre les liens familiaux entre les différents monarques : c'est nécessaire. Mais une fois tout bien assimilé, ce livre offre une lecture captivante et fluide. 

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  • [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

     

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

     

     

    Pour ce dernier dimanche avant Noël, je vous propose un article gourmand, avec un tour d'Europe des desserts d'Europe et, en prime, une recette de pain d'épices, parce que c'est trop bon et de saison... 

    ALLEMAGNE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    Le Christstollen : c'est le gâteau traditionnel allemand, dont l'origine est très ancienne. Le stollen est un gâteau traditionnellement consommé durant la période de l'Avent en Allemagne. Il s'agit en fait d'un pain garni de fruits secs et confits et farci d'une pâte d'amande.
    La première mention du stollen daterait de 1330, ce qui remonte à relativement loin, et pourtant ! La tradition du stollen remonterait à encore plus loin au Moyen Âge, ce qui en fait un gâteau très ancien. En effet, il servait déjà de symbole lors des fêtes païennes. A la suite de la christianisation de l'Europe il est devenu un symbole chrétien et a été parfois rebaptisé Christstollen, sa forme rappelant, pour certains, l'enfant Jésus nouveau-né dans ses langes. Les villes allemandes revendiquant la paternité du stollen sont nombreuses et ont même une version à leur nom, par exemple, le Dresdner Stollen ou encore, le Kölner Stollen.
    La recette originale ne comporte que de la farine, de l'eau, de la levure et de l'huile. Aujourd'hui, elle a évolué mais ceci s'est fait progressivement, au fil du temps. Ainsi, la découverte de nouveaux territoires, le commerce et les approvisionneents souvent incertains ont fait se greffer à la recette originale des épices et des fruits divers. La variété des ingrédients du stollen a souvent été liée, également, à la richesse de la famille qui le préparait.
    Comme aujourd'hui on peut trouver toute l'année un large panel de fruits confits, en qualité constante, on peut donc acheter des stollen farcis de citrons et oranges confits, de raisins secs macérés dans du rhum, des amandes effilées et entières, de la muscade, de la cannelle, de la vanille...En ce qui concerne la pâte d'amande, on la choisit de préférence très riche en fruit. Une partie de la pâte sert à faire le pas à proprement parler tandis que l'autre sert à le farcir.
    Bien que fabriqué, parfois, dès le mois de septembre, les puristes ne consommeront le stollen qu'à partir du mois de décembre uniquement. Le stollen peut se servir froid ou alors, tiédi au toaster, mais toujours coupé en très fines tranches.

    FRANCE

    [POUR ATTENDRE NOËL] #Gourmandises d'Europe : les desserts de Noël traditionnels

    La bûche de Noël : en France, mais aussi dans les pays francophones en général comme le Québec, le Liban, la Belgique, le Vietnam, on consomme à Noël la traditionnelle bûche de Noël. Cette tradition culinaire reproduit en fait un autre rite lié à la célébration du solstice d'hiver. C'est donc un héritage païen, attesté au Moyen Âge et qui s'est ensuite répandu dans toute l'Europe. Au Moyen Âge, également, on faisait brûler dans la cheminée une bûche, généralement très grosse, qui allait donc se consumer lentement. Avant d'être brûlée, cette bûche était bénie avec une brance de buis ou de laurier, conservée depuis la fête des Rameaux au début de l'année. L'idéal, c'était que cette bûche puisse brûler les douze jours du cycle, c'est-à-dire, jusqu'au Nouvel An (même si, au Moyen Âge, on ne fête pas le Premier de l'An le 1er janvier mais le jour de Pâques). Pour garantir une bonne récolte, on faisait parfois brûler une bûche issue d'un arbre fruitier et pour s'assurer de bonnes vendanges, on pouvait arroser la bûche, pendant sa combustion, avec du vin ou alorsn avec du sel, pour se prémunir des sorcières. On peut penser que le gâteau découle de ce rite-là également.
    En patois, dans certaines régions on disait en l'allumant «Cachafio, Bouto Fio», ce qui signifie « Cache le feu (ancien), allume le feu (nouveau); Dieu nous comble d'allégresse ». Le membre le plus ancien de la famille arrosait alors le bois soit de lait, soit de miel, en souvenir des délices de l'Eden, soit de vin, en souvenir de la vigne cultivée par Noé lors de la Rénovation du Monde.À Marseille, en portant la bûche de Noël, on ne cessait de crier en patois : « Noël vient, tout bien vient ». Ensuite, le plus âgé de la famille s'approchait de la bûche pour la bénir, y verser le vin en invoquant la Sainte-Trinité...et enfin, il y mettait le feu. En Bourgogne, avant d'allumer le feu, le père de famille ordonnait à l'un de ses enfants d'aller dans un coin de la chambre prier Dieu que la souche « donne des bonbons ». Pendant que l'enfant priait, les parents disposaient au bas de chaque bout de la bûche des petits paquets de sucreries et de confiseries que les enfants découvraient, émerveillés, pensant réellement que la souche avait donné ces sucreries. Le vigneron ou le paysan qui n'avaient pas de quoi offrir des bonbons à leurs enfants disposaient marrons, noix ou pruneaux sous la bûche.
    La disparition des grands âtres met fin à la coutume des grosses bûches qui y étaient brûlées pendant douze jours. La date de naissance du dessert qui les a remplacées reste par contre inconnue mais on suppose qu'elle est plutôt récente puisque certains évoquent la création de ce desser par un pâtissier en 1945 mais le gâteau roulé est tout de même traditionnel, du moins dans certaines région comme le Poitou-Charentes, depuis le XIXème siècle.
    La tradition veut qu'une véritable bûche de Noël soit réalisée avec de la crème au beurre mais depuis quelques années, la bûche glacée a fait sa grande apparition et séduit de plus en plus de gourmands. Pour ce qui est des parfums principaux, on retrouve la vanille, le praliné, la liqueur de Grand Marnier, le café, le chocolat et la fraise. La bûche, glacée ou non, doit petre décorée de divers attributs rappelant le folklore de Noël comme des petits Père Noël, des scies, des haches, des lutins, des champignons, en sucre ou en plastique.
    Selon les régions, on consomme aussi des desserts typiques, comme le kouglof alsacien, que la reine Marie-Antoinette aurait mis à la mode en devenant l'épouse du dauphin Louis-Auguste en 1770. En effet, c'était un gâteau très célèbre en Autriche mais dans d'autres pays de l'Est également. Et on ne peut pas ne pas parler de la tradition provençale des treize desserts (calenos). On retrouve également cette tradition des treize desserts au Portugal. En Provence, ils sont servis à la fin d'un gros repas servi lors de la vigile de la fête de Noël. Sont ainsi servis du nougat, de la fougasse, des dattes, des pâtes de fruits, des fruits confits...

    ANGLETERRE

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    Le Christmas Pudding : le gâteau emblématique anglais est le Christmas Pudding. Il est consommé le jour de Noël en Angleterre mais aussi en Irlande. Cela dit, il est originaire d'Angleterre et est parfois « nommé plum pudding », terme plus général qui peut désigner toutes sortes de puddings bouillis et contenant des fruits secs.
    Le pudding a pris sa forme finale dans l'Angleterre victorienne mais il existait depuis la fin du Moyen Âge, les années 1420 pour être précis. Le pudding ne fut d'abord pas une confiserie ou un dessert mais un moyen de préserver la viande à la fin de la saison. A cause des pénuries de fourrage, le bétail en surplus était abattu à la fin de l'été ou en début d'automne et la viande était alors stockée dans de grands plats à gâteaux remplis de fruits séchés qui agissaient alors comme des conservateurs pour la viande. On obtenait alors de grandes tartes de viande hachée et ces dernières pouvaient être utilisées pour nourrir un bon nombre de personnes, particulièrement à la période des fêtes. Cependant, l'ancêtre du pudding moderne était le Plum pottage, un brouet composé d'un mélange de viandes et de légumes, qui datait de l'époque romaine ! Ce brouet était préparé dans un grand chaudron et les ingrédients étaient mis à cuire longuement, avec des fruits séchés, du sucre et des épices.
    Les plus anciennes références au standing pottage remontent à 1420 et désignaient alors un plat à base de veau, de mouton, de poulet confit, épaissi avec du pain et rougi avec du bois de santal et des groseilles. Sous le règne d'Elizabeth Ière, des pruneaux furent ajoutés au plat originel. La recette devint si populaire que ce mets fut désormais connu sous le nom de « Plum pottage », « plum » signifiant « pruneaux » en anglais.
    Au XVIIIème siècle, les techniques de conservation des viandes ayant évolué, les ingrédients salés de la tarte de viande hachée et du Plum Pudding ont diminué tandis que le contenu plus doux et sucré a, lui, augmenté. On s'approche doucement du Pudding sucré qui se fixera sous l'ère victorienne, au XIXème siècle. Si la tarte de viande hachée a gardé son nom, le brouet originel, lui, se voit de plus en plus appelé « plum pudding ». Ce plat a toujours été servi lors de célébration mais, à l'origine, c'était lors de la Fête de la Moisson (Harvest Festival) et non pour les fêtes de Noël. Ce n'est qu'à partir des années 1830 que cette boule de farine, de graisse de rognon, de sucre et d'épices, rehaussée de houx, prit son apparence définitive et fut de plus en plus associée à Noël, qui retrouvait alors toute son importance en Angleterre, après un grand désamour de la population envers cette fête trop catholique, trop papiste. C'est Elisa Acton qui fut la première à le désigner comme Christmas Pudding dans son livre de cuisine.
    En ce qui concerne la recette actuelle, de nombreuses familles ont la leur propre et celles qui procurent le plus de fierté sont bien sûr celles qui ont été transmises de génération en génération. Ces recettes utilisent des ingrédients qui étaient traditionnellement chers et luxueux comme les aromates doux, qui sont particulièrement importants pour développer l'arôme si particulier du Christmas Pudding. Ce dernier est un pudding lourd, cuit à la vapeur avec des fruits secs, des noix et généralement conçu avec de la graisse de rognon ( ! ). Il a souvent une apparence sombre voire complètement noire, conséquence de l'utilisation, dans l'élaboration du gâteau, du sucre brun et de mélasse noire. Le mélange peut être humidifié avec du jus d'agrumes, du Cognac ou d'autres alcools (certaines recettes utilisent de la bière, par exemple).
    Traditionnellement, le pudding était bouillis dans un tissus et étaient bien souvent ronds mais, depuis le début du XXème siècle, ils sont le plus souvent préparés dans des jattes. Généralement, on commence à préparer le Christmas Pudding durant le Stir-up Sunday, le dimanche du mélange, cinq semaines avant Noël. Il demande plusieurs heures de cuisson à la vapeur, mais cette durée peut être raccourcie si l'on utilise une cocotte-minute et sans altérer la qualité du dessert. Ensuite, au moment des fêtes et juste avant le service, le gâteau est réchauffé à la vapeur et servi avec du cognac flambé. Il est traditionnellement décoré de feuilles de houx.
    Le pudding est entouré de traditions...il doit être préparé cinq semaines avant la célébration de Noël, chaque membre de la famille doit le remuer ou tout au moins, chaque enfant, et faire un voeu par la même occasion, et, parfois, on incluait au pudding des petites pièces de monnaie qui étaient ensuite conservées par celui qui les trouvaient dans sa part de gâteau. La pièce de monnaie trouvée dans le Christmas Pudding était sensée apporter la richesse dans l'année à venir. Mais cette pratique a ensuite disparu car, lorsque les pièces d'argent véritables se sont faites plus rares, on craignait que les pièces faites en alliage ne viennent gâter le dessert. D'autres petits symboles de bonne fortune pouvaient être inclus au gâteau comme un petit os de poulet en forme de V (le bréchet, qui porte bonheur), un dé à coudre en argent ou une ancre, pour symboliser le retour au port en toute sécurité.
    Il est très facile de conserver le pudding et, dans certaines familles, on conserve ce gâteau de Noël pour le manger à un autre moment de l'année, à Pâques, par exemple.

    ITALIE

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    Le panettone : il s'agit d'une brioche fourrée de raisins secs, fruits confits et zestes d'agrumes. C'est le gâteau traditionnel des habitants de la Lombardie, mais aussi du Milanais et du Piémont. Sa dégustation fait partie des traditions de Noël en Italie. Ce gâteau est en forme de dôme et mesure entre 12 et 15 cm de hauteur. Il est servi en tranches verticales et accompagné de vins doux comme l'asti spumante ou le moscato ou encore, des vins plus corsés comme le Recioto della Valpolicella ou Gattinara. Le vin peut être aussi remplacé par des boissons chaudes.
    Le panettone se mange de différentes façons : on peut en effet couper les tranches fines ou épaisses et elles sont soit servies au petit-déjeuner ou en dessert, à la fin du repas, donc. Le panettone est aussi consommé aux Etats-Unis où, là, il est servi grillé, pour le petit-déjeuner, nappé de sauces, recouvert de crème ou fourré.
    L'origine de ce gâteau reste un grand mystère et il fait d'ailleurs l'objet de nombreuses légendes. Ainsi, certains pensent que le panettone a été inventé dans le Milanias aux alentours du XVème siècle. Mais, dès le XIIIème siècle, on connaît à Vérone, en Vénétie, un gâteau analogue, appelée le nadalin. Il sera ramené par des pâtissiers vénitiens à la cour royale des Habsbourg, à Vienne. Il semble que ce soit ce gâteau médiéval qui soit à l'origine du panettone mais le mystère demeure.
    Selon une autre légende, le panettone aurait été servi à la cour du duc de Milan, Ludovico Sforza dit le More (1452-1508), au moment des fêtes de Noël. Le chef cuisinier se trouvait alors à court de dessert et il eut l'idée de servir la brioche préparée par un simple marmiton, du nom de Toni. Le gâteau ayant plu à la cour du duc de Milan, le chef cuisinier ne s'appropria pas pour autant le succès de la recette et en rendit tout le mérite au jeune marmiton. La brioche fut nommée : le Pan del Ton ou le pain de Toni.
    Au début du XXème siècle, la préparation des panettone s'industrialise et les plus grand fabricants sont Angelo Motta, Ruggiero Bauli, Gioacchino Alemagna et Le tre Marie. D'ailleurs, le nom de Motta est synonyme de panettone, en Italie ! Aujourd'hui, c'est un produit d'exportation pour l'industrie alimentaire italienne qui a rapporté environ 560 000 millions d'euros en 2002, ce qui est tout de même exceptionnel.
    La technique de fabrication traditionnelle a été modifiée il y'a peu, afin de se conformer aux directives de l'Autorité européenne de sécurité des aliments. En effet, l'élaboration traditionnelle de cette brioche demandait deux périodes de levage ainsi qu'une période de cuisson courte afin que le gâteau garde toute sa mollesse. Il fallait également faire fermenter les raisins.
    En raison de la forte diaspora italienne en Amérique, la consommation du panettone s'est diffusée dans de nombreux pays, notamment les Etats-Unis mais aussi le Pérou, par exemple, où l'on ne peut concevoir une table de Noël sans panetón.

    SUÈDE

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    Le porridge de Noël et autres douceurs : en Suède, à Noël, la coutume veut que l'on déguste un porridge. Il s'agit en fait d'un riz au lait saupoudré de cannelle et servi avec du lait glacé. On peut aussi y glisser une amande. Celui qui trouve l'amande doit faire un voeu. Mais, comme en Suède, on est friand de confiseries, on les inclut elles aussi au repas de Noël. Les plus populaires sont les knäck et les ischoklad. Les knäck sont des caramels tendre fabriqués avec du scure, du sirop et de la crème ; les ischoklad sont, eux, des bonbons fondants au chocolat.
    Avec les restes du porridge de Noël, les Suédois confectionnent ensuite le riz à la Malta ou ris à la Malta, en suédois. Il suffit tout simplement de saupoudrer le porridge avec du sucre en poudre, du sucre en poudre, d'ajouter un peu de crème et de bien mélanger le tout. On consomme aussi, mais là, dans toute la Scandinavie, des Joulutortut, des petites tartelettes à la confiture de prune. Dans le Nord, on déguste aussi les traditionnels pains d'épices.

    NORVÈGE

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    La crème de riz et autres desserts : traditionnellement, le dessert est une crème de riz servie avec une sauce à base de baies rouges : on l'appelle le Risalamande, du français riz à l'amande. A Noël, les enfants dégustent aussi une boisson rouge et pétillante, sorte de limonade, qui leur est réservée.
    Que ce soit à Noël ou non, les Norvégiens sont très friands du flan au caramel, qui est aussi servi pour les fêtes. En ce qui concerne les friandises typiques de Noël, on trouve le pain de Noël aux raisins et aux écorces confites ainsi que plusieurs variétés de petits gâteaux secs. Certaines recettes remontent au Moyen Âge et sont toujours aussi populaires, comme les craque-pains dont le « flatbrød », le cousin du pain azyme.
    Autre tradition norvégienne, la maison de pain d'épices (« pepperkaker »). C'est le temps fort de la pâtisserie de Noël dans le pays et une idée-cadeau originale.

    FINLANDE

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    Le pain d'épices et le pain de Noël : la maison en pain d'épices, comme en Norvège, est une pièce phare des pâtisseries de Noël finlandaises. Les Finlandais consomment aussi un pain de Noël appelé Joululeipä, à base de froment et de seigle. Pour sa conception, on utilise du petit-lait, de la levure, de la melasse, des zestes d'orange confits et des grains de cumin moulus, entre autres. Le résultat est une sorte de brioche que l'on pourrait rapprocher du panettone italien.
    Les Finlandais dégustent aussi les Piparkakut, les biscuits de grand-mère, découpés à l'emporte-pièce et, comme les Norvégiens et les Suédois, les fameux Joulutortut, petites tartes à la confiture de prune.

    PORTUGAL

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    Les treize desserts : on retrouve au Portugal la même tradition qu'en Provence et, là-bas, le moment le plus copieux du repas de Noël, c'est le dessert, où l'on ne sert pas moins de treize douceurs en même temps ! A minuit, les fidèles se rendent à l'église pour célébrer la « La Missa do Gallo » ou Messe du Coq et ce n'est que bien plus tard dans la nuit qu'ils vont déguster toutes ces spécialités...parmi elles, on trouve le Bolo rei, gâteau des rois en forme de couronne composé" de fruits secs et de fruits cristallisés. Autrefois, les Portugais servaient cette pâtisserie le 6 janvier, le jour des Rois, qui commémore, chez les catholiques, la visite rendue par les Rois Mages à l'enfant Jésus. Le 6 janvier fut d'ailleurs, pendant longtemps, le jour où l'on échangeait des cadeaux. Aujourd'hui, la consommation de ce gâteau des rois s'est étendue à toute la période de Noël.
    Entre autres, le Portugais dégustent aussi l'Arroz doce, ou riz au lait portugais, qui fait partie des desserts typiques de la gastronomie nationale. Il est légèrement aromatisé au citron et on le décore toujours avec de la cannelle. Parmi les treize desserts, on trouve aussi les Filhós, de gros beignets à base d'un pâte proche de la pâte à pain et souvent parfumée à l'aguardente (littéralement, eau ardente), l'eau de vie locale, ainsi qu'à l'orange. Afin de les savourer chauds, on prépare généralement la pâte avant le repas, pour qu'elle ait le temps de lever convenablement, et les beignets sont frits une fois que les gens sont rentrés de la messe. On les saupoudre de sucre et de cannelle au dernier moment pour que les beignets ne ramollissent pas. Il existe plusieurs variantes du Filhós, dont une, notamment, est préparée à base de potiron.
    On trouve aussi les Rabanadas, aussi appelées fatias douradas. Ce sont des petites sucreries proche du pain perdu, confectionnées avec des tranches de pain rassis, plongées dans du lait puis frites. Elles sont ensuite parsemées de cannelle et de sucre. Le Doce de aletria est une sorte de riz au lait au vermicelle. Les desserts varient aussi selon les régions...par exemple, les Ovos moles sont la spécialité de la ville d'Aveiro. Les Sonhos (rêves), de petits beignets frits ou encore, le Pão-de-ló, gâteau riche en œuf, aromatisé à l’orange ou au citron, sont des spécialités régionales.

    ESPAGNE

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    Une multitude de petits desserts : en Espagne, on peut dire qu'il y'a autant de spécialités de Noël que de régions ! Cela en fait donc un nombre assez conséquent. La gastronomie espagnole est encore très marquée, aujourd'hui, par la présence arabe, qui a tout de même duré huit siècles et laissé pas mal de traces, comme la consommation du riz, des oranges, des amandes ou encore du safran, dans les desserts. Les Arabes ont aussi laissé leur savoir-faire dans le domaine des confiseries.
    En Espagne, pendant les fêtes, on déguste des petits gâteaux à base de miel, d'amande ou de cannelle mais aussi le Turrón, une sorte de nougat, traditionnellement fabriqué avec des amandes et du miel, mais que les commerçant déclinent aujourd'hui de multiples façons : avec du chocolat, par exemple, mais aussi de la noix coco, des fruits confits...Les Turrón les plus authentiques se trouvent aujourd'hui à Alicante et Jijona.
    Les Espagnols dégustent aussi, au moment de Noël, le Mazapán, que l'on peut facilement traduire en Massepain en français. Ce sont de petits biscuits ronds fabriqués avec des amandes, du sucre et des blancs d’œufs. Le plus fameux est celui de la ville de Tolède. On trouve aussi les Polvorones, des sablés aromatisés d'amandes moulues, de citron râpé et de cannelle.
    En Espagne, on a aussi la tradition des paniers garnis. En effet, autrefois, dans les villages espagnols, la tradition voulait que l'on offre aux voisins qui nous avait aidé, un panier en osier remli de produits régionaux comme les amandes, le chorizo, l'huile d'olives, les fruits secs...Aujourd'hui, pendant la période des fêtes de fin d'année, les magasins proposent des paniers garnis des meilleurs produits régionaux du pays. Ces Cestas de Navidad se composent généralement de Cava, un vin pétillant produit en Catalogne, de marrons glacés de Galice, des asperges de Navarre, de jambon d'Andalousie, de Manchego, un fromage de brebis produit en Castille.
    Cependant les produits phrase de la période de Noël restent les confiseries encore aujourd'hui préparées, souvent, dans les couvents par les religieuses.

    AUTRICHE

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    La Linzer Torte et le Strudel : ces gâteaux se consomment toute l'année mais aussi, à l'époque de Noël. La Linzer Torte, littéralement « tarte de Linz », est une recette à base de confiture de fruits rouges (ou fruits des bois). Pour la pâte, on utilise du sucre, du beurre, des amandes ou des noisettes ainsi que de la farine. On mélange ensuite à cette pâte de la cannelle ou des clous de girofle. Pour farcir la tarte, on utilise généralement de la confiture de framboise pour la farce. On tartine la confiture sur la pâte, on réalise un treillis avec le reste de pâte et on enfourne. Ce gâteau existe depuis 1653.
    En Autriche, comme en Alsace et autres pays de culture germanique on déguste aussi le Strudel. Ce gâteau a été popularisé en France par Marie-Antoinette. C'est un gâteau parfumé à la cannelle, composée de plusieurs couches de pâte filo beurrées au pinceau et qui entourent une garniture, pour former un cylindre qui sera ensuite doré au four (le mot strudel dérive du Moyen haut-allemand et signifie « tourbillon »). Cette garniture se compose généralement de pommes hachées et de fruits secs comme des raisins ou des amandes. L'Apfelstrudel est un strudel aux pommes. Parfois, il peut aussi être garni d'une base de fromage blanc. On peut aussi garnir le Strudel non pas avec des pommes mais avec des cerises : il s'agit du Kirschenstrudel.

     

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    Le pain d'épices est une spécialité que l'on retrouve dans beaucoup de pays, notamment en Europe du nord mais aussi en Espagne et en France (en Alsace, le pain d'épices a même son musée, à Gertwiller).

    Voici une recette de ce produit incontournable des tables de fêtes, apprécié comme une gourmandise sucrée ou avec un foie gras en sucré/salé. 

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    Ingrédients :

    - 250 g de miel
    - 250 g de farine
    - 100 g de sucre en poudre
    - 1 sachet de levure chimique
    - 1 sachet de sucre vanillé
    - 1 cuillère à café d'anis vert
    - 1 cuillère à café de muscade râpée
    - 1 cuillère à café de cannelle en poudre
    - 1 cuillère à café de gingembre en poudre
    - 1 cuillère à café de quatre épices
    - 2 œufs
    - 10 cl de lait

    Préparation :


    1. Faire chauffer 250 g de miel à la casserole ou au micro-ondes, puis le verser bien chaud dans un saladier sur 250 g de farine, mélangée à 1 paquet de levure chimique, les deux sucres et 1 cuillère à café de chaque épice : anis vert, muscade râpée, cannelle, gingembre.

    2. En remuant cette préparation avec une cuillère en bois, incorporer petit à petit 2 œufs, puis un peu de lait juste tiède pour amalgamer le tout.

    3. Préchauffer le four à thermostat 5/6 (160°C).

    4. Verser la préparation dans un moule à cake bien beurré et fariné.

    5. Enfourner et laisser cuire pendant 1h à 1h15.

    6. Démouler le pain d'épice lorsqu'il a totalement refroidi. Attendez 24 heures au minimum avant de le déguster.

    7. Il se garde une semaine, enveloppé dans du papier d'aluminium.


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